Holà !
Cet OS a été écrit pour une amie, ma très chère Nayorane. Je voulais l'écrire pour ton anniversaire de base Nayo-sama, mais je n'ai malheureusement pas eu le temps D:. Ceci dit, ça me fait une excuse pour t'écrire d'autres Dazatsu ;). Donc Happy Birthday (Late) chou et NOYEUX JOËL ! Merci d'être un petit rayon de soleil dans ma vie x3.
Bonne lecture à tous ! En espérant que ça vous plaise !
Fandom : Bungou Stray Dogs
Rated : T
Genre : Humour/Romance
Résumé : Dazaï et Atsushi sortent ensemble de l'agence des détectives. C'est habituel. Que Dazaï offre une glace au garçon-tigre, un peu moins. OS
Atsushi était fatigué, aujourd'hui. Il venait de finir une mission longue et remplie de combat, pour laquelle il avait encore été mis en duo avec Akutagawa. Ce dernier avait tendance à l'énerver énormément. À chaque fois, il finissait avec une envie de taper dans le mur, et un sale mal de tête dans la foulée. Cet imbécile… c'était épidermique, il n'arrivait pas à le supporter. Il ne comprenait pas pourquoi Dazaï-san insistait pour qu'ils soient ensemble, qu'ils forment ce double noir à la noix. Il n'allait pas remettre en question les décisions de son mentor, mais celle-là, était loin de lui plaire. En soupirant, il se pencha pour ôter ses chaussures en entrant dans son appartement, en profitant pour masser ses talons qui lui faisaient mal. Kyoka l'attendait.
Le garçon-tigre fit un sourire à la jeune fille. Elle avait déjà préparer le repas. Ayant été aussi fatiguée par son travail à l'agence, elle semblait à moitié endormie. Ils discutèrent distraitement, puis Atsushi suggéra à son amie d'aller se reposer. La fillette opina, se retirant dans la chambre tandis que le gris se posa devant la télé, le son bas. Il fixait son téléphone cellulaire où l'attendait un certain message. Depuis quelques temps, Dazaï avait pris l'habitude de lui parler le soir. Et Atsushi se mettait à attendre leurs interactions avec hâte. Au point que, passé une heure, quand il n'avait toujours pas de nouvelle de son mentor, un certain sentiment de… déception ? l'animait. Il avait presque honte.
Souvent, le pire, c'est que les messages de Dazaï ne voulaient rien dire. Il lui racontait des âneries, des blagues stupides, ses projets de suicides, ses plans pour emmerder Kunikida, ou Chuuya, ou encore ce qu'il était en train de cuisiner. Loin d'en être énervé, Atsushi était… amusé et perplexe. Puis, dans la foulée, il prenait de ses nouvelles, lui demandait si tout allait bien, lui envoyait des citations littéraires revigorante. C'était presque une délicate attention. Enfin, non, indéniablement, il s'agissait de ça. Son supérieur s'assurait qu'il allait bien. Ça le touchait, qu'on s'inquiète pour lui, qu'on s'intéresse… c'était la première fois.
Ce soir, Dazaï préparait une soupe miso traditionnelle et lui demandait conseil sur un ingrédient. Comme si Atsushi y connaissait quelque chose… il bredouilla un vague encouragement, se recevant une réponse plaintive « tu ne m'aides pas, Atsushiiii ! » avec un smiley en larmes. Ça le fit sourire. Aussi calculateur, mystérieux et flippant – il l'était, que puisse se montrer Dazaï, il avait ces côtés… adorables et drôles qui faisaient battre son cœur. Cet étrange sentiment l'inquiétait. Se pourrait-il qu'en dépit de tout bon sens, il ressente des choses envers le détective ? L'idée le faisait rougir comme un fou, et le décontenançait. Aimer un homme… à leur époque, ça devenait assez reconnu. Pas encore trop, pas encore bien vu par tous. Atsushi en avait marre d'être considéré comme un monstre. Toutefois, l'important, ça aurait été le point de vue de Dazaï à qui il ne voulait pas faire peur.
De toute façon, il tairait ses sentiments. Il préférait ça plutôt que d'entacher ce qu'ils construisaient tous les deux. Ce genre de choses n'avaient pas de prix.
Dazaï-san, 20 : 41
'Atsushi-kun, tu mets le lait avant ou après l'eau dans le café ?'
Envoyé à 20 : 44
'Je ne bois pas de café, Dazaï-san… Vous devriez demander à Akutagawa.'
Dazaï-san, 20 : 46
'Je l'ai fait, il m'a répondu que le café ne se buvait qu'aussi noir que son âme. J'aurai dû m'y attendre, remarque… Il n'a toujours pas fini sa période emo *soupir*'
Suite à cette réponse, Atsushi éclata de rire, se dépêchant bien vite de plaquer sa main devant sa bouche pour ne pas réveiller Kyoka. Hésitant sur sa réponse, il pianota l'écran distraitement quelques instants, divers caractères s'affichant devant ses yeux, le jeune homme ne sachant pas cliquer sur le bon, car il ne savait pas lequel l'était. Il soupira lui aussi, juste quand Dazaï renchérit qu'il avait demandé à Kunikida et s'était fait envoyé foutre. De nouveau, une envie de rire ainsi qu'une sensation agréable au creux de l'estomac envahirent Atsushi. Il tenta de réconforter Dazaï comme faire se put, et à force de discuter, il ferma les yeux, bercé par le son du poste de télévision qui emplissait la petite pièce.
Il s'endormit là, sur le sol, recroquevillé contre la table, le portable en main. Ainsi qu'un doux sourire sur le visage.
« Atsushi-kuuun ! »
Le garçon-tigre se tourna en entendant son nom être appelé en pleine rue. Dazaï courrait vers lui et se cassa la figure sur le bitume, trébuchant sur un pavé mal équilibré avec ses frères au sol, dans les règles de l'art. Atsushi poussa un soupir, accourant vers Dazaï, un peu perplexe de sa maladresse. Il jeta un regard aux passants, certains les jaugeant sévèrement, d'autres les ignorants. Il n'y eut qu'une personne, jeune, qui s'arrêta pour leur demander si tout allait bien. Dazaï fit un signe et soupira.
« J'ai encore raté ma tentative de suicide. »
Dieu soit loué. L'inconnu partit sans demander son reste, Dazaï se relevant en prenant appui sur une main, l'autre attrapant celle qu'Atsushi lui tendait. Il tituba un peu avant de se stabiliser. Bon sang, qu'est-ce que Dazaï avait encore été inventé aujourd'hui. Fronçant tout de même les sourcils avec inquiétude, il s'interrogea :
« Vous avez encore essayé de vous tuer ?
—J'ai mangé un yaourt périmé depuis 10 mois. Ça fait déjà une semaine et l'infection alimentaire ne vient pas. Je suis extrêmement déçu. »
D'accord. Atsushi soupira.
« Dazaï-san, vous devriez arrêter cela, vous savez. Ce n'est pas bon pour vous…
—Si c'était bon pour moi, je ne le ferai pas. Allez viens, Atsushi, nous sommes en retard.
—Où m'emmenez-vous ? »
La question se posait. Atsushi avait été convoqué à 7h tapantes à Tokyo par Dazaï. Ils avaient dû se lever extrêmement tôt pour venir ici, et il ne comprenait que peu la raison d'un tel ramdam. Ce n'était pas que ça ne l'intéressait pas, venir à la Capitale, c'était toujours quelque chose qui permettait des activités. Il était loin d'être contre. Cela dit, vu leurs métiers, si c'était pour une enquête, il ne comprenait pas pourquoi personne n'en avait parlé avant au bureau. Il était dans l'inconnu et vu le caractère imprévisible de Dazaï, ça ne le laissait pas sans aucune crainte. Presque de l'anxiété, si Atsushi n'avait pas été dans un de ses jours plus solides. Son mentor se tourna vers lui, un grand sourire scotché aux lèvres.
« Dis-moi, Atsushi, tu as déjà été à Disneyland ? »
Le jeune garçon fut désarçonné, ayant un léger mouvement de recul avec la surprise. Non, on ne l'avait jamais emmené nulle part en dehors de Yokohama, jamais à l'orphelinat ou ailleurs on avait pris le temps de l'emmener dans un parc d'attraction. Il se doutait toutefois que si Dazaï voulait y aller, ce n'était pas pour jouer. Il fronça les sourcils :
« Est-ce pour une nouvelle affaire, Dazaï-san ? »
Avec un air mystérieux, Dazaï baissa brièvement le regard, sans perdre son air enjoué.
« On peut dire ça. Tiens-toi prêt, Atsushi. Nous allons avoir une longue journée. »
Évidemment, le garçon-tigre s'était tenu sur ses gardes comme il lui était demandé. Ils empruntèrent le métro, Dazaï étrangement calme pour une enquête en cours. Il n'avait jamais été du genre à stresser, toutefois, il semblait habituellement un peu plus sérieux… quand il n'échafaudait pas des plans farfelus pour s'ôter la vie. Lui espérait qu'ils n'auraient pas une affaire trop sordide dans laquelle serait impliquée une mafia ou de quelconques individus louches. Surtout à Disneyland. En lui, une excitation presque enfantine lui faisait appréhender avec impatience l'arrivée au parc. Il y avait tant d'attractions légendaires, ça semblait particulièrement amusant, surtout la partie aquatique du parc. Atsushi, en bon tigre qui se respectait, adorait l'eau. À Yokohama, ils avaient un petit parc aquatique près du port où il avait toujours rêvé d'aller, n'ayant jamais eu l'occasion. C'était sa véritable première fois dans un parc d'attraction, il l'avait d'ailleurs souligné à Dazaï au détour d'une de leurs conversations. Entre sa nervosité, il trépignait d'impatience, essayant de faire en sorte que ça ne se voit pas. Ça aurait été déplacé.
Dazaï, de son côté, se tenait négligemment à une barre de métro, perdu dans ses pensées. Atsushi se demandait à quoi il réfléchissait. Dans sa poitrine, son cœur battait un peu plus fort quand il regardait le profil de l'autre jeune homme. Ces sentiments le déstabilisaient, il n'avait jamais ressenti ça, lui qui n'avait presque jamais eu d'affection. Remarquant qu'il le zyeutait avec peu de discrétion, Dazaï tourna un œil vers lui — ce qui était presque flippant. Atsushi pivota la nuque, rougissant, maintenant en train de fixer ses pieds. Il eut l'impression d'entendre un léger ricanement, mais en se tournant vers son mentor, il crut avoir rêver. Dazaï ne le regardait plus, déjà reparti dans ses pensées. C'était inhabituel qu'il soit aussi silencieux, ça aussi. Atsushi ne savait pas trop quoi en penser. Il finit par se sentir rassuré, et emballé, quand, proche du sifflement de la prochaine station, Dazaï lui lança un sourire gentil.
Ça aussi, c'était rare, surtout sans en arrière-pensée. Leur station fut annoncée, ils sortirent. Atsushi suivait son mentor, slalomant avec facilité entre les passants.
« Ça te dirait qu'on prenne à manger, Atsushi-kun ?
—Oh ? Mais je n'ai pas d'argent sur moi…
—Je t'invite ! »
Atsushi rougit, une énième fois. Son cœur battait à la chamade, au point qu'il le sentait jusque dans ses talons. Avec un léger sourire timide, il acquiesça, s'inclinant pour remercier son mentor plusieurs fois d'affilée, provoquant le ricanement du plus âgé qui lui tapota la tête pour toute réponse.
Dazaï le guida hors de la station, prétextant qu'il était déjà venu et qu'il connaissait quelques restaurants, lui demandant ce qu'il voulait manger. Étant donné qu'Atsushi adorait les donburi, en plus d'avoir un bon appétit, ils trouvèrent une échoppe que Dazaï jugeait excellente non loin et s'y établirent.
L'ambiance typiquement traditionnelle les mettait à l'aise. La capitale, ensoleillée, délivrait une long filet de lumière dans l'habitacle tout en longueur. Les passants se pressaient joyeusement dans la rue, tout paraissait beau et grand à Tokyo. Atsushi était fasciné, il en aurait presque oublié son ventre qui criait famine. Ils s'assirent au comptoir, les tables du fond étant toutes prises. Ici, ça semblait prisé. Dazaï analysait la carte, commandant déjà un verre d'alcool. Le garçon-tigre demanda une limonade, disséquant les noms de plats. Certaines spécifiés semblaient originales. Il flasha tout de même sur une variante aux crevettes, Dazaï demandant un ramen bleu. N'en ayant jamais vu, le plus jeune fut étonné qu'ici, on propose une telle création. Tokyo était plein de surprise, décidément, Atsushi ne se serait pas attendu ça. Les gens déjà installés vantaient les mérites de leurs plats, ce qui rassurait d'autant plus quant à leur qualité.
Le temps que leurs plats arrivent, les cuisiniers s'affairant au wok qui dégageait une chaleur intense, mais toutefois agréable, Atsushi serra les jambes, intimidé. Il était à l'aise avec Dazaï, à force de travailler avec lui, ainsi qu'avec tout ce temps de discussions téléphoniques tardives. Ça n'empêchait pas qu'il avait comme l'impression étrange que c'était surréaliste, son patron l'invitait à manger. Il lui avait répété de ne pas s'en faire pour le prix. Dazaï ne lui lâchait aucune information. Vraiment, il n'avait pas l'impression qu'ils étaient là pour une enquête, cette sortie… il ne comprenait pas où Dazaï les amenait.
« Pourquoi a-t-on besoin de nous ici ? »
Se penchant vers le plus âgé, ce dernier buvant une gorgée du liquide ambre qui dansait dans son verre, il fronçait les sourcils, toujours vaguement préoccupé.
« On n'a pas besoin de nous à proprement parler.
—Comment ça… ?
—Notre seule mission, c'est de s'amuser. Atsushi, tu m'avais bien dit que tu ne t'amusais pas beaucoup, non ? »
Le gris écarquilla les yeux. Sans qu'il ne puisse le contrôler, les larmes montèrent toute seule avec l'émotion.
« Vous… je…
—Je me suis dit que ça te ferait plaisir. »
Et son sourire, son sourire, sincère, qui le faisait tomber, mit le baume au cœur à Atsushi. Voulant cacher ses larmes, il remonta sa manche devant ses yeux le temps d'arrêter de pleurer. Des regards se tournaient vers eux et Dazaï faisait comme si de rien était. Toutefois, sa main trouva le chemin de son dos et le caressa. Petit à petit, Atsushi retrouva une respiration saine. Il appréciait énormément l'attention. On avait jamais été gentil comme ça avec lui. Rarement. Et surtout, que ça vienne de Dazaï, ça le…
« Mange donc, Atsushi-kun. »
Le serveur venait en effet de leur apporter des plats, ne faisant pas attention à ce qui se passait dans la délicatesse japonaise. Séchant ses larmes, le garçon-tigre hocha vivement la tête. Il saisit ses baguettes, les doigts tremblant, le ventre trop agité pour avoir réellement faim. Ce n'était pas une émotion négative, au contraire, ça lui mettait tant de baume au cœur qu'il était extatique. Il ne tenait soudainement plus en place. Il avait bien des difficultés à le cacher, avec son corps tremblant et le sourire qui tentait de prendre par la force le contrôle de son visage. Avec, bien sûr, ses larmes qui coulaient encore. Un tableau désopilant. Dazaï lui dit de ne pas le remercier, commençant à se moquer gentiment de lui avec un ton des plus… Dazaïesque… Atsushi se résolut donc à faire honneur à son plat. Comme son mentor le lui avait dit, ainsi que les échos ravis qu'il percevait du fond de la salle, c'était excellent.
Le repas fut vite avalé, il en aurait bien pris une autre part si ça n'avait pas été mis sur la note de son patron.
Ils sortirent bientôt dans la rue, Atsushi nettement moins stressé maintenant qu'il connaissait la vérité — il avait tant craint une autre enquête sordide, quelque chose lié à la mafia, ou à un gang qui en avait encore après lui pour son pouvoir. Mais non, Dazaï l'amenait simplement à Disneyland. Durant le repas, il avait parlé de la partie aquatique du parc qui lui plairait sans doute. Parce que, c'était bien connu, les tigres aimaient l'eau. Atsushi avait poussé une exclamation ravie, remerciant encore une fois Dazaï en s'inclinant aussi bas que possible.
« Je vous remercie d'avoir pensé à moi… Vous n'êtes pas obligés, je vous rembourserai, je…
—Atsushi, relève-toi. » Le plus jeune obéit. « Ça m'a fait plaisir. Tu sais, je t'aime beaucoup, alors ce n'est pas un souci. »
Dazaï semblait sincère. Un peu léger, rieur, comme toujours, mais honnête. C'était difficile de savoir ce qu'il pensait, mais en cet instant, Atsushi sentait sa sincérité. Il hocha la tête.
« C'est juste que, je ne sais pas comment vous remercier, et je... je ne veux pas profiter de votre gentillesse.
—Tu ne profites de rien du tout. Maintenant, est-ce que tu veux une glace ? »
Atsushi eut un mouvement de recul, ses mains s'agitant dans tout les sens.
« Mais n-non, enfin, c'est déjà beaucoup trop, vous me gâtez, Dazaï-san. »
Ce dernier balaya ses protestations d'un revers de la main. Il lui souriait, encore, et Atsushi avait l'impression que son cœur allait littéralement exploser.
« C'est oui, ou c'est non ?
—Peut-être plus tard. Mais, je suis sérieux, qu'est-ce que je peux faire pour vous remercier ? »
Il y eut un silence. Dazaï s'approcha de lui, prenant l'une de ses mains relevées, la tenant entre les siennes. Il lui lança un regard, un de ceux qu'Atsushi ne savait pas déchiffrer. La chaleur de leurs paumes mêlées le fit déglutir avec peine.
« Me laisserais-tu t'embrasser ? »
Le gris s'étrangla avec sa salive. Il était en train de rêver, pas moyen, il avait une hallucination ou il était en train de sur-interpréter. Il n'y avait pas de raison que Dazaï lui retourne ses sentiments, ou lui fasse des avances aussi… explicites. Atsushi était perdu.
« M'embrasser… ? répéta-t-il mollement.
—Sur la bouche, Atsushi-kun. Tu sais, ce que font les adultes qui s'aiment beaucoup. »
Ok, définitivement, Atsushi vira cramoisi. Il baissa les yeux, gêné, et en pleine réflexion malgré lui.
« Vous avez remarqué alors…
—Tu veux dire tes regards, tes rougissements ? Oui. Toi, par contre, je me suis demandé quand tu verrais mes signaux…
—J'ai euh, un peu de mal avec ça, je suppose, je ne me doutais pas que…
—Heureusement que j'ai pris les devants. »
En dépit de toute gêne, Atsushi ne put que hocher la tête. Oui, heureusement. Son cœur battait encore plus fort, et avec une audace qu'il ne se connaissait pas, il rétorqua, sans lâcher la main de son mentor :
« C'est oui. » Dazaï eut un bref regard de biais. « Vous… vous pouvez m'embrasser. »
Atsushi souriait. Le rouge aux joues, il se laissa faire lorsque Dazaï pencha son visage vers le sien. Ils s'embrassèrent chastement, de manière rapide, mais ça laissa une sensation douce sur ses lèvres. Après tout, ils étaient en pleine rue, davantage de passion aurait été contre indiqué. Le gris fut ravi de se dire qu'il venait d'avoir son premier baiser avec celui qu'il aimait.
Ils se rendirent bientôt au parc, et hormis deux manèges à sensations dans lesquelles Dazaï l'avait trainé, qui avaient failli lui faire rendre son délicieux repas, Atsushi s'amusa comme un fou. Les toboggans aquatique, les piscines et les jeux, tout était excellent. Y compris cette glace que lui acheta Dazaï. Parfum chocolat, vanille pour le plus âgé. Ils passèrent la journée à courir partout, Atsushi s'amusant comme jamais. Il pouvait sans conteste classer cette journée comme l'une des meilleures de sa vie. Lorsqu'il fut l'heure de rentrer à Yokohama, Atsushi se promit qu'il inviterait Dazaï à manger une prochaine fois, pour rembourser son mentor… et nouvellement, petit-ami.
Il se sentit pousser des ailes intérieurement quand ce dernier glissa innocemment sa main dans la sienne lors du trajet en train, parlant de choses et d'autres, exhibant un message de Kunikida qui demandait 'où es-tu passé, enfoiré de Dazaï ?!' et Atsushi se scandalisa qu'ils n'aient pas prévenu de leur absence au bureau. Ce que le plus âgé balaya, dans sa nonchalance habituelle. Atsushi fit bien obligé de le lui concéder. Après tout, c'était fait. Il se sentait presque triste de rentrer, que cette journée touche à sa fin. Toutefois, observant le ciel nocturne se couvrir par la fenêtre, caressant la paume de Dazaï, il se sentait heureux.
« Nous pourrions remettre ça, si tu veux.
—J'adorerai. »
C'était sincère. Dazaï lui fit un rictus, ses yeux pétillant de malice.
Ils furent rentrés, Dazaï le raccompagnant chez lui, et l'embrassant sur le pas de la porte. Lorsqu'il alla se coucher, Atsushi reçut un message, accompagné d'un cœur, lui demandant si son tigre avait apprécié la baignade.
Comme pris d'une soudaine envie de ronronner, le gris fut bien obligé de répondre que oui.
Fin
Merci de m'avoir lue ! En espérant que ça aura été à ta hauteur Nayo' TwT !
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Joyeux Noël à tous !
