Qui était tellement malade aujourd'hui, que même le repos ne convenait pas ? Moi ... Pas de Covid pour moi, mais je suis en grande souffrance tous les jours dernièrement. A tel point que je me suis demandé si je devais aller travailler. Mais j'y suis allé. Je travaille dans un centre d'appel, donc la journée, je souris à mes clients et je tiens bon ... Ca me distrait des différentes douleurs que j'ai dans le corps aussi ...

Enfin... vous n'êtes pas là pour m'entendre me plaindre, mais pour lire ma fic ... et je suis désolée de ne poster que ce soir, mais bon, maintenant vous comprenez ...

Bonne Lecture à vous. Et n'hésitez pas à me laisser des commentaires, ça me fait de bien ...

Neko kiisss


Depuis la mort de John, je n'arrivais plus à rien. Je pensais tout le temps à lui. Et je pensais tout le temps au Docteur.

Avant, je m'investissais dans mon travail à Torchwood, pour éviter de penser à lui, à eux. Mais désormais, il n'y a plus de Torchwood. La Terre a été envahie par des extra-terrestres et depuis plus de 300 ans je fuis. Les Dontars ont pris le contrôle de la planète, ont fait régresser les humains et les ont traduits en esclaves. Mais moi, j'ai pu leur échapper. Je ne suis plus humaine après tout.

Je l'ai découvert peu après mon retour sur Terre, avec John. Je suis morte et je me suis régénérée. Plusieurs fois en fait. Du moins, quelque chose y ressemblant. Cette énergie par laquelle le Docteur s'était lui-même régénéré, me guérissait à chaque fois que je mourrais. Et j'en ignore la raison.

De temps à autre, j'ai des bribes de souvenirs que je pense m'appartenir. Mais il y a toujours cette chanson, cette magnifique chanson qui envahie mon esprit, comme si elle ne voulait pas que je me souvienne.

Mais me souvenir de quoi ? Ne pas savoir de quelle façon je suis devenue immortelle me détruit chaque jour.

Je ne voulais pas. Je ne savais pas. Je ne pouvais pas savoir. Comment aurais-je pu ?

J'avais entendu ce message. Un message que je n'aurais normalement pas pu comprendre, mais je l'ai fait, comme un bruit strident dans ma tête, une voix de crécelle qui m'indique un lieu où me rendre.

Comment aurais-je pu savoir que ce n'était pas ma chanson qui me disait quoi faire ? Elle l'avais toujours fait, m'avait protégée durant toutes ces années. Mais à la place, les Dontars m'avaient retrouvée sur le site de Stonehenge. Cependant, plutôt que de me tuer, ils m'avaient emmenés sous les pierres.

-Vous êtes l'Abomination. Vous avez détruit tant de vies. Désormais, il nous faut nous protéger. Vous disparaîtrez et jamais vous ne serez libérée de votre prison.

L'Abomination ? De quoi parlait-il ? Pourquoi est-ce si familier à mon oreille ? Qui donc m'a appelé ainsi ? Pourquoi est-ce que j'entends encore cette chanson ? Que ne dois-je pas savoir encore ?

-Je ne suis pas cette Abomination. Je suis Rose Tyler, je ...

-Vous êtes l'Abomination. Le message du peuple Dalek était clair, vous devez disparaître.

-Les Daleks ? Mais ils n'existent pas ici. Ils n'existent pas du tout. Je ...

Et tout fut noir.

Je devais avoir pris un coup qui m'avait rendue inconsciente. Quand j'ouvris les yeux, je me trouvais assise dans une sorte de vaisseau spatial pour une personne. Une sorte de nacelle de secours. J'y étais enfermée.

J'avais beau appelé à l'aide, personne ne répondait. Je devais sortir Je le devais.

Et puis la chanson se fit plus forte. Et je l'entendis. Une voix : "Du calme mon enfant. Tu seras bientôt libre. Mais avant ça, nous devons le revoir. Nous devons revenir chez nous. Ne t'inquiète pas, tout ira bien. Il a reçu le message."

Qui était-ce ? De quoi parle-t-elle ?

"Dors mon enfant. Dors. Quand tu te réveilleras tu le reverras."

De quoi parle-t-elle ? Qu'est-ce que ... ?

Elle m'avait endormie. Sans ma permission. Non, mais de quelle droit ? Et qui était-ce d'abord ? Elle m'énerve j'ai besoin de savoir.

"Je te dirais tout. Mais avant tu dois revenir."

-Oui, allo.

La seconde voix ne venait pas de ma tête. Elle emplissait la cabine.

-Venez me chercher, dis-je sans m'en rendre compte.

-Qui est à l'appareil ?

-Je suis dans la Pandorica. Une autre Pandorica.

Les mots sortaient de ma bouche et c'était ma voix qui les prononçait, mais ce n'était pas moi qui les disaient, qui les pensaient. C'était sans doute « elle ».

-Venez me chercher, Docteur. Et vous aurez votre miracle.

Puis plus rien.

Que venait-il de se passer ?

"Le Docteur va venir pour toi. Le Docteur va nous sortir de là. Promis Rose, tu le reverras."

Le Docteur ? Mais quel Docteur ? Mon Docteur ? Celui qui m'a laissé dans l'autre univers ? Celui qui ne m'a jamais dit les trois seuls mots que je voulais entendre sortir de sa bouche ? Ce Docteur ?

"Oui. Ce Docteur."

Mon Docteur.

Puis tout d'un coup, je sentis la boîte s'ouvrir. Je sentis tout ce qui me retenait à cet endroit se débloquer, se déverrouiller. Je sentis la chaleur qui investissait mes veines depuis si longtemps être remplacer par le froid agréable de l'air de la Terre. De ma Terre.

"Nous sommes à la maison"

-Ce n'est pas possible, dit quelqu'un, un homme je crois, jeune.

-Docteur, qui est-ce ? demanda une jeune femme que je ne connaissais pas.

-Ce n'est pas possible. Tu n'es pas supposée être là ! reprit l'homme

-Docteur, s'énerva la femme. J'ai besoin d'explications.

-Docteur ? entendis-je dire ma voix.

Et cette fois c'était bien moi.

-Rose ?

S'il m'a reconnu, alors c'est que c'est lui. Je le regarde et je vois pourquoi sa voix me semblait si différente : il a encore changé.

-C'est moi, mon Docteur. Mais à ce que je vois tu n'es plus toi.

-De quoi est-ce qu'elle parle ? Vous la connaissez ? redemanda la jeune femme.

Ça m'étonne qu'il ne l'ai pas encore appelez insignifiante, stupide ou ce qu'il a l'habitude de dire quand un humain ne fait que montrer l'évidence.

-Docteur ? Est-elle importante ? demandais-je

-Non, mais je ...

-Eh oh, c'est ma femme dont tu parles, l'interrompit un autre homme.

-Pardon, je n'ai plus vraiment l'habitude des interactions sociales, m'excusai-je.

-Oh, Rose. Ma douce et magnifique Rose. Elle l'est, mais pas comme toi. Jamais comme toi.

Il me tendit la main et m'aida à sortir de la boîte dans laquelle je me trouvais.

C'était étrange. Comment avons-nous ... Comment ai-je fait pour revenir dans ce monde ? Qui ai-je failli intégré dans ce 'nous' ?

-Que faisais-tu là-dedans Rose ? Comment as-tu réussi à revenir ?

-Docteur. Nous avons besoin de réponses.

Toujours dans les bras du Docteur, je me tourne vers la jeune femme.

-Bonjour. Je suis Rose. J'ai été la compagne du Docteur il y a ... quelques temps, je dirais. Il m'a envoyé dans un autre monde et je suis revenue. Enchantée.

-Vous êtes aussi folle que lui.

-Elle dit la vérité Amelia, confirma le Docteur. Rose, je te présente les Pond : Amélia et son mari, Rory. Ils sont importants. Ils viennent de me sauver de l'effacement.

-Oh ! Alors, merci, vraiment. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans mon Docteur, dit-je avec un sourire avant de me tourner vers celui qui me tient toujours contre lui. Ah, si je sais, je vais entrer chez Torchwood, combattre des extra-terrestres, parlementer parfois. Et quand une race extra-terrestre inconnue aura envahi la planète et fait de tous les être humains des esclaves, alors je deviendrais une fugitive et une paria. Et quand ils m'auront attrapé, je me ferais appelé Abomination et me ferais enfermer dans une boîte.

-Comment ça ? demanda le Docteur.

-Quoi ? Tu pensais que j'irais bien après que tu m'aies abandonnée là-bas. Eh bien non. J'ai changé, Docteur. Je ne suis plus humaine.

-Comment ça ? Répéta-t-il.

-J'ai besoin que tu me fasses un scan. Parce que j'ai pas vraiment l'impression de faire mes 500 ans.

-Quoi ? s'exclama le couple à côté de nous.

-Dans le TARDIS. Tout de suite, les Pond.

Me portant dans ses bras, le Docteur se précipite vers cette cabine bleue qui m'a tellement manquée.

À peine entrée, j'entends la chanson être heureuse. Je ne sais pas comment je le sais.

L'intérieur a bien changé depuis la dernière fois. Au lieu de l'intérieur orangé et chaleureux, tout est fait de métal avec la console centrale sur-élevée.

-C'est ... différent.

Sans répondre, il m'emmène vers ce que je reconnais être l'infirmerie. Il me pose sur le lit au milieu de la pièce et démarre son petit manège autour de moi.

Soudain, il s'arrête et me regarde. Je ne sais pas ce qu'il a découvert mais ses expressions m'ont vraiment manquées.

-C'est mauvais à ce point ? demandai-je.

-Dis-moi quelque chose que seule Rose saurait.

-Ah oui, quand même. Notre première rencontre : dans le sous-sol du magasin où je travaillais, tu as fait sauter le magasin. Notre premier voyage dans le futur : une station spatiale où on aurait vu la Terre brûlée si Cassandra ne nous avait pas embêtés à vouloir tuer tout le monde. Dans le passé : Cardiff, avec Gwyneth et les esprits. Tu t'en souviens malgré ce visage ? Il y a des évènements que j'ai oublié sans le vouloir, mais de nos aventures : je veux m'en rappeler le plus possible. Comme la fois où nous avons rencontré Jack. Quand je t'ai fait danser dans l'hôpital alors que nous étions poursuivis par un gamin avec son masque et qu'il contaminait tout le monde. Au fait tu te souviens des ... nanotrucs ... nano ..

-Nanogènes ?

-Oui. J'ai l'impression que j'en ai qui me guérissent en permanence, mais ça ne fait pas comme la dernière fois. Et quand je meurs, c'est un peu comme quand toi tu te régénères, c'est bizarre non ?

-Régénérer ? demanda l'homme - Rory ! - qui attendait dans l'entre-bâillement de la porte avec sa femme.

-C'est compliqué. Je le dirais plus tard, dit évasivement le Docteur, avant de se concentrer de nouveau sur moi. Dis-m'en plus sur ce qui se passe quand tu guéris.

-Je ne sais pas quoi dire. Je brille, toute dorée. Un peu comme toi lors de tes régénérations, mais je ne change pas. Et puis il y a cette chanson. Je sais que je l'ai déjà entendue quelque part, avant que je ne sois là-bas, mais je ne m'en souviens pas. Je ...

-Une chanson ? Comme quelqu'un qui chante ? Un homme, une femme ?

-Non ... Je sais pas. Mais ... Si, ça y est. Ce n'était pas toi qui chantait. Juste avant que tu ne te régénère la première fois. J'avais entendue la chanson. Et tu m'avais dit "J'ai chanté et ça a fait fuir les Daleks." ou quelque chose comme ça.

-Cette chanson ? La chanson de ... Elle ?

-Qui Docteur ? Dis-moi s'il te plaît.

-Je ne sais pas Rose. Ton cerveau pourrait ne pas résister. Tu sais, ça a failli avec Donna la dernière fois. Et elle avait juste la moitié de ce que tu avais.

-Docteur, je t'en prie. Je dois savoir.

-Le TARDIS. C'est le TARDIS qui chante. Je ... Tu te souviens de la Slitheen à Cardiff ?

Je hoche la tête, ne pouvant dire un mot, ayant peur de comprendre.

-Elle a regardé dans le cœur du TARDIS et a rajeuni. Tu as aussi regardé dans le cœur du TARDIS et elle t'a permis de venir me sauver sur le Satellite 5. Et tu es devenue ... Bad Wolf.

-Bad Wolf ? C'est ... C'est moi ? Mais ... Et les Daleks alors ? Est-ce que je les ai tués ?

-Je suis désolé. Tu m'as protégé, tu as ramené Jack à la vie et tu as désintégré les Daleks.

-Mais ... Ils avaient raison alors. Je suis une Abomination. Je suis un monstre. Je ...

-Non, Rose, non. Tu es toujours Rose. Tu es parfaite, avec un cœur pur. Tu es revenue pour moi. À chaque fois tu reviens pour moi. À chaque fois tu refuses et tu me sauves. Depuis le début tu me sauves. Tu te souviens ? Avec la conscience Neester, les mannequins en plastique. Avec les Slitheen. Avec le Dalek dans le musée. Sur le Satellite 5. Avec les Sycorax. Avec les chats infirmières. Avec les Krilitanes. Avec les Cybermen. Avec la Bête. Avec Chloé Weber et l'Isolus. Et puis avec Torchwood. Avec Donna et le vol des planètes. Sans toi, à chaque fois, je serais mort. Sans toi, je ne pourrais pas te dire aujourd'hui à quel point je t'ai aimé, à quel point je t'aime. Et je sais que je t'aimerais jusqu'à la fin de toutes mes vies.

Ces mots que je voulais tellement l'entendre dire, enfin, il les a dites. Enfin, il m'a avoué son amour. Et, même si j'ai du attendre plus de 500 ans qu'il me le dise lui-même et pas à travers son double, je suis heureuse. Qu'importe l'avis des autres, du moment que le Docteur est là, tout me va. Je pourrais être cette Abomination pour l'univers entier, je ne désire qu'être importante pour mon Docteur.

-Oh Rose. Tu m'as tellement manquée.

-Et maintenant je suis immortelle, alors je ne compte pas te quitter avant un bon bout de temps.

-Et j'en suis heureux.

Et il m'embrassa. C'était tellement différent et en même temps si familier. Et la sensation de ses lèvres sur les miennes étaient tellement agréables, tellement parfaites. Je l'aime tellement.

Je m'agrippe à ses cheveux, ne pouvant me passer de son goût. J'ai besoin de plus, de tellement plus. J'ai besoin du Docteur. J'ai ...

-Hum Hum ...

Nous nous séparâmes et regardâmes les deux spectateurs.

-Oh, oui je vous avais oublié, dit innocemment le Docteur.

Mais moi je suis heureuse qu'il les ai oublié. Cela voulait dire que j'étais la seule dans sa tête.

-Amelia, Rory, vous connaissez la direction de votre chambre, continua-t-il

Le couple commença à partir quand le Docteur les interpella.

-Et si je vous offrais une lune de miel ? J'ai été en retard à votre mariage, je peux bien me rattraper en vous organisant une lune de miel. Je pourrais peut-être vous trouver un endroit parfait. Il existe une planète faite de miel et ...

-Et elle est habitée par une créature assez méchante, l'interrompis-je. Pourquoi pas Barcelone, tu sais la planète avec les chiens au nez écrasé ?

-Non. Il faudrait quelque chose qui batte le premier voyage pré-mariage que je leur ai offert.

-Où était-ce ?

-Venise ...

-Avec des aliens poissons mangeurs de chaires humaines, fit Rory.

-Oui, acquiesçais-je, il fait ce genre de choses parfois. Il nous fait voyager et puis il se passe quelque chose. Donc il vaudrait mieux qu'il vous dépose quelque part et qu'il parte loin de vous si vous ne voulez pas à avoir combattre des aliens lors de votre lune de miel.

-Et pourquoi pas une croisière. Bon, on va éviter le Titanic de l'Espace, je l'ai presque fait sauté et j'ai failli percuter Buckingam Palace avec.

-Un simple hôtel de l'espace devrait suffire, dit Amelia, avec, sans aucun doute, une idée précise de ce qu'elle voulait pour sa lune de miel.

-Je peux trouver un super bateau de l'espace qui offrira beaucoup d'activités pour pas que vous vous ennuyez.

-Docteur, intervins-je. Je crois qu'ils ne vont pas s'ennuyer. Est-ce qu'il n'y aurait pas un simple vaisseau spatial avec une chambre magnifique pour eux ?

-Le TARDIS ?

-Un autre.

-Euh ... et bien il y a bien le Noctambul, un vaisseau qui passe juste au-dessus de planètes et qui ne s'arrête qu'à la fin du voyage.

-Rien de mortel ? Demanda Rory et, apparemment, ça avait l'air habituel.

-Non, juste banal.

-On prend, remercia la jeune mariée.

-Mais c'est ennuyant ...

-C'est bien, dis-je en tournant le visage du Docteur pour qu'il me regarde. Parce que : toi et moi, on va s'amuser tous les deux pendant qu'eux deux vont s'amuser ensemble, à leur façon. Ce sera domestique, mais ça leur conviendra.

-D'accord. Je vais vous réserver ça. Et la suite impériale.

-Merci, Docteur, sourit la femme.

Il se leva et me reprit dans ses bras.

-Je peux marcher Docteur, vous savez.

-Oui, mais moi j'ai pas encore envie de te lâcher. Alors je t'emmène avec moi.

-D'accord.

Nous sortîmes de l'infirmerie et allâmes dans la salle de contrôle, tandis que Amelia et Rory allèrent de l'autre côté, sans doute dans leur chambre.

Le Docteur m'assit dans une des chaises autour de la console, puis se mit à tourner autour, comme il l'a toujours fait.

-Et toi, ma Rose. Est-ce que tu veux un voyage avec moi ?

-Du moment qu'il n'y a pas de Daleks et de Cybermen, tu peux m'emmener où tu veux.

-Et si je t'emmenais à Barcelone. Je te le promet depuis si longtemps.

-Avec plaisir. Mais avant, emmène-moi dans ta chambre.

-Mais bien sûr, ma douce.

Il me reprit dans ces bras et m'embrassa.

"On ne vit pas beaucoup les deux couples de toute la journée

Et le lendemain, alors que Amy et Rory prirent leur voyage de noce, Rose et le Docteur retournèrent dans Leur chambre"