Je réalise en postant ce jour n°19 que mon prochain jour de repos clôturera ce calendrier... J'ai à la fois hâte (d'être en repos), mais voudrais que cette dernière semaine avance le plus lentement possible car je ne suis pas encore prête pour mettre fin à cette petite routine que j'ai créé avec vous !

Merci Sow'Mama, Todorotwix, Hachiko-Tan, L'atelier des chats, Luciole, LénaFMA, Lalaiths pour vos commentaires !

Bonne Lecture.

Sei.


Jour 19 : L'alchimiste enrhumé.

Situation : Après le jour promis, Roy est Général et a pris les commandes de la région Est.

Cette année, noël avait un triste paysage à East City... Le beau paysage de neige auquel tout le monde rêvait secrètement n'était pas au rendez-vous... A la place, on avait droit à de la pluie, du vent... de la pluie et du vent... Encore et encore... Jour après jour !

Riza soupira lorsqu'elle aperçut la grisaille à travers la fenêtre de sa chambre ce matin là... Il pleuvait. Pour ne pas changer ! Cela voulait dire qu'une fois de plus, le Général Mustang serait d'une humeur exécrable... Il était comme les félins... Il détestait l'eau... Enfin... C'était peut-être un peu de sa faute ! Combien de fois lui avait-elle insufflé qu'il était impuissant les jours de pluie !? A force, il avait fini par la détester plus que tout...

Elle finit par sortir de son lit et se prépara pour aller au bureau. Ils venaient de terminer une enquête et se retrouvaient donc avec un tas de paperasse à remplir. Ô Joie ! Dès qu'il y avait de la paperasse à remplir, ses collègues devenaient invivables... Et le Général !? Bah alors là... C'était encore pire ! Elle devait sans cesse être derrière son dos pour être sûre qu'il n'oublie rien ! Sans compter qu'elle devait très souvent relire les rapports de celui-ci pour corriger ses fautes d'orthographe ! A croire qu'il le faisait exprès !

Comme chaque matin depuis le début de la semaine, Riza arriva au QG trempée. Est-ce qu'un jour la pluie cesserait de tomber !? Enfin... On était vendredi, et ce soir elle était en week-end et pourrait passer tous le week-end au chaud sous sa couette ! Du moins, s'il continuait à pleuvoir dans les deux prochains jours, c'était le programme qu'elle comptait suivre !

La matinée se passa plutôt bien. Comme elle l'avait prédit... Ses collègues furent intenables ! Ils étaient plus dans l'action et dès qu'il fallait s'asseoir derrière un bureau pour remplir un rapport, ils étaient tous agités...

Elle n'osait pas entrer dans le bureau du Général... Elle était presque sûre qu'il faisait tout, sauf de remplir son rapport ! Des fois, elle se demandait comment il faisait pour faire autant de chose pour Ishval quand elle savait avec quelle paresse il remplissait ses rapports... Enfin, elle savait comment... C'est parce qu'elle était là pour le surveiller et faire en sorte qu'il n'abandonne pas !

Que deviendrait-il sans elle !? Enfin, la vraie question était... Que deviendrait-elle sans lui !

- Général !? S'exclama Riza en toquant à la porte de son bureau.

La journée avait filé à une de ses vitesses, elle n'avait rien vu venir ! Le reste de l'équipe était déjà partie, et lorsqu'elle se prépara à s'en aller, elle fut étonnée de voir que le Général Mustang n'avait toujours pas quitté son bureau.

En entrant, elle le découvrit endormi sur son bureau. Bah bravo ! Il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas fait le coup de la sieste !

Elle ne put s'empêcher de lever les yeux aux ciel avant de s'approcher de lui.

- Général Mustang ! S'exclama-t-elle avec colère tout en posant ses mains sur les hanches. Vous croyez que c'est l'heure et le lieu pour faire une sieste !

Mais ce dernier ne réagit même pas. Elle n'entendit qu'un pauvre grognement. Bizarre... Vu l'heure, il aurait du s'empresser de vouloir rentrer chez lui ! On était vendredi soir et aucun d'eux ne travaillaient ce week-end. Que se passait-il !?

- Général ? S'exclama-t-elle pour la seconde fois en s'approchant de son supérieur et en le secouant doucement par l'épaule. Réveillez-vous !

L'alchimiste poussa un profond soupire avant de relever la tête. Il semblait complètement perdu, comme s'il ne savait plus où il était, ni qui il était.

- Lieutenant ? Bredouilla-t-il d'une voix pâteuse.

Il frissonna et poussa une quinte de toux. Riza remarqua qu'il était bien pâle et mû par un instinct maternelle, elle posa sa main sur le front de son supérieur.

- Vous êtes brûlant Général ! Constata-t-elle.

- Normal, je suis l'alchimiste de flamme lieutenant ! Tenta-t-il avec une moue moqueuse mais fatiguée.

Riza leva les yeux au ciel. S'il faisait de l'humour, c'est que ce n'était pas si grave que ça au moins.

- Depuis quand vous sentez-vous mal !? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

- Je sais pas... Ce matin en me levant, c'était pire que tout... Mais je pensais que j'étais juste fatigué... Je n'ai pas beaucoup ni très bien dormi ces dernières nuits...

- Rentrez chez vous et couchez vous ! Suggéra-t-elle.

Mustang approuva, il n'avait même pas la force de contester cet ordre de sa subordonnée alors que c'était lui le supérieur... Il se leva avec difficulté et commença à se préparer pour rentrer chez lui. Il avançait avec difficulté et il avait mal à la tête.

Le lieutenant Hawkeye regarda cette scène en silence avant de lever une nouvelle fois les yeux au ciel.

- Je vais vous raccompagner ! C'est plus prudent ! S'exclama-t-elle après l'avoir vu vaciller deux fois d'affiler alors qu'il n'était même pas encore sorti de son bureau. Je vais chercher mes affaires et Hayate. Attendez-moi.

Une fois le petit chien récupéré. Riza ramena son supérieur chez lui. Elle ne s'était pas retrouvée aussi intime avec lui depuis sa période de cécité... Sauf qu'à l'époque, presque neuf mois auparavant, ils venaient de gagner une lourde bataille et d'échapper à la mort de peu. Il y avait tellement à penser... Et puis, le Général était aveugle et ne pouvait pas la voir alors elle se sentait plus à l'aise dans l'intimité de son appartement de Central...

Est-ce qu'un Mustang malade équivalait à un Mustang aveugle !? En vu de son état... Certainement ! Il ne semblait pourtant qu'avoir un petit rhume... Pourquoi les hommes étaient-ils tous mourant des qu'ils étaient malade !?

Riza soupira tandis que Roy bredouillait un merci avant d'aller s'affaler dans son sofa.

L'appartement ressemblait beaucoup à son ancien appartement de Central, mais agencé différemment. Il restait nettement plus grand que le sien et comportait une chambre d'amis supplémentaire en plus de celui de Central. Elle savait qu'il avait choisit un appartement avec trois chambre pour pouvoir accueillir Gracia et Elysia quand elles étaient en visite dans le coin. Depuis la mort de son meilleur ami, il s'était petit à petit rapproché de son épouse, mais surtout de sa fille dont il était le parrain.

- Vous verriez mieux d'aller vous coucher dans votre lit ! S'exclama Riza tandis que son chien partait à la découverte de cet endroit qui lui était inconnu.

- Pas le courage... Marmonna-t-il à travers l'un des coussins du canapé.

- Vous ne l'aurez pas non plus dans une heure... Lui fit-elle remarquer les bras croisés. Vous êtes malade, vous n'êtes pas mourant ! Faites un effort !

Le Général releva la tête de l'oreiller pour poser ses yeux onyx sur sa subordonnée.

- Vous pourriez avoir un peu de compassion ! Répliqua-t-il sèchement.

- J'en ai déjà fait assez en m'assurant que vous arriviez chez vous en un seul morceau ! Rétorqua-t-elle tout aussi froidement avec un regard dur. Si vous voulez je m'en vais et je vous laisse vous débrouiller tout seul !

- Ne partez pas ! S'exclama-t-il précipitamment sans vraiment savoir pourquoi.

Il aimait l'idée que son assistante le bichonne et prenne soin de lui. Il était touché qu'elle l'ait raccompagné jusque chez lui et avait apprécié le trajet en sa compagnie. Il ne voulait pas qu'elle s'en aille.

- D'accord, je reste, mais vous m'obéissez sinon je m'en vais ! S'exclama-t-elle finalement en retirant son manteau.

- C'est de l'abus de pouvoir ça ! Rétorqua-t-il dans un demi sourire.

Riza le foudroya du regard, lui faisant comprendre qu'une remarque de ce genre de plus et elle partait. Il fit mine de fermer sa bouche avec une fermeture éclair avant de laisser sa tête retomber sur le coussin.

D'un coup, il se sentait un peu mieux et observa sa subordonnée retirer son manteau trempée par la pluie. D'ailleurs il n'y avait pas que son manteau qui était trempé. Son uniforme l'était également. Lui aussi était trempé et son canapé devait être dans un état déplorable...

- Vous feriez mieux d'aller prendre une douche et de vous habiller chaudement ! Rétorqua la belle blonde avec un regard dur.

Roy n'essaya même pas de riposter et suivit ses conseils. Saleté de pluie, il était certains que c'était à cause d'elle qu'il était tombé malade !

En tout cas, Riza avait raison, la douche chaude lui fit du bien. Par contre, savoir que sa subordonnée était entre les quatre murs de son appartement tandis qu'il prenait sa douche lui picotait la peau. Heureusement qu'il était en état de faiblesse, parce que sinon, il ne sait pas trop comment il aurait réagi !

Complètement naze, une fois douché et habillé chaudement, il sortit de la salle de bain en baillant. Il était exténué !

- Allez-vous coucher ! Lui ordonna Riza alors qu'elle le voyait revenir dans le séjour.

- Et vous, allez prendre une douche, vous êtes toute aussi trempée que je l'étais ! Je peux vous prêter des vêtements sec ! Enfin, sauf si vous voulez tomber malade à votre tour pour que je vienne vous dorloter chez vous ! S'exclama-t-il avec un clin d'œil malicieux.

- Je vais faire comme si je n'avais rien entendu et prendre en considération que c'est la fièvre qui vous fait délirer... Répliqua Riza en levant les yeux au ciel.

- Vous restez ? Demanda-t-il alors avec curiosité.

- Je vous ai déjà dit que oui, seulement si vous m'obéissez et vous n'êtes pas vraiment en train de le faire ! Renchérit-elle les mains sur les hanches en le grondant. Au lit !

- J'y vais, j'y vais ! Mais vous, vous allez à la douche !

Puis, souriant comme un bien heureux, il se traîna jusqu'à sa chambre et s'affala dans son lit. Il était tellement naze qu'il s'endormit aussitôt.

Il fut réveillé par une odeur de soupe chaude qui vint lui titiller les narines et une vision de rêve naquit devant ses yeux lorsqu'il les ouvrit. Son lieutenant avait suivit ses conseils et s'était douchée. Elle avait remis son tee-shirt sûrement parce qu'il était sec, mais au lieu de revêtir son uniforme trempé. Elle avait passé l'un de ses pantalons et l'un de ses pulls. Ils étaient trop grand pour elle, mais cette vision de sa subordonnée vêtue de ses vêtements lui procurait un sentiment de bienséance. Bien évidemment, il aurait préféré ne l'avoir vêtu que de sa chemise et rien que ça... Mais là... Comme elle le dirait si bien, c'était probablement la fièvre qui parlait pour lui.

- Vous êtes réveillé ? Murmura-t-elle doucement.

Elle portait dans ses bras un plateau repas.

- Je vous ai préparé une soupe chaude !

Roy se redressa. Il se sentait beaucoup mieux maintenant qu'il était au chaud dans son lit et qu'il avait un peu dormi. Il avala la soupe préparée avec soin et délice par sa subordonnée.

- Maintenant que je suis rassurée, de votre état, je vais pouvoir rentrer ! Je vous conseille de garder le lit pour ce week-end si vous voulez être de retour en forme pour lundi !

- Vous ne restez pas !? Répliqua Roy totalement surpris.

Il avait beaucoup aimé voir Riza jouer les infirmières dévouée pour lui et il n'avait pas envie qu'elle s'en aille. Le week-end allait être très long tout seul.

- Vous avez l'air d'aller mieux, je pense que mon rôle s'arrête ici ! Lui fit-elle remarquer en fronçant les sourcils.

- Vous ne tenez même pas compagnie à votre malade !? Bouda-t-il carrément, comme un enfant.

- Je suis lieutenant dans l'armée, pas infirmière ! Renchérit-elle exaspérée, mais un brin amusé par l'attitude de son supérieur.

- Vous êtes également mon assistante et vous devez veiller à ma sécurité ! Rétorqua-t-il en souriant.

Riza ouvrit la bouche puis la referma. Elle savait que Roy tentait de la faire tourner en bourrique et elle ne voulait pas entrer dans son jeu. Elle se contenta donc de pousser un profond soupire et s'apprêta à s'en allait lorsque Roy la pris de cours.

- Ne partez pas !

Intriguée par ce ton presque suppliant, Riza fronça les sourcils et reporta son attention vers l'alchimiste.

- Votre comportement dépasse largement les limites du raisonnable Général ! Qu'attendez-vous de moi !?

Ce fut au tour de Roy de froncer les sourcils. Qu'attendait-il d'elle !? Ca, c'était une bonne question ! Il voulait qu'elle reste auprès de lui pour toujours. Mais pas sur que dit comme ça, elle le prenne bien ! Pourtant, qu'est-ce qui les en empêchait !?

Depuis deux ou trois semaines déjà, les lois de l'armée avaient toutes été revues au goût du jour. Un règlement militaire qui avait été rédigé et mené à terme par un Homonculus !? Ce n'était pas acceptable. Tout avait été revu... Et du coup, la question de la fraternisation aussi ! Celle-ci avait été fait dans le but de se construire une armée infaillible et sans le moindre attachement physique ! Un soldat devait savoir continuer à aller de l'avant lorsque l'un de ses compagnons d'arme mourait !

Grumman avait trouvé cela stupide et complètement contraire à l'image de l'armée qu'il voulait donner au peuple d'Amestris. Du coup, il ne l'avait pas supprimé, car il savait qu'elle protéger les femmes des abus de certains hommes, mais il l'avait remanié pour éviter tout débordement et il suffisait juste de signaler la relation entre les deux membres de l'armée... Rien de plus. La seule chose qui pourrait susciter l'interdiction de cette relation, serait que la relation entrave le professionnalisme des deux militaires.

Roy savait qu'avec Riza, il n'y aurait jamais de débordement... Mais pourtant, il n'avait pas encore eu l'occasion dans discuter avec elle ! Alors qu'il savait qu'autour de lui, ses subordonnés n'attendaient que ça ! Et il ne serait pas surpris d'apprendre que le vieux Grumman était en train de rager derrière son bureau parce qu'il n'avait toujours pas reçu une lettre concernant la mise en relation de sa petite-fille avec un certain alchimiste de flamme...

- Riza, murmura-t-il soudainement.

Il était peut-être enfin temps d'enlever les barrières professionnelles qui les refreinait !?

- Il ne tient qu'à nous de dépasser cette limite ! Souffla-t-il ensuite en reprenant ses termes.

Riza sursauta et le regarda incrédule.

- Général... Commença-t-elle avant de se faire couper la parole.

- Roy ! Lui fit il comprendre.

- R... Roy ! Répéta-t-elle alors en levant les yeux au ciel. Vous êtes souffrant et n'êtes clairement pas objectif !

- Au contraire, je n'ai jamais été aussi objectif de ma vie ! Ca fait trop longtemps que je me tais ! Je ne pensais jamais un jour pouvoir dire cela à voix haute, et je ne sais pas si tu es vraiment prête à l'entendre, mais maintenant que plus aucune loi ne m'en empêches, je ne peux pas garder ça plus longtemps pour moi ! Je t'aime Riza Hawkeye ! Et j'ai envie de tenter ma chance de construire quelque chose d'ordre professionnel ET personnel avec toi. Alors s'il te plait, reste ! Nous avons tout un week-end devant nous !

Riza resta bouche bée. Après l'annonce du changement du règlement de l'armée et le silence de son supérieur, elle avait cru que peut-être il ne voulait pas changer leur relation et qu'elle lui convenait très bien comme ça.

- Dis quelque chose ! Renchérit Roy avec anxiété devant le mutisme de la blonde.

- D'accord, mais je dors dans la chambre d'ami !

Roy ne put s'empêcher de sourire. Même s'il aurait préféré une autre réponse, il ne voulait pas non plus brûler les étapes. La chambre d'amis lui allait, le principal, c'était qu'elle reste chez lui. Et puis, elle avait dit qu'elle dormait dans la chambre d'ami, elle n'avait pas précisé qu'elle voulait être seule non !?

- Et vous dans votre chambre ! Ajouta Riza en levant les yeux au ciel, comme-ci elle avait lu dans ses pensées, ce qui fit rire Roy.

Qui aurait cru que ce petit rhume attrapé à cause de la pluie changerait les choses aussi facilement !?

Fin.