Coucou tout le monde.
Aujourd'hui, c'est un chapitre étrange, mais exactement ce que je voulais pas dans mon RBWT ... mais je me suis posée la question quand même...
Qu'est-ce qu'il se passerait si Rose restait dans l'autre univers et rencontrait un autre Docteur ?
C'est la question pour aujourd'hui et demain donc essayer de trouver une autre solution que celle du jour.
Bonne Lecture.
Pendant plus de 100 ans, elle avait été agent de terrain pour Torchwood. Mais à la mort de John, son mari et la méta-crise de son Docteur, Rose a abandonné tout cela. Il ne le supportait plus. Toutes ses opérations lui rappelaient son Docteur, puis John et sa famille. Alors elle a décidé de faire autre chose de sa vie.
Elle a reprit des études auprès de l'agence internationale. Elle a obtenu, dans un temps record, 7 licences, 4 masters et 2 doctorats. Elle également demandé à des amis extra-terrestres de passer un diplôme inter-espèce et est devenue la première humaine à le posséder. Elle aurait pu s'arrêter là, mais elle a également passé son diplôme d'enseignement avec une spécialité en médecine.
C'était en quelque sorte un moyen de faire de son mieux pour aider tout le monde, comme l'aurait fait le Docteur et l'avait fait son époux.
Avec l'aide de ses différentes relations, Rose, aussi connue sous le nom de Bad Wolf, est devenue célèbre à travers l'univers pour ces diverses compétences. Son diplôme de médecin lui permettait de pouvoir soigner n'importe qui, dans n'importe quelle circonstance. Celui de diplomate inter-galactique lui donnait le droit de régler des conflits. Et son impartialité, même envers les humains, la rendait encore plus spéciale auprès de toute la galaxie.
Ce n'était donc pas surprenant qu'à l'autre bout de l'univers on entende parler d'elle. Trois entités étaient intéressées par elle.
La première était la police de l'univers, aussi connu dans cette dimension comme le Comité Inter-galactique de Régulation ou CIR - dans l'autre dimension, cela correspondait à la Proclamation de Ombres, en tout de même un peu différent.
La seconde était Davros, le créateur des Dalek. Malheureusement, ils existaient également dans cette univers, même si il n'avait pas cette même popularité effrayante. Ils étaient juste contre les envahisseurs et souhaitaient avoir le meilleur de l'univers dans leur troupe.
La troisième était un peu plus mystérieux pour Rose.
Elle avait reçu ses trois invitations, mais la dernière était juste une note avec un lieu, une date et un horaire, sous forme intergalactique, au cas où. Elle savait qu'elle ne désirait pas travailler pour le CIR, ni avec les Daleks, alors elle refusa leur invitation poliment, avec toute la courtoisie qu'elle possédait, pour éviter les conflits et les malentendus. Mais pour l'invitation restante, il ne lui restait plus qu'à suivre les instructions, pour pouvoir décliner.
Quand le moment arriva, un vaisseau spatial assez étrange apparut devant elle, d'une manière familière. En elle, quelque chose se produisait. Elle ignorait tout de ce qui était en train de se passer, mais elle en était intrigué.
Un homme sortit du vaisseau et la salua :
-Bonjour, dit celui-ci. Je me nomme Priam. Je suis l'émissaire qui vous a été envoyé.
-Bonjour. Je suis Rose, mais vous pouvez m'appeler Bad Wolf. Excusez-moi de demander, mais de quel endroit venez-vous ?
-C'est exact. Nous ne savions pas la réaction que vous auriez eu si nous vous l'avions indiqué. Les Seigneurs du Temps de Gallifrey aimerait vous engager comme professeur.
-Gallifrey ? Elle existe ? Mais ... Et ...
Elle perdait ses mots.
Cela faisait tellement longtemps qu'elle réfléchissait à la possibilité que les Seigneurs du Temps, et plus particulièrement le Docteur, existent réellement.
-Que sont, exactement, les Seigneurs du Temps ? J'ai entendu quelques rumeurs, mais jamais je n'ai pu en rencontrer, jusqu'à aujourd'hui, pour pouvoir avoir ces renseignements.
Selon les explications de l'homme, ils étaient exactement le même peuple que celle de son Docteur. Alors, peut-être y aurait-il la possibilité qu'elle le revoit ?
-Tout cela est assez intéressant je dois dire. Mais en ce qui concerne l'offre que vous me proposer, j'aimerais émettre quelques réserves. Voyez-vous, j'aime assez ma liberté et c'est pour cette raison que j'ai toujours refusé les contrat de ce genre. J'aime travailler pour moi et de ne pas dépendre de quelqu'un.
-En réalité, le poste n'est pas forcément contraignant. L'un de nos éminents membres du Conseil de Gallifrey a un fils qui aurait besoin d'un professeur. Vous aurez la liberté que vous souhaitez, mais devrez juste être présente les jours où vous ferez cours.
-Gallifrey n'a-t-il pas un Académie avec des professeurs bien plus qualifié que moi ?
-En effet, nos académiciens sont extrêmement qualifiés quant à tout ce qui touche à la planète, aux maths, à la physique et tout le reste. En revanche, vos compétences non-gallifreyiennes sont ce qui nous a attiré vers votre profil.
-Je vous remercie de votre intérêt pour moi. Et je dois vous dire, que je suis quelque peu intéressée par tout cela, si ce que vous avez dit sur la liberté est réelle. Pourrais-je avoir une copie d'un contrat préliminaire, afin de voir plus précisément ce que vous me proposez ?
-Bien évidemment. Voici ce que nous avions préparé. L'original vous sera transmis si vous l'accepter. Vous aurez, comme vous pouvez le voir, l'accès à un véhicule afin de vous rendre sur la planète, ainsi qu'un logement là bas, dans le cas où vous devriez rester pour n'importe quelles raisons.
-Cela semble convenable. Je vais étudier plus en profondeur votre offre et je vous reverrais, disons, demain, même heure, même endroit, pour vous faire part de ma décision. Je vous remercie de votre proposition.
-Et je vous remercie de m'avoir prêté un peu de votre temps. Bonne journée et à demain.
-Je vous souhaites un bon voyage et une bonne continuité. Au revoir.
Ou à tout à l'heure. Rose pensait, et à raison, que le Seigneur du Temps allait tout de suite la chercher le lendemain. Il prenait le voyage le plus court et elle le plus long.
Et ce long voyage comprenait une visite à sa famille et à John.
Elle retourna à Londres, puis passa chez un fleuriste. Etant devenue une habituée depuis le temps, le fleuriste lui prépara le bouquet qu'elle désirait et le lui donna. Elle sortit ensuite et se dirigea vers le cimetière où tout le monde était enterré. Sa famille, dans ce monde, était assez riche, ce qui faisait qu'ils avaient leur propre espace dédié. Elle serait ainsi tranquille pour leur parler.
-Bonjour, maman, papa, Eric, John. Comment allez-vous aujourd'hui ? Moi je viens de me faire démarcher pour un travail. Un travail de professeur. Tu y crois maman. Je suis tellement importante maintenant. J'ai plus de diplôme que j'en aurais jamais eu là bas. Et tout ça grâce au Docteur. Et grâce à toi John. Tu as été ma force et ma détermination. Mais ce que je dois vous avouer maintenant ne te fera pas très plaisir maman. J'ai découvert que Gallifrey existant. Ce sont eux mes employeurs. Je savais que j'avais gagné une grande notorité depuis que j'ai passé mon diplôme inter-espèce, mais j'ignorais, d'une qu'ils existaient, de deux qu'ils entendraient parler de moi. Et franchement je ne sais pas quoi faire. Maintenant que je sais qu'ils existent, je ne peux m'empêcher de me demander si lui aussi existe. Et puis si je le rencontre, quel visage aura-t-il ? sera-t-il le même que mon Docteur ? John j'ai tellement l'impression de te tromper en pensant tout ceci. Je t'aime toujours, mais je ne pourrais jamais l'oublier. Il a été mon tout pendant si longtemps. Celui qui m'a sortie de quelque chose que je ne savais même pas détester. J'ai découvert l'univers et tellement plus sur moi. Il est évident qu'il est et restera toujours quelqu'un d'important pour moi. Mais l'aimer encore malgré toutes ses années me donne l'impression de trahir tout ce que je suis devenue grâce à toi mon tendre mari. Que dois-je faire maintenant ?
Elle se tut un instant, espérant sans doute avoir une vraie réponse. Mais jamais elle ne viendra.
Elle déposa les fleurs et attendit que ses larmes finissent de couler. Elle quitta l'endroit, souhaitant pouvoir choisir que faire ensuite.
Ses doutes étaient toujours présents lorsqu'elle rentra chez elle. Elle sortit le contrat et le regarda. Il était vraiment intéressant c'était sûr. Mais son problème c'était plus le lieu dans lequel elle allait enseigner. Dans les documents que lui avaient donné ... Priam - oui c'était son nom - rien ne mentionnait l'élève qu'elle allait avoir. Elle devrait peut-être demander un période d'essais, ce qui lui permettrait de pouvoir se rétracter si jamais ça ne lui convient pas.
Elle sortit une feuille et se mit à écrire toutes les modifications qui lui venaient.
Le lendemain, elle se trouvait au même endroit que la veille et attendit. Le Seigneur du Temps ne fut pas long et apparut devant elle.
-Bonjour, la salua-t-il.
-Bonjour, répondit-elle avec un sourire.
-Puis-je vous demander si vous avez réfléchis à ce que nous avons parler hier ?
-Bien sûr. Mais avant toute chose, juste pour ma curiosité personnelle, pourriez-vous me dire si nous nous sommes vu il y a 24h ou il y a quelques minutes pour vous ?
-Vous connaissez les Seigneurs du Temps ?
-C'est dans le nom, n'est-ce pas ? Vous voyagez dans le Temps.
-Et bien, je ne peux pas le cacher. Je viens en effet tout juste de vous quitter.
-Je le savais. En ce qui concerne ce contrat, je l'accepte volontiers, mais j'aurais quelques conditions, je vous les ai noté.
-J'ai l'autorisation de vous accorder toutes vos conditions, du moment que ce n'est pas quelque chose qui est interdit par la loi de Gallifrey, comme l'acquisition d'un de nos vaisseaux.
-Cela n'est pas dans mes conditions, mais je vous en prie, vous pouvez les lire.
Elle lui tendit le contrat révisé et attendit qu'il rende son verdict.
-Cela semble correcte et raisonnable. En revanche, en ce qui concerne les voyages éducatifs que vous demandez, vous serez accompagné à chaque moment par l'un des gardes de la citadelle.
-Cela est raisonnable. J'accepte donc le contrat. Quand pourrais-je le signer et quand commencera-t-il ?
-Et bien, juste le temps pour moi de faire rédiger le nouveau contrat avec vos nouveaux clauses et pour vous de prendre vos affaires.
-Alors, dit-elle en mettant un cartable sur son dos, peut-être pourrions nous signer ce contrat dans votre vaisseau ?
L'homme lui sourit et lui tint d'une manière galante la porte. Lorsqu'elle y entra, elle ne s'attendant pas vraiment à ça. Après tout, le TARDIS de son Docteur avait des coraux et était d'une belle couleur orangé. Bien loin de ce blanc d'hôpital et de ses ronds étranges.
Et puis il y avait tellement de monde.
-Etes-vous déjà monté dans un TARDIS ?
-Je n'ai pas réagi comme vous l'espériez ? En effet, je connaissais déjà la particularité de vaisseaux de votre peuple. Même si pour moi, vous étiez un mythe, je me suis quand même renseignée sur celui-ci. Puis-je vous demander si l'intérieur d'un TARDIS peut changer d'apparence ?
-Non. Du moins pas celui-ci. En fait, il n'y en a qu'un qui le peut, mais c'est le TARDIS royal.
-Royal ? Je croyais que votre peuple avait un président, pas un roi.
-C'est un peu plus compliqué que cela. Nous avons en effet un président, mais il y a une autorité supérieur. Un peu comme votre reine d'Angleterre.
-Je comprend.
-Asseyez-vous, s'il vous plaît. Il y a des perturbations dans le vortex.
-Un trou de verre ? demanda Rose, se redressant sur le siège.
-Non. Rien d'aussi grave. Ce n'est même pas violet.
-D'accord.
Elle se rassit et attendit la fin des perturbations. En réalité, elle aurait bien voulu tomber dans un trou de verre et rentrer dans son monde. Elle avait beau avoir arrêter d'y penser, de temps à autre son monde lui manquait.
Puis la cabine se calma et Priam revint s'asseoir à ses côtés.
-Voilà le contrat avec les modifications. Pouvez-vous vérifier que tout vous convient et signer ?
Elle prit les documents et les feuilleta. Puis elle prit un stylos de sa propre poche et signa aux endroits indiqués.
-Voici. Merci encore.
-Non, c'est nous qui vous remercions d'avoir accepter ce travail. Maintenant, que vous avez accepté laissez-moi vous parler de votre élève. Je vous avait dit qu'il était le fils d'un membre du Conseil, mais c'est en fait le fils de notre roi. Il est élève à l'Académie, mais son père désire qu'il en apprenne plus sur le monde à l'extérieur de Gallifrey. Notre roi a voyagé dans sa jeunesse et désire que son fils fasse de même. Donc vous serez son premier lien avec l'extérieur.
-Pas de pression, sourit Rose.
-Nous allons bientôt arrivé, dit quelqu'un autour du panneau de contrôle.
Et, en effet, le vaisseau sembla atterrir. Priam l'invita à se lever et la conduisit jusqu'à la porte.
-Juste une chose, avant de sortir. Je dois vous informer que les contacts physiques sont pour nous des choses assez spéciales voire intimes. Nous savons qu'il est courant sur Terre de se serrer la main, ou de s'embrasser, mais je vous le déconseille. Et si quelqu'un essaie de vous toucher, et bien, vous pouvez apparenter cela à un "harcèlement physique".
-Je l'ignorais. Je vous remercie de cette information. J'imagine que pour saluer il y a également un protocole ?
-Oui. Oh, ça risque d'être compliqué. Pour l'instant, vous pouvez utiliser le protocole de Sigma 13 ou de Darilium.
-Je les connais. Je vous remercie.
Pas de contact physique ? Mais et avec le Docteur ? Il lui avait donné la main tellement souvent. Elle lui prenait le bras, elle l'avait même embrassé. Est-ce que ... Serait-ce possible que depuis tout ce temps le Docteur l'aimait plus qu'il ne l'a jamais dit, plus qu'il ne l'aurait avouer ? Non, ça devait juste être une habitude suite au temps passé sur Terre, il avait prit de leur coutume.
Elle prit une dernière respiration et passa la porte.
Le sol était du sable rougeoyant et elle pouvait voir que la lumière était également orangé. Tellement semblable au TARDIS qu'elle connaissait. Elle leva les yeux de ses pieds et regarda les personne face à elle.
Et elle le vit.
Quand elle avait appris que les Seigneurs du Temps existaient, elle avait redouté sa présence.
-Bonjour, mademoiselle, dit-il joyeusement avec un grand sourire sur son visage.
-Votre Altesse, vous ...
-Oui je sais, je ne devrais pas, mais j'aime tellement les coutumes terriennes. J'ai toujours voulu y aller. Mademoiselle Rose - vous permettez que je vous appelle par votre prénom ? - j'aimerais vraiment que vous me parliez de votre planète lorsque vous pourrez.
-Votre Altesse, elle est le professeur de votre fils pas votre ...
-Arrêtez de m'appeler Altesse. Mademoiselle Rose, je me présente, je suis le Docteur et le père de votre élève.
Ça ne pouvait pas être pire. Cette voix et ce visage. Pas celui de l'homme qu'elle avait épouser dans cette dimension. Celui de l'homme qui l'avait sauvé des mannequins en plastique à Londres, et qu'elle avait sauvé des Daleks sur le Satellite 5. Celui dont elle était tombée amoureuse.
-Venez, mademoiselle Rose, nous allons parler de mon fils.
Avec son magnifique sourire, il enjoint la jeune femme de l'accompagner. Ils furent suivit de loin par tout un cortège de personnes.
-Je vais éviter de vous toucher, ils pourraient en être outré.
-Et pas vous ?
-J'ai connu des terriens. Je sais que les contacts physique ne sont pas aussi tabou pour vous. Bon, alors parlons de mon fils. Il est encore jeune. Peut-être pas pour vous, mais je préfère vous prévenir que malgré ses 40 ans passé, il préfère garder l'apparence de ses 12 ans. Il est déjà à sa deuxième régénération, après avoir fait une mauvaise chute. Ce fait, avec sa volonté de rester un enfant et le fait qu'il soit mon fils, le met un peu à l'écart de ses camarades de l'Académie. J'aimerais beaucoup que vous ne le considériez pas comme un enfant, ni comme un adulte à part entière. J'aimerais que vous ne soyez pas qu'un simple professeur, mais que vous deveniez son amie. Je ...
-Doc ... Monsieur, je ...
-Appelez moi le Docteur.
-Je suis également Docteur sur Terre, ça me perturberait. Et puis, Docteur en quoi ?
"Je ne peux pas t'appeler Docteur, parce que j'ai déjà Mon Docteur."
-Juste le Docteur. Mais si ça vous dérange tant que ça, vous n'avez qu'à m'appeler ... John Smith. C'est le nom terrien que j'ai toujours voulu porté.
"Oh non. Jamais."
-Je vais rester sur Docteur. Je disais donc : je ne vais pas écouter le père inquiet. J'aimerais plus entendre votre fils parler. Je serais exactement ce qu'il veut que je sois. Si il préfère que je reste professionnel, alors je le serais. Si il veut que je sois son amie, alors ce sera sa décision pas la votre.
-D'accord. Je suis maintenant sûr que vous serez parfaite pour ce travail.
-Si vous vouliez me tester, Docteur, ce n'est pas nécessaire. J'ai déjà travailler avec, ce qu'on appelait sur Terre, des adulescents. Des adultes qui sont dans leur tête encore des enfants. Je suis aussi familière avec le harcèlement que certaines personnes peuvent endurer. J'ai beau ne pas avoir déjà travailler avec des Gallifreyiens, je ...
Elle s'interrompit. Du coin de l'œil, elle venait de voir quelque chose d'étrange. Elle pencha la tête et vit sur le mur du bâtiment dans lequel ils étaient entrés des tableaux.
Et pas n'importe lesquels. Des tableaux représentants le Docteur. Ces 10 visages qu'elle connait, ainsi que 3 qu'elle ne connaissais pas.
-C'est moi. Mes 13 visages. C'est parce que j'aime bien changé de visage de temps à autres, alors ils ont mis tous mes visages en évidence au cas où. Ça pourrait être un peu narcissique, mais ce n'est pas de mon fait. J'aurais préféré ne pas être leur roi parfois. J'aurais adoré continuer à voyager à travers l'univers. Peut-être aurais-je pu voir la Terre. Mon plus grand rêve et mon plus grand regret.
-La Terre n'est pas exactement l'endroit rêver. Enfin plus depuis longtemps. Je pourrais dire que c'est depuis les Cybermen de Lumic, mais déjà auparavant la Terre n'était pas l'endroit idyllique dont les extra-terrestres imaginent. J'ai connu d'autres planète bien plus belle et idéal à visiter.
-Mais c'est justement ça qui fait quelle est parfaite pour moi. L'aventure.
-Non, Docteur. Pas sur cette Terre. Pas d'aventure, juste la destruction et le malheur. Entant qu'humain, on dit toujours que les extra-terrestres sont des monstres destructeurs. Mais il n'y a pas plus monstrueux qu'un être humain.
-Vous compris ?
-Moi également. Avant d'être ce que je suis devenue, j'étais de ses humains destructeurs. Si je ne comprenais pas quelque chose, ça m'effrayait tellement que je devais le détruire. J'ai rencontré quelqu'un qui a changé tout ça. C'est grâce à lui que j'ai compris qu'il fallait mieux ne pas être humain.
-Qu'êtes-vous devenue ?
-Bad Wolf. C'est le nom de ce que je suis. C'est le seul que je connaisse pour me qualifier.
"Comment expliquer que je viens d'un autre monde ?" se demanda-t-elle "Comment expliquer que j'ai voyager avec le Docteur d'un autre Gallifrey, mon Docteur ?"
Elle reprit la conversation avec l'homme à propos de son futur travail, puis ils arrivèrent devant une porte. La porte était normal - du moins elle ressemblait aux autres qu'elle avait vu sur le chemin - mais il y avait tellement d'indication qui confirmait qu'un adolescent se trouvait derrière la porte. Et ça rappelait à Rose la crise d'adolescence de Eric, son petit frère.
-Euh ... Je ... devrais peut-être ... d'abord ...
-Je connais ce genre de choses, Docteur. Je m'en occupe.
Elle toqua à la porte et attendit un peu. Derrière, on entendit des bruits signifiant que la personne dans la pièce, soit venait de tomber, soit était entrain de 'ranger' la pièce.
-Bonjour. Je suis Rose. Tu aurais besoin d'aide ?
Quelques instant plus tard, la porte s'entrouvrit et une tête passa.
-Tu veux bien ?
-Si je le propose.
-Tu diras rien.
-Promis.
Il lui prit le bras et la tira dans la pièce avant que quiconque puisse faire quelque chose.
Elle sourit à la réaction tellement commune. Tous les adolescents qu'elle connaît sont ainsi.
-Je devais ranger avant que ma professeur vienne, mais j'aime pas ranger.
-Et bien, je suis ton professeur et je vais t'aider à ranger.
-Quoi, mais tu es normale.
-Et bien, vu que je garde ton secret, tu pourras garder le mien. Je viens de la Terre et j'ai plus de 200 ans. Pour un Terrien ce n'est pas normal.
-Ouah, tu es tellement jeune. Mon papa, il a plus de 1000 ans. Il refuse de dire son âge réelle. Même à moi.
-Certaines personnes sont comme ça. Alors. On s'y met ? D'abord on fait des piles de ce qui va ensemble et ensuite on range endroit par endroit. Je m'occupe des vêtements ?
-Ok.
C'est en plaisantant qu'ils rangèrent la chambre du garçon. Ils parlèrent beaucoup, faisant connaissance. Ils avaient même déjà placé les limites qu'ils devraient respecter plus tard. La famille de Rose : tabou. L'âge et le nom du garçon : tabou.
Puis, après un moment, quelqu'un toqua à la porte :
-Euh ... Junior, vous avez fini de faire connaissance ? Je dois finir de faire visiter à mademoiselle Rose.
Le garçon regarda son professeur et sa chambre désormais impeccable.
-Oui, Papa. J'arrive encore un instant.
Puis il dit plus bas :
-Mademoiselle Rose, je peux venir avec vous ?
-Bien entendu. Mais j'ai appris que les contacts physiques m'étaient interdits.
Elle baissa ses yeux sur sa main qui était tenu par celle plus petite du garçon.
-Tant pis. Moi j'aime bien. Mon papa aussi il aime bien. Mais ici ils sont trop embêtants sur ça.
-Alors tant pis pour eux. J'ai l'autorisation de toi et de ton père. Je ne vois pas pourquoi je me priverais de donner un peu d'affection et de chaleur humaine à garçon aussi mignon que toi.
Ils se levèrent du tapis où ils s'étaient assis et allèrent ouvrir la porte.
-Nous voici, Docteur.
Ils sortirent tous les deux de la chambre et sourirent.
-Ca ne dérange pas si votre fils vient avec nous, n'est-ce pas ? Comme ça nous pourrons faire plus ample connaissance.
"Et puis, je n'aurais pas à rester seule avec vous. Oh, mon Docteur."
-Bien sûr.
Il les conduisit à travers les couloirs, lui montrant diverses salles pour divers usages, des jardins, des cuisines. Il fit sa visite dans la pièce qui était en fait voisine à celle de son fils et de la sienne : la chambre de Rose, lorsqu'elle restera sur Gallifrey.
-Voilà. C'est tout ce dont vous avez besoin de connaitre.
-Je vous remercie. Nous reste-t-il du temps ?
-Et bien, oui.
-Parfait, si possible j'aimerais parler un instant avec votre fils. Seule à seul.
-Et bien ...
-Suis-moi Rose.
Le garçon ouvrit la porte de sa chambre d'un claquement de doigt et fit entrer la jeune femme.
-Bien, "Junior". Parlons sérieusement. J'aurais besoin de cours.
Il l'a regarda et se mit à rire.
-Ce n'est pas drôle. Ne te moque pas de moi. Je connais beaucoup de choses sur les non-terrestres, mais sur les Gallifreyans, je suis comme un nouveau-né. C'est pourquoi j'aimerais beaucoup que tu m'apprennes, toi aussi, tout ce que tu as le droit me dire.
-Tu ne veux pas que ce soit mon père qui t'apprenne tout ça ?
-Non, pourquoi ça ?
-Parce que tu es amoureuse de lui. Ça se voit.
-Je ne suis pas amoureuse. C'est juste que ... Et bien il me rappelle quelqu'un. Quelqu'un dont j'étais vraiment amoureuse.
-Ah. D'accord. Et d'accord, je veux bien t'apprendre ce qu'on nous apprend à l'Académie. Ça irait ?
-Parfait. Tu es génial.
-Tu peux rentrer papa ! appela le garçon avec un grand sourire.
Et ainsi, assis sur le tapis du petit prince de Gallifrey, le Docteur et Rose conclurent les derniers détails personnels du contrat.
Et quand le soir vint, Rose gagna la chambre qu'on lui avait attribué, afin qu'elle puisse dormir sur place et qu'elle puisse être prête pour le premier vrai cours du lendemain.
Une fois seule dans la chambre, elle n'alla pas s'endormir tout de suite. Elle vérifia d'abord la chambre, au cas où il y aurait des micros ou des caméras, mais rien. Ensuite elle s'assit sur son nouveau bureau et sortit les feuilles de cours qu'elle allait donné au jeune Seigneur du Temps. Il fallait qu'elle vérifie que tout était correcte.
Puis, même allongée dans le lit, elle fut dans l'incapacité de dormir. Dès qu'elle fermait les yeux, elle voyait le Docteur. Son premier Docteur. Puis le New New Docteur. Et puis John. Elle les vit tous les trois. Elle savait qu'elle n'était pas dans le même univers et que le Docteur qu'elle venait de rencontrer aujourd'hui n'était pas et ne sera jamais son Docteur. Après tout, il n'est jamais allé sur Terre en plus d'un millier d'année. Chose que son Docteur avait fait avant ses 300 ans. Et puis il a un fils. Ca voudrait dire qu'il a une femme aussi ? Pourtant il ne l'a pas vu, ni n'en a entendu parler.
Il n'empêche que Rose était perturbée par ces images derrière ses paupières, à tel point qu'elle n'osait pas fermer les yeux pour ne pas les voir.
Elle se leva le lendemain une fois qu'elle entendit ce qui pouvait ressembler à un chant du coq. Elle sortit, habillée d'une tenue très confortable et correcte, et se rendit dans l'une des cuisines qu'on lui avait indiqué.
Son futur élève se trouvait déjà là, mangeant des crêpes.
-Bonjour, Rose, s'exclama le garçon en levant la tête.
Il sauta de son tabouret et serra dans ses bras la jeune femme, qui le lui rendit.
-Bonjour à toi aussi. Tu as bien dormi ? Tu es prêt pour passer une bonne journée ?
-Oui au deux. Et toi ?
-Pareil.
Elle se servit à manger et s'installa à côté de la place du garçon.
Quand ils eurent fini de manger, ils se rendirent dans l'une des salles de travail.
-Bon, pour ce premier cours, j'aimerais juste savoir ce qu'on t'a appris sur les différentes espèces et ce que toi tu penses d'eux. Si tu en connais plus, alors n'hésite pas à noter les noms au dos de ta feuille.
Il acquiesça et se mit à écrire. Rose sortit un livre qu'on lui avait mis dans sa bibliothèque sur les us et coutumes de Gallifrey pour les étrangers.
Et c'était vraiment ainsi que Rose se sentait. Au fur et à mesure des cours, sa situation n'avait pas vraiment changé. Elle arrivait le lundi et repartant le soir, et revenait le jeudi matin pour repartir le vendredi soir. Mais elle ne se sentait pas très appréciée. Malgré tout, Junior lui l'aimait bien et ça lui suffisait.
Rose ne voyait pas souvent le Docteur, mais à chaque fois qu'ils se croisaient, il avait un nouveau visage. Porter le visage de John Smith lui fit beaucoup de mal, mais, en publique, elle résistait.
Elle parlait beaucoup avec son élève. Elle lui parlait de la Terre, des voyages qu'elle avait fait dans cet univers, des extra-terrestres qu'elle avait déjà rencontré. Et avec son Docteur, elle en avait déjà beaucoup rencontré. Ils avaient aussi fait une petite balade hors de la planète. Rose avait voulu montrer la création d'un système au garçon pour lui prouver que malgré la destruction et le chaos, l'amour et la beauté était toujours présent. Son père était également du voyage, avec plusieurs gardes, et Rose avait été mal à l'aise avec lui.
Et après 3 mois de cours, Junior avait grandi et bien évolué.
Pour fêter la période terrestre de Noël, le Docteur les avait emmené sur une planète entièrement recouverte de neige. Junior et Rose avait décoré l'un des sapins de la forêt et des cadeaux avaient été déposé en dessous.
Tout ce passait bien, quand un vent d'une grande force se mit à souffler et que la toxicité dans l'air s'accrut inexorablement. Rose eut un grand mal de tête, si familier : il allait se passer quelque chose.
Et en effet. La planète de neige allait être sur le point d'être colonisée par une colonie terrienne. Rose et le Docteur les avaient un peu combattu, puis les avaient fait chercher un autre endroit.
Mais à cause de cet événement, de l'adrénaline que la jeune terrienne avait ressenti, elle avait fondu en larmes.
-Rose ? interpella le fils du Docteur. Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu pleures ? Tu a mal quelque part ? Tu ... Je vais appeler papa.
Et avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, il courut prévenir son père. Elle essaya de se calmer, mais en vain. Et la douleur insupportable dans sa poitrine ne se fit que plus lancinante quand elle fit le Docteur.
-Rose ? Comment allez-vous ? Vous avez besoin de quelque chose ?
-De mon mari ! cria-t-elle, refusant de se taire, prête à dire la totale vérité. Je veux mon mari, et vous, vous me faites tellement mal avec tous vos visages. Rien que de savoir que les Seigneurs du Temps existaient réellement était douloureux, mais de vous voir vous c'était tellement horrible. Et pire encore, vous portiez ce visage. Et vos foutus sourires. Comment voulez-vous que je réagisse lorsque vous portez le visage de l'homme que j'aime et de mon mari ?!
-Mais ...
Elle prit précipitamment le petit livret où se trouvait toutes les photos auxquelles elle tenait. Puis elle sortit celle de son mari et le montra à l'homme.
-Regardez. Regardez à quel point je souffre.
-Mais, j'ai un clone, un double ?
-Non pas vous. Lui.
Et elle ouvrit son livret à une autre page où se trouvait ses deux Docteurs.
-Mais ... Je ne comprends pas.
-Je connais Gallifrey, les Seigneurs du Temps, les TARDIS. Et avant même de vous rencontrer. J'ignorais que vous existiez, ici, dans cette dimension. Parce que je viens d'une autre dimension. Une où j'ai été la compagne de Mon Docteur. Où nous avons voyagé à travers l'espace et le temps. Où nous avons partagé des aventures extraordinaires. Et John, mon mari dans cet univers, est sa méta-crise suite à sa régénération et à une réaction avec une autre humaine.
-Cela ne se peut pas ... Vous ...
-Et ça ? Ça ne se peut pas également ?
Elle ferma les yeux un instant et activa les particules de Huon, présents dans son corps. Ses yeux, ses cheveux devinrent dorés et elle expira de la poussière d'or.
-Vous reconnaissez Docteur ? Vous savez ce que c'est n'est-ce pas ? Moi aussi. Ça date de la fois où j'ai regardé dans le cœur du TARDIS de Mon Docteur, parce que je devais le sauver. Je devais sauver l'homme que j'aime. Je suis devenue ce que je suis. Plus tout à fait humaine, mais en partie Dame du TARDIS. Je ne meurt pas. Je ne mourais sans doute jamais. Et ça me tue, chaque jour d'être en vie dans cet univers, alors que je suis loin de Mon Docteur. Et ...
Il la fit taire en posant ses lèvres sur les siennes.
-Arrête. Je t'en prie, arrête. JE suis ton Docteur. JE serais là pour toi.
-Mais, c'est tout simplement. Vous ne comprenez pas. Je ne suis qu'un Hybride dans un endroit que je déteste. Et je ne peux même pas rentrer chez moi au risque de détruire tous les univers. J'étais amoureuse, mais lui était tellement brisé quand je l'ai rencontré. La guerre l'a détruit et ...
-Tais-toi. Ne parle plus de lui. Je préfère me régénérer plutôt que de t'entendre parler d'un autre homme que moi. Je préfère mourir plutôt que de savoir que tu me détestes.
-Mais je ne te déteste pas. Et c'est ça qui me fait encore plus souffrir. Je suis retombée amoureuse de ces visages, ces visages qui me font si mal. Mais pire encore, je suis tombée amoureuse de l'homme que vous êtes. Si semblable et si différent de l'homme que j'ai connu. Et je ne pourrais plus avoir ni l'un ni l'autre. Il est loin et vous êtes inaccessible. Et je ...
Encore une fois il l'embrassa pour la faire taire.
-Tais-toi, dit-il juste.
Et il l'embrassa passionnément. Il fit passer par ce baiser tous les sentiments qu'il éprouvait pour elle. Il connecta son esprit et lui montra des images et des sensations de tout ce qu'il ressentait pour elle. Et elle baissa les bras. Elle cessa de se battre et rendit le baiser.
Il aurait pu durer des années, tant la passion et le désir étaient présents en eux. Mais malheureusement, Junior dut les interrompre.
-Je suis désolé, mais les soldats nous ont retrouvé et viennent vers nous.
Les deux futurs amants - car il n'en pouvait être autrement - se séparèrent à bout de souffle et regardèrent à l'horizon que le fils du Docteur pointait. En effet. Et ils ne sont pas venus en petit cortège. Le Docteur se décalla un peu et Junior vint se mettre entre eux.
-Votre Altesse, tout va bien ? Nous avons appris pour l'attaque que vous venez de subir.
-Oui, oui. Tout va bien. Vous savez, je ne suis pas en sucre, je peux parfaitement gérer tout ça seul.
-Le Président a demandé à ce qu'on vous raccompagne au palais, Votre Altesse.
-Puisque vous êtes obligés. Mais j'étais en repos, donc vous ne viendrez pas me déranger.
Le roi, son fils et le professeur suivirent les gardes dans le TARDIS qu'ils avaient pris pour leur voyage et s'assirent calmement, attendant l'atterrissage. Une fois sur la terre ferme de Gallifrey, Rose et son élève se rendirent dans la chambre du garçon, tandis que le père allait dans la sienne.
-Donc ... Tu es amoureuse de papa.
-hum ... Moui ...
-Ce n'était pas une question. Je vous ai vu.
-Je sais. C'est pitoyable non ? J'étais avec son jumeau astral et ...
-C'est quoi un jumeau astral ?
-C'est un terme qu'on utilise sur Terre, sur les deux Terres que j'ai connu. C'est quand on parle d'univers parallèles et qu'il y a la même personne dans les deux.
-Et toi ? Tu as une jumelle astrale ?
-Non. Mais les Tyler de cet univers avait juste un chien qui s'appelait Rose. Il est mort tout comme Jackie. C'était pendant l'attaque des Cybermen sur Terre, en 2007. C'est un peu moi qui est sauvé la Terre.
-Toi et ... lui.
Ce n'était pas Junior qui avait posé la question. Rose se retourna et vit le Docteur dans l'embrasure d'une porte qu'elle n'avait encore jamais vu.
-Oui. Mickey Smith, le Docteur et moi. Et le Pete Tyler de ce monde aussi. Pendant 5 ans la Terre de cet univers a été envahie par des Cybermen. Et ils ont également essayé à un moment de traverser le Voïd pour envahir également ma Terre. Et ils n'étaient pas venus seuls. Là bas, il y a pire que les Cybermen ou tous autres espèces qu'ici vous diriez cruel et insensible. Il y a les Daleks. Les Daleks n'avaient pour but que d'exterminer toutes races que n'était pas Dalek. Ils étaient même rentrés en guerre avec les Seigneurs du Temps. Quand j'ai rencontré le Docteur, il venait de mettre fin à cette guerre ... en détruisant les Daleks et les Seigneurs du Temps. Je sais maintenant que ce n'était pas vrai. Il les avait juste mis dans une boucle temporelle. Mais ça l'avait détruit. Il n'était plus le guerrier qu'il avait été, mais un homme détruit par cet acte.
-J'ai également mis fin à une guerre. Pas contre les Daleks, mais contre les Jagrafess.
-Oh, j'ai rencontré un Jagrafess. On l'a fait explosé. C'était assez amusant.
-Combien d'aventures as-tu passé avec lui ?
-Selon l'horloge du TARDIS, je suis restée plus de 2 ans avec lui. Puis, il y a eu la disparition des étoiles dans le ciel. Et nous avons appris que la provenance de cette anomalie provenait de la Terre du Docteur. Alors nous sommes passé par une faille béante et nous avons sauvé tous les univers. Nous avons combattu Davros et les Daleks. Une aventure de plus. C'est là où John a été créé. Avec la main d'un Seigneur du Temps, de l'énergie régénératrice et un gène humain.
-Et toi ? demanda Junior. Comment tu es devenue dorée ?
-Bad Wolf. On voyageait dans le TARDIS avec le Docteur et Jack, un homme du 51e siècle qu'on a ... sauvé de la 2ème Guerre Mondiale du 20é siècle, quand nous nous sommes retrouvés dans le Satellite 5. Un Satellite qui produisait des émissions et des jeux télévisés. Nous avions découvert que l'empereur des Daleks avait réussi à s'enfuir de la Guerre du Temps et, avec les personnes morte durant les jeux, il refaisait des Daleks. Nous avions réussi à nous enfuir et le Docteur avait eu une idée. Mais, il savait qu'il faudrait plus de temps et que je risquais de mourir, alors il m'a renvoyé sur Terre. Je me suis énervée et j'ai forcé le coeur du TARDIS avec un gros camion. J'ai regardé dans le coeur du TARDIS et je suis devenue Bad Wolf. Ce mot qui nous avait poursuivit à travers nos aventures, c'était moi qui nous l'avait envoyé. J'ai détruit les Daleks, toute la flotte Dalek, j'ai rendu accidentellement immortel Jack et j'ai sauvé le Docteur. Il m'a à son tour sauvé de la combustion et il s'est régénéré. Une histoire à ne pas raconter ici. Et j'en ai plein d'autres comme ça.
Elle sourit tristement. Le Docteur de cet univers lui prit la tête et la força à le regarder.
-Maintenant tu es avec moi. Tu resteras avec moi. Ma belle Hybride. Ma douce Rose.
-Alors ça ne te dérange pas ? Ca ne te fait rien que je ne sois plus tout à fait humaine.
-Est-ce que si tu avais été humaine, tu serais venue jusqu'ici ?
-Si j'avais su que Gallifrey existait, oui.
-Pas dans ce sens. Est-ce qu'on se serait rencontré ? Je veux dire de cette manière ? J'étais un vrai goujat avant. En 200 ans je me suis régénéré 5 fois juste pour faire chier les gardes. Et j'ai même réussi à trafiquer mon énergie régénératrice pour que je puisse changer de visage à volonté. Je pense que si on s'était rencontré à ce moment-là, tu n'aurais pas été qui tu es aujourd'hui et moi non plus. Ca n'aurait pas été pareil. Je suis heureux que tu sois qui tu es. Et je t'aime comme ça.
-Et puis, "l'Hybride sera la moitié du Docteur".
-Quoi ? demanda Rose, surprise, regardant le garçon à côté d'elle.
-C'est une légende sur Gallifrey. "Quand l'Hybride arrivera, la Tempête naîtra." "Et l'Hybride sera la moitié du Docteur." Je ne connais pas tout.
-C'est en gros ce que je sais aussi. C'est aussi pour cette raison qu'ils m'embêtent autant.
-Comment ça ?
-Ils ont peur de la Tempête. Ils ne savent pas ce que c'est. Mais ça semble présager une désastre apparemment.
-Non. En fait, c'est un des surnom qu'avait le Docteur de mon Monde. Alors, c'est peut-être toi la Tempête.
-Mais je ne suis pas lui.
-Ce surnom vient du fait qu'il était comme une tempête. Il arrivait, il sauvait des gens et provoquait des catastrophes terribles en même temps. Une fois, juste parce qu'il n'aimait pas les armes, il a changé une usine d'arme en bananerai. Il adorait les bananes.
-J'aime aussi les bananes. C'est pleins de potassium. C'est bon le potassium.
-Voilà, exactement.
-J'ai été un peu comme ça dans ma jeunesse, reprit le Docteur, plus sérieusement. Mais j'ignorais que je pouvais être cette Tempête.
-Mais qu'est-ce qu'on va faire ?
-Et si on partait en voyage ? proposa le Docteur. Un long voyage pleins d'aventures.
-Moi aussi ? demanda son fils
-Bien entendu, répondit le père. En famille ...
Il jeta un regard en coin à Rose, avec un petit sourire. Sourire qui s'élargit lorsqu'elle hocha la tête, elle aussi souriante.
C'est alors, qu'après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, la "famille" se rendit dans une salle gardée par des soldats. Le Docteur fit semblant de faire visiter la pièce, de décrire chaque endroit. Puis discrètement, il attrapa son tournevis sonic et déverrouilla son TARDIS. Tous les trois sautèrent à bord et s'enfuirent.
Il ne restait de leur présence sur Gallifrey qu'un papier avec une simple note.
"Parti voyager. Merci de nous laisser tranquille. Promis on ne fera pas trop de bêtises. Pas trop."
Et c'était signer La Tempête.
Parce que La Tempête venait de naître. De l'amour qu'il venait de recevoir d'une femme, à moitié Terrienne, à moitié Dame du Temps, et de son père, le plus grand Seigneur du Temps que l'univers connaîtra jamais.
Quand l'Hybride arrivera, la Tempête naîtra.
Et seule la fuite sera possible.
Quand l'Espoir sera annoncé,
La Tempête sera son messager.
Fuyez.
L'Hybride sera la moitié du Docteur
La Tempête et l'Espoir leur fruit.
Alors ? Review ?
Nekl kiisss
