PoV River

Je le connais depuis ma naissance. Il a toujours été une constante dans ma vie. En bien ou en mal.

Je suis la fille de ses meilleurs amis, mais j'ai été élevé par une organisation pour le tuer.

J'ai passé 7 ans avec cette organisation avec des séances de lavages de cerveaux, me disant qu'il était l'ennemi que je devais le tuer et je suis morte J'ai vécu environ 20 ans avec mes parents-enfants, sans qu'il ne sache qui j'étais réellement et je suis morte - tuée par Hitler. J'ai vécu plusieurs décennies où j'ai vécu et vu tant de choses. Et finalement, l'organisation m'a reprise et j'ai tué le Docteur. Toute ma vie j'ai essayé de l'éviter, mais à chaque fois que je le voyais, mon conditionnement revenait, me disant de le tuer. Juste après ma régénération dans mon troisième corps, je l'ai tué une première fois. Pour le sauver, je lui ai offert toutes les régénérations que j'aurais du avoir en tant que demi-Time Lady. J'avais essayé par tant de moyen d'éviter de le tuer. Essayant d'avoir une bonne vie. Mais j'ai été retrouvé par l'organisation et je l'avais tué. Et j'avais été emprisonné pour cela. J'avais du me racheter, participer à des missions qu'on me demandait de faire. Et juste pour le revoir, j'avais accepter.

Au final, il n'était pas réellement mort, ce n'était qu'une mise en scène. Cet homme extraordinaire ne mourrait pas aussi facilement. Je l'ai vu sauver des planètes et je l'ai sentis pleurer quand il ne pouvait pas le faire. Je l'ai vu se perdre et perdre ceux qu'il aime. Mes parents, mais aussi tout ceux que je ne devait pas connaître.

Je l'avais vu brisé lorsque mon père avait été prit par un Ange Pleureur et quand ma mère l'avait suivit.

Et je n'avais pas pu être à ses côtés. Il était parti se réfugier à l'époque victorienne, avais-je appris. Moi j'avais continué mon travail d'archéologue pour lequel j'avais étudié et que j'aimais.

J'aimais mon travail et il me permettait également de veiller sur le Docteur en quelque sorte.

C'est grâce à ces recherches que j'avais rencontré Jack.

-Hey, m'avait-il arrêté.

Je ne lui avait jeté qu'un coup d'oeil, mais je savais que je le connaissais. Mais, du fait de mes voyages à travers l'espace et le temps, je connaissais beaucoup de personne.

-Excusez-moi de vous déranger, mais … je vous connais, n'est-ce pas ?

-Il va falloir être plus précis mon grand, je connais beaucoup de personne, je ne peux pas me rappeler de tout le monde.

-Même si tu m'avais vu dans tes rêves ?

Il l'avait dit d'un air taquin, qui était typique du 5e millénaire terrien. Et c'était étrange, puisque que nous n'étions qu'au 2e actuellement.

-Tu es un voyageur du temps toi. Qu'est-ce que tu me veux ?

-Je n'avais jamais prêté attention à mes rêves d'âme soeur, me disant que c'était une entrave. Je ne suis pas un gars à âme soeur. Mais tu es très belle et, visiblement, tu connais le Docteur.

C'est ainsi que je l'avais rencontré et que j'avais commencé à vivre avec lui. C'est ainsi que j'étais petit à petit tombée amoureuse. Nous n'avions pas de relation sexuelle, malgré nos envies respectives l'un de l'autre, mais nous nous complaisions à nous raconter ce que l'on faisait avec d'autres. Et Jack, comme il se faisait appeler par tout le monde, aimait trop coucher à droite à gauche pour être exclusif à une seule personne. Au moins, il était fidèle et il aimait sincèrement. Et je l'appréciais beaucoup pour ce qu'il était.

J'avais mis du temps à l'embrasser. Je l'aimais beaucoup, mais je gardais en moi que j'étais celle qui avait tué le Docteur. Et techniquement, je lui étais mariée. J'avais fait une expédition pour le compte d'un peuple, m'étais marié pour de faux à quelques hommes et avait faillit mourir quelques fois. J'avais rencontré le Docteur, un Docteur que je ne connaissais pas. Un Docteur avec qui j'avais passé une nuit sur Darilium … une nuit de 24 ans à profiter de la vie. Car je savais, connaissant toutes les rumeurs, que ma prochaine aventure serait ma dernière et que j'allais y mourir.

J'avais retrouvé Jack, à un bar sur Vénus, entrain de boire encore et encore.

-Tu as fini avec tes tendances de dipsomane.

-Ce n'est pas comme si j'allais en mourir.

-J'ai besoin de toi. Est-ce qu'on pourrait parler seul à seul ? lui demandai-je

-Ca a l'air bien sérieux tout ça…

-Je vais te demander quelque chose d'interdit. Quelque chose que tu n'es pas censé faire. Quelque chose que si on apprend que tu as fait ça, tu risques gros et si on apprend que moi, je t'ai demandé ça, je risque encore plus gros.

-J'en suis. Qu'est-ce que je dois faire ?

Je lui avait expliquer ce que je savais et où j'allais prochainement.

-De ce que je sais de cette bibliothèque, me dit-il, c'est que le Docteur avec son 10e visage et Donna y sont allés et qu'ils ont failli mourir tous les deux. Qu'est-ce que tu veux faire ?

-Je ne veux pas mourir. Le Docteur m'a donné un tournevis sonic, il m'a emmené sur une planète magnifique la nuit dernière et je crois qu'il m'a dit son nom aussi.

-Qu'est-ce que je peux faire ?

-Trouve un moyen de me sauver, s'il te plaît. Il doit déjà avoir une idée, sans doute la raison pour laquelle il m'a donné un tournevis sonic, mais je sais qu'il ne peut pas sauver tout le monde. Il a besoin d'aide.

Nous avions réfléchis toute la nuit, avions même utilisé son manipulateur de vortex pour avoir plus de temps. Mais rien ne nous venait.

Pendant que je relisais mon journal, j'eus une idée.

-Auvers-sur-Oise, Juillet 1890, dis-je à voix haute sans le vouloir.

-Que se passe-t-il là bas ?

-Vincent Van Gogh. Je me souviens dans les histoires de mes parents que maman avait été lui rendre visite. Vincent voyait beaucoup de choses. Les couleurs, les extraterrestre invisible aussi. C'est aussi lui qui a fait le tableau "la Pandorica s'ouvre" que j'ai été volé au musée de la reine Elizabeth 10. Il pouvait voir pleins de choses. Peut-être qu'il peut nous aider. Il faut juste qu'on arrive plus tard que le 5 juillet. Je crois que c'est la date à laquelle Amy et le Docteur l'ont rencontrer.

-Et avant le 29 juillet, date de sa mort. D'accord, c'est parti alors.

Je lui pris le bras et quelques instants plus tard, nous étions dans ce qu'il semblait être un champ de blé. Nous ne portions pas exactement des vêtements d'époque, alors nous nous devions de faire attention à où nous allions - pas que ça dérangeait le Docteur, habituellement, mais je suis archéologue et j'aime pas vraiment les anacronismes.

-Selon les données, nous sommes le 7 juillet 1890, annonça tout bas Jack. Donc normalement on ne devrait pas rencontrer le Docteur.

Nous gardâmes la tête baissée au milieu du champs, mais d'un faux mouvement, nous dérangeâmes les corbeaux qui se trouvaient là et qui s'envolèrent au dessus du champs.

-Vous pouvez vous montrer, dit la voix d'un homme avec un accent. Je sais que vous êtes là.

Avec un sourire embêté, je le redressais, suivi de Jack et allâmes vers la personne qui avait parlé. Reconnaissable à ses autoportraits, Vincent Van Gogh se tenait là.

-Vous êtes réels, n'est-ce pas ? demanda-t-il.

-Aussi réel que possible oui, confirmais-je. Nous sommes des amis du Docteur. Et nous avons besoin de vous.

-Docteur Qui ?

-LE Docteur, précisa mon compagnon.

-Et Amy, rajoutai-je. Pouvez-vous nous aider ?

-J'aimerais finir mon tableau avant, peut-être que ça vous aidera.

-Comment allez-vous l'appeler ?

-Champs de blé aux corbeaux. Ca semble être ce que c'est … Mais … je ne sais pas. J'ai un autre nom qui me vient en tête.

-Lequel ? insistai-je en m'installant prêt de lui.

-Bad Wolf. C'est un nom anglais je sais, mais l'envol des corbeaux me fait penser à quelque chose venant pour nous. Quelque chose qu'on n'espère pas et qui en même temps est très attendu.

-Bad Wolf ?

J'étais surprise par le titre. Je connaissais les légendes sur Bad Wolf. Ceux qui ne s'y connaissaient pas, disait que ça venait d'un vieux conte terrien. Ceux qui savaient avaient soit peur, soit de l'espoir.

-Merci, Vincent, sourit Jack. Je peux t'appeler Vincent, n'est-ce pas ? Merci beaucoup. Tu ne peux pas deviner ce que tu viens de nous donner.

L'espoir. Jack connaissait la légende, sans doute plus que moi, et ça lui donnait de l'espoir.

Quelque chose qu'on espère pas et qui en même temps est très attendu. Quelque chose.

-Ou quelqu'un, dit à voix haute Jack, en lui tenant la main, tandis qu'il retournait dans les champs. Tu l'as deviné, je connais Bad Wolf. J'en ai entendu parlé à l'agence du temps, mais à cette époque, ce n'était que des bruits de couloirs, des rumeurs sans fondement. Un conte pour effrayer les agents pas sages, ajouta-t-il avec un sourire taquin.

-Mais maintenant tu sais ce que c'est, ou plutôt, qui c'est.

-Oui. Ca a été quelque chose de presque commun à entendre lorsque je voyageais avec le Docteur. C'est d'ailleurs à cause de Bad Wolf, bien que je ne lui en tienne pas rigueur, que je me suis retrouvé piégé sur la Game Station, puis au 18e siècle. C'est le Docteur, qui m'a dit qui s'est. Et j'avais du mal à le croire.

-Mais tu connais son identité alors ?

-Et ça va être difficile de la trouver. Et la seule idée que j'ai c'est d'aller voir la femme la plus importante de l'Univers. Tu es douée avec la télépathie ?

Je le regardais surpris, tandis qu'il nous emmenait à une autre époque. Et visiblement, nous étions à Londres au 21e siècle.

Il nous fit marcher quelques temps jusqu'à un quartier assez éloigné du centre-ville.

La femme la plus importante de l'Univers. Je n'avais jamais entendu quiconque se faire appeler comme ça et j'ignorais donc de qui il parlait. Mais vu ce qu'il disait, cela devait avoir un rapport avec le Docteur.

Il toqua à la porte presque semblable à toutes les autres - et je ne comprendrais jamais comment ils faisait pour ne pas se perdre - et quelqu'un nous ouvra.

-Bonjour madame, je ... commença-t-il avant de se faire interrompre par la femme.

-Je vous reconnais. Vous êtes l'un de ses amis. Il avait promis qu'elle serait en paix.

-J'ai besoin d'elle. Je transgresse de nombreuses lois juste pour venir la voir. Mais c'est une question de vie ou de mort. Je ne lui ferais pas de mal, je vous le promets et quand je partirais elle ne s'en souviendra même pas.

Avec un regard mauvais, elle nous laissa entrer. Jack marcha plus loin et arriva devant une porte. Sans un bruit, il ouvrit la porte et entra dans ce qui semblait être un chambre. Là, dormait une jeune femme rousse.

-Depuis qu'il lui a fait ça, elle dors plus souvent, dit la femme dernière nous. Elle est pleins d'entrain à faire beaucoup de choses. Elle s'est trouvé un travail, a rencontré quelqu'un. Mais à chaque jour de congé, elle dort.

-Ca doit faire moins de quelques mois pour vous. Le lien est encore frais, et c'est ce dont j'ai besoin.

-Qui est-ce ? demandai-je.

-Mélodie, je te présente la femme la plus importante de l'Univers, Donna Noble.

-Qu'est-ce que vous allez lui faire ? demanda la femme, soudainement moins rassurer.

-Nous avons juste besoin de parler à la partie que le Docteur a caché. Ca ne la blessera pas, je vous le promet, mais nous allons avoir besoin de … d'intimité ?

-Je vous laisse une heure.

-Ca ira parfaitement, merci.

Une fois que la femme fut sortit, Jack commença à m'expliquer ce qu'il fallait faire.

C'est dans ces moments-là que je me rendais compte que je n'étais qu'une enfant face à lui. Quand il avait rencontré le Docteur, il allait vers ces 35 ans. Il avait ensuite passé plus de 150 ans avant de retrouver le Docteur et depuis, plusieurs décennies étaient passées, presque des centenaires. A côté de lui, j'étais très jeune. Bien que ce ne soit pas facile à compter, j'avais qu'une petite centaine d'année en âge de la Terre.

Me reconcentrant, je suivis Jack pour nous 'introduire' dans la tête de la rousse.

La première chose que je vis fut que c'était bien rangé, sans doute mieux que ce qu'on attendait d'une femme lambda du 21e sans entraînement à la télépathie et autres arts de l'esprit. Mais en regardant bien, c'était surtout qu'il y avait quelqu'un d'autre dans sa tête.

-Bonjour à vous. Enchanté de vous revoir. Jack et River, c'est ça ? Je ne vous ai rencontré que brièvement, mais je suis ravie de vous rencontrer.

-Vous êtes la partie Docteur-Donna de chez Donna, n'est-ce pas ? interrogea Jack.

-En effet, c'est bien moi. En quoi puis-je vous aider ? J'imagine que c'est en rapport avec le fait que je sois toujours très présente ici et que mon lien avec le Docteur, ou plutôt sa métacrise, ne soit pas encore totalement effacé.

-C'est ça. Nous avons besoin de le contacter et d'avoir de l'aide de Bad Wolf. J'imagine que tu comprend de qui je parle.

-Ah … Et l'archéologue ne la connait pas ?

-Je ne la connais pas encore, en effet. Mais elle peut me sauver.

-Te sauver ? Oh, de la bibliothèque n'est-ce pas ? Oui, le Docteur était très triste. Et puis il …

-Je ne l'ai pas encore vécut alors …

-Spoilers ? Ok. Je peux bien sûr contacter la Métacrise, il m'informe de temps en temps de ce qu'il se passe là bas, mais vous devez savoir qu'à part notre lien, la barrière entre les mondes est totalement fermée. Une ouverture, même petite, et c'est les deux mondes qui s'effondrent.

-Sauf si le Docteur nous aide. Et vous êtes deux, un de chaque côté. Je pense que c'est possible.

-Oui, mais j'aurais besoin de choses dont je n'ai pas accès ici.

-Je travaille toujours pour Torchwood techniquement, donc je peux fournir ce dont vous avez besoin.

-J'aimerais aussi être libre, mais je sais que ce n'est pas possible. Quand j'aurais fini avec votre miniportail pour la ramener ici, je ne resterais que quelques jours avant de petit à petit me défaire de Donna. Et avec un peu de chance, je pourrais rejoindre la métacrise et nous ne feront qu'un … Bon, en attendant, je le contacte pendant que vous vous allez travailler ici. Je vous mets dans votre tête les instructions pour faire le portail et comme ça vous n'aurez pas à risquer la vie de Donna encore. Et dans précisément une semaine, normalement, le portail devrait être fini et elle pourra passer. Vous n'aurez que quelques secondes et après, vous devrez totalement colmater la brèche avant qu'elle ne grossisse.

-Si tu nous donnes les instructions qu'il faut, nous y arriveront. Normalement Canary Wharf devrait toujours nous être disponible, nous feront moins de dégâts là-bas.

Une fois les instructions nous venant dans la tête, nous nous sortîmes de la tête de la rousse. Nous saluâmes sa mère et partîmes.

Il nous fallut bien la semaine prévue, pour mettre au point le portail et le jour-J, il s'ouvrit enfin. Une femme en sortit en courant vers nous, tandis que derrière elle le portail se referma tout aussi vite. Alors qu'elle reprenait son souffle, Jack et moi travaillâmes sur le fermeture totale de la brèche. Il nous fallut plusieurs minutes avant que ce ne soit totalement fait et qu'on ne put souffler.

-Mélodie, commença Jack après un moment, j'aimerais te présenter Bad Wolf, aussi connue sous le nom de Rose Tyler.

-La seule femme que le Docteur n'est jamais aimé. Je … Je te connais.

-Enchantée de vous rencontrer alors, parce que je ne vous connais pas. John m'a expliquer que vous aviez besoin de moi pour quelque chose. Je ne comprend pas exactement en quoi je pourrais vous aider, mais je ferais de mon mieux.

-Je devrais peut-être mieux me présenter avant, dis-je. Je m'appelle Mélodie Pond et on me connait aussi sous le nom de River Song. Je suis la fille de deux des meilleurs amis du Docteur. J'ai été conçue dans le TARDIS, alors que nous étions dans le Vortex du Temps, ce qui fait que j'ai eu de l'énergie régénératrice et j'ai une espérance de vie assez longue. Je ne peux plus me régénérer, parce que j'ai du tout donné au Docteur pour le sauver. J'ai été élevé pour tuer le Docteur, et maintenant que je l'ai fait, officiellement et deux fois, je suis libre de cette mission. Mais selon les rumeurs, la prochaine fois que je vais rencontrer le Docteur sera sa première fois et ma dernière fois.

-C'est ce que m'a dit John, en effet. Pas tous les détails, mais que tu … et bien, que tu allais mourir, mais pas vraiment. Je sais ce qu'il faut pour te sauver, mais je ne sais pas encore vraiment comment l'avoir, mais t'inquiète pas, j'ai du temps pour y penser. Alors,maintenant, que ça on en a parlé … est-ce que tu veux me parler de ta relation avec mon grand frère ?

-Ton grand frère ? Je suis désolée, je ne le connais pas.

-Elle veut parler de moi, je crois, intervint Jack. Vraiment Rose, ton grand frère ? Je croyais que nous étions plus que ça.

-Non, moi je t'aime comme un grand frère. Mais c'est bien t'inquiète, ça veut dire que tu as toujours le droit de faire tout ce que tu faisais pour moi avant … sauf m'embrasser sur la bouche et vouloir entrer dans ma culotte.

-C'était pourtant mon unique but dans la vie, t'embrasser pour toujours et voir tes magnifique culotte en dentelle.

Elle le tapa doucement et rigola avec lui, seul comment une fratrie peut le faire. Je suis triste parfois de ne pas avoir pu avoir des frères et soeurs. Si ça se trouve j'en ai là bas en 1938, où mes parents vivent désormais , mais où je ne pourrais plus vraiment aller. Toutes ces années, je m'étais répétée que j'aurais une vie heureuse avec mes parents. Je l'avais eu en quelque sorte, mais … tous les soirs, je me répétais, comme une supplique "vous ne ferez pas de moi un monstre" encore et encore, comme pour me rassurer. Et au final j'en étais devenue un. J'avais tué le Docteur. Je ne m'expliquait pas encore comment il avait pu me pardonné. Je l'avais tué non pas une, mais deux fois. Même si la première fois, je l'avais sauvé et que la seconde il n'était pas réellement mort, ça me faisait mal de savoir que ça avait quand même eu lieu.

Après un moment, Jack nous ramena au 51e siècle et moi je devais me préparer pour mon expédition où je risquais de mourir.

Alors que je me préparais, je vis Jack derrière moi. Je savais qu'il avait passé le reste de la nuit à voyager avec Rose, pour m'aider certe, et il venait visiblement de rentrer.

-Fait attention à toi, me demanda-t-il, comme une supplique.

-Je fais toujours attention à moi, ne t'inquiète pas mon tout beau.

-S'il te plaît. Même si nous n'avons pas le type de relation qu'on attend de la part d'âme soeur, je t'aime beaucoup et je ne veux pas te perdre. Ne fais pas de choses inconsidérées, même pour sauver le Docteur.

Mais on le fera à chaque fois, n'est-ce pas ? Lui comme moi, on fera en sorte que le Docteur survive toujours. Ne serait-ce que pour avoir un futur avec lui.

-Je te le promet, dis-je malgré mes pensées.

Il me tendit la main et je l'attrappais. D'un geste ferme, il me tira à lui et m'embrassa.

C'était notre premier baiser, le tout premier. Et même si j'y transmettais tous mes sentiments pour lui, je ne pouvais cacher que le baiser dissimulait aussi des mensonges et des non-dits. Mais je l'appréciais, ce premier baiser, rempli d'amour également - oui, pour moi c'est de l'amour que je ressentais à cet instant et je pense que lui aussi le fait - qui je l'espérait ne serait pas le dernier.

Il me fit un signe de la main, tandis que je m'éloignais pour rejoindre le lieu de rencontre avec mon client.

Mon client, Felman Lux, n'était pas un personnage sympathique, très hautain et imbu de lui même. La première chose qu'il fit avant qu'on parte, fut de distribuer à mon équipe et moi des papiers que l'on devait signer, lui garantissant l'exclusivité sur tout ce qu'il y aurait là bas et - je cite - "acceptant que votre expérience individuelle à l'intérieur de la bibliothèque est la propriété intellectuelle de Felman Lux Corporation". Bref, autant dire qu'il ne fallait pas être surpris - vu qui m'avait élevé et avec qui je traînais toutes ces années - que je n'avais pas signer le papier et l'avait envoyé faire un tour dans l'espace.

Après deux jour dans le vaisseau, en arrivant sur la planète, il ne nous fallut pas plus de quelques minutes pour trouver le Docteur et Donna, ainsi que des ennuis.

-Bonjour, mon petit coeur, dis-je en baissant la visière de mon casque.

En face de moi se trouvait le 10e visage du Docteur. Et dans mon coeur, grandissait la peur qu'il ne me connaisse pas et que, malgré tout nos efforts, cela signifie ma fin.

-Sortez, s'écria le Docteur

-Docteur, tenta de la calmer, inutilement, Donna.

-Vous tous, reprit-il. Faites demi-tour, remontez dans ta fusée et envolez-vous. Dites à vos petits-enfants que vous êtes venu à la bibliothèque et que vous avez vécu. Ils ne vous croiront pas.

-Pop vos casques, tout le monde, rassurais-je tout le monde. Nous pouvons respirer.

-Comment savez-vous que ce ne sont pas des androïdes ? me demanda Anita, l'une de mes coéquipiers pour cette expédition.

-Parce que je suis sorti avec des androïdes. Ce sont des ordures.

Je parlais bien sûr du Roi Hydroflax et de son corps cybernétique qui avait essayé de me tuer pour un diamant - que je n'avais pas obtenu au final.

-Qui est-ce ? commença à s'énerver Lux Vous avez dit que nous étions la seule expédition. J'ai payé des exclusivités.

-J'ai menti, je mens toujours. Liés à être les autres.

-Miss Evangelista, je veux voir les contrats.

Je m'éloignai de lui en l'ignorant et m'approchais du Docteur.

-Vous avez franchi la porte nord, oui ? Comment était-ce, tant de dégâts?

-S'il vous plaît, partez. Je vous demande sérieusement et correctement, partez. Attendre. Vous avez dit expédition?

-Mon expédition, intervint l'enervant homme. Je l'ai financé.

-Oh, vous n'êtes pas, n'est-ce pas? Dites-moi que vous n'êtes pas des archéologues.

-Vous avez un problème avec les archéologues ?

Je souris à sa réflexion, attendant la réponse qui ne tarda pas.

-Je suis un voyageur dans le temps. Je montre du doigt les archéologues et je ris.

-Ah. Professeur River Song, archéologue.

-River Song, joli nom. Lorsque vous partez et que vous partez maintenant, vous devez mettre en place une balise de quarantaine. Scellez la planète, la planète entière. Personne ne vient ici, plus jamais. Pas une seule chose vivante, ni ici, ni jamais.

Bien qu'au début, je ne comprenais pas totalement le danger et que j'agissais comme je l'avais toujours fait - avec insouciance - je décidais tout de même de suivre les directive du Docteur. Ca devait nous sauver après tout.

Evangelista avait été la première à mourir, puis ce fut le tour de Dave, de l'autre Dave et d'Anita. Nous avions trouvé sa solution au final, mais ce n'était pas encore suffisant. Et le Docteur voulait se sacrifier pour nous sauver, Lux, moi et tous ceux qui étaient coincés dans la mémoire de la bibliothèque. Dans la mémoire d'une petite fille qui était morte bien trop tôt.

Mais je ne pouvais pas le laisser faire ça. Tout le monde s'accordait à dire que ce serait les dernier jour de River Song et le Docteur ne pouvait pas mourir ici.

Alors je l'avais assommé et l'avait attaché avec les menottes que je gardais toujours avec moi depuis que j'avais rencontré Jack - après tout, pas de relation sexuelle, ne voulait pas forcément dire pas de jeux coquins.

-Ce n'est pas une blague, répliqua l'homme qui ne me connaissait pas encore. Arrêtez ça maintenant. Cela va vous tuer! J'aurais une chance, tu n'en as pas.

-Vous n'auriez aucune chance, et moi non plus. Je chronomètre pour la fin du compte à rebours. Il y aura un bip dans le flux de commandes. De cette façon, cela devrait améliorer nos chances d'un téléchargement propre.

-River, s'il vous plaît. Non.

-Le plus drôle, c'est que cela signifie que vous avez toujours su comment j'allais mourir. Tout le temps que nous avons été ensemble, vous saviez que je venais ici. La dernière fois que je t'ai vu, le vrai toi, le futur toi, je veux dire, tu es venu à ma porte, avec une nouvelle coupe de cheveux et un costume. Vous m'avez emmené à Darillium pour voir les tours chantantes. Quelle nuit c'était. Les tours ont chanté et vous avez pleuré.

ORDINATEUR: Autodestuction en une minute.

-Vous ne me diriez pas pourquoi, mais je suppose que vous saviez qu'il était temps. Mon temps. Il est temps de venir à la bibliothèque. Vous m'avez même donné votre tournevis. Cela aurait dû être un indice.

Je vois du coin de l'oeil, le Docteur essayer d'attraper l'un des deux tournevis sonic que j'ai mit hors de sa portée, comme mon journal.

-Vous ne pouvez rien faire, insistai-je.

-Vous pouvez me laisser faire ça.

-Si vous mourez ici, cela voudra dire que je ne vous ai jamais rencontré.

-Le temps peut être réécrite.

-Pas ces temps-là. Pas une seule ligne. N'ose pas. Ça va. Ça va. Ce n'est pas fini pour toi. Tu me reverras. Vous avez tout cela à venir. Toi et moi, temps et espace. Vous nous regardez courir.

-River, vous connaissez mon nom.

ORDINATEUR: Autodestruction dans dix

-Vous avez chuchoté mon nom à mon oreille.

ORDINATEUR: Neuf, huit, sept

-Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle je dirais mon nom à quelqu'un. Je n'ai pu qu'une seule fois.

Oui, qu'une seule fois, à part à moi … et il le reverra à celle qu'il aime réellement.

-Chut, maintenant, l'empêchais-je de parler.

ORDINATEUR Quatre, trois

-Spoilers, ajoutais-je.

ORDINATEUR: Deux, un

Je reliais les deux câbles d'alimentation que j'avais dans les main ensemble, et il y eut une lumière aveuglante.

Puis, je n'existais plus.

Docteur, Rose. S'il vous plaît. Je ne veux pas mourir.

Quand j'ouvris les yeux j'étais devant un grand bâtiment où se trouvaient des personnes. Il me fallut un instant, mais je les reconnus. Evangelista, Anita, les deux Dave, ainsi qu'une jeune fille et un homme.

-Je suis morte ? demandai-je, commençant à me résigner.

-Pas encore, me dit celle qui fut l'idiote secrétaire de Lux, mais qui, en plus d'être aussi belle qu'avant était aussi devenue intelligente.

-Vous êtes gentille, Mélodie, et le loup va vous sauver, ajouta la petite fille, que je reconnus comme étant la fameuse CAL ou Charlotte.

Quelques secondes plus tard, mon champ de vision fut couvert par une forte lumière dorée qui me força les yeux. Quand je les rouvris, j'étais de retour dans le coeur de la bibliothèque.

Le Docteur n'étais plus là, mais à mes côté se tenait Jack. Plus loin, Rose était debout et irradiait d'une lumière dorée, la même que celle que j'avais vu plus tôt.

-J'ai juste ajouté de la mémoire à CAL et comme ça, tu n'as pas besoin de rester. Un peu plus et tu mourrais, avalé par la machine et mangé par les Vashta Nerada.

-Merci, je te remercie sincèrement Rose. Je ne sais pas ce que je …

-Prend soin de mon frère et on sera quitte.

-Et toi, va rejoindre le Docteur, s'il te plaît. Je veux le voir heureux.

Elle me sourit et, alors que la lumière baissait autour d'elle, elle s'avança vers moi pour me prendre dans ses bras.

Sans un mot de plus, Jack, utilisa son manipulateur de Vortex et nous ramena loin de cet endroit. Heureusement, la planète entière sera totalement scellée d'ici les prochaines minutes et seuls les idiots tenteront de venir voir, mais ce n'était plus de notre ressort.

Quelques années plus tard, j'eus des nouvelles de Rose et du Docteur.

Elle l'avait rejoint, aidé avec un ennemi de longue date - la Grande Intelligence - et ils avaient voyagés avec une jeune femme du nom de Clara. Ils avaient croisé l'Église du Domaine Papal et Tasha Lem qui était à l'origine de mon enlèvement et du conditionnement mentale que j'avais subi. Le Docteur était mort … mais Rose avait refusé donc, en tant que Bad Wolf - aussi connu par beaucoup comme la déesse du Temps - le Docteur avait maintenant une infinité de régénération. D'ailleurs, elle avait aussi joué de ses dons et m'informait que j'aurais à nouveau le droit à un cycle de régénération complet. Et comme Jack était son frère, quand il mourrait sous sa dernière forme - qu'elle avait appelé Face de Boe - il se régénèrera et redeviendrait immortel à mes côtés. Je ne sais pas encore ce qu'on deviendra, mais je l'en remerciais malgré tout.

Elle rajoutait qu'à cet instant, elle venait de récupérer le Docteur qui rentrant de Darillium et qu'elle venait de lui raconter ce qu'il s'était réellement passé avec moi.

Je lui souhaitais tout le bonheur pour le reste de leur vie, et que ce soit éternel. Oui, que leur amour, comme celui que j'ai pour Jack, dure toujours.