Après tant d'année, j'ai finalement réussi à revenir. Et je ne pensais qu'à une chose. Retrouver le Docteur. Il a sans doute du changer depuis la dernière fois. Mais je sais que je le reconnaîtrais. Comment ne pourrais-je pas ? Il est si particulier, si spécial. Si fantastique.
Non. Je ne dois pas me souvenir du passé. Si il a changé d'apparence, il doit également avoir changé de personnalité. Oh, comme ça avait été difficile de le voir la dernière fois. Je n'étais au courant, pas habituée. J'avais aimé le premier Docteur, je ne voulais pas voir qu'il était devenu quelqu'un d'autre.
Et pourtant il est devenu quelqu'un d'autre. Que j'ai appris à aimer, tout comme le premier. Que j'ai aimé plus que je ne l'aurais imaginé. Qu'importe son apparence désormais, je l'aimerais enfin pour toujours.
Lorsque je suis arrivée, la première chose que j'ai vu, c'était que je n'étais pas à Londres. Toujours en Angleterre, mais pas Londres. Sheffield. Et plus étrange, que c'était Nouvel An 2018, selon le journal que j'ai trouvé.
J'ai cherché où pouvait se trouver le Docteur, mais rien. J'avais pourtant qualibré le nouveau canon à dimension sur l'énergie du TARDIS. Cette énergie que j'ai toujours en moi depuis le Satellite 5 ou j'ai sauvé le Docteur. Il y a temps d'années.
Puis tout d'un coup, il y a eu quelque chose. Un petit résidu d'énergie Huon.
Je courus dans la direction et arriva devant une maison, dans un quartier somme tout normal.
Je collais mon oreille contre la porte, avec précaution et écoutais. C'était le bruit du TARDIS. Quoi qu'un peu différent. Est-ce que le TARDIS aussi a vieilli ?
-Allez. Venez vite, dis une voix à l'intérieur. Le Docteur a dit que vous pouviez venir, mais euh ... Graham va falloir lui expliquer.
Sentant que le TARDIS, avec tous ses nouveaux voyageurs, allait partir, je sonnais à la porte.
-Qu'est-ce que c'est ? cria une voix.
-C'est encore la sonnette, reprit la voix. Je vais répondre et dire qu'on est pas disponible. J'arrive Docteur.
Je toquais à la porte, impatiente. Et puis une jeune femme m'ouvrit.
-Bonjour. Veuillez m'excuser mais nous ...
-Je sais. J'ai entendu. Mais je ne suis pas là pour vous. Juste pour le Docteur. Pardon.
Je la pousse et entre dans la maison. Je tourne et arrive dans le salon. Et en plein milieu, le TARDIS.
-Tu as tellement changé. Tu es si belle. Tu l'as toujours été, ma beauté.
-Vous ... Vous connaissez le Docteur ?
Je ne prend même pas la peine de répondre, je pousse la porte, gardant ma main sur le bois. En entrant, c'est encore une surprise. Elle a changé aussi l'intérieur.
-Pas mal, murmurais-je. Ca me rappelle de souvenirs.
La fille entre derrière moi et ferme la porte.
-Docteur, dit-elle. Nous avons un autre invité. Et elle semble vous connaître.
Une jeune femme apparait de derrière les consoles et je la reconnais.
-Il n'y a pas que le TARDIS qui ait changé.
-Rose ?
-Bonjour Docteur. Nouveau corps ? Il vous va bien. J'aime bien le blond.
-Rose ? C'est vraiment toi ? C'est ... Attend. J'oublie quelque chose.
-Tu semblais presser.
-Ah oui. Le Dalek ! Rose, que tu sois une hallucination, un Zygon, un Sriptateur, ou que tu sois réelle, je m'en occuperais plus tard.
-Le Dalek avant tout. Et la Tempête peut compter sur l'Abomination pour détruire, encore et encore, les Dalek, pour sauver l'humanité.
-Oh, ma Rose. Merci.
Puis, elle retourne à la console et met en marche les machine.
-Abomination ? chuchota la jeune femme qui m'avait ouverte.
-Une longue histoire. Mais on a souvent tuer des Daleks et Rose et moi sommes leurs plus grands ennemis.
-Plutôt cours comme histoire, m'amusais-je.
Je m'assis dans l'un des strapontins qui était apparut et les regardais organiser leur plan.
Et puis, le Docteur réussit à atterrir.
"Ne bouge pas Rose. Tu es arrivée trop tôt."
-Docteur. Tu ne vas pas avoir besoin de moi. Je reste ici. Ordre du TARDIS.
Les nouveaux compagnons de mon Docteur me regardent surpris. Ils ne doivent pas comprendre. Ils ne comprendraient pas.
-Ok. Bon, je sors la première.
Je regarde sur les écrans les choses se passer. Je vois le père du garçon se faire capturer et le Docteur accédée à l'ordre du Dalek. Oh, lui ... enfin elle, elle a un plan.
"Le Dalek ne doit pas te voir. S'il te vois alors il tuera tout le monde. Et même le Docteur."
Je cours alors me cacher dans l'une des chambres qui apparaît, à proximité de la salle de commande.
Je vois le Docteur essayer de sauver tout le monde. Je vois tout ce qu'il se passe, mais je ne peux rien faire.
-S'il te plait, Laisse moi aider.
"Vas-y."
Doucement, j'envoie de l'énergie pour aider l'otage du Dalek à s'en débarrasser. Et je vois son fils l'aider, puis le Dalek finalement lâcher prise. Et le Temps s'arrêter.
-Qu'est-ce que ...
-C'est moi. Désolé, Docteur.
-Que ce passe-t-il ?
Tous les humains sont figés dans cette instant.
-Je dois te dire quelques mots Dalek. Me connais-tu ?
-Tu es ... l'Abomination.
-Oui. Tu sais ce que je peux faire. Maintenant, juste un avertissement. Et je voudrais que tu inscrives cela dans les archives de tous les Daleks. Le Docteur protège la Terre. L'Abomination protège le Docteur. Si le moindre mal est fait à la Terre, vous verrez la Tempête. Si le moindre mal est fait au Docteur, vous verrez le Loup.
Et puis, le Temps reprend. Et le Dalek tombe dans le soleil se consumant.
Tout le monde est surpris de me voir devant la porte, mais j'en n'ai que faire. Je devais faire passer ce message. Et ces humains ne sont pas encore à ce point important pour moi pour que je leur confis mes secrets. Je retourne m'asseoir sur mon strapontin, en silence, regardant juste le Docteur.
Puis tout le monde semble redécouvrir ce qui s'est passé. Qu'importe ma présence, ils ont débarrassé l'univers d'un Dalek. C'est une petite victoire.
Puis le Docteur ramène tout le monde chez eux. Hormis trois personnes. Ainsi, ce sont eux les nouveaux compagnons du Docteur. Tellement domestique. Elle a changé.
-Docteur. Et elle ?
-Moi, dis-je, je reste avec le Docteur. Je vous l'ai dit. Je ne suis pas là pour vous. Je suis là pour le Docteur. Juste le Docteur. Qu'importe s'il ne porte plus de veste en cuir ou des costumes rayés. Qu'importe si c'est une femme. Je reste avec le Docteur. Pour toujours. Je vous l'avais promis et je compte bien tenir cette promesse.
-Mais Rose ... Alors tu es bien réelle. C'est bien toi. Mais comment as-tu fait ? Tu étais dans un autre univers.
-Canon à dimension nouvelle version. Plus petit qu'un fantômètre, j'ai été projeté dans cette univers juste pour vous retrouver. Et franchement, j'ai eu de la chance. Encore un peu et je vous loupais. La dernière fois j'étais si loin que quand je vous ai enfin retrouvé, vous êtes morts. Je ne ferais pas cette erreur. Plus jamais. Comme je l'ai dit, je vous protégerais Docteur.
-Est-ce encore ...
-Bad Wolf ? Oui. J'ai toujours été Bad Wolf, depuis le début. Depuis Satellite 5. Je serais toujours Bad Wolf. La Déesse du Temps. Et toi, mon Docteur. Tu es le Dieu de l'Espace. Celui qui voyage et guérit, sauve l'univers entier.
-Oh, Rose. J'ai détruit l'univers.
-J'ai failli détruire l'autre aussi à quelques occasions. Après tout, 5 milles ans c'est long sur une planète qui refuse le changement.
-5 milles ?
Le Docteur est surpris, mais c'est le vieil homme qui a parlé.
-Et toi, mon Docteur, combien depuis la dernière fois ?
-J'ai actuellement plus de 2000 ans. Désormais c'est toi la plus âgée.
-Ce n'est que quelques années passées sur une planète juste à trouver un moyen de te revenir, tandis que toi tes 1000 ans depuis la dernière fois, tu les a passé à voyager, à acquérir de l'expérience. A te remplir de plusieurs souvenirs. Moi je n'ai rien de tout ça. J'ai toujours été seule.
-Mais désormais tu es là. Avec moi. Et je vais te faire voir l'univers, tout l'univers.
Je m'approche de mon Docteur, sans jamais le lâcher des yeux.
-Puis-je alors ? Puis-je finalement ce que tu m'as toujours refusé ?
-Quoi ?
-Puis-je avoir la suite de la phrase ?
-Rose Tyler ... Tu es mon seul amour.
-Je t'aime tant Docteur. Qu'importe à quoi tu ressembles, tu es toujours mon Docteur.
Et je l'embrasse. Enfin.
Enfin un vrai baiser. Pas un pour me sauver. Pas un contrôler par Cassandra. Pas un donner par sa méta-crisis.
Un vrai baiser. Mes lèvres contre celle, plus féminine, du Docteur. Mais mon baiser de mon Docteur. Ma Docteur ...
