Chapitre 19 – Sept Souillons, Treize Trouducs
Après avoir affronté et vaincu la mort, tenu tête à une tornade de Sans-cœurs et compté sur un coup de pouce inespéré de héros multi-millénaires, nos héros se trouvaient dans un sens quasi-littéral au carrefour du destin. La voie délimitée par les Keyblades se séparait en trois chemins perpendiculaires. Mais ils n'eurent pas le loisir de choisir une direction car un autre groupe s'avançait vers eux.
Douze silhouettes encapuchonnées, ainsi qu'un vieil homme au dos voûté, se rapprochaient dans une chorégraphie parfaite, de sorte à ce que si un drone porteur d'une caméra devait passer par là par inadvertance, on verrait un immense Y progresser en direction des Lumières. Maître Xehanort n'aimait pas seulement les ténèbres et le taboulé au thon. Il était également friand de mises en scène symboliques.
Sora : Vous êtes obligés de garder vos capuches ? C'est pas comme si on vous avait pas déjà tous vus...
Le vieux Xehanort leva la main, et sa cohorte s'arrêta d'un seul mouvement. Après un long moment de silence, les rangs adverses furent ébranlés par une véritable explosion de joie.
Yigbar ? : On l'a FAIT, sa mère ! Hips !
Laryenne ? : C'est beau, putain.
Vanitas ? : Des heures – que dis-je ! – des journées entières d'entraînement pour parvenir à ce résultat d'une beauté indescriptible !
Faux Riku ? : Les mecs, ça va, on a juste fait un Y.
Luyord ? : Et quel i grec c'était, peuchère !
Saiy ? : J'ose croire que l'un d'entre vous l'a enregistré.
Kairi : Votre Y était très joli, mais il en faudra plus pour nous intimider !
Ventus : Moi ça m'a terrorisé, mais je sais que la lumière de notre côté, vilains !
Xehanort : Hé hé...
Sora : Qu'est-ce que t'as, toi, encore ?
Xehanort : Je suppure les ténèbres par tous les trous noirs !
Lea : Si vous voulez mon avis, ça a l'air à la fois très sombre et très sale.
Xehanort : L'obscurité vous ASSOMBRIT !
Sur ces mots énigmatiques et somme toute pas tout à fait faux, le chef du groupe adverse fit surgir son hideuse Keyblade et s'en servit pour taper dans le sol. D'immenses murs en jaillirent aussitôt, formant un labyrinthe autour de nos héros.
Mickey : Hum... Rappelez-moi d'apprendre à faire ça pour défendre l'accès au Château Disney.
Sora : Ils doivent nous attendre à différents coins du labyrinthe...
Riku : À toi de décider, Sora. Est-ce qu'on push la mid lane en pack ou bien on les prend par petits groupes dispersés aux quatre coins de cet endroit à la con ?
Sora : J'ai rien compris à la première option alors va pour la seconde.
Aqua : Edgar, Jessica, Timothée et moi, on s'occupe de cette direction !
Kairi : Ce... ce n'est pas comme ça que ça marche, les groupes...
Mickey : Débrouillez-vous pour faire des groupes équilibrés et allez-y, foutus manants ! On n'a pas toute la journée !
Quatre petites escouades se formèrent alors dans la seconde et Sora se retrouva seul, à la manière du petit maigrichon choisi en dernier en classe de sport.
Sora : On va commencer par le plus désagréable. J'arrive, votre Majesté !
Le temps pressait : à mesure qu'il s'approchait de l'arène où le Roi Mickey avait commencé le combat, des murs se dressèrent sur sa route et les portes menaçaient de se refermer. Il s'y faufila in extremis pour découvrir une souris royale aux prises avec Luyord, Marluyia et Laryene, buffés de loin par un Yemnas stoïque.
Sora : Oh non, c'est le con, la pute et chiant !
Laryenne : Tu t'es trompé, hombre. T'as oublié le "e" de chiante.
Luyord : Oh bé lequel je suis, moi ? Oh, sûrement le con, du coup. Ouaip. Ça doit être ça.
Marluyia : Al... all... allez t... tous... tous vous... vous... f... vous faire f...
Laryenne : Flasher sur l'autoroute?
Luyord : Fister par une cagole ?
Marluyia : ... vous faire fou...
Laryenne : Foudroyer en aimant pas mal ça ?
Luyord : Fouiller à l'aéroport de Marseille Provence ?
Marluyia : ... faire fou... foutre ban... bande de dé... dé...
Luyord : Dédé, mon poto quinqua du club de pétanque ?
Laryenne : De démons de minuit ?
Sora : De descentes de lit ?
Mickey : Ne rentre pas dans leur jeu !
Sora : Je joue à ce que je veux !
Marluyia : DE DÉGÉNÉRÉS !
Laryenne : J'étais pas loin.
Luyord : Moi non plus. Il est comme ça, Dédé.
Cette entrée en scène n'était toutefois pas du goût de Yemnas, loin derrière, qui prit la parole.
Yemnas : Tuez-les vite, je vous prie. J'aimerais pouvoir retourner auprès de Maître Xehanort sans avoir à m'inquiéter pour votre capacité à rester concentrés plus de cinq secondes.
Luyord : Ah bé j'en fais mon affaire ! T'as dit que t'aimais jouer à des trucs, Sora ? On va joué, té !
Le maître du hasard fit apparaître un cercle de grandes cartes autour de l'arène, puis lança l'une de ses armes sur Mickey. Ce dernier se changea aussitôt en carte et rejoignit sa main.
Luyord : Si tu veux libérer ton copain la souris, va falloir me battre !
Sora : D'accord, mais pourquoi je voudrais faire une chose pareille ?
Luyord : Quoi ?
Sora : Ça doit être une carte franchement pétée. Garde-la pour la prochaine fois que tu joueras à Hearthstone ou Magic.
Luyord : Eh ?
Sora : Euh.. si tu préfères… à la belotte, ou au trou du cul.
Luyord : Au trou du... Tu m'insultes, maintenant, bordille ?
Sora : Mais non ! C'est un jeu de cartes où...
Laryenne : Lulu. Tout le monde t'insulte. Lui, moi, l'univers. Ta vie entière elle-même est une insulte, principalement dirigée contre toi-même.
Marluyia : C'est v... v... vrai ce qu'elle... qu'elle d... dit, Lu... Luyord.
Laryenne : Si on regardait ton ADN au microscope, on verrait plein de petits "SALE CONG" et d'"ENCULÉ". Parce que ce sont de surcroît des insultes hyper oppressives qui coulent dans tes veines de boomer sudiste.
Marluyia : La... Laryenne, tu... tu f... fais par... partie des g... des gens qui m'ont... m'ont traité de pu...
Laryenne : La ferme, Rosie.
Luyord : J'ai rien pigé à ton charabia, té, mais là j'ai bien envie de me fâcher tout rouge !
Sora : Vous vous souvenez que je suis là ?
Laryenne : Ouais, et notre ami désormais bien vénère va se charger d'y remédier.
Luyord : À MOI LA PUISSANCE DE L'ANIS ! TREMBLE DEVANT LE POUVOIR DES CARTES ET ESSAIE DE ME TROUVER OÙ C'EST QUE JE ME CACHE DEDANS, P'TIT BROQUE EN BOIS !
Laryenne : On était à ça d'en faire un méchant potable.
Marluyia : Qu... quelle... dé... dé... déception.
Luyord mit sa menace à exécution et se dissimula dans l'un des rectangles cartonnés qui tournaient autour de l'arène.
Sora : Donc en gros, je dois en taper un au pif, en priant pour que ce soit le bon ?
Laryenne : Et en priant pour qu'on te tape pas trop, de notre côté.
Sora : Il me reste donc plus qu'à... Brasier ! Brasier ! Brasier ! Brasier !
Les cartes se consumèrent les unes après les autres, touchées par une série de boules de feu
Marluyia : Mais il... il... tri... tric... triche !
Laryenne : Coince-le, au lieu de chouiner !
Pris en étau entre une faux et des couteaux volants, Sora ne s'en sortit que par une acrobatie. Dans les airs, il poursuivit son carnage enflammé et l'un de ses projectiles finit par atteindre la bonne carte.
Luyord : Ah la cacagne ! Il m'a eu, té !
Sora : C'est ce qui s'appelle...
Luyord : Quoi ?!
Sora : BRÛLER SA CHANCE !
Sora passa les trente secondes suivantes à faire subir à Luyord un enchaînement ininterrompu de coups, de pirouettes, d'attaques en estoc et d'abus de combos.
Marluyia : On de... de... dev... devrait... l'ai... l'aider, n... non ?
Laryenne : Tu connais les règles, Marly. Il a fait un jeu de mot en lui sautant dessus. On peut plus rien faire pour Jean-Poker.
Marluyia : C'est u... un... une règ... règle que tu... tu viens d'inv... inventer n'est-ce... n'est-ce... ce pas ?
Laryenne : Chut.
Luyord : Aidez-moi les copaings !
Marluyia : Non.
Luyord : D'accord !
Sora : T'as JOUÉ ton DERNIER ATOUT, enfoiré !
Luyord finit par s'agenouiller. Des ténèbres s'échappaient peu à peu de son corps. Il était condamné, et il le savait.
Luyord : Good game... well... played...
Et il disparut, juste comme ça.
Marluyia : On p... peut y aller m... maintenant, La... La... Laryenne ?
Laryenne : Go.
Sora n'eut pas droit à une seule seconde de répit. Pressé entre l'enclume florale et le marteau de Thor, il dut éviter salve après salve d'éclairs tout en évitant les pétales que le bégayeur à la faux saupoudrait sur son passage.
Sora : J'ai aucune idée de ce que ces trucs font, mais j'ai pas envie de savoir !
Laryenne : Danse ! Danse !
Marluyia : Je t... te... tiens !
Sora : Hop ! Feinte ! Contrepointe ! Parade et... YAAAH !
Marluyia : Aaargh !
Laryenne : Marluyia, non ! ... devrais-je dire si je m'en battais pas les ovaires.
Sora : Et le coup final...
Marluyia : N... Non...
Sora : Je vais changer tes roses... EN CHRYSANTHÈMES !
Laryenne : PO PO PO !
Comme Luyord avant lui, Marluyia se mit à disparaître, peu à peu, comme une fleur séchée qui s'effrite.
Marluyia : Tout... tout ce que j... j... je voulais, c'était... f... fi... finir...
Laryenne : Un puzzle 1000 pièces ?
Sora : Premier à la grande course de la vie ?
Marluyia : Finir... u... une phrase sans que... sans que d... des... des tr... trou...
Sora : Des troupes adverses débarquent ?
Laryenne : Des Truman Show ?
Marluyia : QUE DES TROUS DU CUL M'INTERROMPENT ! Aargh...
Sora : Oh. C'était pas si difficile à deviner, en plus.
Laryenne : Ha ha ha !
Et il disparut.
Sora : T'es la suivante !
Laryenne : Tout à fait ! On est plus que toi et moi, Passe-Partout, avec cette carte de Mickey qui traîne par terre. Ça me rappelle des souvenirs !
Ils bondirent alors l'un vers l'autre, Keyblade de lumière contre couteaux foudroyants.
Sora : Y a de l'électricité dans l'air !
Laryenne : Et j'en connais un rayon !
Sora : Je suis au courant !
Laryenne : Arrête tes coups d'éclat !
Sora : T'es pas une foudre de guerre !
Laryenne : Et toi t'es pas une lumière ! Nan, attends...
Sora : T'es à court de jus ou t'es juste deux de tension ?
Laryenne : Ouais, mais... euh... toi t'es pas clair et... Merde, il est fort le salaud !
Sora : Et c'est sur cet éclair de génie que tu vas finir... HORS-CIRCUIT !
Laryenne : Aaargh ! Les calembours, ma seule... faiblesse...
Le coup décisif envoya Laryenne au tapis. L'amatrice de tequila tenta de se relever, mais commençait déjà à s'effacer.
Sora : Ça va être quoi, tes derniers mots à toi ? Une blague ? Une menace ? Un fragment de sincérité ?
Laryenne Méfie-toi... méfie-toi de Dingo...
Sora : ...
Laryenne : Ha ha ha ! Alors ? J'ai été bonne ?
Sora : Dépêche juste de mourir, s'il-te-plaît.
Laryenne : Adiós pendejo !
Son majeur, dressé dans sa direction, fut la dernière chose à disparaître. Mickey émergea aussitôt de la carte dans laquelle il avait été enfermé.
Mickey : Sora ?
Sora : Mmh ?
Mickey : Nous ne reparlerons plus jamais de cette immense gêne qu'on constitué ces dix dernières minutes, c'est d'accord ?
Sora : Comme vous voulez. Moi je vais aller aider Riku.
Mickey : Fais donc. Je... vais rester ici et panser les blessures infligées à mon amour-propre.
Ne restait plus à Sora qu'à courir au secours de son ami. Il le trouva, après une succession d'embûches chronométrées, au milieu d'une arène. Voilà plusieurs minutes qu'il tenait bon, seul face à son double maléfique, ainsi qu'Ansem et Yigbar.
Riku : Sauvez-moi ! Me laissez pas comme ça ! Sauvez-moi ! J'ai pas mérité ça !
Sora : T'as vraiment besoin d'aide ou tu chantes du Marcel et son Orchestre ?
Riku : J'ai l'air d'avoir besoin d'aide ?
Sora : T'as l'air de les DÉFONCER à toi tout seul !
Faux Riku : Hmph.
Yigbar : Hips !
Ansem : Tout ceci est ridicule. Je dois me presser auprès de Maître Xehanort avant que ce détraqué de Yemnas n'interprète ses propos à tort et à travers.
Yigbar : À plus dans le bus, Hips !
Faux Riku : Nous allons prendre les choses en main.
Sora : Lequel on défonce en premier ?
Riku : J'ai toujours trouvé que ma tronche me revenait pas.
Sora : Va pour ton daubelgänger.
Faux Riku : Ah ! Mais je SUIS le vrai Riku !
Riku : Arrête ton crin crin !
Faux Riku : Ta répartie constituée de morceaux choisis de ska boulonnaise n'a aucun pouvoir ici, sosie.
RIku : Si tu la, si tu la, si tu la ramènes, méfie-te, méfie-te, méfie-te du 62 !
L'Élu de la Keyblade s'apprêtait à porter secours à son ami, aux prises avec une multitude d'attaques ténébreuses, lorsqu'il reçut un violent coup derrière la nuque.
Sora : Aïe ! Ça sortait d'où ça ? Tiens ? Un bouchon de bière ?
Yigbar : M'avez pas oublié, quand même, hein ? Hips !
Sora : On dirait que je vais devoir m'occuper de celui-là, plutôt.
Riku : Vas-y, chacun le sien !
Yigbar : Orval-Rafale ! Goudale-Brutale ! J'enchaîne les techniques... Hips ! comme les pintes, petit rigolo !
Sora : Fais comme tu veux, le borgne, je peux parer tous tes tirs !
Yigbar : C'est ce qu'on va boire ! Grimber-gunfire ! Chouffe-patapouf !
Sora : Ha, l'esquive !
Yigbar : Pas mal, mais laisse-moi enclencher mon Budwiseur automatique et te Cuverrouiller des Trolls
Sora : Est-ce que tes phrases veulent toujours dire quelque chose, au moins ?
Yigbar : OMAE WA MOU... CHIMAY BLEUE !
Le temps sembla se figer, et Sora fut touché par une multitude de bouchons de bouteille à vitesse supersonique.
Sora : Aaargh !
Yigbar : Ha ha ! Ça fait moins le mariole, hein, HIPS ! ... fumiste !
Sora : Co... comment ça se passe de ton côté, Riku ?
Riku : Y a du fil à retordre, une embrouille à démêler ! Va falloir dénouer ou alors tout couper !
Faux Riku : Ne l'écoute pas, Sora ! C'est moi, le vrai Riku ! Terre brûlée au vent des landes de pierres, etc !
Sora : Mec, t'as un an de moins que lui et t'es toujours sapé dans ta combi latex moulante de dominator SM des ténèbres. À qui tu veux faire croire que t'es le vrai ?
Faux Riku : C'est pourtant vr... AÏE !
Yigbar : Ha ha ! Faut pas baisser ta garde comme ça, duchnouf!
Faux Riku : JE SUIS DE TON CÔTÉ, ABRUTI !
Yigbar : Oh merde, j'vous ai confondus... Hips !
Riku : Yigbar est con ! Comme un balai ! Comme un balai en moins poilu et plus épais !
Faux Riku : Non... attends... je... glacier du néant !
Le sort de glace fusa vers le vrai Riku, mais celui-ci le trancha en deux avec sa clé Point-du-Jour.
Riku : Au début elle est froide, au début elle est froide, au début elle est froide mais après elle est bonne !
Faux Riku Ne... ne dit-on pas qu'il faut s'aimer soi-même ?
Riku : C'est mon style 'loving you', qui m'a fait, qui me fait, me fera t'aimer toujours !
Faux Riku : Re... recule !
Riku : T'aurais... pas dû.. FÂCHER RAOUL !
D'un bond, Riku traversa l'espace qui les séparait et porta le coup décisif à son double. Ce dernier tomba sur ses genoux, impuissant.
Faux Riku : Non, je... je ne peux pas... perdre...
Riku : Sérieux, tu l'as pas vu quand il se met en boule.
Mais le combat n'était pas terminé, même s'il touchait à sa fin. Il restait encore un adversaire et Sora avait de son côté bien plus de mal à réduire la distance avec son adversaire au cache-œil.
Sora : Arrête de bouger !
Yigbar : Et toi, arrête... Hips ! ... de vivre !
Sora : Yaaah !
Yigbar : T'vas tâter de ma technique secrète... Hips ! FIN DU MONDE !
Sora : Oh non, il va détruire la planète !
Yigbar : Quoi ? Nan ! C'est une blonde trappiste à triple fermentation brassée à Chambly, au Québec. Vachement bonne, si tu veux mon... Hips ! ... avis.
Sora : C'ÉTAIT UNE FEINTE ! Prends ça !
Yigbar : Aïe ! Merde !
Sora : Te voilà au sol ! Et maintenant...
Yigbar : Pouce ! Pouce !
Sora : Je vais te mettre... EN BIÈRE !
Yigbar : Bouaaargh !
Le Simili de Braig finit par terre. De son côté, le faux Riku était hors de combat, à la merci du vrai.
Riku : Qu'est-ce que t'es, au juste ? Une réplique de l'Organisation XIII ?
Riku des Ténèbres : Tout juste !
Ce dernier avait surgi de l'ombre du jeune homme. Il s'agissait de l'esprit rémanent de la part de ténèbres en Riku, à ne pas confondre avec l'usurpateur qu'il avait combattu. Concrètement, il y avait donc trois formes de Riku à quelques mètres les uns des autres. Autrement dit, c'était maintenant ou jamais.
Riku : Les mecs, vous voulez pas monter un boy's band à trois ?
Faux Riku : Que... que veux-tu dire ?
Riku des Ténèbres : C'est tentant, mais ce Riku-là n'est qu'un pantin. Une réplique, dont le corps pourrait être utile à d'autres. Tu sais... Naminé, par exemple.
Riku : On n'a pas un savant fou, de notre côté ? On n'aura qu'à lui demander d'en faire d'autres.
Riku des Ténèbres : Il a aussi essayé de te tuer.
Riku : Ce sera le bad boy du trio. Il en faut toujours un comme ça.
Riku des Ténèbres : T'en penses quoi, l'ersatz ?
Faux Riku : Ma foi... je... je ne sais que dire...
Yigbar : Hé ! Ho ! Tout le monde s'en... Hips ! ... fout de mes derniers mots ?
Sora : C'est quoi ?
Yigbar : J'ai fait exprès de dire que j'étais ivre mort... Bleuargh.
Sora : D'accord. Tu disais quoi, Riku ?
Riku : Pas fâché d'en avoir fini avec ce combat, je tombais à court de citations.
Sora : Je vais aller filer un coup de main aux autres. Ça va aller pour toi, ici ?
Riku : Au poil. On va essayer de se chercher un nom. Bonne chance à toi !
L'étape suivante – après une course-poursuite avec un couloir truffé d'obstacles – était une autre grande pièce du labyrinthe où Aqua et Ventus affrontaient à armes égales Terranort et Vanitas.
Ventus : Sora, copain !
Sora : Ventus, psychopathe !
Ventus : Quoi ?
Sora : Rien. Z'allez bien ?
Aqua : Tu tombes bien. Ces deux-là nous donnent un peu de mal.
Vanitas : Je proteste véhémentement contre cette tentative qui est la vôtre de combler vos inaptitudes tactiques et martiales par une supériorité numérique abjecte !
Sora : Et tu vas faire quoi ? Nous pondre un traité de philo ?
Terranort : Non, on va vous frapper dans la bouche jusqu'à ce que K.O s'ensuive. Ensuite, j'imagine qu'on profanera vos cadavres pour pousser un peu plus loin l'humiliation, mais je n'ai pas l'habitude de me projeter aussi loin.
Sora : ...
Terranort : Quoi ?
Sora : Dans quoi je me suis embarqué, cette fois ?
Terranort : Dans un combat à mort contre nous.
Sora : T'es... plutôt Terra-terre, toi, non ?
Terranort : Presque, mon nom complet est...
Ventus : RENDS-MOI MON AMI, SALE VOLEUR D'AMI !
Aqua : Attends, Ven ! Il nous faut une stratégie !
Ventus : Ma stratégie c'est de le frapper dans la gorge jusqu'à ce que mort s'ensuive ! Ensuite, j'imagine que Terra reprendra ses esprits et on sera de nouveaux amis pour la vie !
Sora : Dans. Quoi. Je. Me. Suis. Embarqué. Cette. Fois ?
Terranort : Dans un combat à mort contr...
Sora : FERME-LA TOI !
Son coup fut paré avec une extrême précision par le jeune homme au casque de moto (et à la voix étrangement similaire à celle de Sora)
Vanitas : Je ne te laisserai pas porter la main ni hausser la voix contre mon précieux allié, malandrin !
Sora : Ouch ! Il est rapide !
Vanitas : "Yaaah !", m'écriai-je afin de faire comprendre à un observateur aveugle que je m'apprête à fondre sur toi tel l'aigle sur une musaraigne sans défense !
Sora : "Ta gueule !" lancé-je pour que tu fermes ta gueule !
Aqua : Que faire ? Est-ce que je dois aider Sora ou Ven ? Tous les deux ont l'air d'avoir besoin de mon aide...
Sora : Arrête de marmonner dans ton coin et va aider le petiot ! Moi, je gère !
Aqua : D'accord !
De leur côté, les deux anciens camarades semblaient s'être lancés dans l'équivalent magique d'un concours de phallus.
Terranort : À moi, tremblement de terre !
Ventus : À moi, rafales de vent !
Terranort : À moi, Météores !
Ventus : À toi, Tornade !
Aqua : Mais attendez, les deux ne se mélangent pas du t... Aaaaah !
La jeune femme prise entre les deux éléments fut violemment repoussée à terre, à quelques mètres de là.
Aqua : Est-ce que... est-ce que tout est fini ?
? : Relève-toi, Aqua.
? : Nous sommes à tes côtés.
Sora : Attendez, c'est quoi tout ce monde autour d'Aqua ?
Vanitas : Ah mais ça ne va pas ! Votre avantage numérique ne vous suffit donc pas pour que vous ameniez d'autres belligérants fantasmagoriques dans cette escarmouche ?
Aqua : Edgar... Jessica... Timothée... Depuis le début, vous étiez... réels ?
Edgar : C'est vrai, Aqua. Je m'appelle en réalité Edgar Roni Figaro, et suis souverain du royaume éponyme.
Jessica : Et moi Jessica Alba, actrice.
Timothée : Et moi Timothée de Lystre, saint catholique.
Edgar : Nous sommes à la fois fictifs et réels, des fragments d'existence auxquels tes pensées ont donné corps.
Sora : C'est vraiment possible, ça ?
Nous sommes dans Kingdom Hearts. C'est possible.
Sora : Évidemment que c'est pas possible ! À qui je posais cette question, moi, de toute façon ?
Tu vas ignorer ce tour de force scénaristique et retourner à ton duel contre Vanitas.
Sora : Allez Vanitas, c'est parti pour le deuxième round !
Vanitas : Quelle plaisanterie que de te croire capable de me tenir tête, petit impertinent ! Laisse-moi te rosser dans la plus pure tradition des ténèbres tout en t'abreuvant d'injures visant la vertu de ta gourgandine de génitrice, et ce dans le seul but de te pousser à bout !
Sora : Ha ! Ça marchera pas parce que je lui ai pas parlé depuis des années !
Vanitas : Grands dieux mais quel genre de fils indigne es-tu ?
Sora : Ben... je... Oh et puis vous allez me foutre la paix, oui ? C'est compliqué ! Yaah !
Vanitas : "Yaaah" en effet, odieux partenaire d'escrime au faciès si similaire au mien !
De son côté, Aqua se relevait à l'aide de ses amis pas si imaginaires. Elle se sentait plus prête que jamais à se battre, mais un dernier doute subsistait...
Aqua : Attendez... Est-ce que l'autre aussi, il était... dans ma tête ?
? : Je crois en toi, Aqua.
Derrière elle se dressait un homme vêtu d'une cape verte, les bras croisés. Ses cheveux avaient la forme du basilic fraîchement coupé et sa peau était couleur olive.
Capitaine Pesto : Tu es puissante, Aqua. Davantage que tu l'imagines.
Aqua : Oui... Oui ! MES AMIS IMAGINAIRES SONT MA FORCE !
Elle ramassa sa Keyblade et concentra sa magie. De l'eau commença à se condenser tout autour d'elle.
Terranort : Combien de fois devrais-je te l'expliquer, Ventus ? Je ne peux pas te "rendre ton ami", même sous la menace de l'éviscération, car ce serait un mouvement tactique extrêmement risqué pour notre camp. Est-ce que tu compr... Une minute... Pourquoi est-ce que l'air devient aussi humide, tout à coup ?
Un torrent d'eau se forma autour de lui. Pris au piège, il tenta de manipuler la terre pour s'en protéger mais de nouveaux assauts de Ventus l'en empêchèrent. De l'autre côté, Vanitas vit surgir de nouveaux adversaires.
Edgar : Pour Figaro !
Jessica : Prends ça !
Timothée : Dieu te bannit, enfoiré !
Capitaine Pesto : Meurs !
Vanitas : Tout... tout ceci est proprement inacceptable ! Je ne me laisserai pas pourfendre par de fieffés pendards incapables de m'affronter à la loyale !
Et il n'était pas au bout de ses surprises, car au même moment, le combat touchait à sa fin de l'autre côté de l'arène. Tsunamis, séismes, tempêtes, des cataclysmes planétaires se déchaînaient dans un petit carré de dix mètres sur dix.
Aqua : On va l'avoir... On y est presque...
Terranort : Vous ne me laissez... pas le choix...
Le plus ancien des réceptacles de Xehanort déchaîna son pouvoir et ses deux adversaires se retrouvèrent enchaînés par des liens ténébreux. Mais au moment où il s'apprêtait à les achever, quelque chose se débattit en lui.
Terranort : Non... Je pensais... m'être... débarrassé... de toi...
L'homme parut se dédoubler, mais il s'agissait en réalité d'un autre Terra, un Terra au cœur pur mais à la tête vide, qui luttait de toutes ses forces contre celui qui occupait son corps. Il le retint suffisamment longtemps pour que Ventus et Aqua reprennent leurs esprits.
Aqua : Lame de fond...
Ventus : Rafale étripante...
Aqua : Non ! On ne l'étripe pas !
Ventus : Rafale tout court...
Aqua : Sora ?
Sora : Je m'en occupe !
Vanitas : Ah que nenni, je ne te permettrai pas d...
Timothée : Par l'amour de Jésus !
Vanitas : Aïe ! Ma douleur est totale !
Sora : Et... hop ! Reviens parmi les tiens !
Le rayon de lumière qu'il fit partir de sa Keyblade passa à travers Terranort... et rendit une fois pour toutes le contrôle de son corps au grand dadais en sarouel moche.
Terra : Je suis... de retour...
Aqua : Terra ! Tu es de retour !
Terra : Oui, c'est ce que j'ai dit.
Ventus : Copain !
Terra : Oui, nous sommes copains.
Vanitas : Vos niaiseries sans fin provoquent en moi envie irrépressible envie d'éructer d'âcres remugles !
Sora : Ça te fait roter ?
Vanitas : Ça me fait vomir, pauvre illettré !
Il n'eut pourtant pas le temps de dégobiller, car déjà le trio d'anciens porteurs de Keyblade se présentait devant lui, portant à sept le nombre de ses adversaires.
Vanitas : Oh, miséricorde.
Terra, qui n'avait pas pu se défouler depuis bien longtemps, eut l'honneur de commencer le bal.
Terra : Je te tuerai jusqu'à ce que tu sois mort !
Suivi de Ventus, qui avait de bonnes raisons d'être mécontent.
Ventus : Sale double maléfique ou bénéfique je sais plus !
Puis ce fut Sora.
Sora : Je sais pas pourquoi ta voix m'énerve autant !
Et s'ensuivit un chaos indescriptible composé de sorts de terre, d'eau, de vent, d'anathèmes de l'Église catholique, d'attaques spéciales des Quatre Fantastiques, de bruits de foreuse ou de tronçonneuse, de recettes de cuisine italiennes saupoudrés de quelques coups de Keyblade.
Vanitas : Aaah... aaah...
Sora : Reculez, tous. Il va faire sa dernière tirade avant d'être jeté dans le Grand Dossier Corbeille de la Vie.
Vanitas : Quelle étrange et irréelle sensation ! Serait-ce ainsi que l'on se sent sur le seuil de son existence ? Est-ce mon décès, désormais certain, qui m'a pourvu de cette clairvoyance dépassant les frontières de la vie et de la mort ? Tandis que ténèbres et lumière m'enserrent et se disputent ma dépouille, je me tiens devant vous, au faîte de ma croissance et pourtant simple nourrisson sur le plan cosmique !
Aqua : ...
Vanitas : Oui, c'est cela même ! Je l'ai touché du doigt, cet instant d'éternité ! J'ai bu à la coupe de la vérité et, libre à vous de me croire ou non, j'ai entrevu le fil des possibles, l'arborescence complète des choix de chacun, de vos choix, passés et futurs, de mes choix, dans cet univers-ci ou dans d'autres, des millions d'autres, j'ai vu ce vers quoi ils convergeaient, le feuillage auquel ces racines ont donné vie, et quelle vue grandiose ce fut !
Ventus : Mmh...
Vanitas : Cela n'a duré qu'une seconde, vraiment, une fraction de seconde, un laps de temps infinitésimal, mais qui m'a marqué dans mon être même. Car voyez-vous, je sais à présent vers quoi je me dirige, vers quoi mes restes brisés, mes os, ma chair, mon âme et mes rêves ; mon cœur surtout, se dirigeront lorsque mon souffle cessera.
Sora : Tu penses avoir bientôt fini, Vanini ?
Vanitas : Il rejoindra cet Ensemble Cosmique, cette harmonie des corps et des esprits que mes compagnons ont rejoint avant moi. Je retrouverai là-bas leurs formes éthérées, ainsi que les vôtres, lorsque votre heure sera venue, et à la fin des temps la somme de nos essences, ainsi que celle de toutes les personnes que nous avons rencontrées, que nous avons chéries, que nous avons honnies, formera un Cœur astral d'une magnifique iridescence.
Sora : Bon, finis-le, Cap'tain.
Capitaine Pesto : Oyaah !
Vanitas : C'est ce même Cœur astral qui sera un jour fécondé pour donner naissance à un nouvel Univers et que faites-vous avec ce couteau en forme de ravioli reculez je vous en conjure je m'apprête à lâcher un cri guttural pour signifier ma déchéance complète et absolue aaaAAARGH.
Sora : Pas trop tôt !
Aqua : Terra... C'est vraiment toi, n'est-ce-pas ?
Terra : Oui.
Aqua : Est-ce que... si je te disais que tu deviendrais plus fort en cognant ce mur, tu le ferais ?
Terra : Yaaah !
Aqua : Mon dieu... Tu es vraiment... tu es vraiment Terra.
Terra Oui.
Aqua : Et tes poings sont en sang !
Terra : Oui.
Ventus : On va être de nouveau les meilleurs copains de l'univers !
Sora : Je ferais mieux de les laisser tranquille. Ça fait des années qu'ils attendent ces émouvantes retrouvailles. Et vous, les amis imaginaires, ça vous dirait de...
Il s'aperçut que les quatre projections de la psyché d'Aqua tapaient à tour de rôle dans le cadavre encore chaud de Vanitas.
Sora : Mieux... vaut pas les déranger.
Quelques morceaux du casque se brisèrent et Sora s'aperçut que Vanitas avait exactement le même visage que le sien.
Sora : Sûrement une coïncidence.
Le jeune homme décida d'aller plutôt aider sa petite-amie.
Sora : Je suis sûr qu'elle s'en sort comme une pro, avec tout cet entraînement qu'elle a eu chez Merlin.
Cinquante secondes plus tard, après un nouveau parcours semé d'embûches dans le labyrinthe, Sora retrouva Kairi et Lea largement surpassés par Saiy et une mystérieuse personne encapuchonnée.
Lea : Hmph ! On s'en sortait très bien sans toi !
Kairi : SORA AIDE-NOUS C'EST TERRIBLE !
Lea : Oui aide-nous s'il-te-plaît.
Saiy : Je t'en serais également reconnaissant, ce combat est d'un ennui.,,
Sora : O.K, je m'occupe d'attaquer Cheveux-Bleus. Vous, vous occupez de la mystérieuse personne encapuchonnée !
Lea : Ça marche !
Kairi : Tremble, mystérieuse personne encapuchonnée !
Aussi étrange que cela pût paraître, la mystérieuse personne encapuchonnée se mit effectivement à trembler. Une fois débarrassés de la menace que représentait Saiy, le duo put mettre à profit les deux jours et demi d'enseignements de Merlin pour vaincre leur adversaire.
? : Aaah...
Soudain, sa capuche tomba.
Lea : Mais tu es...
Révélant un homme dans la cinquantaine, porteur d'une calvitie.
Kairi : Un parfait inconnu !
? : Idiots ! Je m'appelle Eyulleu, je suis le quinzième membre de l'Organisation, je maîtrise le maniement de la rapière, la magie des illusions et la psychologie expérimentale !
Sora : Psychologie ? J'ai peut-être croisé ton Sans-cœur, au moment de mourir...
Eyulleu : Aaah, je vois.. Tu es ce "type" dont parlait mon patient.
Sora : Quoi ?
Eyulleu : Tout ça est de ta faute ! Yaaah !
Kairi : C'est ici que ça se passe !
Lea : Prends ça, vieux gars !
Eyulleu : Aaargh... Mon alcool fétiche... était... le... cognac...
Saiy : Tout ça pour ça ? C'est bien la dernière fois que l'on recrute des personnages originaux.
Lea : C'est la dernière fois que vous recrutez, point final !
Saiy : Bien, il semblerait que vous soyez trois contre moi. Essayez donc de m'offrir un peu de difficulté.
Sora : C'est comme si c'était f... Oh !
Personne, pas même le principal héros de lumière, n'était en mesure de parer les frappes sauvages du buveur d'absinthe.
Sora : Aïe, ça picote sévère ! Vous tenez le coup, vous deux ?
Kairi : Aaah...
Lea : Ouch...
Saiy : Pathétique !
Lea : Pourquoi, Saiy ? Pourquoi tu restes avec eux ?! On était comme les deux doigts d'une main !
Un portail sombre apparut derrière eux, dont émergea théâtralement Yemnas.
Yemnas : Et tu n'es pas sans savoir, "Lea", qu'une main appartient à un corps.
Lea : Merde, j'aurais dû travailler un peu plus ma métaphore.
Saiy : Ce damné psychiatre est tombé au combat. Que faisons-nous ?
Yemnas : Quelle incroyable perte de temps ! Nous n'avons plus qu'à rappeler notre autre carte maîtresse.
Sora : Mais vous en avez combien, comme ça, des renforts ? C'est pas du jeu.
Saiy : Dit celui qui s'est fait sauver par un magicien en robe de chambre.
Sora : Touché.
Yemnas leva la main, et un autre portail apparut devant lui. Une autre mystérieuse personne encapuchonnée en sortit, de plus petite taille qu'Eyulleu.
Yemnas : L'heure est venue de te mettre à l'épreuve, quatorzième membre.
Sans mot dire, l'intrus se jeta sur nos héros pour montrer sa loyauté, mais Sora para son coup sans grand mal.
Sora : Je... je sais qui tu es... Je m'en souviens...
? : Snif...
Sora : Ces sanglots, oui... Ça me rappelle...
? : Bouhouhou...
Sora : Reprends-toi, YION !
La principale intéressée se recroquevilla en pleurant, et sa capuche se retira en dévoilant une jeune femme aux cheveux courts et noirs.
Lea : Yion ? Mais oui... Tout me revient !
Kairi : Alors moi, je suis com-plè-te-ment perdue !
Yemnas : Il SUFFIT !
D'une poussée de pouvoir, tout le monde se retrouva au sol. L'ancien chef des Similis s'approcha alors de Yion, toujours larmoyante.
Yemnas : Tu as toujours été une expérience ratée. Comment avons-nous pu croire que fermenter de l'alcool à partir de glace à l'eau de mer fondue suffirait à faire de toi l'une des nôtres ?
Sora : Je crois qu'on est plusieurs à se poser cette question.
Yemnas : Et ce n'est rien comparé à notre première tentative de fermenter les larmes de cette inutile marionnette.
Sora : MAIS QU'EST-CE QUI VA PAS CHEZ VOUS ?!
Yemnas : Disparais, maintenant !
Yemnas s'apprêtait à achever l'ancienne amie de Roxas et Ayel lorsque quelque chose tomba du ciel à une vitesse vertigineuse. Le chef de la première Organisation XIII s'écarta prestement. Lorsque le nuage de poussière se dissipa, tous purent discerner un garçon aux cheveux similaires à ceux de Ventus, et vêtu d'une tenue de l'organisation XIII.
Yemnas : Royas...
Lea : Roxas !
Kairi : Euh... Il va falloir vous décider sur son prénom, là !
Le jeune homme se retourna lentement vers Yemnas et brandit ses deux Keyblade.
Roxas : Je suis revenu d'entre les morts pour boire du panaché et botter des culs... Et j'ai fini tout mon panaché.
Yemnas : Hmph ! Tout ceci est ridicule. Saiy, occupe-toi de ces avortons pendant que je retourne auprès de Maître Xehanort. Je ne suis jamais serein lorsque Ansem reste trop longtemps à ses côtés.
Saiy : Entendu.
Sur ces mots, le big boss quitta la scène. Lea et Kairi étant hors combat, il ne restait plus que Sora, Roxas et Yion, qui avait fraîchement trahi son camp, pour affronter Saiy.
Sora : Ha ! On est plus nombreux que toi, qu'est-ce que tu vas faire ?
Saiy : Glou... glou... glou...
Sora : Oh, j'imagine que "me saouler jusqu'au coma éthylique" est une réponse valide.
Saiy : Glou... glou... glou...
Roxas : Saperliputain, il va entrer en mode Berserdrunker !
Saiy : Glou... glou... glou...
Yion: Bouhouhou... On va jamais réussir à le battre...
Sora : On dirait qu'il a fini ! Pourquoi il nous regarde comme ça ? Et pourquoi ses yeux brillent ? Et pourquoi il a trois claymores qui lui tournent autour dans une espèce de halo lunaire ?
Saiy : JE SUIS UN SAUMON !
Sora : Woh putain il est rapi... AAaaaah !
Roxas : Sora !
Saiy : SORA SORA SORA SORA SORA SORA SORA !
Roxas : Toi, boucle-la !
Saiy : CE RÊVE BLEU JE N'Y CROIS PAS C'EST MERVEILLEUX !
Yion : Prends ça, snif !
Saiy : OH MAIS ÇA GRATOUILLE ! HÉ MAIS QUELLE CHATOUILLE ! SALE PETITE FRIPOUILLE !
Roxas : Ta mère m'a dit la même chose hier soir, sac à foutre !
Yion : Je... je pense que c'est pas parce qu'il est méchant avec nous... snif... qu'il faut être aussi respectueux, Roxas...
Roxas : T'es sérieuse, Yion ?
Saiy : OUI T'ES SÉRIEUSE, YION ? JE TE TROUVE UN AIR DE COUSCOUS DES GRANDS SOIRS !
Roxas : Lâche-nous !
Saiy : MAIS OÙ EST DONC CE SALE PETIT CON D'OR NI CAR ?!
Sora : Derrière toi !
Saiy : NANI ?
Profitant de la diversion causée par Yion et Roxas, Sora s'était glissé hors du champ de vision de leur lunatique adversaire... et décocha un coup fatal de Keyblade sur sa nuque.
Saiy : JE SOUFFRE LE MARTIN !
Sora : Il a ralenti ses mouvements, tous sur lui !
Roxas : Yaaaah !
Yion : Bouhouhouuu !
Sora : Crève, Saiy ! J'ai jamais su comment PRONONCER TON NOOOOM !
Le trio donna tout dans ce coup de grâce. Et en un instant, tout fut terminé. Toute tension retomba. Saiy lâcha son arme et resta debout, le regard vide et les bras ballants, prêt à chuter. Son regard croisa celui de Lea. Ils avaient tant à se dire, tant à révéler, notamment sur la jeune femme qu'ils désiraient tant sauver au château d'Ansem, étant plus jeunes. Lea se redressa malgré la douleur et fit quelques pas dans sa direction.
Saiy : Aïe.
Il tomba en avant et disparut dans la seconde.
Sora : Je crois qu'on l'a tapé trop fort pour qu'il nous déballe ses dernières paroles.
Lea : C'est... un peu frustrant.
Yion : On... on a gagné... Je suis si émue... snif...
Roxas : Yion, est-ce que tu pourrais... ne pas te moucher dans ta manche ?
Sora : Ah, à ce propos, ce que j'ai dit pour Saiy s'applique aussi à toi, copine. Ça te dérange si je t'appelle plutôt Xion ?
Xion : Comme tu veux, de toute façon je... je suis pas censée exister.
Sora : Je vais totalement ignorer le concentré de déprime que contient cette affirmation pour vous demander : QU'EST-CE QUI VIENT DE SE PASSER, EXACTEMENT ?
Roxas : Ouaaais... Je crois que je vous dois quelques explications.
Lea : C'est peu de le dire, ouais.
Roxas : Désolé, Ayel... ou Axel... ou j'ai plus aucune idée de comment t'appeler.
Lea : Maintenant, c'est Lea, mais fais comme tu le sens
Roxas : Va pour Ayel. En gros, le savant fou de l'Organisation XIII, vous savez, le taré de la vinasse qui prenait son pied à créer des répliques ? Du temps du Manoir Oblivion, on le soupçonnait de chercher à se fabriquer la poupée gonflable ultime... Mais Veyen a senti le vent tourner et a changé de camp. Maintenant il fabrique des répliques sur-mesure au Jardin Radieux. Et comme Sora a trouvé le moyen de me libérer, mon cœur a passé la vitesse de la lumière pour aller se ficher dans l'un d'eux. Maintenant, j'espère qu'aucun d'entre vous va me demander comment j'ai fait pour revenir ici fissa parce qu'en ai aucune foutre idée.
Sora : Tu vas voir, on s'y habitue.
Lea : Mais... et Yion... enfin, Xion... Comment ça se fait qu'elle est là ?
Roxas : J'imagine que Veyen leur avait laissé quelques répliques avant de se barrer, et qu'ils en ont profité.
Xion : Je... je crois que c'est quelque chose comme ça, oui...
Kairi : En tout cas, ravie de faire la connaissance d'une autre fille qu'Aqua dans cette grande foire à la saucisse !
Sora : Hé !
Kairi : Quoi ?
Sora : Non, en vrai t'as raison.
Roxas : Tu devrais pas continuer vers les trois ou quatre qui restent ?
Sora : J'allais m'y mettre. Vous venez pas, vous ?
Xion : Ils... ils sont blessés et ont besoin de notre aide... snif...
Roxas : Ouais, et puis ça fait un bail que je m'étais pas battu. J'ai un peu trop donné dans ce combat...
Sora : Oh, misère...
Sora comprit alors qu'il ne faudrait pas compter sur beaucoup de soutiens dans l'affrontement à venir. Il décida de ne pas attendre plus longtemps pour s'occuper de ses derniers adversaires. Il poursuivit son chemin dans ce qui était probablement le pire labyrinthe du multivers lorsqu'il fut rejoint par deux alliés.
Mickey : Ah, mes serviteurs.
Riku : Oh, salut !
Sora : T'en as fini avec ton boy's band, Riku ?
Riku : Je me suis dit en plein brainstorm que ce serait pas une mauvaise idée de sauver la lumière avant.
Sora : Bonne idée, ça. Et vous, Mickey ?
Mickey : Et quoi, moi ?
Sora : Vous vous êtes remis de vos... euh...
Mickey : AHEM, oui, je me suis parfaitement remis de tes humiliations à répétition aux mains de nos ennemis et du fait que j'aie dû rattraper tes nombreuses erreurs. Merci de demander.
Sora : Hé hé...
En haut d'un dernier bloc rectangulaire de roc les attendaient les quatre derniers Xehanort : Ansem, l'ancien apprenti puis usurpateur du roi éponyme, Yemnas, son Simili à l'origine d'une Organisation d'alcooliques anonymes, le Jeune Xehanort, version prépubère et analphabète de l'original, qui quant à lui observait d'un peu plus loin d'un air ténébreux.
Ansem : Bienvenue dans votre dernière arène.
Yemnas : Dernière à plus d'un titre.
Ansem : C'est ce que je voulais dire.
Yemnas : Ce n'était pas suffisamment clair, à mon sens.
Ansem : Ça l'était parfaitement, et je vois bien que tu ne dis ça que pour m'importuner.
Yemnas : Bien sûr, parce que je n'ai manifestement que ça à faire !
Sora : Mon dieu mais est-ce que vous allez vous rouler une pelle, à la fin ?
Jeune Xehanort : pk, t pd ?
Sora : Oh, t'es là aussi toi.
Xehanort : Hé hé hé ! L'obscurité est noire et noires sont les ténèbres !
Jeune Xehanort : il di kil a fé du café
Riku : ... Ah ?
Jeune Xehanort : chu pa encor tré bon pr le traduire
Sora : Ça tombe bien, on va se charger de le traduire... EN JUSTICE !
Riku : Sora.
Sora : Quoi ?
Mickey : Arrête de crier ces "punchlines", tu nous embarrasses, ainsi que le reste de l'humanité.
Sora : Oh.
