Mot de l'auteur : Cinq ans après, je me décide à pondre la suite de ce one-shot, le premier vrai newtmas que j'avais écris et dont j'avais mis des mois à me décider de poster. Aujourd'hui, alors qu'il est à peine terminé, fraîchement sorti de ma tête, c'est sans hésitation que je vous l'offre à ceux et celles qui sont encore là après tout ce temps. Joyeux Noël.

Disclamer : James est toujours le créateur de nos chers protagonistes.

Partie deux – Rounds deux.


Autant vous dire que le lendemain soir je n'étais pas présent sur la piste de danse, ni-même dans ce foutu bar. Aussi gros que ça puisse paraître, je n'ai pas hésité à raconter à Minho un gros bobard et pour la première fois depuis le début de notre amitié il n'y a vu que du feu. Du moins, c'est ce dont j'ai préféré me convaincre toute la semaine. Minho reste Minho, je suis persuadé qu'il avait senti à des kilomètres mon mensonge mais qu'il a dû juger qu'il était préférable pour moi de me terrer sous terre ou alors ... Alors, j'étais devenu un très bon menteur en moins d'une nuit. Chose improbable, ce qui veux dire que Minho est un ami très perspicace.

Mais pas si perspicace que cela, vu qu'il se tient devant ma porte, le vendredi soir souvent.

— Tom, rassure-moi, tu ne comptes pas fuir toute ta vie ?

Déjà, notons s'il vous plaît que, je ne fuis pas pour la simple et bonne raison que c'est totalement contraire à mes principes. Pour l'instant la seule chose que je fais, est de me cacher chez moi pour éviter la réalité : celle dans laquelle Newt me rit au nez quand je me pointe au bar, et m'assure qu'il voulait juste s'amuser le temps d'une nuit quand moi je croyais à une possible histoire entre lui et moi.

— D'accord, j'ai compris.

Minho me pousse, semblant visiblement perdre patience devant mon mutisme, et rentre en force dans mon appartement. Je m'active à fermer la porte et j'en profite pour souffler un bon coup, je suis sûr qu'une fois que j'aurais posé mes fesses dans le canapé, il commencera à me passer une soufflante. Et honnêtement, je me suis déjà engueulé moi-même toute la semaine pour le peu de courage qui m'habite et la faible estime de soi dont je suis victime.

— C'est quoi ça, Tom ? me demande-t-il comme si j'avais cinq ans en me montrant son portable.

Là, je hausse un sourcil en prenant place dans le canapé. Pire que de me passer une soufflante, il me prend pour un tocard. J'hallucine.

— Un téléphone, Tom le muet.

— Je t'emmerde.

Un sourire victorieux se dessine sur ses lèvres.

— Bien, visiblement tes cordes vocales n'ont pas foutu le camp en même temps que ton courage, il tacle.

— Je suppose que je t'emmerde toujours.

— Et moi, je suppose que Newt t'attends toujours.

Dire que je me sens complètement con est un euphémisme.

— Je suppose aussi, non mieux, je dirais même qu'il t'a filé son numéro de téléphone l'autre soir. Et comme je te connais par cœur, je sais que tu as déjà enregistré son contact mais que tes boules inexistantes t'ont poussées à ne pas lui envoyer de message, affirme Minho en me regardant droit dans les yeux.

Il est inutile que je cherche à lui mentir cette fois, il est très loin d'être bête, je le sais. Et la dernière fois, il a juste cherché à me donner un répit ou une chance pour moi de contacter Newt pour obtenir des réponses.

— Donc ce soir, je prends les choses en main : nous allons chercher des réponses que nous connaissons déjà, auprès du concerné même.

Le ton semble sans appel : je n'ai pas le choix.

N.T

A peine avions nous passé la porte du bar que mon choix était tout fait dans ma tête : j'allais passer la soirée, accoudé au bar, tentant par tous les moyens possibles et inimaginables de ne pas lancer un seul regard à la piste de danse. Et peut-être qu'avec un peu de chance, Minho allait revenir de la piste, dépité et résigné parce que Newt ne serait pas là ? Ce qui serait fort peu probable vu le nombre de vendredi et samedi soir que j'avais passé ici à le regarder danser.

— Il est là, en plein milieu de la piste comme d'habitude, Tom.

Finalement, les habitudes ont la vie dure chez l'être humain. Autant pour lui que pour moi, parce que mes yeux se sont sentis attirés vers le milieu de la pièce dès que Minho eut terminé sa phrase. Newt était bien là, à se déhancher au rythme de la musique qui passait et qui se répercutait dans toute la boîte.

Newt, vêtu d'une simple chemise blanche et d'un pantalon en toile beige ; la sobriété à l'état pur. Aucun de ses mouvements ne semblaient superflus, quoique peut-être guidé par une pointe d'impatience qui se reflétait dans ses yeux. Là, au milieu de tous ces gens, il semblait être le seul à être incomplet, le seul à se déchaîner pour trouver, obtenir quelque chose.

— Il semble contrarié, marmonnais-je.

— Peut-être parce que le coup de sa vie ne lui a pas donné de nouvelle ?

Minho était-il désireux de raccourcir son existence de vie ? Si oui, il prenait la bonne direction en me répliquant de la sorte.

— Décoince-toi et fonce, il ne t'attendra pas toute ta vie, tocard.

Il attrapa ma consommation et la vida d'une traite.

— Tu payes, ordonna-t-il en se retournant. Et le temps que tu te décides, je m'occupe de blondinet.

Lorsqu'il se glissa subtilement derrière lui et qu'ils commencèrent à se déhancher en rythme ensemble, Minho m'offrit le même clin d'œil fourbe que lors de nos dernières venues, tandis que Newt se contenta de me regarder de travers. De toute évidence, j'étais repéré et mon meilleur-ami semblait avoir raison : j'étais celui qui avait contrarier le démon qu'abritait la boîte de nuit.

N.T

Une heure que Minho s'était barré pour rejoindre Newt, et que les deux se dandinaient au milieu de la piste de danse comme si de rien n'était. Une heure que j'étais accoudé sans aucune grâce à une table quelconque, sirotant un verre et maudissant mon manque de confiance en moi, ma timidité et Minho. Minho qui m'avait encore traîné ici, Minho qui ne m'aidait pas, qui ne me donnait pas de conseil et qui ne cessait de me regarder au loin moqueur.

Peut-être que je me répétais mais j'allais vraiment finir par le tuer, parce que c'est tout ce qu'il méritait pour m'avoir fait encore un coup de crasse. Il n'apprenait jamais la leçon et moi non plus d'ailleurs. Mais la raison pour laquelle je lui en voulais réellement était sans doute le fait qu'il m'avait encore eu et que j'étais dos en mur, coincé face à l'indifférence de Newt, coincé face à la colère que j'avais provoqué chez le blond parce que j'étais incroyablement stupide, coincé face à ma peur.

Que se passerait-il si toute cette histoire était une vraie mascarade ? Si finalement, Newt ne faisait que s'amuser sans autre but, que celui de se payer la tête du premier idiot qui tomberai dans ses filets ? Dans cette situation, c'est clairement moi. Je sais bien que Minho ne serait jamais de mèche avec quelqu'un qu'il ne sent pas, qu'il ne me pousserait jamais dans les bras de quelqu'un qui ne lui inspire pas confiance, mais moi, personne ne m'inspire confiance pas même ce beau blond boiteux, pas même moi.

Alors, il faudrait que je lui tombe dans les bras, comme si de rien n'était, comme si j'avais confiance en moi, en lui, assez pour lui laisser mon cœur et mon corps entre ses longs doigts fins ? Le pire pari de ma vie, il en était hors de question. Comme si je pouvais me relever d'un quelconque coup de la sorte. C'est bête, mais je préfère les regrets, je préfère regarder de loin, me refaire le monde et ma vie avec des « si ». Qui sait ce qu'il se passerait si je me décidais à arrêter de fuir et que finalement, j'étais déçu ?

— Dit donc, tocard, la politesse c'est pas ton point fort ? me demanda Newt devant moi.

La colère émanait de lui, et j'étais tellement perdu dans mes pensées que je ne l'ai même pas vu quitter la piste de danse pour se diriger vers moi. Un coup d'œil derrière lui et mon envie de Minho augmenta d'un cran, encore, ce type était littéralement en train de se marrer entre deux inconnus tandis que moi j'allais me faire étriper par un blondinet sexy.

— Tommy, t'as l'impression que je suis sur la piste de danse ? Parce qu'aux dernières nouvelles je suis juste devant toi, idiot.

Pas besoin de me le dire, j'avais remarqué qu'il était devant moi. Qui pourrait le louper ? Il avait l'air de tout, sauf de passer inaperçu.

— Bien, dit-il satisfait alors que nos yeux se croisaient pour ne plus se quitter. Revenons-en à ton impolitesse, il insista particulièrement sur ce mot.

— J'ai une bonne excuse, tentais-je bancalement.

— D'avance, je me réjouis de l'entendre.

Aucun doute que dans sa voix ne plane que de l'ironie, Newt ne me croit pas et même moi, je ne me crois pas.

— La fac, balançais-je.

Il haussa un sourcil et étira ses lèvres dans un sourire moqueur. Ce n'était vraiment pas possible d'être aussi beau tout en me regardant comme s'il allait dévisser le cou de l'idiot que j'étais. Enfin bon, j'étais réellement un idiot, parce que c'était là aussi sans aucun doute la pire excuse que j'aurais pu lui sortir. Si j'avais pu me frapper moi-même, je ne me serais pas gêné pour le faire, mais dans l'instant, je vais juste essayer de garder la face et d'être le moins ridicule possible, parce qu'il m'est impossible de faire pire que ça, pas vrai ?

— C'est toi ou moi que tu essaies de convaincre là ?

Est-ce qu'il peut avoir accès à mes pensées ?

— Parce que c'est vraiment la pire excuse au monde, Tommy.

— Crois-moi, marmonnais-je honteux, je le sais.

Mais à quoi je joue moi ? J'étais censé garder la face avec mon mensonge, pas lui donner raison et lui montrer que j'étais en désaccord total avec moi-même. Pour ne pas être ridicule, on repassera et s'il ne me fuit pas – malgré tout, et part « tout » j'entends vraiment « tout » – alors c'est vraiment un miracle et Newt est un ange.

— Je crois bien qu'un seul moyen n'existe pour régler tout ça.

Tout doucement, il s'écarte sur le côté pour me laisser admirer le centre de la pièce où bon nombre de corps ne cessent de se déhancher, de se lâcher, de se libérer. Et quand sa main entre dans mon champ de vision, je comprends rapidement qu'il veut que je l'accompagne, qu'il me laisse une autre chance de m'expliquer ou peut-être de me rattraper ; pourquoi pas les deux aussi ? Newt est tellement imprévisible, et plus si en colère que ça contre moi.

J'attrape finalement sa main après m'être levé. J'en ai assez de fuir, de le regarder au loin alors que mon corps est attiré par le sien et que mon cœur ne cesse de battre de plus en plus fort pour lui. Si je le laisse partir, j'ai la sensation que je passerai une grande partie de ma vie à le regretter, à regretter Newt et sa simplicité, Newt et son élégance, Newt et toute sa confiance en soi. Peut-être que Minho à raison, ce blondinet pourrait être le coup de ma vie ?

Je veux tenter ma chance.

N.T

Le temps semble défiler autrement depuis que j'ai rejoint la piste de danse. Je ne saurais dire si une dizaine de minutes viennent de s'écouler ou s'il s'agit d'une heure, parce que Newt contre moi me fait perdre toute notion. Et il avait raison, les choses semblent se régler d'elles-mêmes alors que nos corps ne font que se frôler, se toucher par moment et se coller quand la tension se fait trop forte. J'ai bien l'impression que mon corps communique avec le sien, qu'il comprend mes craintes, qu'il absorbe mes sentiments. La musique nous aide, et j'aime cette manière de communiquer.

La musique me fait vibrer mais certainement pas autant que Newt.

Jamais autant que son corps qui n'a de cesse que de se déhancher contre le mien. Jamais autant que ses mains qui viennent se perdre sur mes membres alors qu'il se retourne ou qu'il me contourne. Jamais autant que ses cheveux qui viennent chatouiller mon cou ou que son souffle qui vient se perdre contre ma gorge. Jamais autant que sa respiration erratique s'échouant dans mes oreilles, résonnant délicieusement.

Je n'ai jamais eu autant de mal qu'à cet instant pour contrôler totalement ma respiration, pour empêcher mes mains d'explorer de toute part son corps, pour ordonner à ma bouche de ne pas se poser sur la sienne.

— Et si tu lâchais tout, Tommy ?

Ma peau se hérisse, et un violent frisson me parcourt. Je veux lâcher prise, mais je ne veux pas le faire fuir. Je veux lâcher prise, mais je veux qu'un lendemain nous attende au petit matin. Je veux lâcher prise, mais j'ai besoin de certitudes, de réponses.

— Et demain ? je murmure, les mains sur ses hanches, ma bouche collée à son oreille.

Je ne manque rien du frisson qui le traverse lui aussi.

— Demain je serais là, il commence doucement alors que ses mains entourent ma nuque. Ici, dans tes bras en boîte ou contre toi dans un lit. Peu m'importe où tu voudras aller, je viens avec toi.

C'est sûrement tout ce dont j'avais besoin d'entendre, parce que la seconde suivante j'écrase mes lèvres contre les siennes. Ces mains agrippent fermement ma nuque et ses pouces s'amusent à tracer des arabesques. Les miennes trouvent leurs places sur ses hanches, collant nos corps ensemble. Le feu d'artifice de sensation est de retour, et je ne m'en lasse pas, c'est grisant, c'est plaisant. C'est tout Newt.

L'air finit par nous manquer mais, taquin, il passe tout de même sa langue sur mes lèvres.

— J'aime beaucoup ce Tommy-là.

— Et moi je suis sûr d'aimer beaucoup tout ce Newt.

Je crois bien voir des rougeurs venir prendre place le long de ses joues et je ne peux m'empêcher de l'embrasser. Il gémit dans ma bouche et j'en veux plus. Mes mains s'aventurent absolument partout et nulle part à la fois, je ne veux rien louper, je veux tout découvrir de lui. Cette chose qu'il y a entre nous je ne veux pas la perdre et je vais vite faire comprendre à tous ces gens ici que le blondinet boiteux qui se déhanche comme un beau diable n'est plus à prendre.

— Tommy, il gémit à mon oreille en se collant toujours plus à moi.

Ses mains qui tirent sur mes cheveux l'emportent sur toute ma raison et je le soulève pour le traîner dans un coin sombre. Son dos percute brutalement la cloison mais je crois bien que lui comme moi ne sommes pas en état de nous en soucier.

Ma tête se loge dans son cou, et ma langue s'aventure le long de sa gorge. Je sens son cœur accéléré sous ma langue et son corps qui s'arque pour m'offrir plus d'accès, pour se coller toujours plus contre le mien.

— Si tu t'arrêtes je te tue, il halète.

J'aime ce petit son et le fait qu'il me menace alors qu'il n'est clairement pas en position de faire quoique ce soit, de négocier ou d'ordonner n'importe qu'elle chose.

— Alors c'est moi qui vous arrête, se moque Minho qui vient d'apparaître sur notre gauche.

— Tu veux vraiment, et j'insiste sur le mot, que je te tue, sale tocard.

— Crois-moi je préférerai que non ! Tout ce que je propose c'est qu'on rentre tous ensemble, plutôt que vous ne vous donniez en spectacle ?

Un grognement m'échappe et Newt rigole.

— Je sais, je suis le meilleur et le plus incroyable de nous trois, se vante-t-il.

— C'est toi, le plus incroyable, chuchote le blondinet entre mes bras.

Je ne peux m'empêcher de sourire face à Newt et toute son imprévisibilité, il est comme un enfant sauvage. Un enfant sauvage qui m'a libéré, un peu, peut-être beaucoup. Il est meilleur qu'une thérapie dans laquelle j'aurais déboursé soixante-quinze dollars par séance, et il ne lui aura fallu qu'une nuit pour faire tomber toutes mes barrières, pour me prouver que les « si » ne sont bien que quelques temps dans nos têtes mais qu'ils ont bien meilleurs goûts dans la réalité. Tout ce qui fait qu'il est lui, m'a prouvé qu'il fallait que j'arrête d'avoir peur, que j'arrête de laisser cette timidité maladive dictée ma vie et que j'avais le droit de prendre des décisions, de me planter mais de réessayer.

Mais je veux bien réessayer éternellement avec Newt, je veux bien apprendre chaque jour à ses côtés.

— Tom, lâche les cuisses du blondinet, tu veux bien ? Et redescend sur Terre, t'as deux trois trucs à y faire encore ... Et je ne parle pas que, comme à son habitude il insiste sur un mot avant de sûrement lâcher une énorme connerie, du fait de te faire Newt, cingla mon meilleur-ami montrant une fois de plus que le tact et le respect n'était pas son fort.

Newt doit être bon public puisqu'il rigole franchement dans mon cou pendant que je lâche ses cuisses afin de redescendre sur Terre, comme me l'a si gentiment demandé Minho.

— Tu viens de raccourcir ta vie de dix ans, mon pote.

— Aïe, marmonna-t-il pas du tout impressionné. J'espère que d'ici-là ton permis de conduire sera apparu dans un Kinder surprise et que je n'aurais plus besoin de te servir de chauffeur ? D'ailleurs, il enchaîne rapidement un sourire étrange aux lèvres, je serais curieux de savoir comment tu as fait pour venir ici sans moi ? Le bus de ville, peut-être ?

Je vais l'étrangler, c'est sûr maintenant. Il est hors de question que je ne m'abaisse à lui répondre que oui le bus de ville a été ma seule option pour me déplacer d'un bout de la ville à l'autre.

— Je t'emmerde.

La main de Newt se glissa dans la mienne alors même que je l'entendais très distinctement rigoler aux taquineries de Minho à mon égard. Lui aussi il ne paye rien pour attendre.

En grognant, au moins pour sauver mon amour propre, je ne laissais pas le temps aux deux tocards de se calmer que je traînais Newt à ma suite à travers la boîte de nuit. Je sais que l'idiot qui me sert de meilleur-ami ne mettra pas longtemps à nous emboîter le pas et à nous rattraper, inutile que je m'inquiète du fait qu'il nous suive ou non.

N.T

Deux semaines plus tard, notre nouvelle boîte de nuit était en réalité mon salon réaménager par les soins de Newt. Minho s'était plaint durant des heures de cette injustice, un truc comme quoi lui n'avait jamais eu ce privilège alors qu'on était amis depuis des lustres. Il m'avait tellement agacé que finalement je me suis offert le droit de raccourcir sa vie de cinq ans.

— Dit Newt, est-ce qu'on peut lui dire maintenant ? questionne le truc qui me colle depuis des années au derrière alors que mon copain revient de la cuisine un plateau de chips à la main.

— Tu veux ? demande-t-il en retour.

— Me dire quoi ?

Ils se lancent un regard et un sourire étrange s'étirent mutuellement sur leurs lèvres. Tout compte fait, je ne suis pas sûr de réellement vouloir savoir.

— Newt et moi, on se connaît depuis des années en réalité, débute Minho en faisant de grands signes avec ses mains, un vrai comédien.

— Et, poursuit mon copain avec de grands gestes aussi, je suis amoureux de toi depuis des années.

— Donc, on a monté un plan ensemble ...

— Et nous, voilà, mission accomplie.

Je recrache le contenu de mon verre sur Minho, dites-moi que j'hallucine. Je suis la « mission accomplie » ?