Hello !
C'est une histoire assez courte et légère sur la romance, mais j'ose espérer que ça sera sympa quand même. Joyeux Noël à tous et de bonne fêtes de fins d'années !
Bonne lecture x3 !
Fandom : Hazbin Hotel
Rated : T
Pairing : Alastor/Sir Pentious
Genre : Humour/Romance
Résumé : Alastor contemplait Pentious avec supériorité. Lui n'avait pas envie de se laisser surplomber.
Sir Pentious avait toujours été envieux. Depuis qu'il était arrivé en Enfer, son but avait été le suivant : devenir puissant, pour ne dépendre de personne d'autre que lui-même, en plus de faire enfin reconnaître son potentiel à sa juste valeur parmi les plus grands. De son vivant, il avait été un brillant inventeur, connu par ses pairs et il comptait bien le rester dans la mort. Toujours à la recherche de nouveaux concepts, de moyen d'affermir sa domination sur le seuil des enfers, il avait parcouru du chemin. D'un minuscule serpent propulsé dans la fausse au lion, il s'était senti devenir plus grand. Ça n'avait pas été chose aisée, pourtant. Il n'avait, d'ailleurs, jamais compris la raison de sa transformation en une telle créature.
Peut-être l'incarnation de sa cupidité. D'une certaine duplicité enfouie en son âme. Et ce chapeau qui lui était soudé à la tête, symbole de son aristocratie. Né à l'époque victorienne, il avait reçu une éducation stricte. Il fallait être poli, propre sur soi, montrer sa richesse sans en faire trop, ce qui voulait dire porter de beaux costumes bien mis sans être trop clinquant. Sa vie avait été, la plupart du temps, lorsque la courbe n'était pas sur la descente, une réussite. Un beau mariage, un fils en bonne santé, il n'aurait eu, en principe, pas à se plaindre. Mais malheureusement, elle avait pris une tournure tragique. Sa femme était morte dans un incendie, et il s'était laissé mourir avec elle. Sans envisager ce qu'il adviendrait de leur enfant par la suite. Peut-être était-ce pour cela qu'il était arrivé tout en bas, il n'en savait rien.
Ça, ou les fusils qu'il avait aidé à construire, qui avaient, entre les mains des hommes, participé à de nombreuses guerres. Il n'était pas un saint. Il était, qu'on le veuille ou non, responsable de ces meurtres, d'un certain côté. La bêtise humaine ne l'avait pas épargné. Et ses péchés internes, aussi. Cette envie de reconnaissance, intrinsèque à chaque être, pourtant exacerbé chez lui. Sans que qu'il ne soit une mauvaise personne à cause de cette caractéristique, elle avait pu le rendre amer, mesquin, prompt à se réjouir de l'échec d'autrui, tant que ça l'aidait, de son côté, à gravir les échelons.
Toujours est-il qu'en Enfer comme sur Terre, il avait toujours eu du mal à trouver sa place, par nulle autre faute que la sienne. Il en voulait trop, trop vite, quitte à s'attaquer à plus fort que lui. Résultat, il s'attirait de gros ennuis, multipliait ses ennemis. Surtout, il continuait de les jalouser. Ces overlord surpuissants qui se complaisaient dans leurs pouvoirs démesurés, qu'il méprisait autant qu'il pouvait les envier. Il avait envie d'en devenir un, lui aussi. De devenir quelqu'un qui possédait une parcelle de l'Enfer, qui régnait sur des démons et qui, d'un claquement de doigt, pouvait détrôner Lucifer si l'envie lui en prenait.
C'était un rêve un peu trop vivace qui le possédait lorsqu'il partait dans ses lubies mégalomanes. Forcé de constater qu'il suffisait de démons moins que rien comme Angel Dust et Cherry Bomb pour mettre ses plans en miettes. Diantre, qu'il les haïssait. Ce n'étaient, néanmoins, pas ceux qu'il détestait le plus. Son ire était dirigé vers l'être le plus vile et le plus étrange qu'il n'avait jamais rencontré.
Alastor. Le démon radio.
Avec un sourire placardé sur le visage quoiqu'il en coûte, Pentious détestait ce démon. Ce type faisait flipper. En toute honnêteté, même lui, le grand Sir Pentious, n'aurait pas aimé se retrouver seul nez-à-nez avec lui dans une pièce sombre. Il avait eu vent des horreurs que ce monstre pouvait perpétré. En se battant contre lui, il en avait même subies quelques-unes. Il pouvait s'estimer heureux qu'on ne puisse pas tuer si facilement un démon, sans quoi, il aurait vu son âme effacée au moins deux fois. Et c'était bien ce qui l'humiliait. Couplé à la façon hautaine qu'il avait de poser son regard sur lui, de ne pas vouloir retenir son foutu nom, de se gausser de ses actions, il était en colère. Cet individu méritait d'être mis à sa place, et lui, Pentious, avait décidé d'être l'heureux élu qui rabaisserait le caquet de cet illuminé. Alors il faisait en sorte de tomber sur son passage, créant des rencontres fortuites, destinée à attirer son attention, ainsi qu'à multiplier les combats contre lui.
Il n'avait pas envie de s'avouer vaincu. Quand bien même il perdait, quand bien même il souffrait chaque défaite, savourait chaque coup bat, il essayait. Pentious n'était pas homme à se laisser démonter. Sans quoi, il n'en serait pas là aujourd'hui. Il s'accrochait bon gré mal gré à ça dans les moments de doute, et de rage trop intense.
La dernière fois, avant de le réduire en pièces, Alastor avait posé une main sur son crâne. Ça ressemblait au tapotement que l'on faisait à un chien, et ça l'avait fait rougir de colère. L'autre, sans cesser de sourire, avait continué, enserrant son corps de serpent dans des tentacules étroites, prêtes à le broyer. Pent avait d'ailleurs été tenté de lui dire qu'en matière de constriction, il était celui qui s'y connaissait le mieux, ce n'était pas comme ça qu'on étouffait l'ennemi efficacement, mais il s'était contenté de grogner.
« Belle tentative, » s'amusa-t-il, « Sir… euh… j'ai oublié ton nom.
—SIR PENTIOUS ! » avait-il crié.
Le tapotement sur sa tête s'était calmé, et l'autre démon avait commencé à grésiller.
« Ah, c'est ça. Et bien mon cher, on dirait que nos chemins sont amenés à se croiser. Tu n'en as pas marre de perdre face à moi, dis ? »
Le salaud. Il insistait et remuait le couteau dans la plaie ! Pentious enrageait. Il avait beau se débattre, ça ne faisait que le coincer davantage dans l'étau qui broyait ses organes. Il n'avait, sincèrement, jamais voulu tuer quelqu'un avec une telle violence.
« Un tel esprit me plaît, » lâcha l'autre démon sans cesser de lui tapoter le crâne, son énorme sourire aux lèvres.
Et avant que Pentious n'ait le temps de rougir, de crier qu'il n'avait pas besoin de son approbation, hormis son cœur qui avait fait un étrange salto dans sa cage thoracique, il avait été réduit à néant.
Plus tard, lorsque son âme s'était reformée et qu'il avait retrouvé le chemin de sa demeure, il avait mis longtemps à arrêter de penser à cette altercation. Il avait aussi soigneusement éviter de retomber sur Alastor, jusqu'à ce jour. Il aurait été prêt à prier Dieu d'avoir son âme avant le jour de l'Exécution, ou que la Princesse Charlie arrive à avoir son salut. Mais un être sombre comme ça, ça n'irait pas au paradis, Pentious en était certain.
Il était sorti en ville, à la recherche de l'Overlord, souhaitant engager un combat et cette fois avoir raison de ce rustre. L'appréhension dansait dans son estomac, ainsi que ses dernières paroles qui le hantaient. Non, ça ne lui avait pas fait plaisir, pas du tout.
Et non, contrairement à ce que lui disaient ses Eggs Bois, il n'avait pas un truc pour ce type.
Fin
J'espère que cette petite prélude de romance/introspection de Pent' vous aura plu !
Merci de m'avoir lue et un joyeux Noël à tous !
