Disclaimer : Le monde de Harry Potter n'appartient à nulle autre que notre chère auteure adorée, J.K. Rowling.

Ce moment prend place bien avant le début d'Invisible. Il s'agit de la création des Invisibles, ce qui nous permet de voir Kingsley interagir avec Durban, l'ancien chef des Aurors, et Will. Pour précision, ce moment était dans mon esprit dès lors que j'ai pensé à cette FF, et je l'ai imaginé plus précisément alors que j'écrivais le chapitre 8, celui où Astrid est invitée à rejoindre les Invisibles.


Le début des Invisibles.

Kingsley soupira, alors que Durban, en face de lui, faisait les cent pas tout en lisant un dossier, bien trop volumineux au goût de Kingsley. Le Ministre de la Magie et le chef du Bureau des Aurors avaient appris à détester ces dossiers trop épais. Ils signifiaient qu'il y avait un gros mage noir à la clef, une affaire compliquée, une dangereuse arrestation. Trop de problèmes à régler dans une société qui se remettait tout juste d'une guerre meurtrière, et dont la plupart des cicatrices n'étaient pas visibles…

Une note de service entra à ce moment, et vint rejoindre le nuage de celles qui entouraient déjà Kingsley. Durban choisit cet instant pour pousser un râle exaspéré, et venir s'affaler sur la chaise en face de Kingsley.

- Je ne comprends pas. C'est déjà le troisième cas comme ça, marmonna l'Auror.

Kingsley leva les yeux de la note de service qu'il se décidait enfin à lire, mais qui n'avait qu'un intérêt moyen – il avait pourtant dit aux autres départements qu'il ne voulait pas être informé des changements de poste, pour le moment tout du moins. Il avait trop à faire, il fallait que cela soit réglé avec les secrétaires de chaque département, plutôt que par lui.

- Quel genre de cas ? demanda le Ministre en arquant un sourcil.

- Ces types… Ce sont clairement des mages noirs, mais en même temps, les témoins refusent de les qualifier comme ça. Ils disent que ce sont des types qui profitent de la situation, mais qui les aidaient initialement. Ils ne se sont pas sentis menacés, mais il y avait tout de même quelque chose de dérangeant…

Kingsley étendit le bras, et Durban, comprenant l'ordre dans ce geste, y déposa son dossier.

- Au moins, ça, je peux le comprendre, plaisanta le nouveau Ministre, faisant référence à toutes les spécificités de sa fonction qu'il ne maîtrisait pas encore.

Durban prit un autre dossier, et se mit à le feuilleter, tout comme le faisait Kingsley. En silence, ils s'attelèrent à leur tâche. Et puis, des exclamations de joie se firent entendre. D'un même geste, ils relevèrent la tête, et instinctivement, un sourire naquit doucement sur leurs lèvres. Les sorciers se remettaient tout juste de la peur qu'ils avaient vécue, avec le règne de Lord Voldemort. Il n'était pas rare de les entendre se réjouir d'un seul coup, sans réel motif. Une simple bonne nouvelle pouvait parfois les inciter à sortir et faire la fête jusqu'à point d'heure. Aussi ne s'inquiétèrent-ils pas de savoir ce qui poussait les sorciers de l'étage à exprimer leur joie. Ils se contentèrent de se replonger dans la lecture des dossiers qu'ils tenaient.

- Tu as raison, marmonna finalement Kingsley, ses sourcils froncés en signe de réflexion. Ce dossier est vraiment étrange. Ce type, continua-t-il en désignant les feuilles où s'étalaient les faits, ne peut pas être un Mangemort. Et en même temps, sa façon de faire n'est pas si éloignée de celle des Mangemorts…

Il referma le dossier, et ferma les yeux en même temps.

- Tu veux de l'aide sur ce dossier ?

L'aide, à l'heure actuelle, était en réalité résumée à un seul homme : Harry Potter. Le nom que tous avaient sur les lèvres, celui en qui tous faisaient confiance. Le problème, c'est que Harry Potter n'était qu'un homme, justement. Il avait besoin de repos, il avait besoin de rentrer chez lui, de temps à autre, et ça, Kingsley et Durban le savaient très bien, surtout que s'ils disaient à Harry qu'ils avaient besoin de son aide, ils étaient assurés que le jeune homme ne rentrerait pas avant d'avoir terminé. Seulement, il avait déjà fait tellement... Ils essayaient bien sûr de le ménager. Mais les sorciers ne juraient que par Harry. Ils avaient besoin de voir Harry gérer leur affaire. Toujours. Mais Harry n'était pas dédoublable…

C'était ce que Durban s'apprêtait à dire lorsqu'une voix inconnue se fit entendre.

- Ce ne sont pas des Mangemorts. Ce sont des Rapaces Nocturnes.

Durban et Kingsley sautèrent de leur siège. Il ne leur fallut qu'une seconde pour être prêts à lancer un sortilège sur l'intrus, debout sur le pas de la porte du bureau de Kingsley… avant de baisser légèrement leur baguette en réalisant que l'intrus était dans un état lamentable.

Il portait des haillons, avait les cheveux coupés inégalement, une barbe qui datait de plusieurs semaines où se perdaient des poils blancs, des cernes immenses, le teint pâle de celui qui n'a pas dormi depuis longtemps, sa main gauche pendait lamentablement dans le vide, et ses joues étaient creusés, signe qu'il ne mangeait plus à sa faim depuis un moment déjà.

- Vous ne devriez pas abaisser vos baguettes, murmura-t-il. Vous-Savez-Qui est peut-être mort, mais il n'est pas le seul à posséder des idées meurtrières…

- Qui êtes-vous ? gronda Kingsley, légèrement vexé de se faire rabrouer ainsi – même si c'était pour une raison valable.

Le nouveau venu le regarda d'un œil morne.

- Will.

- Nom de famille ? aboya Durban.

- Ça n'a pas d'importance…

- Laissez-nous en juger, répliqua Durban.

C'est cet instant que choisit Will, puisqu'il s'appelait ainsi, pour tituber. Il se rattrapa tant bien que mal au chambranle, mais se mit à glisser, se rapprochant inexorablement du sol. Durban franchit alors la distance les séparant en deux pas, et le rattrapa par le coude, le remettant droit sur ses jambes.

- Fais-le s'asseoir, Durban, proposa Kingsley. Et reprenons tout ça depuis le début…

Il referma la porte de son bureau, espérant qu'aucun curieux ne viendrait voir qui faisait un tel raffut dans le bureau du Ministre. Il voulait pouvoir expliquer la cause du bruit en sachant exactement à quoi il était dû.

Kingsley regarda Durban, qui achevait de servir une tasse de thé à l'inconnu. Ou à Will, puisqu'il insistait pour être appelé ainsi. Le Ministre de la Magie regarda ensuite l'homme dépenaillé, soupira, avant de lui parler à nouveau. Vingt minutes que la discussion tournait en rond, et il commençait légèrement à en avoir marre. Il n'avait pas le temps pour les plaisanteries, et si ce n'en était pas une, il n'avait pas le temps pour ces histoires qui n'étaient pas claires dès le début. Les histoires sombres et compliquées, il en connaissait beaucoup trop pour être content lorsqu'une nouvelle surgissait.

- Vous n'arrêtez pas de parler des Rapaces Nocturnes, dit alors Kingsley.

- C'est ça, confirma Will d'une voix sifflante.

Il avait vraisemblablement attrapé froid. En même temps, vu son état général, qu'il n'ait que pris froid tenait certainement du miracle.

- Mais qui sont-ils ?

- Pires que les Mangemorts, souffla Will.

Durban ricana, récoltant un regard noir de la part de Will.

- Vous ne me croyez pas ?

- Comment le pourrais-je ? répliqua Durban. Les Mangemorts sont déjà la lie de notre communauté.

- La lie… C'est vrai, fit remarquer Will, en souriant amèrement. Vous savez ce qui caractérise la lie ? C'est qu'elle est visible. On sait qu'elle est là. Alors que les Rapaces Nocturnes… On ne sait rien d'eux. La preuve. Vous ne les connaissez pas. Ou, plutôt, vous ne savez pas qu'ils sont à l'origine de vos maux…

Kingsley se passa une main lasse sur le visage, alors que Durban semblait atteindre le stade de l'énervement maximal. D'ici peu, il ne souhaiterait plus écouter Will, seulement le faire disparaître du bureau, Kingsley en avait conscience. Il devait empêcher cela. Il ne pouvait laisser le chef du Bureau des Aurors perdre son calme avant qu'ils ne soient certains que Will ne se moquait pas d'eux – ce dont Kingsley n'était pas certain.

- Will, j'aurais presque envie de vous croire, dit Kingsley en croisant ses mains sur son bureau. Vraiment. Mais vous devez tout reprendre depuis le début. Arrêtez de nous dire que les Rapaces Nocturnes sont la source de tous nos maux, et expliquez-nous plutôt tout ce que vous savez sur eux…

Kingsley Shacklebolt n'avait pas besoin de regarder Durban pour savoir que son chef des Aurors désapprouvait cette méthode. Lui-même n'était pas à l'aise avec celle-ci, mais il n'avait pas d'autre idée, à l'heure actuelle, pour convaincre Will de leur dire tout ce qu'il savait. Le ministre avait envie de croire Will, sans qu'il ne puisse expliquer pourquoi. Peut-être parce qu'il voyait dans son regard que l'homme n'était pas fou, ou peut-être, plus simplement et plus lâchement, parce qu'il voulait croire que les plus gros problèmes auxquels se frottait Durban ces temps-ci pouvaient être expliqués et résolus par les informations de Will.

Will posa sa tasse sur le bureau de Kingsley. Il toussa un moment, mit du temps avant d'être à nouveau en état de parler, puis, quand ce fut fait, son visage s'assombrit.

- Je vais commencer par mon histoire, si vous voulez bien me permettre… Vous comprendrez comment j'en suis arrivé à connaître les Rapaces Nocturnes.

Sans attendre le consentement de ses interlocuteurs, Will se mit à parler.

- Ma femme était une née-Moldue. Lorsque la guerre s'est déclenchée, lorsqu'il a fallu qu'elle vienne au Ministère pour se faire recenser, nous avons décidé de quitter le pays, discrètement, avec nos deux filles. Je revenais souvent sur le territoire, pour savoir ce qui se passait, pour prendre des nouvelles de mes amis… Ce genre de choses. Je les ai vus changer de camp, ou se faire tuer, et moi, je ne pouvais rien faire. Comme beaucoup, j'ai cru en Harry Potter. J'ai eu raison. Je n'étais pas à Poudlard pour la bataille finale, mais j'ai aidé, à ma façon… Chaque fois que je revenais, que j'arrivais dans un village rempli de Détraqueurs, j'essayais de les faire fuir, du mieux que je pouvais… J'ai fait tout ce que j'ai pu, à ma petite échelle, en faisant en sorte de protéger ma famille en même temps. J'ai eu beaucoup de chance, je le sais.

Il toussa, but un peu d'eau dans le verre que Durban avait fait apparaître.

- Et puis, la guerre s'est terminée. Je suis rentré au pays, et j'ai voulu retourner chez moi. Chez moi, il y avait déjà des gens…, murmura Will. Ma maison avait été annexée. Par des hommes que je ne connaissais pas. Ils ont commencé à me dire que je pouvais les remercier d'avoir été là, qu'ils avaient pu protéger mes biens, et que je pourrais peut-être faire quelque chose en échange, pour eux… J'ai refusé, et les ai chassés de chez moi, avec l'aide de ma femme. Et je me suis dit que c'était fini. Pour moi, c'était des Rafleurs, ou des profiteurs, rien de plus. J'ai eu tort… J'ai voulu reconstruire ma vie, j'ai recommencé à vivre chez moi, presque normalement, avec ma femme et mes filles.

Will baissa les yeux, les posant sur ses mains crispées et translucides, qui se raccrochaient difficilement à son pantalon en toile, troué.

- Deux semaines plus tard, je suis rentré chez moi, et… C'était fini.

Sa voix se brisa, pourtant, il réussit à poursuivre son récit.

- Ma femme et mes filles… Mortes. Avec un tatouage.

Du coup de l'œil, Will vit Durban se redresser. Il savait très bien pourquoi. L'homme, dans tous les rapports qu'il avait pu lire sur les Rapaces Nocturnes, sans qu'il ne sache que c'en était, avait dû remarquer la présence systématique de tatouages sur les victimes des Rapaces Nocturnes.

- Il y avait des chiffres. Les douze, treize et quatorze. Et, à côté, un petit mot, qui m'informait que je n'aurais jamais dû cracher sur l'aide des Rapaces Nocturnes. J'étais… anéanti. Littéralement. J'ai passé des jours et des jours à me noyer dans l'alcool, à hurler ma douleur. Et puis, je me suis ressaisi. Parce que je ne voulais pas mourir avant que les personnes ayant fait ça à ma famille soit punies.

Il redressa la tête. Dans ses yeux, une lueur déterminée brillait. La férocité qu'on y lisait n'inspirait rien de bon à Kingsley Shacklebolt, qui se demanda, une nouvelle fois, si l'homme en face de lui avait toute sa tête. Mais Durban était là pour le protéger, si cela était nécessaire, et lui-même possédait d'excellents réflexes. À eux deux, ils pourraient maîtriser Will, si jamais il devenait intenable.

- Alors j'ai fait mes recherches, reprit Will d'une voix sourde. Ça n'a pas été facile parce que peu de sorciers voulaient me donner les informations que je demandais, je vous assure que j'ai eu du mal à obtenir des réponses, mais j'ai fini par en savoir plus sur les Rapaces Nocturnes. Ils ont commencé à exister durant la guerre. Leur organisation, originellement, était loin d'être aussi pourrie qu'elle l'est aujourd'hui. Ils voulaient aider les nés-Moldus à se cacher. Alors ils les aidaient. Mais au bout d'un moment, ils ont compris qu'ils pouvaient tirer profit de la situation, et au lieu d'être des philanthropes, ils sont devenus maîtres chanteurs… Ils demandaient de l'argent contre leur aide, ils obligeaient les nés-Moldus à agir illégalement pour eux… Et c'est comme ça que les véritables Rapaces Nocturnes sont nés. Ils étaient dans l'ombre des Mangemorts, bien plus discrets qu'eux, et en réalité, eux n'en ont rien à faire du statut de sang. Ils voulaient simplement de l'argent. Ou d'autres services… Ils se sont énormément développés…

Will ferma les yeux un instant, fouillant dans ses souvenirs. Il n'avait rien noté, toutes les informations qu'il avait trouvées sur les Rapaces Nocturnes étaient enfouies dans sa tête. Il avait eu si peur que ses notes soient dérobées qu'il avait préféré ne rien écrire.

- Détournement de fonds, importation de produits et créatures interdites sur le territoire anglais pour les revendre ensuite… Toutes les petites et grosses magouilles sont orchestrées par les Rapaces Nocturnes. Toutes. C'est difficile de remonter jusqu'à eux, mais c'est possible. Voilà ce que sont les Rapaces Nocturnes. Ceux qui officient, ceux qui rendent ce monde un peu plus sombre, sans que personne ne le sache. C'est toujours eux. Ils savent comment tirer le pire de chacun. Et certains d'entre eux font partie des Rapaces Nocturnes parce qu'ils le veulent, pas parce qu'ils ont été menacés.

Will se tut, attendant la réaction de Kingsley Shacklebolt et Durban, persuadé qu'ils seraient convaincus par son discours. Si le Ministre de la Magie semblait prêt à le croire, Durban, lui, paraissait sceptique.

- Et qui est à leur tête ?

- Je ne sais pas, dit sèchement Will.

La colère d'avouer son ignorance était palpable. Il serra les poings, et les posa sur le bureau de Kingsley.

- Mais je veux le savoir, dit-il d'une voix déterminée. Je veux le savoir, et pour ça, j'ai besoin de vous.

Durban fronça les sourcils. La tournure de la conversation lui plaisait de moins en moins.

- Comment ça ?

- Laissez-moi gérer les cas des Rapaces Nocturnes. Ça vous fera une charge en moins… et ça en fera une en moins à gérer pour votre cher Harry Potter. Je ne me trompe pas, n'est-ce pas ? enchaîna Will en remarquant le regard échangé entre Kingsley et Durban.

Non, Will ne se trompait pas. Harry Potter était sollicité sur tous les fronts, alors qu'il n'était qu'humain, et qu'il avait besoin de se reposer. Mais tous les sorciers voulaient que le sorcier le plus connu de sa génération les aide.

Durban grimaça. Kingsley le regarda. Ils pensaient la même chose. Cette opportunité n'était pas des plus alléchantes, mais alors que les fondations de la société sorcière étaient branlantes, se délester d'une charge était une opportunité qui ne pouvait pas être écartée sans aucune réflexion préalable.

- Vous voulez arrêter les membres de cette organisation ? demanda lentement Durban.

- Oui, répondit Will.

- Comment ? enchaîna Kingsley.

Will prit une grande inspiration.

- Donnez-moi carte blanche.

Le silence était palpable dans la pièce. Durban et Kingsley mesuraient les sous-entendus de la demande Will. « Carte blanche » pouvait vouloir tout dire. Et c'était bien ça qui les effrayait.

- Développez, finit par dire Kingsley.

- Je monte ma propre organisation. Je choisis qui en fait partie, et vous ne pouvez rien dire. Ces personnes doivent être aussi discrètes que les Rapaces Nocturnes, si ce n'est plus, et donc inconnues du monde des sorciers. Une organisation secrète, qui s'occupe des Rapaces Nocturnes. Je m'occupe du recrutement, des missions, des formalités. Vous avez juste à m'en donner l'autorisation, et dès demain, je commence à la monter. Vous aurez alors un problème en moins à gérer.

- Jusqu'à quand ? voulut savoir Durban.

- Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de Rapaces Nocturnes. Jusqu'à ce que leur chef soit arrêté, explicita Will, comme si c'était logique.

Durban secoua la tête, peu convaincu. Et en même temps, cela pourrait être une solution temporaire.

Kingsley soupira.

- Vous pensez que cela sera long ?

L'idée ne lui plaisait pas. Agir dans le dos des sorciers n'était pas une attitude qu'il pouvait réellement se permettre, après ce qui s'était passé dans le monde sorcier ces dernières années. Cela dit, il fallait parfois faire des choix peu faciles, pour le bien de la communauté.

- Non, assura Will. Avec les moyens nécessaires, je suis certain que cela peut se régler en quelques mois. Deux ans, tout au plus.

- Est-ce que vous en êtes certain ? demanda Kingsley.

- Nous ne sommes jamais certains de rien, monsieur le Ministre, vous le savez aussi bien que moi, répliqua Will.

Kingsley se renfonça dans son fauteuil. L'idée qu'une organisation pourrait gérer un problème sans que cela ne crée une crise dans la communauté n'était pas pour lui déplaire. Et puis, ça ne serait que temporaire, c'est ce qu'affirmait Will. Ensuite, l'organisation qu'il aurait créée serait dissoute, et personne n'en saurait jamais rien.

Kingsley et Durban échangèrent un dernier regard. Ils partageaient le même sentiment. Ils étaient mal à l'aise à l'idée de créer une organisation qui serait hors de leur contrôle. Mais si celle-ci pouvait régler un problème efficacement, sans inquiéter la population, ils ne pouvaient pas le refuser. Surtout qu'ils étaient tellement débordés, et qu'il y avait déjà tant à faire…

Durban inclina légèrement la tête, indiquant ainsi à Kingsley qu'il n'était pas contre cette idée, mais que c'était à lui de lancer la procédure.

- Très bien, soupira Kingsley. Comment lançons-nous la création de cette organisation ?

Non, Kingsley n'était pas à l'aise avec cette idée. Mais toutes les décisions n'étaient pas faciles à prendre, il le savait, en tant que Ministre. Et peut-être que bien ressortirait de cette organisation.

Peut-être.


Note d'auteur.

Mais non ! Je ne vous avais pas oubliés ! Seulement, ce chapitre était bel et bien perdu, donc je l'ai réécrit. Et hier, je n'ai pas réalisé qu'on était samedi, et donc que le chapitre devait être relu, ce qui fait que je l'ai fait ce soir, en rentrant... Et en étant claquée. Du coup, ça a pris un peu de temps, même s'il n'y avait pas grand-chose à revoir, finalement. Enfin.

Comme je suis à côté de la plaque, je vais faire vite. Pour répondre à la review anonyme de naoem, oui, effectivement, on peut voir ça comme ça, quand il y en a plus, il y en a encore, avec moi en tout cas ^^' ! Sinon, tant mieux que le personnage te plaise, même s'il ne doit pas être facile de se faire une opinion avec aussi peu de lignes :)...

Sur ce, la semaine prochaine, ce sera un chapitre mettant en avant les enfants Potter allant à une soirée officielle. Et, franchement, vous ne voudriez pas les avoir pour gosses, ces trois-là, ils étaient carrément intenables avant Poudlard. Non pas que ça se soit vraiment arrangé avec le temps, cela dit...