"Ma nouvelle vie commença dans le noir complet.
Il n'y avait rien au début. Et puis j'ai pu voir.
Autour de moi se trouvait une étendue d'herbe et au loin un bâtiment. Des personnes arrivait vers moi. Je reconnus ceux qui avaient fait l'expédition avec moi. Mon équipe et Angelista. Tous étaient morts mangé par les Vashta Nerada. Mais visiblement CAL les avait sauvegardé dans sa base de donnée comme je l'étais.
Je ne faisais désormais plus partis des vivants.
Mais comment serait-ce possible, puisque je vous parle actuellement ?
Spoiler.
Mon cher Docteur, vous devriez savoir que notre vie est ainsi fait, nous, les voyageur du Temps.
Et le fait est que ce livre ne se trouve que dans votre bibliothèque. C'est moi même qui l'ai mis dans votre passé. Je savais que le titre vous interpellerait.
La promesse de Bad Wolf
En fait, il y a plusieurs versions de vous qui aurait pu être intrigué mais je savais que ce serait vous. Parce que ce livre est de moi.
Melody Mallone.
Et je savais aussi que vous commencerez par la dernière page. Parce que vous ne voudriez pas faire la même erreur qu'avec mes parents.
Donc nous voilà à la dernière page Docteur.
Et il est temps de reprendre du début.
-Bonjour Docteur"
Le Docteur était assis sur l'un des confortables fauteuils de la bibliothèque du TARDIS. Il voulait profiter du calme, pensé un peu à toutes ces dernières aventures.
Et en se baladant dans la bibliothèque, à travers les livres, il avait vu un livre bleu. Pas n'importe quel bleu. Il y en avait beaucoup de livres bleus dans sa bibliothèque. Mais ce bleu. Si semblable au livre bleu qu'il avait donné à River. Un bleu de Prusse. Mais que tout le monde autour de lui appelait bleu TARDIS.
Le livre l'avait attiré. Il avait lu le titre et c'est vrai qu'il l'avait intrigué. Et puis il avait vu le nom de l'auteure, alors il l'avait ouvert. La dernière fois qu'il avait lu un livre datait de quelques semaines à peine. Un livre de Melody Mallone, la détective des Anges. River racontant comment ses parents s'étaient retrouvés dans le passé, sans qu'il n'ait aucun moyen de les retrouver.
La dernière page de l'autre livre contenait les adieux d'Amy. Depuis, il lisait les histoires en commençant par la fin. Lui qui détestait les fins, avait tellement été touché par la disparition de ces meilleurs amis, qu'il préférait connaître la fin juste pour savoir si il n'allait pas être blessé. Enfin, pour être exact, il lisait le sommaire d'abord, puis la dernière page.
Mais le sommaire n'avait fait que confirmer que c'était River l'auteure.
Il ouvrit le livre au premier chapitre et lut son titre "Bonjour mon petit coeur".
-Bonjour mon petit coeur, dit une voix
Il redressa la tête et vit River en face de lui. Il ouvrit la bouche prêt à parler, mais regarda les première ligne du chapitre.
Elles n'indiquaient ni la raison de sa venue ni comment elle était venue.
-Bonjour River, salua le Docteur. Puis-je demander où nous en sommes ?
-Je viens de livrer un manuscrit à Amy et j'ai passé un peu de temps avec eux. Tu veux des nouvelles ?
-Je …
-Rory est devenu médecin, un vrai médecin, pas juste un infirmier. Amy est devenue journaliste et elle écrit et publie des livres de temps en temps. Et toi ?
-Je … suis au même point que toi. J'ai … River, qu'est-ce que tu fais ici ?
-Je n'ai pas le droit de rendre visite à mon mari ?
-Si mais … pourquoi ? Tu ne fais rien sans raison. Surtout si tôt après que l'on ce soit déjà vu.
-Je voulais aussi savoir si tu avais décidé de voyager avec quelqu'un comme je t'avais dit de faire. Ne reste pas seul. Tu es à ta dernière régénération en plus, n'est-ce pas ?
Le Docteur n'eut pas à répondre. Elle connaissait la réponse.
Il évitait son regard, se sentant toujours responsable de ce qui était arrivé à ses parents. Et même si elle ne lui en voulait pas, lui s'en voulait.
-Je voulais aussi emprunter quelque chose à la vieille fille. Elle m'a demandé de passer.
-On parle bien de mon TARDIS, n'est-ce pas ?
-Oui. Elle. Maintenant que j'ai ce qu'elle voulait, je vais te laisser. Ne te morfond pas Docteur. Fais quelque chose, rencontre des gens. Et surtout ne voyage pas seul.
Sans qu'il ne puisse ajouter quoi que ce soit, elle sortit de la bibliothèque.
Il regarda la porte quelques instants et jeta un oeil à son livre, toujours ouvert sur ses genoux, à la première page.
Il lut le chapitre, mais c'était sensiblement ce que le Docteur venait de vivre. Les mêmes discussions avec les commentaires de l'auteur. Le chapitre se termina sur River qui sortait du TARDIS en faisant un clin d'oeil.
Il tourna la page et lut le titre du chapitre suivant "Un trou dans l'univers".
"Ce que venait de m'offrir le TARDIS était un objet à ajouter à mon manipulateur de vortex. Je ne savais pas exactement ce que je devais en faire. Mais avec un peu d'imagination et de savoir-faire, j'ai réussi à trouver.
J'avais à peine activé mon bracelet, qu'un trou s'ouvrit en face de moi.
Sachant que le TARDIS ne me voudrait jamais de mal, je décidais de sauter dedans. Et puis, où se trouve le plaisir si on fait attention à tout.
Lorsque j'atterris, je me trouvais à Londres. Et du paysage, pas le Londres du 21e siècle. En fait … c'était assez étrange.
Pour avoir été plusieurs fois en Angleterre, je savais à quoi ça pouvait ressembler, mais ce Londres avait presque un look … steampunk. Pas le steampunk victorien, mais d'une époque bien plus lointaine.
C'était presque comme si je me trouvais dans un monde parallèle."
Le Docteur, qui lisait ces mots, commença à se demander ce qu'il se passait. Est-ce que River venait réellement de sauter à travers un trou dimensionnel ? Est-ce que le TARDIS venait réellement d'aider River à faire cela ?
"En regardant autour de moi, rien ne m'aidait à trouver la date et mon manipulateur de vortex ne m'aidait pas plus, refusant de m'indiquer quoique ce soit.
Décidant que ça ne m'arrêterait pas, je partis à la découverte de ce lieu si étrange."
Le Docteur parcourut les lignes suivantes, la voyant décrire le paysage, la ville, les habitants humains (ou du moins humanoïdes). Ce n'était pas comme si il pouvait savoir où elle avait atterri. N'est-ce pas ? Ce ne pouvait pas être cet autre Londres. N'est-ce pas ?
Continuant de lire, le Docteur vit en même temps que River, une personne l'aborder.
"-Je suis désolé de vous déranger, mademoiselle. Pourrais-je vous demander votre identification ?
-Mais bien sûr.
Je sortis de ma poche le papier psychique du Docteur - tu devrais mieux le cacher mon petit coeur - et le montrait à l'homme face à moi.
-Comme je m'en doutais. Enchanté de vous rencontrer mademoiselle Melody. Je suis le commandant Jake Simmonds, je suis chargé de détecter toutes les anomalies spatio-temporelles. Vous en êtes le sujet et vous avez un papier, très important appartenant à un homme que nous respectons tous. Deux solutions alors : vous l'avez volé ou il vous l'a donné. Dans les deux cas, je vais vous demander de me suivre à Torchwood.
-Vous avez bien dit, Torchwood ? Je suis désolée, mais je ne vais pas le faire. Je connais les méthodes de votre organisation et je refuse.
-Oh, vous parlez sans doute du Torchwood de votre monde.
-Mon monde ?
-Cela répond à l'une de mes questions que je comptais vous poser : vous n'avez aucune idée que vous venez de passer à travers un trou dimensionnel."
Et visiblement, c'était bien le monde auquel le Docteur pensait.
Actuellement, il avait envie de passer des pages et trouver d'autres informations … des informations sur quelqu'un d'autre. Mais il continua à lire.
Il lut River entrant dans un immeuble dans la périphérie de Londres, à Canary Wharf. Il lut les questions que Jake lui posait et les réponses tantôt sérieuses, tantôt en flirtant.
Il savait ce qu'il allait se passer, avant même qu'il ne le lise. Sa malchance les ferait se rencontrer.
Ce n'est pas comme si River ne la connaissait pas. Il lui avait déjà parlé. Elle en avait déjà entendu parlé de la part d'autres personnes aussi
Flash Back
- Je t'aime.
- Moi aussi je t'aime.
- C'est faux. Tu ne sais pas aimer.
-Je t'aime … mais à ma façon.
-Mais, ce n'est pas de l'amour et tu le sais. Tu sais que tu n'arrives pas à aimer correctement, parce que tu as peur de nous perdre. Mais ça fait partie de la vie, aussi longue soit la tienne, tu es comme nous tous contraint à connaître le deuil, la peine, la tristesse, la douleur. Docteur, un jour vous m'avez parlé d'une femme. Une femme que vous avez aimé plus que tout au monde. Qu'est-elle devenue ?
-Elle est partie. Comme tout le monde. Tout le monde part et je me retrouve seul.
-Non, Docteur. Qu'est-elle vraiment devenue ?
-Tu as l'air de le savoir. Alors, oui. Je l'ai envoyé au loin. Parce que ce deuil, cette peine, cette tristesse, cette douleur, je ne la connais que trop. Et je préfère la savoir heureuse avec quelqu'un d'autre que morte en étant resté à mes côtés.
Fin Flash Back
Parce qu'il tenait à elle. Parce qu'il l'aimait plus que tout.
Mais elle n'était pas sa femme. C'était River qu'il avait du épouser. Et même si il aimait la femme, ce n'était rien comparer aux sentiments qui brulaient encore ses coeurs. Ce serait la dernière fois qu'il souffrirait autant. Son dernier corps, sa dernière chance. Mais il était si lasse de perdre ces amis. Il savait qu'il allait mourir seul, parce que ça a toujours été son destin. Les Time Lords sont morts. Personne ne l'accompagnera lorsqu'il rendra son dernier souffle. Et il n'imposera pas cet épreuve à quiconque.
Il ferma les yeux un instant et reprit sa lecture au chapitre suivant : "La déesse du Temps"
"Jake Simmonds me conduisit dans une autre pièce.
Je l'entendis avant de la voir. Elle parlait d'une voix sûre de plusieurs termes avait l'air d'être une personne pleine de vie et tellement intelligente.
Je ne la connaissais pas avant. Je ne l'avais pas encore rencontré.
Mais quand je la vis, je sus qui elle était. Elle n'était pas aussi blonde qu'on le disait, mais ces cheveux avait les couleurs de l'or chaud qu'on retrouvait dans la salle de contrôle du TARDIS. Elle avait l'air si jeune et ses lèvres étaient telles que je comprenais qu'on veuille l'embrasser."
Le Docteur n'eut pas besoin de plus pour que ses coeurs se mettent à battre. L'appréhension qu'il avait ressentit plus tôt n'était rien à côté de ce qu'il ressentait désormais. La peur, mais un certain désir.
Il lut la rencontre entre les deux femmes. Les deux femmes de sa vie. Enfin, de ces vies. Parmis toutes les femmes qu'il avait rencontré - et oui, il en avait rencontré pas mal, bizarrement être un homme attirait les femmes - il n'avait réellement eut de sentiments amoureux que pour elle deux. De façon différente, mais il les avait aimé.
Lire leur rencontre le faisait se sentir étrange. Et avoir les impressions de River - sa femme - sur celle pour qui il avait toujours des sentiments ...
Il lut sa version de la fois sur la plage. Le baiser qu'elle avait partagé avec sa métacrise - qui étrangement n'était pas présente à ses côtés - et les sentiments qu'elle avait toujours pour lui. Il lut la façon dont elle racontait cette histoire de son ancienne vie.
"La façon dont elle avait été brisé par l'abandon du Docteur. Et même si elle avait sa mère, son père et un petit frère, la solitude était si grande et si douloureuse.
-Vous savez, j'ai déjà aimé. Mais c'était la première fois que mon coeur se brisait. Lorsque nous avons été séparé la première fois, c'était un accident, et j'avais toujours l'espoir qu'un jour je pourrais revenir et que je resterais avec lui pour toujours. Mais quand je suis revenue, il m'a envoyé au loin. Il m'a tuer. Et tous les jours je dois apprendre à vivre avec cette blessure si profonde dans mon âme.
-Et si vous aviez un moyen de revenir auprès de lui ? demanda River.
-Comment ça ?
-Je viens de cette autre monde, j'ai en quelque sorte une vie là bas. Je sais aussi que je dois rencontrer le Docteur plusieurs fois encore. Je sais que je vais mourir là bas. Donc, je pense que j'ai un moyen de rentrer.
-J'ignorais que les manipulateurs de vortex pouvaient voyager entre les univers. Sinon j'aurais trouver un moyen de contacter Jack pour qu'il me ramène.
-Pas exactement. J'ai eu un message du TARDIS me demandant de venir récupérer ce morceau de métal. J'ai juste découvert comme ça que ça me mènerait ici. Donc ça doit vouloir dire que j'ai un moyen de voyager entre les dimensions. Mais sachant que les murs entres les mondes sont fragiles, je préfère ne faire qu'un seul voyage pour l'instant. Alors qu'en dis-tu ? Tu n'es pas obligé de revoir le Docteur si tu veux pas. Tu pourrais venir avec moi et revoir des personnes qui sont restés là bas, rencontrer des nouvelles personnes.
-Je …
-Après je comprendrais, que tu veuilles rester ici. Tu as ta famille, tu t'es fait des amis, tu as une vie …
-Non, je veux … mais j'ai peur. Ca fait plusieurs années que je suis ici. Beaucoup trop d'années. J'ai changé. Je ne suis plus la petite fille de 19 ans que j'étais avec le Docteur. River. Qu'est-ce que tu sais du Vortex Temporel ?
-J'ai été conçu dedans donc …
Je lui parlais de mes parents, les derniers à avoir voyagé avec vous, de leur rencontre à leur disparition. Je lui dis même la façon dont je vous ai quitté, ce livre que vous lisez sur les genoux - même si je ne savais pas encore que c'était celui-ci.
La bonté de cette femme est si grande qu'elle se mit à pleurer. Pour vous et pour mes parents qu'elle ne connaissait pas. Dans ces yeux, il y avait tout l'amour que le monde avait. Et je compris pourquoi vous l'aimez autant.
Ce genre de femmes, aussi belle, intelligente et sensible, est à chérir, à aimer pour toujours. Si je ne savais pas les vrais sentiments que vous aviez pour elle, je vous aurais pris pour un être cruel, insensible."
River réussit par son histoire à la convaincre de venir avec elle. Elles restèrent la journée, juste le temps pour qu'elle ne parte pas comme un coup de vent, comme la fois où elle avait accepté de venir avec le Docteur.
Alors, que River expliquait la journée qu'elles avaient passé, le Docteur se demandait quand elles parleraient de Jackie, de sa métacrise, de sa famille.
Mais il compris lorsque l'attention de River se fit vers un journal.
"-2143. Je croyais que tu étais arrivée dans les années 2000 ici ? demandais-je.
-Oui, en effet.
-Mais … ce journal …
-Ah, j'ai pas fini d'expliquer tout à l'heure. J'ai regardé dans le coeur du TARDIS lorsque je voyageais avec le Docteur. J'ai regardé dans le Vortex du Temps et je suis devenue une sorte de déesse, bien que les Daleks m'ai appelé Abomination. Le Docteur m'a enlevé tout ce qui était mortel pour l'humaine que j'étais. Mais j'avais déjà changé ma biologie pour pouvoir être avec le Docteur pour toujours, alors, je suis devenue immortelle. Pas à la façon de Jack qui meurt et revit. Je ne peux littéralement pas mourir. Lorsque je reçois une blessure, je guéris aussi vite. John, la métacrise du Docteur, me disait que j'avais acquis plusieurs des capacités Time Lord. Mais pas la régénération. Maintenant que je suis seule, cette éternité est longue et ennuyeuse. Si je n'avais pas gardé mon travail à Torchwood, je pense que j'aurais abandonné depuis longtemps."
En apprenant tout ça, le Docteur voulut se maudire. Il connaissait ses sentiments pour lui et quand elle était devenue une déesse du Temps, il était évident qu'elle ferait aussi en sorte de rester avec lui pour toujours. Et lui stupide amoureux qu'il était, il avait au contraire essayer de l'éloigner de lui. Il appelle les humains des singes, mais lui il ne vaut pas mieux.
Il continua sa lecture de la dernière journée des deux femmes dans l'autre univers. Le chapitre se termina sur River activant son manipulateur de vortex et le trou s'ouvrant à nouveau.
"Les amis du Docteur"
Celui-ci avait très peur de ce qu'il pourrait lire dans ce chapitre. Et à raison.
Alors qu'elles étaient à peine arrivé sur Terre, dans le bon univers, il ne fallut pas plus de quelques lignes avant qu'elles ne rencontrent Jack, Mickey et Martha. Et plus loin, ce fut Sarah Jane, Amy et Rory. Il lut malgré la douleur qu'il commençait à ressentir en lisant la rencontre de toutes ces personnes qu'il avait laissé derrière lui.
"Elle a décidé de rester à cette époque. Elle a dit que ça lui rappelait de bons souvenirs. Et je l'y laissait avec ces autres amis de vous. La vie avec eux n'est pas tranquille, exactement ce dont elle avait besoin à cet instant.
Alors qu'elle me serrait dans ses bras pour me remercier, je compris pourquoi vous avez voulu la laisser derrière vous. Parce que cette âme si pur qui est la sienne, est à préserver. Parce que la douleur de savoir qu'un jour elle pourrait mourir, tandis que vous resterez en vie, est si insupportable. Je vous comprend Docteur et en même temps, à cet instant, j'ai envie de vous frapper pour lui avoir fait ressentir cet douleur, même si vous l'ignoriez.
Je lui dis au revoir et partis faire mon travail d'archéologue."
"Un dernier au revoir"
Lors de ce dernier chapitre - avant l'épilogue - le Docteur appris qu'il l'a rencontrerait encore. Il n'y avait pas plus de détail sur cette rencontre et pour une bonne raison.
"Vous m'avez dit vous même que lorsque j'écrirais mon prochain livre, que cette scène ne devrait pas apparaître. Alors, je ne vais pas vous dire que vous avez été le parfait gentleman lors de cette soirée aux tours chantantes de Darillium. Je ne vais pas vous dire que je sais, connaissant les histoires et rumeurs, que cette soirée est censé être la dernière fois que nous nous voyons. Je ne vais pas vous dire que vous voir m'offrir ce tournevis sonic si beau, me confirme que la prochaine fois que je vous verrais, sera la première fois pour vous … et la dernière fois pour moi."
Il lut la préparation pour l'expédition archéologique, leur rencontre dans son corps précédent avec Donna, la course contre la vie dans la bibliothèque des ombres. Il lut les pensées de River alors qu'elle était sur le point de mourir pour le sauver.
"Après que vous m'ayez sauvé tant de fois, c'est à mon tour de vous rendre l'appareil. J'ai sauvé la femme que vous aimez d'un monde de solitude et d'une tristesse éternelle loin de vous. Et je vous sauverai Docteur, même si ça doit être la dernière chose que je ferai. Parce que je vous aime. Pas de la même façon qu'elle vous aime, pas de la même façon que mes parents s'aiment. Mais je vous aime."
Le Docteur ferma le livre un instant, sachant ce qu'il allait se passer ensuite.
Prenant une grande inspiration, il rouvrit le livre et continua de lire.
"Le Docteur se réveille. Je n'ai jamais pu le frapper aussi fort qu'il le faisait pour mettre hors d'état de nuire ses adversaires. Moi je leur tire dessus et ils meurent. Mais mes sentiments pour lui sont trop fort pour que je lui veuille du mal.
-Oh, non, non, non, non, s'écria-t-il. Allez, qu'est-ce que tu fais ? C'est mon travail.
-Oh, et je n'ai pas le droit d'avoir une carrière, je suppose ? plaisantai-je.
-Pourquoi suis-je menotté ? Pourquoi as-tu même des menottes ?
-Spoilers.
-Ce n'est pas une blague. Arrêtez ça maintenant. Cela va vous tuer! J'aurais une chance, tu n'en as pas.
-Vous n'auriez aucune chance, et moi non plus. Je chronomètre pour la fin du compte à rebours. Il y aura un bip dans le flux de commandes. De cette façon, cela devrait améliorer nos chances d'un téléchargement propre.
-River, s'il vous plaît. Non.
-Le plus drôle, c'est que cela signifie que vous avez toujours su comment j'allais mourir. Tout le temps que nous avons été ensemble, vous saviez que je venais ici. La dernière fois que je t'ai vu, le vrai toi, le futur toi, je veux dire, tu es venu à ma porte, avec une nouvelle coupe de cheveux et un costume. Vous m'avez emmené à Darillium pour voir les tours chantantes. Quelle nuit c'était. Les tours ont chanté et vous avez pleuré.
L'ordinateur annonça l'autodestuction en une minute.
-Vous ne me diriez pas pourquoi, mais je suppose que vous saviez qu'il était temps. Mon temps. Il est temps de venir à la bibliothèque. Vous m'avez même donné votre tournevis sonic. Cela aurait dû être un indice.
Je vous vois essayer d'attraper l'un des deux tournevis, mais je ne vous connais que trop bien. Je les ai mis hors de votre portée.
-Vous ne pouvez rien faire, souris-je.
-Vous pouvez me laisser faire ça.
-Si vous mourez ici, cela voudra dire que je ne vous ai jamais rencontré.
-Le temps peut être réécrite.
-Pas celui-là. Pas une seule ligne. N'ose pas. Ça va. Ça va. Ce n'est pas fini pour toi. Tu me reverras. Vous avez tout cela à venir. Toi et moi, temps et espace. Vous nous regardez courir.
-River, vous connaissez mon nom.
ORDINATEUR: Autodestruction en dix
-Vous avez chuchoté mon nom à mon oreille.
ORDINATEUR: Neuf, huit, sept
-Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle je dirais mon nom à quelqu'un. Je n'ai pu qu'une seule fois.
-Chut, maintenant, essayais-je de vous faire taire.
ORDINATEUR Quatre, trois
-Spoilers.
ORDINATEUR: Deux, un
Et alors que je sens la vie me quitter, je pense une dernière fois au Docteur. Et j'espère vraiment qu'il vivra heureux avec elle."
Relire ces évènements, avait profondément touché le Docteur. Lire les dernières pensées de River fit couler ces larmes le long de ses joues.
La douleurs qu'il ressentait avait décuplé au fil de sa devait sortir. Il devait prendre l'air. Il devait respirer. Il devait aller quelque part loin de tout problème. Il devait …
Il sortit de la bibliothèque et se rendit dans la salle de contrôle. Il actionna les commandes et laissa le TARDIS l'emmener n'importe où. N'importe où, où il pourrait être au calme, calmer son esprit.
Lorsqu'il passa les portes de la cabine bleue, il prit une grande respiration. Ce serait cruel de dire que le TARDIS n'était pas assez aérée - elle fournissait tout l'air nécessaire et pouvait lui donner n'importe quel odeur - mais ce n'était pas la même chose que de sortir et de sentir l'espace, goûter le temps.
L'ère Victorien. 1890, à quelques années près. Londres - pourquoi est-ce que ça devait toujours être Londres. Température raisonnable pour un début de journée de mars. Risque de pluie probable d'ici quelques heures.
Il marcha un peu, vidant son esprit à tout ce qu'il avait lu. Laissant ses pensées s'échappées. Juste respirant tranquillement.
Il ne la remarqua alors pas. Mais elle le fit.
Lorsqu'elle le vit, elle sut qui il était. C'était une sensation au fond d'elle. Elle avait reconnu ce visage. Son professeur au collège. L'homme qu'elle avait rencontré la veille de sa rupture avec Jimmy Stone.
Elle savait maintenant, car John lui avait raconté, que son premier Docteur et le second était aussi allé voir Jimmy Stone. Parce qu'elle méritait le bonheur et que ce n'était pas avec son ex qu'elle l'aurait eu. Elle avait été vexée, mais heureuse de cela. Et maintenant, qu'elle le voyait, une autre version du Docteur a fait parti de son passé, et l'a sauvé de la tristesse.
Son premier Docteur lui avait offert une vie fantastique à ses côtés. Son second Docteur lui avait brisé le coeur. Que lui ferait celui-ci ?
Sa tête commençant à se remplir de question, elle décida de rentrer se reposer et de penser à tout ça tranquillement.
Elle n'eut pas le temps de courir loin, qu'elle entendit son nom être crié de l'autre côté de la rue.
S'il ne l'avait pas vu au début, du coin de l'oeil il avait aperçu une chevelure blonde. Il avait tourné la tête dans sa direction alors qu'elle se détournait pour courir loin de lui.
Il avait crier son nom, espérant ne pas se tromper. Espérant la voir.
Il se rappela alors les lignes qu'il avait lu de River
"Elle a décidé de rester à cette époque. Elle a dit que ça lui rappelait de bons souvenirs. Et je l'y laissait avec ces autres amis de vous. La vie avec eux n'est pas tranquille, exactement ce dont elle avait besoin à cet instant."
L'ère victorienne lui rappelait également de bons souvenirs à lui. Leur second voyage dans son neuvième corps. A Cardiff, avec Charles Dickens et Gwyneth. Leur second voyage dans son dixième corps. En Ecosse, avec la reine Victoria et le loup-garou.
Ils étaient encore heureux et insouciant à ce moment là. C'est lorsqu'il avait vu Sarah-Jane et à quel point elle avait vieilli, qu'il s'était rendu compte qu'un jour il lui arriverait la même chose. Il avait alors essayer de l'éloigner de lui en douceur. Lorsqu'il avait inviter Mickey à bord, lorsqu'il avait flirté avec Reinette. Mais malgré tout, il l'aimait et ça l'avait blessé à chaque fois qu'il lui avait fait du mal avec ses actions et paroles.
La voir maintenant, après avoir appris … tout ce qu'il a lu dans le livre écrit de River, il voulait juste allé la voir et se faire pardonner. Non, il implorerait son pardon.
Il se dirigea vers elle. Elle regardait autour d'elle cherchant un moyen de fuir, mais elle abandonna. Bien sûr qu'elle devrait le confronter à un moment. Heureusement, ça faisait maintenant presque 5 ans qu'elle était ici avec Vastra, Jenny et Strax. Elle les aimait beaucoup et avec eux, elle n'avait pas à faire semblant. Même si cette époque était différente de la sienne, les deux femmes étaient suffisamment ouverte d'esprit - et proche du Docteur - pour l'accepter comme elle est. Et puis Strax était un personnage assez amusant et réconfortant à sa manière. Elle les aimait beaucoup et souhaiter rester avec eux encore un bon moment.
Mais maintenant qu'il y avait le Docteur, elle ignorait de ce que sera fait son avenir. C'était déjà vrai avant, mais maintenant encore plus. Comme elle l'avait dit à River, elle n'était plus la jeune fille de 19 ans qu'elle était lorsqu'elle l'avait rencontré et qu'elle avait sauté sur un coup de tête dans la machine à voyager dans le temps et l'espace. Elle ne voulait plus dépendre que du Docteur. Et elle aimait beaucoup l'air victorienne avec les amis qu'elle avait ici. Oui, qu'importe ce que dirait le Docteur, elle resterait ici.
Il l'avait déjà fait en plus, non ? Amy et Rory lui avaient raconté qu'ils avaient vécu leur vie sur Terre et qu'à certains moments le Docteur apparaissait et les emmenait en voyage. Voilà.
Même si elle aimait toujours autant le Docteur, elle ne le laisserait pas diriger sa vie comme il l'entendait.
Quand il fut à sa hauteur, elle plongea son regard dans le sien. Ce serait dur, mais elle résisterait.
-Je … C'est bien toi, n'est-ce pas ?
-Oui, Docteur C'est bien moi.
-Je suis …
-Quoi ? Tu es désolé c'est ça ?
-Oui. Je suis désolé de t'avoir abandonné. Je voulais que tu vives heureuse et moi je ne pouvait pas t'offrir tout ça. Et puis j'avais si peur. Peur de te voir mourir, de souffrir encore de la perte d'un être que j'aime. J'ai perdu toute ma planète. Ma famille, mon peuple. Tout le monde est mort. Je ne les ressentait plus en moi. Et toi tu as fait battre mes coeurs à nouveau. Je t'ai aimé et je t'aime encore. Et je sais que je t'aimerais jusqu'à toutes mes vies soient écoulées et que je repose éternellement dans les étoiles, brûlant au coeur d'un soleil que je nommerais de ton nom. Parce que je t'aime tellement que tu es devenue mon seul univers. Lorsque j'allais mal, je sautais dans ton passé, juste pour te voir, t'apercevoir ne serait-ce qu'un peu. Sais tu que tu es le premier visage que j'ai vu dans mon neuvième et mon dixième corps. Tu es aussi le dernier des deux. Je ne voulait pas mourir sans te voir une dernière fois. Et même dans ce corps, je n'ai pas pu m'empêcher d'essayer de vouloir te voir. Je suis désolé.
Alors qu'il laissait s'écoule ce flot de parole, cette déclaration plus sincère qu'elle n'en n'avait jamais entendu de sa part - hormis le message d'adieu, mais ça n'avait même pas été dit en direct, juste un voix enregistrer - le Docteur s'était mis à pleurer. Les larmes de son corps, qui n'avaient pas encore couler plus tôt, tombaient désormais. Et si les gens qui passaient se retournaient vers eux, les deux amants n'en avaient cure.
Elle connaissait maintenant ces sentiments profond et elle n'allait pas le laissé tombé.
-Moi aussi, Docteur, je vous aime. Je vous pardonne.
Et alors que la pluie commençait à tomber et que les personnes partaient s'abriter, ils restèrent là à se regarder dans les yeux. Puis, ils fondirent l'un sur l'autre, n'ayant peu de considération pour les convenances qui leur interdisait de le faire en publique - bien qu'il n'y avait plus personne autour d'eux à cet instant - et n'ayant que faire de la pluie qui tombait à grandes eaux. Ils se séparèrent finalement et se prirent dans les bras.
Ils restèrent quelques instants comme ça, avant qu'elle ne l'emmène à la maison de Vastra et Jenny, qui n'était pas trop loin. Strax - comme le majordome qu'il était - leur ouvrit la porte non sans faire un commentaire sur la présence du Docteur et sur le fait que "deux soldat ne devaient pas avoir ce comportement à l'aube d'une bataille."
C'est la voix de Vastra qui calma le Sontarien. Les deux arrivants marchèrent jusqu'au salon où le Docteur put expliqer la raison de sa présence.
Pendant qu'il parlait, il avait refusé de détourner son regard de celle qu'il aime, de peur que ce ne soit qu'un rêve et qu'elle ne s'enfuit dès qu'il regarderait ailleurs.
Mais elle était restée. Elle avait même accepté de voyager à nouveau avec le Docteur si elle pouvait revenir vivre ici avec Vastra et Jenny. Elle avait posé ses conditions et le Docteur avait accepté. Et avec plaisir.
Alors de temps à autres, ils voyageaient, revenaient posé un pied à la fin du 19e siècle.
Et puis de temps à autres, ils restaient juste dans le TARDIS, comme à cet instant où ils s'étaient installés dans la bibliothèque.
Le Docteur était tranquillement entrain de faire la lecture à sa belle blonde, lorsqu'il ferma le livre dans ses mains.
-Est-ce que tu veux m'épouser ? demanda faussement tranquille le Docteur
-Tu n'as pas sérieusement … ?
-Si.
-Tu viens de … ?
-Oui.
-Cela signifie-t-il … ?
-Très probablement.
Un silence se fit entre les deux, avant que le Docteur ne le brise.
-Alors ?
-Je ne sais pas bordel ! Si je t'aime ? Oui bien sûr. Depuis le premier jour. Enfin, le deuxième ou troisième plutôt. Mais là tu me demande de t'épouser alors que ça fait juste quelques jours qu'on est de retour ensemble.
-Je t'aime depuis plus de 400 ans de mon point de vue. Même si pendant ces 400 ans tu était loin de moi, je n'ai pas arrêté de ressentir tout ça.
-Et je t'aime depuis plus de 100 ans du mien. Mais ça ne veut pas dire que je vais oublier le fait que tu m'as laissé tomber. Alors laisse moi te dire que Vastra et Jenny vont encore avoir l'honneur de ma présence quelques temps. Maintenant, continue à lire si tu veux que je reste encore un peu.
Avec un sourire - idiot, disons le franchement - le Docteur reprit sa lecture. Et lorsqu'elle le quitta le soir, elle l'embrassa sur la joue et lui fit un grand sourire avant de partir.
Heureux, le Docteur chuchota pour lui-même, avec pour seul témoin le TARDIS :
-J'aime quand elle me sourit.
Note de l'auteur : Je sais, l'histoire se termine comme ça, alors que quelques questions se posent encore. C'est juste que j'avais plusieurs inspirations, mais ça m'énervait donc j'ai mis le point final.
Pour River, je pensais soit, puisqu'elle est en quelque sorte dans un ordinateur, elle aurait réussi à communiquer d'une certaines façon (comme elle avait fait avec Clara (S7 Episode Spécial "L'Heure du Docteur" ou par transfert de données, quelque chose du genre), soit Rose aurait réussit à la récupérer (ses données) et à la 'ressuscité' ou quelque chose du genre.
Pour la suite de Rose et du Docteur, c'est franchement au choix. Soit elle continue de vivre avec Vastra, Jenny et Strax et voyage de temps en temps avec lui (comme Amy et Rory l'avaient fait), soit elle pardonne définitivement au Docteur, ils se marient et elle voyage totalement avec lui (et Clara, plus tard).
Voilà …
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Neko kiisss
