Il m'a laissée. Il m'a abandonnée sur cette Terre.
Il m'a laissée avec son double. Son double mortel, tandis que moi je suis devenue immortelle.
Ça a du arriver après l'épisode du cœur du TARDIS. Il est vrai que je sentais quelque chose d'étrange en moi, mais je n'imaginais pas cela.
Je n'ai pas la même immortalité que Jack, je ne suis pas non plus comme le Docteur.
Je ne vieillis pas mais je peux me blesser et assez sérieusement. J'ai aujourd'hui 700 ans. Je suis toujours en vie, ressemblant toujours à la même Rose Tyler. La Rose du Docteur.
J'ai toujours gardé plusieurs objets de cette époque où j'ai voyagé avec le Docteur. L'objet auquel je tien le plus est une simple clef à première vue. Mais elle a ouvert la porte vers un monde merveilleux.
J'en ai fait un collier. Je ne désirais pas la perdre, mais avec toutes mes aventures je ne pouvais la garder simplement dans mes poches.
Je ne sais pas ce qui m'a pris d'ouvrir une porte avec, ce jour. J'étais simplement en infiltration.
Même si le temps à changer, les êtres humains sont restés stupides et méchants, il faut bien réguler tout ça. Et puis j'évite aussi les invasions des extraterrestres hostiles. Tout le monde n'est pas comme le Docteur.
Je suis l'agent Bad Wolf.
Mais aujourd'hui, je me suis retrouvée coincée entre des poursuivants et une porte fermée. Et par habitude, j'ai essayé de l'ouvrir avec ce qu'il me tombait sous la main.
Et ce fut LA clef.
Et là, un bruit, comme venant de mes souvenirs, résonna. Et une lumière, une magnifique lumière blanche, apparut derrière la porte.
J'enclenchai la poignée et ouvris la porte. J'entrais doucement et la refermais derrière moi.
Les yeux fermé, je redoutais ce que j'allais voir.
Serait-ce lui ? Est-il revenu ?
Doucement, j'ouvris les yeux et ... Ce n'est pas lui. C'est une jeune femme, que je ne connais pas.
-Oh, non, qui êtes-vous ? Si grand-père vous voit, il va croire que j'ai amené une inconnue. Il n'aime pas les inconnus.
-Bonjour. Je m'appelle Rose. Rose Tyler. Je suis désolée d'être entrée, mais j'étais en danger et ...
-Qui est-ce Susan ? Tu as encore laissé la porte ouverte ? Un jour tu verras ce sera ...
-Docteur ? interrompis-je l'homme qui venait d'entrer.
J'avais souvent regardé les archives du TARDIS sur le Docteur, je pus donc sans problème reconnaître le premier visage du Docteur.
-Nous nous connaissons ?
-Non, mais j'ai beaucoup entendu parler de vous. Je ... Je suis heureuse de vous rencontrer.
-Tu pleures ? demanda la jeune femme.
Je mis ma main sur mes yeux et je sentis les larmes dévaler mes joues.
-Je suis désolée, c'est l'émotion. Est-ce qu'il serait possible de me poser quelque part sur Terre, s'il vous plaît. Comme je le disais à votre ... petite-fille, je fuyais des personnes qui ne me voulais pas que du bien.
-Nous ne sommes pas sur Terre, mademoiselle, nous sommes sur ...
Il regarda par les écrans de surveillance et je suis sûre qu'il reconnu la Terre - c'est un peu son super-pouvoir, en plus de tout ses trucs de Seigneur du Temps.
-Comment sommes-nous arrivés ici ?
-Il se peut que ce soit de ma faute. J'ai ouvert un porte et ... je suis venue ici.
-Qui êtes vous ? demanda le vieux Docteur.
-Je ... Mon nom est Rose Tyler et je suis humaine.
Enfin, aussi humaine que Jack, avec toutes les particules de Huon que j'ai emmagasiner lorsque j'ai regardé dans le coeur du TARDIS.
Le Docteur sortit un monocle et me regarde fixement.
-C'est étrange.
-Qu'y a-t-il grand-père ? Est-elle humaine ?
-Vous êtes à moitié humaine, à moitié TARDIS.
-TARDIS ? Vraiment ? Vous devez vous tromper. Je suis née sur Terre, mes deux parents sont terriens et ...
-Mais vous me connaissez. Ce qui veut dire que vous avez déjà eu des contacts avec des extra-terrestres. Et peut-être même des Gallifreyiens. Comment êtes-vous entré dans ce TARDIS ? Nous étions à des milliers d'années lumière de la Terre et nous voilà, sans que je n'y sois pour quoi que ce soit, sur cette planète avec vous à son bord. J'aimerai donc des explications.
-Quel âge avez-vous ?
-Vous moquez vous de moi ?
-Non, pas du tout. Je voudrais juste connaître votre âge. Environ, pas besoin d'être précis. Je sais que l'âge des Seigneurs du Temps se calcule différemment de l'âge terrien.
-Mon grand père est plus âgé qu'il en a l'air. Il a plus de 200 ans. Et moi j'en ai 16.
-Je suis terrienne. Je suis née sur la planète Terre en 86 ... 1986. J'ai rencontré un Seigneur du Temps lors de mes 19 ans et j'ai été exposé à des particules de Huon. Depuis, je ne vieillis plus, et je guéris assez vite.
-Qui était-ce ? Je le connais ?
-Je n'ai pas le droit de vous en dire plus. Pouvez-vous, ou non, me déposer quelque part sur Terre, s'il vous plaît ?
Il grogna et m'ignora, allant sur sa console.
-Ne lui en voulez pas, il n'a pas l'habitude de ne pas avoir toutes les réponses. Vous venez d'être un mystère pour lui.
-Alors, j'imagine qu'il ne va pas me déposer sur Terre tout de suite. Permettez que je prenne un peu de temps pour moi ?
-Oui, bien sûr. Je vais vous montrer une chambre.
-Je saurais me retrouver merci.
Je les quittais et me dirigeais vers ce qui m'était indiqué comme la salle des machines.
C'était un endroit magnifique et spacieux. Il y avait toujours ces trucs ronds que la première régénération du Docteur affectionnait tant. Mais il y avait aussi tellement de trucs de mécanique.
-Bonjour. Merci d'avoir répondu à mon appel. Je m'appelle Rose Tyler. J'ai vous connu, toi et le Docteur. Mais ce n'était pas toi. Tu le sens n'est-ce pas ? Tu sens l'énergie si semblable à la tienne et en même temps si différente. Elle n'est pas morte, ne t'inquiète pas, elle est juste ... j'ai juste été obligé de faire cela à ce moment là. Je devais sauver mon Docteur. Mon doux Docteur. J'espère que tu le connaîtras. Il était la 10e régénération. J'ai également connu la 11e et 12e. Enfin ... Mon docteur s'est régénéré, mais à refuser de changer de visage alors il a fait un de ses petits tours de passe passe, auxquels tu devras t'habituer, et est rester le même. J'aurais aimé qu'il n'est pas à se régénérer la première fois, mais c'était de ma faute. Il m'a empêché de mourir. Il est tellement gentille. Est-ce qu'il était déjà aimant avec toi ? Mon Docteur, il t'appellait "Sexy". Il prenait vraiment bien soin de toi. Il t'aimait beaucoup. Tu étais sa sauveuse, sa seule amie aussi parfois. Malgré tout les compagnons qu'il a pu avoir, tu es la seule qui l'importait au-dessus de tous. J'en étais jalouse aussi parfois. Je l'aimais, mais il était tellement brisé.
-On est arrivé.
Je me retournais vers la voix. C'était Susan.
-Merci beaucoup. J'arrive.
-Tu parlais au TARDIS ? C'est bizarre. Est-ce que grand-père a raison quand il dit que tu es à moitié TARDIS ?
-Non. Je parle avec le TARDIS, parce que ce n'est pas qu'une machine, c'est un être brillant, fantastique, parfait. Il faut en prendre soin et elle vous retournera tout l'amour que vous lui donnerez.
Nous étions revenu dans la salle de contrôle avec le Docteur. Et visiblement, il n'était pas aussi respectueux que mon Docteur l'était.
-Nous sommes arrivés à Londres, non loin des tours de cristal, le 3 mars 2708.
-Merci beaucoup. Au revoir à vous. J'espère que vous irez bien. Au revoir Susan. Prends soin de ton grand père. Au revoir, ma chère dame.
Je me retournais et ouvrit la porte.
-De qui parlez-vous ? demanda le Docteur.
-Du TARDIS, grand-père, répondit sa petite-fille. Elle lui parle. Elle dit qu'il faut être gentil avec le TARDIS et il sera gentil avec ses passagers.
-N'importe quoi.
Il va tellement changé mon doux Docteur.
Je m'apprêtais à sortir du TARDIS quand la porte claqua et le TARDIS se remit en route.
-Que se passe-t-il ? s'écrie le Docteur. Y a-t-il un problème ? Pourquoi ça redémarre ? Susan vérifie les leviers. Ils sont tous baisser ?
-Oui grand-père. Je ne comprend pas.
Je m'élance vers la console et regarde tous les boutons. Qu'est-ce que c'est différent d'avec mon Docteur.
-C'est normal je crois. Elle n'aime pas que vous soyez méchant avec elle. Donc elle a décidé de m'emmener autre part. Par contre, je ne sais pas où.
-Comment vous savez ça ? Vous avez fait quelque chose à mon TARDIS ?
-Non. Et c'est pas votre TARDIS. C'est vous qui êtes le passager du TARDIS. Donc vous devriez être un minimum cordial avec elle. Maintenant taisez-vous, j'essaie de comprendre ce qu'elle veut faire.
Je regarde les boutons et les écrans. Puis, sous mes yeux, les boutons s'illuminent de cette poussière dorée qui m'est devenue familière depuis ce fameux voyage sur le Satellite 5 avec mon Docteur. Je sais que c'est dans ma tête. C'est le TARDIS qui m'aide à piloter comme elle le désire. Alors je suis ses instructions.
Et nous nous posons enfin quelque part.
Je regarde par les écrans, mais ne reconnais pas l'endroit. Je lis les informations que le TARDIS me donne sur l'endroit.
-Pourquoi nous as-tu emmené ici, ma chère dame ? Une catastrophe ? Un mystère ?
-Laissez-moi voir, me poussa le Docteur en prenant ma place devant les écrans. Shendan ? Je ne connais pas.
-Ah. Et vous connaissez Shobogan ?
-Comment ... ? D'où connaissez-vous ce nom ?
Sans lui répondre, je vais vers la porte et sors. Je me retrouve sur du sable. A l'horizon, il n'y a que du sable. Mais derrière le TARDIS, c'est une autre histoire. Une cité magnifique se dessine derrière les dunes. Je la connais. Je l'ai déjà vu dans la tête du Docteur. Le TARDIS me l'a déjà montré. Et les deux soleils dans le ciel me donne la réponse. Nous sommes sur Gallifrey, c'est pour cette raison que le Docteur a eu cette réaction en m'entendant parler de Shobogan. Derrière moi la porte se ferme et le TARDIS disparaît dans un chuintement qui m'avait tellement manqué : le bruit de l'espoir, le bruit du TARDIS.
Sur le sol, il y a des pas d'or. Je les suis, sachant que ça me guidera forcément à un endroit qui m'es destiné. Oui c'est ça. Je crois que j'étais destiné à venir ici.
Arrivé devant les portes de la cité dorée, je rencontrais un homme en tenue de soldat.
-Halte. Déclinez votre identité et la raison de votre présence.
-Je suis ... Bad Wolf. On m'a guidé ici.
-Qui vous a guidé ?
-L'énergie Huon.
-Vous ... Entrez, mademoiselle Bad Wolf.
-Merci.
Il me laissa passer. L'énergie Huon doit être vraiment importante pour que la simple évocation de son implication, ouvre la porte d'une ville de Seigneur du Temps. Et avec un respect assez inhabituel.
Je continue de suivre les pas qui me guide encore une fois vers une porte. Avec les mêmes mots, le garde m'ouvrit les porte de ce qui semble être un palais. C'est, en tout cas, vraiment magnifique.
-Bonjour ?
Je lève les yeux et vois un homme, les cheveux grisonnants, qui porte sur le dos une longue tunique rouge, attachée aux épaules par deux ronds dorés. Il doit être assez important.
-Bonjour. Je suis Bad Wolf. J'ai été guidé jusqu'ici par l'énergie Huon. J'ignore encore où je vais, mais vous avez quelques traces d'Huon sur vous.
-Enchanté, mademoiselle Bad Wolf. Je suis Omega. Je suis le responsable de la technologie des Seigneur du Temps et je répare les TARDIS également. Puis-je vous accompagner dans votre route ? Cela vous permettrait d'éviter les questions embêtantes quant à votre présence ici et ainsi vous n'aurez pas à répéter les mêmes choses encore et encore.
-Si vous le désirez.
Je le trouve assez sympathique en fait. Et je pense qu'il pourrait m'aider, quand j'aurais trouvé la raison de ma visite ici.
Nous arrivons dans une grande pièce, quand la poussière d'or disparaît.
-Où suis-je ? dis-je à voix haute.
-Nous sommes dans l'anti-chambre du Conseil. Et à droite, vous avez l'un des laboratoires personnels du Conseil. Où je travaille de temps en temps. Voulez-vous vous y rendre ?
Les taches d 'énergie Huon n'ont pas disparu de lui. Je pense donc que c'est là que je dois aller. Je le suis donc dans le fameux labo. Il ressemble un peu au labo qu'il y avait à Torchwood, mais les appareils sont clairement plus avancé.
-Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? demandai-je. Si ce n'est pas classé top secret.
-Non, je peux vous en parler. En ce moment nous nous intéressons au Voïd. C'est un espace assez mystérieux. Nous nous demandons si il est possible de l'utiliser afin de voyager entre les mondes.
-Est-ce que vous comptez construire une prison et y enfermer des Daleks ? dis-je avec amusement, me rappelant parfaitement de ce jour funeste où j'ai quitté le Docteur.
-Des quoi ?
-Oh, vous ne connaissez pas encore. Ce n'est pas grave, ne faite pas attention à ce que je dis.
-Vous avez voyagé dans le temps vous. Ces 'Daleks' font apparemment partis du futur des Seigneurs du Temps et ne sont pas particulièrement nos amis. N'est-ce pas ?
-Le premier Dalek que j'ai rencontré était très gentil. Mais c'est comme pour tout : il y a des gentils et des méchants. Il ne faut pas caractériser une espèce en n'ayant vu qu'un seul représentant.
-Et vous êtes très sage en plus.
-Donc vous parliez du Voïd. Pouvez-vous m'en dire plus ? Ca m'intéresse grandement.
Si ça pouvait m'aider ...
Omega me parla donc de ses observations du Voïd et de ces possibilités. Je pensais à mes différentes expériences que j'ai eu avec ce vide, ou enfer, comme le disait le Docteur. D'après ce que me disait le Seigneur du Temps, le Voïd est une sorte de vide entre les barrières des différents univers. Mais qu'il n'est pas régi par les mêmes lois du temps et de l'espace que les dimensions qu'il entoure. Ce qui voudrait dire, que dans le Voïd, malgré les 700 ans qui se sont écoulés, il est possible qu'il y ait encore des Daleks et des Cybermen. Il se peut aussi que si je passe par le Voïd ici, je puisse atterrir sur Terre.
C'était très bien expliquer et assez ludique, la façon dont il en parlait.
-Est-ce qu'il est possible, demandai-je, que, par exemple, si je traverse le Voïd pour aller dans une autre dimension je me retrouve dans une dimension avec une temporalité totalement différente ?
Je voulais savoir les raisons pour laquelle, mon Docteur n'existe pas encore. La dernière fois que j'étais dans l'autre dimension, Gallifrey était perdue et mon Docteur avec plus de 900 ans. C'est tellement dur de croire que le Docteur d'ici soit environ 3 fois moins âgé et que Gallifrey n'est même pas encore connaissance des Daleks, leurs plus grands ennemis.
-Si on part du principe qu'une dimension se crée lorsqu'un évènement se produit, le fait qu'il ne se soit pas produit, peu réduire la temporalité.
-En fait, ma question c'est :
"Si on dit qu'il y a un univers avec une croissance qui lui ai du, et, la Terre, par exemple, est moyennement avancé en technologie extra-terrestre, alors qu'elle a souvent vu les extra-terrestres. Mais il y a un autre univers avec une autre croissance et, la Terre, donc, bien que n'ayant jamais été approché par les extraterrestres, a fait plein de grandes avancés technologiques dans ce sens."
-Ah, donc votre question, c'est : est-il possible que deux dimensions à première vue semblable soit à ce point différente, voire contraire sur plusieurs sujets ?
-Oui, en quelque sorte.
-Et, bien, en fait je reviens à ce que je disais. Un événement a eu lieu et ça a causé les changements. Dans cet 'exemple', la première Terre a été envahie par les extra-terrestres, mais pour différentes raisons, ils ne s'en soucient pas ou on les a fait croire que c'était des fabulations. Pour la seconde Terre, les extra-terrestres ne sont pas entré en ligne de compte, mais l'équilibre voulant que quelque chose se passe d'une certaine façon, elle a évolué différemment et sans doute plus rapidement.
-D'accord. Mais est-ce possible que, par exemple, sur la première Terre, un bébé naisse à une date précise, mais que sur la seconde Terre, il naisse plusieurs années plus tard ?
-Donc sur la première Terre, qui n'est pas évolué technologiquement, il y a un bébé. Et sur la seconde Terre, qui est évolué technologiquement, le bébé nait environ .. 100 ans, 300 ans plus tard ?
-Oui ?
Je crois qu'il a deviné que ce n'est pas que des exemples.
-Oui c'est possible je pense. Si on part du fait que la temporalité est différente à cause de l'événement déclencheur, dans le premier cas, la naissance a pu se dérouler, tandis que dans l'autre possibilité, la naissance a été retardé.
-D'accord. Merci beaucoup.
-J'imagine qu'il faut que je me contente de ces exemples ?
-Je suis désolée. Le temps et l'espace sont des choses fragiles. Vous le savez aussi bien que moi.
-Sinon, avez-vous trouvé la raison de votre présence dans ces lieux ?
-Vous êtes le seul à avoir les particules d'Huon sur vous, vous êtes mon seul indice. En tout cas, j'aime bien discuter avec vous. Ça me rappelle quand le ...
Je me tais subitement. J'ai failli parler du Docteur.
-Je peux peut-être vous aider, si vous m'expliquiez votre situation.
Il semble vraiment gentil. Et ce n'est pas une fausse gentillesse - ou alors il le cache très très bien. J'ai eu l'habitude avec mes 700 ans de détecter les vrais gentillesses des fausses. Je peux également dire quand quelqu'un ment. C'est très utile pour le travail.
-Je veux juste rentrer chez moi, auprès de l'homme que j'aime.
Et puis je me décide à lui parler.
-C'est un Seigneur du Temps. D'une autre dimension. Je ne vous dirais pas son nom. Je viens également de cette autre dimension. Nous avons été dans une situation un peu délicate. J'ai failli être aspiré par le Voïd, mais mon père, ou du moins l'homme qui est devenu mon père dans cet dimension m'a attrapé avant que je ne plonge dans cet enfer avec des ennemis de notre planète. Puis, quand j'ai pu revoir mon cher Seigneur du Temps, il m'a ramené ici dans cette dimension après que nous ayons sauvé tous les univers de la destruction. Cela fait 700 ans que j'erre sur Terre. Cela fait 700 ans que je me meurs d'amour pour un homme qui m'a sans doute déjà oublié. Et quand je le croise, par hasard, c'est une ancienne régénération de lui et il est imbuvable et désagréable. Je ne le supporte pas. Mais j'aime tellement mon ... lui ... et je sais qu'il va le devenir un jour. Mais moi je n'existe pas dans cet univers. Et elle n'existera jamais. Je suis toute seule. Et pour toujours.
J'éclate en sanglot. Cela fait plus de 500 ans que je n'ai pas pleuré de la sorte. Depuis la mort de John, mon cher mari et le double de mon Docteur.
-La, la. Du calme. Venez avec moi, je voudrais vous montrer quelque chose.
Omega me prit la main et m'emmena à travers des couloirs. A travers mes larmes je ne vis pas le chemin, mais quand nous nous arrêtâmes, je remarquai que nous étions dans une sorte de chambre forte.
-Nous sommes dans un endroit normalement interdit, mais je pense que ça peut vous aider. Dans l'Arsenal Omega, il y a des armes, mais aussi des technologies de nos Anciens que nous ne pouvons utiliser. Je pense que vous, vous trouverez votre bonheur.
Je regarde autour de moi. Rien ne ressemble vraiment à une arme, mais je sais que ça peut être trompeur. Qui pourrait, après tout, imaginé qu'un tournevis sonique puisse être encore plus puissant que n'importe quoi.
-A travers toutes l'histoire des Seigneurs du Temps, nous avons construits des armes dans le cas où il faudrait se protéger, ou il faudrait défendre nos vies. Alors nous avons créé plusieurs machines différentes, mais elles ont été abandonnés ici parce qu'elles étaient trop dangereuses. Même pour nous. Regarde, celle-ci par exemple pourrait sauvé tellement de vie (il montra une petite bille) mais c'est juste temporaire et pour l'activer, il faudrait la vie de 5 Seigneurs du Temps soit plus de 100 êtres terriens, pour ne sauver qu'une personne. Cette autre (il montra une boite avec des inscriptions étrange dessus), quand elle est activé, elle te juge. Tu pourrais tuer des milliards de personnes avec, mais avant de la déclencher, tu serais observé par elle. Toutes ces armes sont dangereuses, mais aussi particulières. Et je pense que tu pourrais trouver un moyen de rentrer dans cet autre univers, ton univers d'origine, grâce à l'une d'elles.
-Vraiment ? Mais ce sont des armes non ?
-Cette bille n'est pas une arme à proprement parler, c'est plus un moyen de garder en vie des personnes, en attendant de pouvoir les guérir réellement. Mais son utilisation est dangereuse, donc on la met ici. Et d'autres objets de ce genre se trouve ici. Si l'énergie Huon t'aide alors je pense que tu peux trouver ce que tu désires.
-Ce que je désire ? Je désire mon D... lui. Je ne désire que lui. Et être prêt de lui pour toujours.
Je regarde autour de moi, essayant de trouver ces particules d'Huon qui m'ont tant aidé avant d'arriver ici. Mais rien de particulier.
Puis je vois, sur le cube étrange que m'a présenté Omega, une sorte de trace de patte. De patte de loup. Intriguée, je m'approche et je la touche. Et elle disparaît dans ce qui semble être un murmure. Est-ce que la boite vient juste de me remercier ?
Et soudain la pièce devient lumineuse. Une lumière que je connais. La lumière d'un TARDIS. Je m'avance vers l'origine de la lumière et me retrouve devant un mini TARDIS (1)
-Tiens, je ne me souviens pas d'avoir déjà vu cette boite-ci.
-C'est un TARDIS, non ?
-Un TARDIS ? Pas exactement. Où alors c'est le modèle caméléon cabine bleu.
-Oui, la cabine bleu de police de la Terre en 1950. C'est le caméléon que le TARDIS de mon ... Seigneur du Temps a.
-Et bien je crois que tu as trouvé.
-Peut-être, mais il est bien trop petit pour que je puisse entrer dedans. Même si l'intérieur est plus grand, je ne peux pas passer par la porte. Est-ce que vous savez ce que ça aurait pu être, avant de devenir une cabine bleue ?
-Et bien ... chercha-t-il ... Je crois ... que c'était un petit cylindre, comme ceux qu'on utilise pour les message à envoie avec air comprimé. Mais c'est quelque chose de tellement ancien que je ne sais pas vraiment ce qu'il devrait faire.
-Je vais donc devoir le découvrir par moi même.
Je m'assis sur le sol et Omega me copia. Je pris la boite bleu et la regardais.
En fait, elle ressemblait totalement au TARDIS, dans son intégralité. Mais, elle semblait également un peu plus ancienne.
-Est-ce que vous pensez que ça puisse être mon TARDIS ? Celui de mon univers. Qu'il puisse y être relié grâce à l'énergie Huon en moi. Ou quelque chose du genre ?
-Ca pourrait être une idée.
-C'est la même boite bleue, mais en même temps elle est plus vieille. Désolée, ma belle.
Elle me répond ? Est-ce qu'elle est entrain de me répondre ?
-Oui, en fait, je suis sûre que c'est elle. Elle réagit de la même façon. Mais maintenant, comment faire pour la rejoindre là bas ? Vous avez dit, qu'auparavant ça ressemblait à un cylindre, comme pour envoyer des messages, non ? Et si on pouvait faire pareil. Je suis le message et je dois aller dans l'autre TARDIS. Ou quelque chose du genre.
-Mais il faudrait réussir à l'ouvrir, non ?
-Oui.
Je regarde de plus prêt le mini TARDIS et remarque sur le devant, là où se trouve l'écriteau, que la porte à un verrou. Je sors ma clef de sous mon haut et les regarde. La clef risque d'être trop grande, mais ça ne coûte rien d'essayer. Je rapproche alors la clef de la toute petite boîte bleue, quand soudain, elle s'ouvrit.
-Ca a marché ! Je n'y crois pas. Merci beaucoup.
-Mais je n'ai rien fait d'extraordinaire. Tu as trouvé la solution toute seule.
-Merci quand même pour votre aide. Je vous en suis reconnaissante. Maintenant, je pense qu'il faut que j'active ce truc à l'intérieur.
Où se trouvait une sorte de mini console du TARDIS. Je ne sais pas comment, mais en tripotant un peu les boutons, je réussis à faire marcher les moteurs. Ces moteurs que j'aime tellement.
-J'espère que ça va marcher. Je l'espère vraiment, ma chère Bad Wolf. Je vous souhaite un bon voyage. Et je vous souhaite de retrouver votre Seigneur du Temps.
-Merci.
Je sentis les particules Huon en moi bouger, comme si j'allais me dématérialiser ou quelque chose du genre. Ou je pense que je vais enfin retrouver mon Docteur.
-Merci. Et au fait, ne le dite à personne. Son nom, c'est le Docteur. Il avait vécut beaucoup de choses. Il était brisé à cause d'une guerre. J'espère vraiment que ça ne se passera pas ainsi chez vous. J'espère vraiment que le Docteur d'ici trouvera la femme que j'aurais pu être. Et j'espère que vous, Omega, vous irez bien.
-Merci. Au revoir.
-Adieu.
Je me sentis comme aspirer. Je devais être dans une sorte de vortex, comme le vortex temporel. Et soudain, sous mes pieds la terre ferme et tout s'arrêta.
Je ne sais pas vraiment où j'avais atterris. Au vue de ce qui se trouvait autour de moi, sans doute une grange. Mais qu'est-ce ...
"Regarde, Rose Tyler. Regarde et laisse moi diriger. Je suis le Moment. Une arme de destruction. Et le Docteur, pas encore le tien, est entrain de l'utiliser. Et la dixième et onzième régénération du Docteur vont l'aider."
Quoi ? Je regarde autour de moi et voit, de dos mon Docteur, celui qui m'a laissé sur la Terre de Pete avec son double. Je vois deux autres hommes, qui sont, d'après ce que ma dit la voix - non, le Moment - également le Docteur. Je devine que le plus jeune est le nouveau Docteur. Il est comme ça, mon Docteur, il rajeunit à chaque nouvelle régénération. Ça lui plaît. Alors le plus vieux doit être le Docteur qui deviendra celui que j'ai aimé. Mon premier Docteur.
-Allez-vous en maintenant. Tous les trois, dit le plus vieux. Laissez moi faire ce que j'ai à faire.
-Ces événements devrait être bloqué dans le temps, dit mon New New Docteur.
Que s'est-il passé depuis la dernière fois que je l'ai vu. A-t-il eu une autre compagne après Donna ?
-Quelque chose nous a laissé passer, dit l'autre.
Qui est-il ? Qu'a-t-il vécu pour devenir un homme comme ça. Il a l'air tellement blessé. Tellement seul. Malgré la jeune femme derrière lui. Qui est-elle ? Elle me dit quelque chose.
-Vous êtes des petits malins, dis-je - non, c'est elle qui le dit.
-Allez-vous en, reprit le vieux Docteur. Reprenez le cours de vos vies. Rentrez et soyez le Docteur que je n'ai jamais su être. Prouvez qu'il vaut la peine d'exister.
-Toutes ses années, enfouie dans ma mémoire ..., dit mon Docteur.
-... Prétendant que tu n'existais pas, dit le Docteur suivant. Te rendant secret, même à moi-même.
-Prétendant que tu n'es pas le Docteur, alors que tu es de nous tous le Docteur.
- Tu étais le Docteur le jour où il n'étais pas possible de faire ce qu'il fallait.
-Mais cette fois ...
-Tu n'as pas à le faire tout seul.
Il y eut un moment de silence. Tout le monde se regarde, tout le monde attend quelque chose.
Je me demande ce qu'il va se passer. Est-ce qu'ils vont appuyer sur le bouton ? Mais ... c'est pas censé détruire des monde. Est-ce que c'est ce qu'ils sont sur le point de faire ?
-Merci, remercia le Docteur meurtrit.
-Ce que nous faisons aujourd'hui n'es animer, ni par la peur, ni par la haine. Nous le faisons ainsi parce que nous n'avons pas d'autre solution
-Et nous le faisons au nom des nombreuses vies que nous sommes incapables de sauver.
Oui. Il me semble qu'ils vont appuyer sur le bouton. Qu'ils vont détruire ... est-ce que ... Est-ce que c'est ce moment là que le Docteur voulait oublier ? Le moment où il va détruire Gallifrey.
-Quoi ? demanda le plus jeune des trois à sa nouvelle compagne. Quoi qu'y a-t-il?
-Il y a rien, dit celle-ci.
-Si, il y a quelque chose. Dites moi.
- Vous m'aviez dit que vous avez anéanti votre peuple, mais ... je ne vous ai jamais imaginé le faire. C'est tout.
Moi non plus.
- Regardez bien alors, dis le Moment.
Elle fit quelque chose et à la place de la grange se trouvait désormais un champs de bataille, où plusieurs personnes, hommes, femmes et enfants mourraient, se protégeaient, s'enfuyaient.
- Qu'est-ce qu'il se passe-t-il? demanda la jeune femme
-Rien, c'est une projection, répondit lassement le vieux Docteur.
- C'est la réalité autour de vous, dit le Moment, et elle rajouta pour moi "C'est Gallifrey à ce moment même de la temporalité actuelle, en pleine guerre contre les Daleks"
- Ce sont les gens que vous allez brûler ?
Elle posait exactement la question que je souhaitais poser. Il est vrai que je n'imaginais pas mon Docteur capable de faire une telle chose. Je le sais bien sûr. J'ai vu à quel point il a été brisé par cette action. J'ai vu à quel point il hait les Daleks. Parce qu'à cause d'eux, il a perdu tout son peuple. Parce qu'à cause d'eux il n'a plus de maison, il n'y a plus de Gallifrey
- Nous ne pouvons rien faire pour eux, répliqua le Docteur que je connaissais
- Il a raison. Il n'y a pas d'autres solutions, il n'y en a jamais eu. Soit j'anéantis mon propre peuple, soit je laisse l'univers se consumer.
Il n'a pas tord, mais je sais à quel point ça le détruira. J'ai vu ce que ça lui avait fait alors que c'était une de ses anciennes régénérations et qu'il ne l'assimilait pas exactement à lui. Mais là, il envisage de le faire, non pas en tant que le Docteur qui a connu la guerre, mais trois fois, avec le Docteur qui s'est enfin pardonné ces erreurs passées, et le Docteur qui semble vouloir l'oublier.
-Regardez-vous. Regardez-vous Tous les trois. Le Guerrier, le héros et vous.
Oui, c'est exactement ça. Elle ne les a pas vu suffisamment longtemps et pourtant j'ai l'impression qu'elle les connaît.
-Et moi je suis quoi ?
-Vous avez vraiment oubliez ?
-Oui, oui peut-être
-On a assez de guerrier. N'importe quel idiot pourrait être un héros.
-Qu'est-ce que je fais alors ?
-Ce que vous avez toujours fait. Soyez un Docteur. Vous m'avez dit qu'en choisissant ce nom vous avez fait une promesse. Quelle était cette promesse. ?
-Jamais de cruauté. Jamais de lâcheté, commença le "héros".
-Jamais abandonné. Jamais se rendre, continua le "guerrier".
La projection s'éteint. Le Moment sourit et je pense que moi aussi. Elle a réussi. Elle en a fait changé d'avis un. Son Docteur.
-Tu n'es pas entrain de nous suggérer de changer notre histoire personnelle, demanda l'homme que j'avais connu.
-Nous changeons l'histoire en permanence, dit celui que je vais connaître. Je suggère quelque chose de bien pire.
-Quoi exactement ? demanda le troisième.
-Voyez vous messieurs, j'ai eu 400 années pour y réfléchir et j'ai changé d'avis.
Sur ses mots, il sort son tournevis sonique et le gros bouton rouge se range dans la boîte.
-Il y a toujours ces milliards et milliards de Daleks qui attaquent là haut, réplique le guerrier
-Oh oui, oui, oui, sautilla celui qui portait un noeud papillon.
-Mais il y a quelque chose que ces milliards et milliards de Daleks ne savent pas, compris mon Docteur.
-Parce que si c'était le cas, ils auraient déjà fait appelle à des renforts.
-Quoi ? Qu'est-ce qu'ils ne savent pas ?
-Ah. Cette fois nous sommes trois.
-Oh Oh oui ça c'est bien. C'est une idée brillantissime.
-Oh Oh J'ai compris moi aussi. Oui c'est brillant.
-J'y pense depuis des siècles.
-Elle ne m'a pas montré n'importe quel futur, Elle m'a montré le futur même que j'avais besoin de voir.
-Vous avez compris, ça y est, dit le Moment.
- Elle ? Qui ça ? demanda le jeune Docteur.
-Oh, Bad Wolf, j'ai envie de vous embrasser
-Oh ça va arriver.
Et ce sera merveilleux. Enfin pour moi. Si je m'en souviens.
-Vous avez dit Bad Wolf ?
Oh bien sûr que ça l'a intrigué. Bad Wolf, ce nom qui nous a parcourut à travers le temps et l'espace. Ce nom que j'ai envoyé depuis le Satellite 5 après avoir regardé dans le coeur du TARDIS. Ce nom que même loin de ce monde j'avais gardé. Parce qu'il me lie à lui.
-Alors, on fait quoi ? C'est quoi le plan ? s'impatienta la jeune compagne.
Les trois Docteurs expliquent le plan à Clara.
"Maintenant, le Docteur, dans toutes ses incarnations passés et également futur, vont sauvé Gallifrey. Mais le Docteur, le vieux Docteur celui que tu rencontreras et qui te sauvera dans sa prochaine incarnation, ne s'en souviendra pas. En fait, seul l'actuel Docteur s'en souviendra. Tous ont participé."
Tous ? Même mon Docteur ? Mais je ne l'ai jamais quitté. Je ... Quand est-ce possible qu'il ... ?
"Cela n'a pas d'importance. Ils l'ont sauvé. Ils sont devenus un meilleur Docteur ensemble. Maintenant, qu'ils ont accompli cela, tu dois continuer à guider le Docteur. Tu dois sauver le Docteur. Pas celui-ci, mais le prochain. Il ne le sait pas. Il croit qu'il est le dernier. Il a épuisé ses 13 régénérations."
Dont deux à cause de moi.
"Non, deux pour toi. Et la prochaine pour protéger l'univers d'une nouvelle destruction. Et toi, avec Clara Oswald, tu vas continuer à l'aider et à l'accompagner dans ses aventures. Laisse Clara être l'humaine et la compassion. Soit sa force et son amour. Ne doute jamais de ça. Qu'importe le nombre de fois qu'il se régénérera, il t'aimera toujours, comme depuis votre premier voyage."
Il m'aime depuis ce moment là ? Mais comment ?
"Je le sais, parce que le Docteur a oublié une petite chose. Il m'a prise avec lui, mais il ne m'a jamais remise sur Gallifrey. Le TARDIS m'a gardé caché au fond d'elle. J'ai ainsi pu suivre ses aventures. Et quand tu as regardé dans le coeur du TARDIS, je t'ai transmise un peu de moi. Tu es plus que tu l'imagine, Rose Tyler. Tu es une humaine qui a absorbé des particules Huon d'un TARDIS millénaire et un morceau d'une arme mortelle. Quand le moment arrivera tu devras protéger le Docteur de la Mort, alors nous t'aiderons."
Merci. Merci beaucoup. Je ne sais pas quoi faire d'autre que te remercier. Je vais pouvoir être avec mon Docteur. Qu'importe qu'il est encore changé ou qu'il changera encore plus tard, il restera toujours mon Docteur.
Soudainement, et encore une fois, je sentis que le sol se dérobait sous mes pieds pour redevenir solide quelques instant plus tard. J'ai atterris, dans mon corps cette fois, dans ce qui semble être un bâtiment humain. Et selon mon instinct, nous sommes sur Terre. J'entendis des voix parler et les suivit jusqu'à une pièce avec trois TARDIS et trois hommes et une femme devant un tableau. Un tableau que je crois être Gallifrey en flamme.
C'est donc ce qu'ils ont fait. Ils ont figés Gallifrey dans un tableau.
Le vieux Docteur salua les trois autres, puis entre dans son TARDIS, un vieux TARDIS un peu mal en point. Et je sais que dès qu'il aura disparu il se régénèrera et viendra me sauvé de mannequins en plastique. Mon Premier Docteur avec ses grande oreilles et son beau nez. Mon Premier Docteur que j'ai tant aimé.
Puis j'entends parler, les deux Docteur restant, d'une planète. Trensalor ou quelque chose comme ça. Là ou le Docteur est apparemment enterré, apparemment mort lors d'une bataille. Mais je sais que ça ne sera pas pour tout de suite. Pas ce Docteur.
Mon Docteur salua à son tour, son lui futur et sa compagne, d'un baise main et d'un sourire moqueur, avant de rentrer dans son TARDIS sur une dernière blague.
-Besoin d'un moment seul avec votre peinture ? demanda la jeune femme.
-Comment vous le savez ?
-Vos grands yeux tristes vous trahissent, dit-elle en allant l'embrasser sur la joue. Je le sais toujours.
Puis elle ajouta, avant de rentrer dans le TARDIS :
-Oh, j'ai faillis oublier. Un vieil homme vous cherchait. Je crois que c'est le conservateur.
J'allais m'avancer vers lui, quand un homme est arrivé prêt de moi. Il a mis son doigt sur sa bouche et a chuchoté si bas que je ne l'ai presque pas entendu :
-Attendez encore un peu je dois lui parlez.
Puis il est entré dans la pièce et a discuté avec le Docteur de façon énigmatique. L'homme, qui devait être le conservateur, semblait connaître le Docteur et le Docteur semble le connaître également.
Et ils parlent de Gallifrey, figé dans le temps mais disparu. Comme d'autres ? C'est ce qu'il a dit ? D'autres planètes ont disparu. Un peu comme la Terre, quand les Daleks l'ont volé avec 26 autres planètes et lunes. La dernière fois que j'étais dans cet univers.
Le conservateur sort de la pièce et me regarde. Il sort un clef d'autour de son cou et de sa poche une cabine bleue, non un TARDIS miniature. Si semblable à celui qui m'a permit de venir ici.
-Mademoiselle. Ravi de vous rencontrer.
-Enchanté également. Est-ce que ... ?
-Je suis le Docteur, mais moi je n'ai pas changé d'apparence et je ne changerais plus. Je suis le gardien de mon univers et du maintien de l'ordre avec celui-ci et tous les autres. Je crois que vous avez rencontré celui du monde dont vous venez.
-De quoi parlez-vous ?
-Il ne vous l'a pas dit ? Omega. Omega Theta. Le premier fils du Docteur dans l'univers que vous venez de quitter. Il est devenu le gardien de l'équilibre de son univers, tout comme je suis le gardien du mien. Et vous, Rose Tyler, vous êtes devenue la gardienne de celui-ci. Et avec le Docteur, votre Docteur, vous garderez le monde en sécurité. Trouvez le mini TARDIS qui vous ai du, le grand vous aidera. Mais n'en parlez à personne.
-Je ...
-Au revoir, mademoiselle. Allez le voir. Allez retrouver votre Docteur.
Et il disparut dans un nuage de particules Huon.
Je restais un instant abasourdi, puis la voix du Docteur me réveilla. J'entrais dans la pièce en l'appelant. Il se tourna vers moi. Les yeux ébahis et une grimace sur le visage.
-Vous n'êtes pas content de me revoir Docteur ?
-Rose ? C'est bien toi, Rose ?
-Oui Docteur. Ah moins que vous connaissiez quelqu'un d'autre avec mon visage.
-Oh Rose.
Il s'approcha de moi et commença à me palper. Je le repoussais légèrement en riant.
-Voyons. Pas de harcèlement sexuel, alors que c'est la première fois que je vois ce visage.
-Mais tu étais sur le monde de Pete. Et où se trouve ma Meta-Crisis ? Tu es venue seule ? Pas de Jacky Tyler ? Et ...
Malgré les années qui se sont écoulées pour moi depuis que j'ai fait mon deuil, je le regarde tristement, mais durement.
-Non, Docteur. Il y a juste moi. Il n'y a plus que moi. Et l'autre univers n'a plus besoin de moi. Après tout, après 700 ans j'ai le droit de prendre ma retraite de cet endroit.
-7 ... 700 ans ? Mais ... comment ?
-Le Satellite 5. Apparemment, tu m'as peut-être évité de mourir consumé par le coeur du TARDIS, mais l'énergie que j'ai absorbé est restée en moi. Je suis éternelle. Pas comme Jack, ni comme vous. Mais d'une nouvelle façon. D'ailleurs, j'ai rencontré votre premier visage dans l'autre univers. Quel goujat c'était. Heureusement qu'avec le temps vous vous êtes assagi. Et puis ...
Il me prit dans ses bras, m'enlaçant le plus fort possible.
-Allez, Docteur. Et si on rentrait dans le TARDIS maintenant.
Il se décolla de moi et me sourit. Sourire qui se transforma en grimace un instant.
-J'ai eu d'autres compagnons depuis la dernière fois. Et ...
-Alors, qui a succédé à Donna. Une jeune femme je pense. Pas blonde, j'espère. J'aimerais resté votre seule compagne blonde.
-Non, non. Elle était rousse et elle s'appelait Amelia Pond.
-Vous et les roux. Vous n'avez pas réussi à le devenir donc vous vous rabattez sur des compagnons roux ? Après tout pourquoi pas.
-Elle avait un mari aussi, qui est venu avec nous. Rori, il s'appelait. Et une fille aussi. Mais ... elle n'a pas vraiment voyagé avec nous ... Et puis après juste Clara. Je suis resté seul longtemps, mais j'étais trop seul et puis Clara était assez spéciale. Pas spécial comme toi. Juste spécial, mais différemment et ...
-Je sais Docteur. Pas la peine de vous inquiéter. Je ne suis pas jalouse. Et si vous me présentiez à Clara. J'ai hâte de la rencontrer. J'ai appris beaucoup de bien d'elle.
-Oh oui oui bien sûr.
Il semble un peu agité. On dirait un adolescent. Tyler était un peu comme ça quand il me parlait de sa première amoureuse. Tyler. Mon petit frère.
-Calmez-vous Docteur. Tout vas bien. Vous avez plus de 900 ans, vous vous rappelez ?
-En fait j'en ai 1115 maintenant.
-Et bien, vous avez bien vieilli depuis la dernière fois Sinon, arrêtez de vous comporter comme l'adolescent qui doit présenter une amie à sa mère. Ou le contraire.
Je lui prend la main et ouvre le TARDIS de l'autre.
-Ah, Docteur. Le TARDIS fait des trucs bizarre. Il fait des bip et on dirait qu'il grogne ou quelque chose du genre. Est-ce que ... Euh, bonjour ?
-Bonjour ! Je m'appelle Rose. Rose Tyler. J'ai fait un long voyage pour retrouver le Docteur et désormais je voyagerais avec vous. Si ça ne vous dérange pas.
-Je ... Vous êtes Rose Tyler ? La Rose Tyler ? Mais ... Je croyais que vous étiez dans un autre univers.
-Oh j'y étais. Mais je suis revenue. C'était assez ennuyant là bas. Toujours les mêmes choses. Pas de vrai danger extra-terrestre, mais beaucoup d'idiots qui se croient plus intelligent que tout le monde. Alors après les Cybermen, ça a été une sorte de Dalek mélangé avec un Sontarien. Et puis ne parlons pas de la révolte des aspirateurs. Un vrai calvaire. Mais ils n'ont plus besoin de moi. Donc j'ai réussi à trouver un moyen de revenir et me voici !
-Heureuse de vous rencontrer Clara. J'ai appris que vous aviez aidé le Docteur dernièrement.
-Je ... Vous êtes vraiment Rose Tyler ?
-Qu'y a-t-il Clara ? demanda le Docteur en la regardant.
-Je crois que je te connais. Tu habitais à la Résidence Powell à Londres n'est-ce pas ?
-Oui. Nous nous sommes déjà rencontré là bas ?
-Non, j'étais ta professeur de physique au lycée. Puis tu as abandonné les études.
-Oh j'ai jamais aimé la physique quand j'étais à l'école. Et si on m'avait dit que je les utiliserais tout le temps après avoir perdue mon boulot de vendeuse, je ne l'aurais pas cru. Vous étiez mon enseignante ? Mais vous êtes jeune, non ?
-Oh, c'est ... commença-t-elle.
-Clara a sauté dans ma ligne temporelle pour rétablir ce qu'une organisation m'avait fait. Alors elle s'est retrouvé partout autour de ma ligne.C'est elle qui m'a montré le TARDIS, qui m'a empêcher plusieurs fois de mourir. Oh et une fois j'étais sur une planète plein de Daleks et elle était l'un d'eux et m'a protégé d'eux avec Rori et Amelia.
-Ok. Mais, au lycée, je n'étais pas encore sur la ligne du Docteur. Si ?
-Non, c'est vrai.
-En fait Docteur. J'ai juste vu de loin votre 9e, ou 10e selon le point de vue, régénération. Je n'ai jamais pu rien faire, parce que vous n'aviez pas besoin de moi. Les obstacles que la Grande Intelligence vous donnait, vous les avez surmonté seul, avec Rose. Je me suis juste occupée de la mettre sur votre voie. Parce que si il n'y avait pas eu de Rose Tyler, alors vous seriez mort depuis votre première rencontre.
Je le regardait et il me retourna mon regard en souriant, amoureusement j'aimerais dire. Il a beau avoir encore changé d'apparence, il reste mon Docteur. Mon bien aimé Docteur.
-Merci beaucoup Clara. Bon. Sinon, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demandai-je
-Un petit voyage, avant que vous retourniez en cours Clara ?
-Avec plaisir.
-Alors c'est partie ! Géronimo !
(1) le mini TARDIS : c'est une figurine POP du TARDIS ... Elles sont trop belles, je trouve.
