Disclaimer : Le monde de Harry Potter n'appartient à nulle autre que notre chère auteure adorée, J.K. Rowling.

Ce moment se place avant le début d'Invisible, dans l'enfance des enfants Potter. Il devait, de base, être sous-entendu dans Invisible, et c'est un peu le cas, lorsque Lily dit à Astrid que James et Albus lui ont tout appris en vol. En réalité, il retrouve plus son écho dans Éclair et Vif, lorsque Louis et Hugo tentent de savoir qu'elle fut la pire punition des enfants Potter.


Ce qui lança la pire punition des enfants Potter (1/2)

Victoire Weasley agissait toujours bien. Ou, plutôt, de façon à être victorieuse. Après tout, elle devait bien faire honneur à son prénom ! Sans aucune pression, évidemment. Seulement avec l'envie de ressentir aussi souvent que possible l'euphorie due à la victoire. Et cela incluait de ne pas se ridiculiser… du moins, quand elle pouvait l'éviter.

Elle rentrait à Poudlard dans un mois, d'accord ? C'était une étape importante. Et elle était la première Weasley à le faire. D'accord, elle ne serait pas la seule, cette année. Mais elle ferait partie des premiers ! Et elle n'avait aucune envie d'être dans l'ombre… ni d'être connue pour une histoire ridicule.

Et comment peut-on éviter le ridicule ? En étant prévoyant, autant que Merlin le permettait.

Et donc, comme il y avait des cours de vol en première année, et que si elle savait voler, elle ne le faisait pas parfaitement, elle avait décidé de demander des conseils. Aux meilleurs joueurs de Quidditch de sa famille. À savoir, son oncle Harry et sa tante Ginny. Cette dernière avait cédé généreusement sa place à Harry en tant que professeur. Sûrement parce qu'elle préférait surveiller Lily, plutôt que de donner un cours de vol en extérieur - ce qui signifiait aussi surveiller Albus et James, qui ne pouvaient passer plus de trois minutes en intérieur quand il faisait beau comme aujourd'hui.

- Vous deux, vous restez ici, ordonna Harry à ses deux fils, âgés de cinq et sept ans.

Ils hochèrent la tête, et bien naïvement, leur père se dit qu'il ne lui serait pas nécessaire de les reprendre à l'ordre trop régulièrement.

- Alors, Victoire, tu vas voler avec l'ancien balai de Ginny, lui enseigna Harry. Montre-moi ce que tu sais faire.

Ça, c'était quelque chose que pouvait faire Victoire.

Elle se positionna à côté de son balai, leva sa main droite au-dessus du manche, et d'une voix ferme et pleine d'une volonté inébranlable - qu'elle avait sûrement héritée de sa mère, songea Harry - elle ordonna au balai : « Debout ! »

L'objet s'anima immédiatement, et la petite blonde se jucha sur le balai sans hésiter une seconde de plus.

Elle sait vraiment ce qu'elle veut, se dit avec admiration Harry, avant de s'inquiéter à l'idée que Lily n'évolue dans le même sens. Comment est-ce qu'il pourrait réfréner cette volonté, si elle devenait trop invasive, trop prononcée ?

Merci Merlin, il avait encore quelques petites années avant que ce problème ne se pose réellement.

Tandis que Victoire effectuait quelques cercles autour de lui, Harry jeta un regard en coin à ses deux fils, toujours assis. Ils discutaient à voix basse, mais c'était un comportement normal, pour eux deux en tout cas.

- Montre-moi comment tu t'arrêtes ! lança Harry à Victoire, qui exécuta immédiatement sa demande.

Elle n'avait vraiment pas à s'inquiéter, songea Harry. Mais puisqu'il savait qu'il ne servait à rien de dire à Victoire qu'il n'avait rien de plus à lui enseigner pour une enfant qui débutait juste le vol, il décida de lui apprendre quelques petites techniques de plus.

À nouveau, il vérifia où se trouvaient Albus et James. Les deux garçons en avaient eu assez d'être assis dans l'herbe à discuter. Ils s'étaient donc levés, et regardaient tout et n'importe quoi. Harry estima que d'ici dix minutes, ils auraient débuté une chasse aux gnomes. Tant mieux, cela lui faciliterait le travail lorsque Ginny lui demanderait de chasser les créatures du jardin.

- Ne vous éloignez pas trop ! dit-il tout de même.

- D'accord, papa ! répondirent en chœur les deux garçons.

Harry se retourna donc vers Victoire.

- Si tu te redresses un peu plus sur ton balai, tu auras une meilleure maîtrise de la vitesse. Et donc, une meilleure maîtrise…

- De mes mouvements, compléta rapidement Victoire. Pardon, murmura-t-elle lorsqu'elle comprit qu'elle venait d'interrompre son oncle.

Lequel n'allait pas se formaliser de cette interruption. Déjà, parce que ce n'était pas grand-chose. Ensuite, parce que s'il n'était pas capable d'accepter qu'on lui coupe la parole, il aurait eu de gros problèmes toute sa vie durant. Et encore plus depuis qu'il était père.

En parlant du fait qu'il soit père… Il se retourna. Albus et James s'étaient un peu plus éloignés, mais restaient toujours en vue.

- Non, tu as tout à fait raison, la rassura Harry. Refais quelques tours en te redressant. Je t'observe, et chaque fois que tu avanceras trop ton buste, je te le dirai. D'accord ?

Elle hocha la tête, mais hésita un peu avant d'enfourcher à nouveau son balai.

- Je peux voler un peu plus haut ?

Harry se retint d'éclater de rire. Il la comprenait totalement.

- Évidemment.

Un grand sourire éclaira le visage de Victoire, qui se dépêcha de repartir dans les airs, sous la bonne surveillance d'Harry.

Il aimait beaucoup passer du temps avec les plus jeunes membres de sa famille, pour les faire voler. Et avec ceux qui étaient plus âgés, comme Teddy, il pouvait même voler avec eux. D'ici quelques années, il pourrait voler avec ses enfants.

Enfin, quand ils seraient un peu plus prudents. Mettre Albus et James sur un balai, c'était accepter qu'ils se blessent un minimum.

D'ailleurs, en parlant d'eux… Il ne voulait pas lâcher Victoire des yeux mais, en même temps, cela faisait déjà un moment qu'il n'avait pas vérifié où se trouvaient ses fils. Au moins cinq minutes. Et cinq minutes, quand il s'agissait de James et d'Albus, cela représentait une éternité.

Heureusement pour lui, Albus et James voulurent le rassurer.

Malheureusement pour lui, c'était d'une façon plutôt inconsciente.

- Nous aussi on vole ! hurla Albus.

Harry se retourna vivement. D'une façon qu'il s'évertuerait à connaître dès lors que ses deux garçons auraient retrouvé la terre ferme, ils avaient réussi à entrer dans le local à balais qu'Harry avait pourtant refermé. Et à prendre deux balais. Sinon, ce n'était pas assez divertissant.

- Je vais plus vite que toi ! assura James.

- Mais moi, je le fais sans les pieds ! cria Albus.

- Et moi, sans les mains ! rétorqua James.

Harry eut juste le temps de sortir sa baguette.

- Attention à l'arbre ! s'exclama Victoire.

Ginny était vraiment contente de ne pas avoir à s'occuper des leçons de vol de Victoire. Oh, elle adorait Victoire, malgré ce caractère typiquement détestable des Delacour. Mais s'occuper des leçons et des garçons en même temps, c'était beaucoup trop. Et Lily avait voulu rester dans la maison pour regarder des photos. Alors, Ginny était restée à l'intérieur, malgré le soleil agréable du mois d'août.

Elle entendit la porte de la cuisine s'ouvrir alors que Lily et elle arrivaient à la fin des photos retraçant la vingtaine de ces adolescents qui avaient combattu durant la guerre. Il était un peu tôt, mais peut-être que les garçons avaient finalement décidé de se réfugier de la chaleur.

Ginny comprit qu'elle s'était trompée lorsque ses deux garçons entrèrent dans la pièce non pas de leur propre volonté, mais tirés par leur père. Albus et James affichaient chacun des petites blessures, signes qu'ils avaient réussi à tromper la vigilance d'Harry pour s'adonner à leur passe-temps favori : agir de façon à se blesser. Et cela leur avait plu, vu les sourires grandioses qu'ils affichaient.

- Et pourtant, je les ai surveillés…, soupira Harry.

Derrière les trois garçons, Victoire suivait à pas lents.

- En tout cas, ils volent bien…, dit-elle malgré l'ambiance un peu plus tendue de la pièce.

Ses cousins la remercièrent du compliment d'un grand sourire béat.

Ginny et Harry inspirèrent profondément.

- Vous ne ferez jamais voler Lily, décidèrent-ils d'un même accord.

...

Victoire, lorsqu'elle retourna à la Chaumière aux Coquillages, dit à ses parents qu'elle avait beaucoup appris. Et c'était vrai. Maintenant, elle savait que prendre des risques, sur un balai, c'était bien plus rigolo que suivre les règles de sécurité.


Note d'auteur.

Je sais. Je SAIS. C'est intolérable de débarquer avec 6 semaines de retard, comme ça, la bouche en coeur et un nouveau bonus qui n'est même pas en une seule partie, sinon en deux. Je suis DÉSOLÉE. Je vous jure que je n'ai pas voulu prendre tant de retard, mais je pensais avoir le temps pendant les vacances, mais j'avais oublié que je partais en vacances sans mon ordinateur, et à l'étranger. Autant vous dire que pour les vacances de Noël, ça a été tout SAUF du repos. Littéralement. Bref. En plus, je ne viens même pas avec le bonus que j'avais initialement prévu de poster. C'est vraiment, vraiment du grand n'importe quoi... J'ai honte, là. Mais il faut dire que si j'avais plus de temps et plus d'inspiration, je pourrais écrire tellement plus... Enfin. Du coup, comme vous le voyez, on replonge dans l'enfance de James, Lily et Albus. La prochaine partie de ce bonus fait écho à celle-ci, mais se situe quatre ans plus tard. Elle est déjà écrite, donc vous l'aurez la semaine prochaine, c'est juré !

Pour naoem, effectivement, il n'y a pas que l'écriture dans la vie, mais là, quand même, j'ai un peu abusé ^^' Je comprends ta réaction, concernant Heather. Malheureusement, ce sont des choses qui arrivent :/ Heureusement pour Chuck, il a eu un super papa (faudrait que j'en écrive un peu plus sur leur relation, tiens. Quand j'aurai le temps !), et de super amis, du coup, il a pu oublier un peu sa mère :). Et sinon, merci pour la review !

Allez, je vous dis à dans une semaine pour la suite de ce bonus, en espérant avoir de bonnes nouvelles pour vous (genre, j'aurais écrit encore plein d'autres bonus... Mais là, je crois que je prends mes rêves pour des réalités ^^')