Mes petits remerciement journaliers à L'atelier des chats, Hachiko-Tan, Todorotwix, Sow'Mama, Lalaiths et LénaFMA pour leur commentaire ! Déjà le septième jour ! Déjà une semaine ! Ca passe trop trop vite !

Cette idée m'a été inspirée par Todorotwix ! T'es le sang Cam ! D'ailleurs, tu trouveras une petite dédicace "du verbe dormir" ajouté, juste pour toi, quelque part dans cet OS, mouhahaha *émoji clin d'œil qui tire la langue*.

Par rapport à ce que j'ai l'habitude d'écrire, j'ai l'impression que celle-ci en particulier semble bâclée, je sais pas pourquoi... Sur toutes les petites OS que j'ai écrite, c'est celle qui me satisfait le moins... Merci donc pour vos retours et remarques sur ce point, du coup ! J'aimerais avoir vos ressentis, j'espère ne pas vous décevoir !

Bonne Lecture.

Sei.


Jour 7 : Un hiver à Briggs.

Situation : Après le jour promis, Roy est Général et a pris les commandes de la région Est.

Cette année, en pleine période de fêtes de noël, l'équipe du Général Mustang fut envoyée au Nord pour une mission en relation avec l'équipe du Général Armstrong. Cette dernière se déroula plutôt bien et assez rapidement, malgré les joutes verbales que les deux Généraux pouvaient se lancer à tire larigot. Ils achevèrent les derniers rapports quelques jours avant noël et l'équipe de l'alchimiste supplia leur supérieur de rester quelques jours de plus pour profiter du climat hivernale. Entre autre, ils voulaient faire du ski !

- S'il vous plait mon Général ! S'exclama Fuery avec sa bouille du chat botté auquel il savait que son supérieur ne pourrait résister. Je n'ai jamais fait de ski de ma vie !

Roy maugréa pour la forme, car il savait très bien que ses hommes ne le lâcheraient pas tant qu'il n'aurait pas cédé et puis, il avait pu voir le regard de son assistante qui semblait plutôt être pour. Il détestait la neige, on se demande bien pourquoi !, mais pour voir ce regard rêveur qu'elle venait d'avoir à l'idée de s'imaginer skier, il se voyait skier à ses côtés. Et si c'était l'occasion de mettre son plan à exécution ?

- Bon, c'est d'accord ! S'exclama-t-il en soupirant pour la forme. Mais nous repartons le lendemain de noël ! Nous avons encore beaucoup de dossier à boucler avant la fin de l'année.

- Je rêve ou vous venez de piquer une des répliques du lieutenant !? S'exclama Breda en haussant un sourcil, surpris.

- Il est vrai que vous n'êtes pas du genre à faire passer la paperasse en priorité, renchérit le fumeur en prenant le même air que son ami le rouquin.

- Hey-Ho ! Pour qui me faites vous passer !? S'énerva l'alchimiste peu enclin à se laisser ainsi démolir sa réputation par sa propre équipe.

Il en bavait déjà assez avec Armstrong pour qu'ils viennent en rajouter une couche. Enfin bref, c'est comme cela que cette belle brochette de branquignol se retrouva sur les pistes enneigées de la montagne de Briggs. Heureusement pour Roy, Armstrong n'étant pas vraiment friande de ce genre d'activité, elle n'était donc pas venue. Il n'aurait pas supporté de l'avoir dans les pattes dans cet instant assez embarrassant. Il avait laissé ses hommes partir devant et avait été donc le dernier à se préparer. En réalité, il avait eu dans l'idée de faire style qu'il avait skier, sans le faire, il voulait simplement admirer sa subordonnée sur des skis.

Le problème, c'est que lorsqu'il sortit enfin du bâtiment, la dite subordonnée l'attendait.

- Mon général, votre équipe n'a même pas pris la peine de vous attendre ! S'excusa-t-elle faussement peinée.

- Je suppose qu'ils étaient tous très impatient, s'exclama-t-il simplement en haussant les épaules.

Il n'allait tout de même pas les réprimander alors qu'il était heureux qu'ils ne soient plus là !

- Vous m'accompagniez !? Ajouta-t-il ensuite à sa subordonnée.

Mais dans quoi s'engageait-il !? Ce n'est pas qu'il ne savait pas skier, mais il détestait finir trempé... Cela lui donnait un sentiment d'impuissance et tout le monde savait qu'il détestait ce sentir impuissant !

- Bien sûr Général ! Répondit-elle avec un sourire.

Ils se mirent donc en route, la balade fut agréable. Ils s'arrêtèrent par moment pour observer la vue magnifique qu'offrait le paysage enneigée de Briggs. Il s'agissait là d'une très belle région, bien que Roy n'aurait pas pu y vivre à cause de la neige qui y tombait à longueur d'année.

Le problème arriva sans qu'ils puissent s'y préparer. D'un coup, le ciel se fit de plus en plus sombre et sans qu'ils ne puissent rien y faire, la neige tomba de plus en plus fort. Perdu dans cette tempête, les deux militaires ne surent que faire. Ils se déchaussèrent de leurs skis et essayèrent de trouver un abri.

Ils tombèrent sur un ancien abri de garde qui semblait être à l'abandon. Sans chercher à comprendre, ils se réfugièrent à l'intérieur pour se protéger de la tempête.

- J'avais déjà entendu dire que les tempêtes de Briggs pouvaient vous prendre par surprise, mais je n'aurais jamais cru en payer les frais un jour ! S'exclama Riza à bout de souffle.

Elle était trempée et frigorifiée et Roy n'était pas en meilleur état qu'elle. Par chance, l'abri disposait d'une cheminée. Le Général pria juste pour que le gant qu'il conservait dans la poche intérieur de sa combinaison ne soit pas trempé lui aussi, sinon il pouvait dire adieu à ses étincelles ! C'était pas le moment de jouer les impuissants !

Riza du penser la même chose que lui car elle le regarda sortir le gant avec anxiété !

Par chance, ce dernier était sec. Ils ne mourraient pas d'une pneumonie aujourd'hui, ouf !

En observant l'aspect du logement, Roy découvrit des couvertures miteuses dans l'armoire, elles ne sentaient pas très bon, mais au moins, ils pourraient s'en recouvrir le temps de faire sécher leur vêtement. Riza semblait être totalement morte de froid et n'arrêtait pas de claquer des dents.

- Lieutenant, vous feriez mieux de retirer vos vêtement et de vous couvrir avec ceci, s'exclama-t-il en lui tendant la couverture. Elle ne sent pas très bon, mais elle vous réchauffera !

Tandis qu'elle exécuta son geste, Roy se retourna et en fit de même. De toute façon, il n'y avait qu'une seule pièce dans ce logement, donc ils ne pouvaient pas vraiment chercher à chipoter sur le confort d'une quelconque intimité.

- Vous pensez que les autres ont pu rentrer à temps au fort !? S'exclama Riza soudainement inquiète pour ses collègues.

- Ne vous en faites pas, je suis sûr qu'ils ont pu rentrer et qu'ils doivent être totalement paniqué à l'idée de ne pas nous voir revenir !

- J'espère que la tempête va se calmer car sinon je ne sais pas ce que nous allons devenir... Il n'y a rien à manger et à boire dans cet endroit...

- C'est un abri de l'armée lieutenant, il doit forcément y avoir des rations de survie rangées quelque part ! S'exclama Roy en fouillant dans les placard. Tenez, qu'est-ce que je disais ! Renchérit-il en sortant une boite métallique qui renfermait des barres vitaminés.

Ce genre de nourriture était infect, mais si la tempête devait se prolonger, au moins, ils ne mourraient pas de faim. Quand à l'eau, avec toute la neige qui les entourait, il ne devraient pas en manquer non plus.

Ne sachant plus que faire, ils s'installèrent tous les deux dans le canapé miteux qu'ils avaient rapproché du feu pour avoir le moins froid possible. Ils essayèrent de passer le temps en parlant de tout et de rien, du travail ou encore même de leur passé en commun chez maître Hawkeye. Roy était parvenu à se réchauffer depuis un petit moment à présent, mais à ses côtés, Riza continuait de greloter. Ses cheveux étaient encore trempés et cela devait beaucoup jouer sur sa température corporelle.

- Venez par ici ! S'exclama Roy s'en aucune arrière pensée.

Il avait entre ouvert sa couverture, invitant la blonde à venir se blottir contre lui. Sous la couverture, il ne portait que son caleçon et un tee-shirt.

Riza le regarda sans comprendre.

- Cela fait une bonne demi-heure que j'ai retrouvé une température corporelle stable, expliqua-t-il. Vous êtes toujours aussi frigorifiée qu'à notre arrivée ! Si vous ne régulez pas votre température, vous allez tomber malade !

La sniper ne bougea pas et continua de le fixer avec de grand yeux. Apparemment, la proximité qu'il lui demandait d'avoir, semblait légèrement sortir du cadre professionnel pour elle. Roy soupira et s'approcha donc d'elle, il inséra ses bras entre l'ouverture de la couverture et vint lui-même blottir sa subalterne contre lui.

Riza voulu protester, mais lorsqu'elle sentit la chaleur qui émanait de son supérieur contre sa peau, elle vint carrément se blottir contre lui tout en frissonnant. Roy en profita pour s'allonger en travers du canapé, obligeant Riza à en faire de même. Elle se retrouva avec le tête posée contre le torse de son supérieur. Elle n'osa plus prononcer le moindre mot, si ce n'est un "merci" bredouillé rouge de gêne.

Ils restèrent silencieux et regardèrent les flammes danser dans l'encadrement de la cheminée. Riza finit par doucement se réchauffer et bercée par les battements de son cœur, elle finit par s'endormir.

Roy l'observa quelques instants, se disant que finalement, se retrouver perdu au milieu de nul part, ce n'était finalement pas si mal puisqu'il se retrouvait blotti contre la femme de sa vie, qui comme lui ne portait que ses sous-vêtements et un tee-shirt. Il avait l'impression d'être comme dans un rêve.

Dans son sommeil, Riza enlaça ses jambes fines et fuselées entre les siennes pour se sentir au chaud et cela réveilla quelques choses dans son cœur. Il voulait désormais s'endormir comme ça toutes les nuits !

Il ne saurait dire combien de temps il resta ainsi, mais en tout cas, il la rejoignit très vite dans les bras de Morphée.

Lorsqu'ils se réveillèrent le lendemain matin. Riza fut plus que gênée de la situation. Roy ne s'en formalisa pas, mais Riza changea de sujet et lorsqu'elle se rendit compte que la tempête avait cessé, elle déclara qu'il était tant de retourner au fort avant d'inquiéter plus que de raison le reste de l'équipe.

Roy fut déçu, mais bon, il avait dans l'idée d'avoir une discussion avec elle lorsqu'ils seraient rentrés.

- Ah vous voilà enfin ! S'exclama Fuery en les voyant arriver. On était mort d'inquiétude quand on ne vous a pas vu rentrer avec l'arrivée de la tempête !

- Désolée, nous nous sommes fais surprendre par celle-ci !

- Mais comment avez-vous fait pour vous en sortir !? S'exclama Havoc, tout aussi inquiet que son collègue.

- Nous sommes tombés sur un ancien abri militaire, nous y avons passé la nuit.

- Je suis soulagé ! S'exclama le plus jeune.

Le reste du séjour à Briggs se passa plutôt bien, Riza fuyait Roy come la peste et ne lui avait presque pas adressé la parole du reste du séjour. Ce n'est que quelques heures avant leur départ que Roy en eut assez et qu'il alla la retrouver. Ils partirent faire une balade aux alentours du fort pour ne pas s'éloigner.

- Lieutenant... Commença-t-il. Riza ! Je... Je voulais te parler à propos de l'autre nuit dans les bois.

Il ne savait pas trop comment aborder le sujet et le fait que Riza restait muette et regardait partout sauf vers lui ne l'aidait pas.

- Général ! S'exclama-t-elle soudain, le regard fuyant. Je... Je suis désolée, mon comportement était déplacé !

Le rouge lui monta aux joues et Roy se tut surpris. Il n'aurait jamais pensé qu'elle aurait pu s'en vouloir et que c'était pour cette raison qu'elle l'évitait.

- Vous êtes désolée !? Répéta-t-il incrédule.

Décidemment, son plan ne fonctionnait pas comme il le voulait ! Juste avant de partir en mission, il avait appris que la loi sur la fraternisation allait-être abrogée et il avait voulu s'approcher de la jeune femme pour l'inviter à diner, souhaitant s'engager dans une relation avec elle. Bon, c'était un peu parti en sucette et il n'aurait pas pensé dormir avec elle aussi rapidement et avant même d'avoir son approbation... Mais ce qui était fait, était fait !

- Je ne veux pas risquer votre poste pour cela ! Murmura-t-elle alors.

Et il comprit qu'elle s'inquiétait que quelqu'un puisse avoir vent de ce qu'il s'était passé cette nuit là. Enfin, même si en réalité il ne s'était rien passé du tout, ils avaient juste dormi ensemble, du verbe dormir !

- Ne vous inquiétez pas pour cela ! Répondit-il alors avec un grand sourire.

- Pourquoi !? S'exclama Riza en fronçant les sourcils.

- Parce qu'il n'y a plus aucune loi qui nous interdisse de faire ce que nous avons fait, s'exclama-t-il avec un clin d'œil. Et que j'espérais qu'une telle situation puisse se reproduire à nouveau !

- Vous voulez dire de nous retrouver coincé sous la neige !? S'exclama-t-elle en fronçant les sourcils, ne comprenant pas l'allusion.

- Mais non ! Rigola-t-il en levant les yeux au ciel face à son manque de perspicacité. Je parlais de dormir dans tes bras ! Chuchota-t-il ensuite en s'approchant d'elle.

- Général ! S'exclama-t-elle les joues complètement rouge, ce qui fit rire Roy.

- Bon bien sûr, je me doute que désormais il va falloir que je me montre patient et que je commence par t'inviter galamment au restaurant !

Ils se regardèrent un instant, l'un un grand sourire sur les lèvres, l'autre, complètement intimidé. Puis, n'y tenant plus et voyant que sa belle ne l'avait pas repoussé, l'alchimiste vint sceller ses lèvres contre les siennes et la sniper y répondit avec délice.

Fin.