Amy : C'est Abigail?
Kazran : Je ne l'aurais jamais connue si le docteur n'avait pas changé le cours de toute ma vie à sa convenance.
Amy : Bon, c'est bien. N'est-ce pas?
Kazran : Non .
Amy : Pourquoi est - elle toujours là? Vous pouvez la laisser sortir à tout moment.
Kazran : Oh oui. À tout moment. Chaque fois que je choisis.
Amy : Alors pourquoi pas ne le faites vous pas?
Kazran : C'est ce que le docteur m'a fait. Abigail était malade quand elle est entrée dans la glace. Sur le point de la mort. Je suppose que le reste de la glace l'a aidée, mais elle a épuisé son temps. Tous ces veilles de Noël avec moi. Je pouvais la libérer quand je le voulais et elle ne vivrait qu'un seul jour. Alors dis-moi, Ghost of Christmas Present, comment choisir quel jour?
Amy : Je suis désolé.
[...]
La Capitaine : Monsieur, je crois comprendre que vous avez une machine qui contrôle cette couche de nuages. Si vous pouvez nous en libérer, nous avons encore le temps de nous poser. Personne ne doit mourir.
Kazran : Tout le monde doit mourir.
La Capitaine : Pas ce soir.
Kazran : Ce soir est aussi bon que n'importe quel autre soir. Comment choisissez-vous?
Amy : Docteur ?
Doctor : Ouais?
Amy : Entendez-vous cela?
Doctor : Je peux entendre.
Kazran : Il est là? Où est-il? Médecin?! Médecin!
Doctor : Je suis désolé. Je n'ai pas réalisé.
Kazran : Toute ma vie, on m'a appelé sans cœur. Mon autre vie, ma vraie vie, celle que tu as réécrite. Maintenant regarde moi.
Doctor : Mieux vaut un cœur brisé que pas de cœur du tout.
Kazran : Oh, essayez-le. Vous l'essayez. Pourquoi es-tu ici?
Doctor : Parce que je n'en ai pas encore fini avec toi. Vous avez vu le passé, le présent. et maintenant vous avez besoin de voir l'avenir.
[...]
Kazran : Pourriez-vous le faire? Pourriez-vous faire ça? Pensez-y, docteur. Un dernier jour avec votre bien-aimée. Quel jour choisirais-tu?
Abigaël : Noël. Le jour de Noël. Regarde toi. Si vieux maintenant. Je pense que vous avez attendu un peu trop longtemps, n'est-ce pas? Je suis désolé. Accapare mes jours, comme un vieil avare.
Kazran : Mais si vous quittez la glace maintenant …
Abigaël : Nous avons eu tellement de veilles de Noël, Kazran. Je pense que c'est l'heure du jour de Noël.
[...]
Doctor : Bon, allez, alors allons-y!
Rory : Vous avez d'autres idées de lune de miel?
Doctor : Eh bien, il y a une lune faite de miel. Eh bien, pas vraiment de miel. Et ce n'est pas réellement une lune. Et techniquement, il est vivant et un peu carnivore, mais il y a de belles vues.
Rory : Oui, génial, merci.
Amy : Ça va?
Doctor : Bien sûr je vais bien. Toi?
Amy : Bien sûr. Ce sera leur dernier jour ensemble, n'est-ce pas?
Doctor : Tout doit finir quelque temps, sinon rien ne commencerait.
Parlez avec Kazran de l'amour et du bon jour pour le passé avec celle qu'on aimait avait ravivé des souvenirs au Docteur. Il n'avait pas eu de vrai dernier jour avec celle qu'il aimait. Il avait préféré sa sécurité à elle, plutôt que son bonheur à lui.
Et dans le futur, il y pensa encore. A chaque compagnon qu'il perdait il pensait encore à elle. Il se souvenait l'état qu'il était à la fin de la guerre du temps, il se souvenait qu'elle l'avait sauvé. Et il l'avait perdu, il avait eu le coeur brisé. Il avait perdu son monde.
Le dernier jour où elle l'avait vu, il l'avait abandonné. Le dernier jour où il l'avait vu, il était mort. Pour le dernier jour de sa vie, il avait décidé que ce serait elle, le dernier visage qu'il verrait, comme ce fut le premier visage de cette vie. Et il aurait aimé la revoir encore et encore, pour toutes se vies, être le premier visage qu'il voit quand il naît et le dernier quand il meurt.
Et quand il pensait en avoir fini avec la vie, on lui avait donné un nouveau cycle de régénération. Mais encore une fois, il ne la verra pas. Il aimait bien Clara et il savait qu'elle était amoureuse de lui. Mais ce n'était pas réciproque. Il aimait Rose, plus que tout et il ferait n'importe quoi pour la retrouver. Sauf détruire l'Univers, pas si il pouvait l'éviter.
Il s'était marié à River, parce qu'il le fallait, mais au final, ce n'était pas lui. Ce n'était qu'une sorte de copie. Elle l'aimait et il la respectait, sachant ce qu'elle devenait à cause de lui. Mais la seule personne qu'il aimait et qu'il voulait c'était Rose. C'était Rose, qu'il voulait demander en mariage et embrasser. C'était devant elle, qu'il voulait s'agenouiller et amener dans sa chambre. C'était avec elle qu'il voulait vivre pour toujours.
Mais jamais il n'aurait le bon jour. Il ne pourrait jamais trouver le bon jour pour enfin lui dire la profondeur de ses sentiments, jusqu'au point où aucun mot dans la langue humaine n'existait et que seul le mot en Haut-Gallifreyan que plus personne n'utilisait était assez pour décrire tout cela. Ses coeurs ne battait plus que pour elle, mais il ne pourrait jamais la revoir. Du moins pas dans le monde des vivant. Et si il y avait un monde des morts, comme avec la Nécrosphère de Missy, alors peut-être qu'il pourrait la revoir.
Est-ce qu'elle l'accepterait, qu'importe à quoi il ressemble ?
Elle l'avait aimé comme un homme du Nord avec ses coeurs brisés par la guerre. Elle l'avait aimé, quand il avait été un joli garçon, mais tellement inconstant et dans l'incapacité de lui dire tout ces sentiments qu'il ressentait pour elle.
Elle serait la seule à l'aimer également, en étant un jeune garçon, presque un enfant. Elle serait la seule à l'aimer en étant un vieil homme si peu affectueux ou démonstratif. Elle serait la seule à l'aimer quand il devenait une femme. Elle serait la seule à l'aimer, quelque soit son apparence, parce que son coeur était capable de tant d'amour pour lui, que ça le détruisait de ne pas avoir réussi à lui répondre. Ne serait-ce qu'une fois.
Et lui serait capable de l'aimer qui qu'elle soit devenue. Une vieille femme, une meurtrière même. Parce qu'elle ne tuerait jamais pour une mauvaise raison.
La promesse qu'il s'était fait en tant que Docteur, c'était ses coeur qui lui avaient dicté. Et ses coeurs étaient pour toujours et depuis toujours à Rose. Sans qu'il ne le sache, elle était depuis le tout début toute sa vie.
Depuis le tout début, comme iel.
(à suivre ...)
