Bonjour chers lecteurs !

Bonnes fêtes de fin d'année à tous, et bonne lecture !

Helia

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Un Noël plein d'Espoir

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Décembre 1997

Noël arrivait doucement, avec sa magie, la neige et la joie enfantine qui envahissait le monde entier. Les rues étaient magnifiquement décorées et une chorale chantait sur la place, devant la grande église.

Harry et Hermione étaient arrivés à Godric's Hollow sous polynectar, et venaient de sortir du cimetière pour se diriger lentement vers une maison en ruine. Une ombre les suivait au loin et, Hermione, peu rassurée, demanda la cape d'invisibilité à Harry qui la posa sur eux en se cachant derrière un arbre. Ils s'accroupirent et attendirent que l'inconnu disparaisse de leur champ de vision.

- C'est Bathilda Tourdesac ! souffla Hermione.

- Elle n'a pas l'air… normale.

- Elle a l'air perdue, et son regard…

- Son regard est vide de vie, commenta Harry. Viens, ne restons pas ici.

Et alors que Bathilda Tourdesac tournait à gauche, visiblement perturbée par l'absence subite des deux jeunes, Harry et Hermione atteignirent la maison des Potter sans trop de difficultés. Harry lança un sortilège de désillusion sur eux et ils enjambèrent la barrière avant de dépasser les multiples ronces et arbres présents devant les ruines de la maison.

- Tu fais quoi ? demanda Harry en fronçant les sourcils alors que son amie ne le suivait plus.

- Je lance un sortilège empêchant les inconnus de venir ici, répondit Hermione en levant les mains vers le ciel. Qui sait ce que cette femme a derrière la tête. Je ne veux pas prendre de risque.

- Tu es géniale, Hermy. Tu penses vraiment à tout.

La jeune femme ne pris pas la peine de répondre et continua sa litanie avant de souffler, soulagée.

- Les moldus n'y verront que du feu, seul nous deux pouvons accéder à la maison et voir ce qu'il s'y passe.

La jeune femme se tourna vers Harry qui observait la façade en grimaçant.

- Le premier étage est sacrément abimé… fit remarquer Hermione.

- Plus de toit à l'arrière… tu penses qu'on peut y entrer sans risquer notre vie ?

- Harry, fit Hermione en secouant la tête. Il y a des sortilèges pour se protéger des débris…

- Tu en connais ?

- Bien sûr, répondit son amie en levant les yeux au ciel. Allez, viens. Ça va aller ?

- Je… je pense, oui.

En silence, les deux jeunes se dirigèrent vers la porte. Hermione vérifia l'absence de pièges et laissa Harry actionner la poignée.

- Oh… murmura Harry.

- Quoi ? demanda Hermione, stressée.

- Je… je viens de sentir comme un choc de magie…

- Tu as mal ?

- Non ! Non, c'était… agréable. Comme si la maison me reconnaissait.

- Super, au moins ça veut dire que les murs ont absorbés assez de magie pour nous protéger en cas d'attaque.

- C'est bon, Hermione, fit Harry alors qu'ils entrèrent dans le couloir de l'entrée. On est en sécurité ici.

- Que tu crois… marmonna Hermione.

Ils visitèrent le rez-de-chaussée et Harry fronça les sourcils en ouvrant un placard.

- Des… cartons, remarqua alors Harry.

- C'est des cartons de déménagements, expliqua Hermione en regardant par-dessus son épaule. Regarde, c'est écrit « Chambre de Harry » sur celui-là.

Hermione appuya par instinct sur l'interrupteur et ils eurent une exclamation de joie. Aussi étrange que cela puisse paraitre, il y avait de l'électricité et tout semblait fonctionner correctement.

- Eh, regarde, il y a une pochette, fit remarquer Hermione.

Harry avança un peu plus dans le placard et attrapa une pochette marron sur une des étagères poussiéreuses. Il passa la main sur la couverture et ouvrit le dossier.

- Albus Dumbledore, par la présente, prête cette maison située à Godric's Hollow à la famille Potter afin qu'ils puissent quitter le Manoir Ancestral des Potter en toute sécurité pour cause de danger imminent. Que la Magie protège cette famille dans ces lieux nouveaux, lu Harry.

- Mais… fit Hermione en fronçant les sourcils. Les maisons nommées « ancestrales » sont les plus protégées du monde magique ! fit Hermione avec surprise. Ici, je n'ai vu aucune rune près de la porte, et je ne sens aucun sortilège protecteur… Puis c'est loin d'être un manoir.

- Peut-être que les sortilèges ont disparu… il y a vraiment des runes dans les manoirs de grandes familles ?

- Oui, situées aux quatre points cardinaux et dans les fondations du manoir. Ce sont des bâtiments qui ont absorbés la magie de plusieurs générations et sont quasiment imprenables.

- Tu crois que leur déménagement a été… la cause de leur mort ? hésita Harry, tentant en vain de garder son sang-froid.

- Je… je ne sais pas, Harry, mais c'est possible. Regarde la date de l'emménagement…

« Ils emménageront le 1er septembre 1981, et seront sous la protection d'un Fidelitas. »

- Je suis désolée, Harry, murmura Hermione en posant sa main sur l'épaule de son meilleur ami.

Il acquiesça, ne sachant pas quoi répondre. Un petit étincellement attira cependant son regard et il plissa les yeux. Un bracelet était accroché à un clou et, ne résistant pas à la tentation, il tendit la main vers le bijou qui brillait à la lumière vive de l'ampoule. Hermione s'accrocha à son bras, dans l'espoir d'arrêter son mouvement, mais elle ne fut malheureusement pas assez rapide.

Un bruit sourd se fit entendre dans la petite pièce et les deux jeunes disparurent dans un tourbillon de poussière.

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Se traitant d'idiot fini, Harry s'accrochait désespérément au bras de son amie alors qu'ils tourbillonnaient sans fin dans les airs, déboussolés. Ayant du mal à respirer, Harry oublia rapidement l'idée de demander à Hermione ce qu'il se passait. Croyant y perdre la vie, ils hurlèrent de douleur lorsque leurs jambes plièrent tout à coup sous leur propre poids et rencontrèrent un sol froid, presque glacial.

Du marbre.

Sonnés, et tâtant leurs poches pour prendre leurs baguettes, ils se regardèrent horrifiés.

- Ma baguette… murmura Hermione.

- La mienne a disparu, murmura Harry.

La peur au ventre, ils observèrent lentement ce qui les entourait. Ils se relevèrent en silence et Harry remis sa cape correctement tout en regardant les murs immaculés.

- Ce n'était pas un transplanage ni un portoloin normal, murmura Hermione. Ça a duré beaucoup trop longtemps.

- Il faut sortir d'ici, murmura Harry qui se senti étrangement peu motivé par cette option.

Le sol était fait d'un magnifique marbre blanc et les murs étaient d'un blanc cassé. Pas un seul meuble, pas un seul tableau. Mais l'atmosphère semblait accueillante.

- Là-bas il y a un… renfoncement je crois, murmura Hermione.

Lentement, à l'affût du moindre bruit, ils se dirigèrent vers le mur qui leur faisait face. Harry posa délicatement sa main sur le pan de mur indiqué par Hermione et un déclic se fit. Le mur coulissa doucement et les laissa découvrir un immense salon aux couleurs de Poudlard, éclairée par de douces lumières dont quelques bougies.

Les murs beiges, un canapé vert, des fauteuils rouges et jaunes, un tapis avec le blason de Poudlard.

- Jam… Harry ? demanda une voix au loin.

Hermione et Harry sursautèrent, cherchant d'où pouvait bien provenir cette voix.

- Qui… Qui êtes-vous ? demanda Hermione alors que son ami observa les tableaux représentant de magnifiques paysages.

- Un peu plus sur votre gauche, jeunes gens ! fit la voix, cette fois-ci enjouée.

Harry tourna la tête et aperçut le personnage peint, en soupirant de soulagement.

- Fleamont Potter, enchanté, fit le tableau.

- Harry… Harry James Potter, murmura Harry en s'approchant.

- Qui est cette jeune femme ? demanda ce qui devait être l'épouse de Fleamont.

- Hermione, Madame, répondit Hermione. Ce sont… tes grands-parents Harry ?

- Oui, murmura Harry.

- La dernière fois que je t'ai vu, petit, tu avais à peine un an, fit le tableau avec émotions.

- Sommes-nous en sécurité ? demanda Hermione.

- Parfaitement, gente dame ! répondit Fleamont avec un sourire charmeur. Mon espace de vie en tant que tableau au Ministère m'a permis de suivre un peu l'actualité de votre monde… Quelle tristesse. Harry, navré de t'interrompre dans ta contemplation de cette pièce mais pourrais-tu appeler Emma ?

- Emma ? répéta Harry en haussant un sourcil.

Un léger « plop » se fit entendre et une jeune elfe apparut, le sourire aux lèvres.

- Oh ! Nous avons des invités ! s'exclama la jeune elfe.

- Bonjour Emma.

- Bonsoir, Lady Potter ! Que puis-je faire pour vous ?

- Pourriez-vous faire visiter la demeure à nos deux invités s'il vous plaît, et donner la chevalière à Harry après les vérifications d'usage.

- Bien sûr, Maîtresse !

- Je… hésita Harry. Je vous présente Hermione, ma meilleure amie.

- Le jeune Maître Harry peut tutoyer Emma, voyons !

- Tu as de beaux vêtements, ne put s'empêcher de faire remarquer Hermione.

- Merci Miss Meilleure amie de Maître Harry ! s'exclama joyeusement l'elfe. Maîtresse Lady Potter nous a ordonné de nous habiller convenablement pour représenter la famille Potter au sein du monde magique jusqu'au prochain Lord ! Nous… utilisons les Gallions du Coffre pour entretenir les lieux et pour nous nourrir, rajouta l'elfe en baissant la tête.

- Et c'est exactement ce que nous voulions, fit remarquer Fleamont. Vous devez savoir, jeunes gens, que les elfes ont quelques difficultés à accepter les libertés données par leurs Maîtres, ayant peur de perdre leur famille sorcière. Cependant, nous sommes contre la maltraitance de ces êtres qui nous sont chers. Harry, je te saurais gré de prendre soin de nos elfes. Nous ne sommes plus que des tableaux, et je ne voudrais pas qu'ils tombent entre de mauvaises mains.

- Pouvons-nous les délivrer ? demanda Hermione.

- Non non non, se mit à pleurer Emma. Emma fera tout ce que vous voudrez, Emma ne veut pas perdre sa seule famille humaine… Emma… Emma ne veut pas perdre ses maîtres, s'il vous plaît…

- Calme-toi Emma, répondit Fleamont en riant gentiment. Personne ne te libèrera. Jeune Hermione, je présume que vous êtes une enfant qui n'a pas grandi dans le monde magique et que vous avez certaines lacunes, sans vouloir être désobligeant. Un elfe qui perdrait son attachement à une famille sorcière perdrait une partie de sa magie qui se nourrit d'un lien très fort. Les elfes sont de puissantes créatures, certes, mais elles ont besoin d'une famille pour s'épanouir. Nous faisons cependant attention à ce qu'ils fassent ce qui leur plaît et à ce qu'ils se nourrissent convenablement. Ils sont nourris, logés et blanchis. Comprenez-vous ? Beaucoup de gens les traitent comme des esclaves, malheureusement, mais ils ont besoin de nous.

- Il faudrait que des sorciers créent enfin des lois pour la protection des elfes, râla Lady Potter. Il y a des livres traitant de ces sujets dans notre bibliothèque, si vous aimez lire et que Harry a confiance en vous, il saura en ouvrir le passage.

Hermione, rouge de honte, acquiesça.

- Merci, Lady Potter. Et… Désolée, Emma, je ne voulais pas t'offenser.

L'elfe, séchant ses dernières larmes, observa la jeune fille avec ses gros yeux globuleux.

- Je sens dans votre aura que vous ne vouliez pas faire de mal à Emma, Miss Hermione. Si Miss Hermione le souhaite, Emma pourra répondre à ses questions sur la vie des elfes et leurs pouvoirs.

- Merci, fit Hermione en étouffant un bâillement.

- Quand avez-vous mangé convenablement pour la dernière fois, vous deux, demanda alors plus sévèrement Lady Potter.

Le regard qu'échangèrent les deux jeunes suffit au couple Potter pour ordonner à leur elfe de préparer un repas pour les deux nouveaux arrivants.

- La visite attendra, vous allez manger convenablement et Emma ou Jules vous montreront vos quartiers. Vous pourrez rester ici autant que vous le souhaiterez, annonça alors fermement Lady Potter.

- Il y a des colliers familiaux dans un coffre qu'Emma pourra vous transmettre, intervint Fleamont. Ceux-ci vous ramèneront ici en un rien de temps, peu importe l'endroit, ou la situation dans laquelle vous vous trouverez.

- Notre arrivée était involontaire et… longue, murmura Hermione.

- La Magie du Domaine devait d'abord vous identifier, jeunes gens, fit Fleamont avec un sourire fier collé au visage. Si vous souhaitiez faire le Mal, le bracelet vous aurait fait apparaître au fin fond de l'atlantique et détruit votre baguette.

- Sympa, marmonna Harry.

- Une idée de ton cher père, répondit Euphemia Potter avec un clin d'œil amusé.

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Dire qu'ils avaient le ventre plein était un euphémisme. Les deux elfes présents pour la soirée, Emma et Jules, leur avait servi une soupe en entrée, ainsi que des cuisses de poulet et des potatoes. En dessert ils eurent droit à une bûche de Noël et ils s'assoupirent à moitié dans les canapés du salon.

- Les enfants, des chambres vous attendent dans les étages, fit alors le Lord.

- Je… je serais plus rassurée de rester avec Harry… murmura Hermione en attachant ses cheveux.

- Emma va transformer les canapés en lits ! s'exclama l'elfe.

Et sans attendre de réponse, les deux autres canapés se transformèrent en deux lits bien confortables. L'elfe s'occupa du feu dans la cheminée et fit apparaître des oreillers ainsi que des couvertures. Ils s'allongèrent et s'endormirent quasiment immédiatement, trop épuisés par les derniers évènements.

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Le lendemain matin, une douce odeur de chocolat réveilla Hermione et Harry qui eurent du mal à émerger. Se frottant les yeux, Harry comprit qu'un elfe voulait leur montrer les salles de bains et ils ne se firent pas prier plus longtemps : ils avaient tous les deux besoin de se laver.

- Jules termine la préparation du petit déjeuner pendant que les jeunes vont au bain ! s'exclama joyeusement l'elfe en tendant un pull à Hermione.

- Miss va attraper froid dans les couloirs si elle ne met pas ce pull !

- Mais… je suis sale…

- Jules le lavera après ! Des vêtements propres fraîchement achetés sous ordre des Maîtres vous attendent près du bain !

Les adolescents se regardèrent un instant, échangeant un regard amusé. Les elfes semblaient vouloir les couver depuis leur arrivée et ils n'avaient pas vraiment envie de refuser une telle hospitalité.

- Vous êtes adorables, murmura Hermione en suivant l'elfe alors qu'Emma accompagnait Harry à la salle de bain du rez-de-chaussée.

Harry, choqué, s'arrêta sur le pas de la porte. La pièce était tout simplement splendide. Un grand bain rectangulaire trônait au centre de la salle de bain, derrière laquelle se trouvait une douche très spacieuse. Emma lui montra les serviettes et les produits à sa disposition pour se laver et Harry profita pleinement de ce moment de tranquillité rien que pour lui, se demandant tout de même ce que faisait Ron en cette matinée de Noël. Il se sentait étonnamment calme, et serein. Il n'avait pas fait de cauchemars et ne sentait pas l'énervement habituel venant de l'horcruxe. A peine pensa-t-il au médaillon que des coups paniqués se firent entendre. Il grogna en sortant de la douche et prit la grande serviette.

- Harry, Harry ! hurla Hermione.

- Quoi ? demanda son ami en ouvrant la porte.

- On… oh, désolée…

- Qu'est-ce qu'il se passe, Hermy ?

- J'ai… J'ai perdu le médaillon, je crois qu'il s'est détaché de mon cou quand on est parti de Godric's Hollow.

Harry perdit instantanément son sourire alors qu'un elfe, Jules, arriva en trottinant.

- Vous aviez un objet de magie noire sur vous ? demanda l'elfe.

- Oui, répondit Harry qui réfléchit rapidement. En quelque sortes.

- Deux choses sentant la magie sombre et noire ont été détectées peu avant que vous apparaissiez dans l'entrée du manoir. Ces… choses en question ont été détruites par la magie protectrice des lieux, d'où le temps assez long précédent votre apparition finale.

- Oh mais oui ! s'exclama Hermione, ton… ton grand-père a dit que les personnes voulant faire le mal étaient expédiées dans l'Atlantique…

- Et les choses étranges créées par la sombre magie sont réduites à néant, compléta Harry, se remémorant les paroles de Lord Potter alors qu'ils mangeaient leur dessert la veille au soir.

L'homme avait dû le répéter au moins deux fois pour une raison qui lui échappé sur le coup de la fatigue. Harry avait été trop épuisé pour réfléchir la veille, mais il voyait à nouveau le regard bienveillant de son grand-père l'observer, pensif.

- Bon dans ce cas… hésita Harry. Il n'y a pas de danger imminent. Je peux m'habiller maintenant ?

- Oh, oui, désolée Harry, fit Hermione en rougissant et rejoignant le salon, accompagné de près par l'elfe des Potter.

Harry referma doucement la porte tout en ressassant les paroles de l'elfe. Il ne restait plus que le diadème et Nagini. Mais l'elfe avait parlé de deux choses détruites la veille… serait-il possible que… par instinct, Harry se dirigea vers le grand miroir au-dessus des lavabos et toucha son front, à l'endroit de sa cicatrice. Ou plus exactement… où avait été sa cicatrice.

- Par Salazar… murmura-t-il.

- Moi-même ! s'écria vivement une voix alors qu'un grand homme apparaissant au centre de la salle de bain.

Harry sursauta violemment, se cognant au miroir et rattrapant de justesse sa serviette.

- Non… murmura Harry.

Il n'avait plus de baguette, était enroulé dans une serviette et n'avait aucun moyen de se défendre.

- Ne paniquez donc pas, jeune homme en détresse, fit dramatiquement l'invité surprise en levant les yeux au plafond. Très… charmante, cette pièce. Une salle de bain, n'est-ce-pas ? fit-il avant de fixer à nouveau Harry. N'avez-vous donc pas d'autres habits que ce bout de tissu ?

- Je voulais m'habiller, voyez-vous ! répliqua Harry qui tentait en vain de rester calme.

- Eh bien faites. Je vous attendrai au salon, fit simplement l'homme avant de sortir en haussant les épaules.

Harry, secouant la tête et se posant mille et une questions s'habilla en quatrième vitesse afin de rejoindre Hermione, espérant que les elfes l'aient protégé de cet homme. Salazar. Salazar… Serpentard ?

Ne prenant même pas la peine de se coiffer, Harry quitta la salle de bain et couru jusqu'au salon avant de s'arrêter, choqué.

Le salon était méconnaissable. Des bougies rouges, vertes et dorées flottaient dans les airs, accompagnées de branches de houx et les rayons d'un soleil timide traversaient les grandes fenêtres. Les rideaux avaient été tirés et laissaient entrevoir un magnifique paysage enneigé. Deux immenses tableaux entouraient maintenant la cheminée devant laquelle trônaient à nouveau les canapés. Les lits et les couvertures avaient disparus. La pièce avait été décorée avec goût et un grand sapin avait été placé derrière la grande table à manger. Deux autres tableaux étaient apparus non loin de ceux de ses grands-parents et il vit enfin son amie, Hermione, qui était… en train de discuter tranquillement avec Salazar et trois autres personnes.

- Joyeux Noël ! s'exclamèrent les tableaux et les quatre invités.

- Harry ! Ce sont les fondateurs de Poudlard ! s'écria Hermione.

- Ce… c'est pas… possible.

- Votre amie nous a dit exactement la même chose, fit celui qui devait être Godric en croisant ses bras, boudeur.

- Enchantée, fit une brune. Je me nomme Rowena Serdaigle. Nous avons pu venir grâce à Salazar que vous avez appelé.

- Je ne l'ai pas…

- Si ! le coupa Salazar en riant. Vous avez dit « Par Salazar ». C'était la phrase secrète d'un de vos ancêtres pour discuter avec moi, il y a fort bien longtemps. La magie a cependant permis à ce que nous apparaissions tous les quatre en ce jour, pour accomplir un miracle au nom de Magia.

- Mais d'abord, l'interrompit la seconde femme, prenons le temps de manger le repas préparé par vos adorables elfes ! De plus, plusieurs cadeaux semblent vous attendre au pied du sapin.

- Qu… quoi ?

- Bien que tu imites parfaitement le canard, mon jeune Harry, je te demanderais d'obéir à Madame Poufsouffle, vous avez grandement besoin de vous remplumer, se moqua doucement le tableau de Fleamont.

- Votre amie a eu besoin de beaucoup de preuves pour nous croire, se plaignit Godric. Elle a une mémoire terrifiante et a dévoré un nombre incalculable de livres ! Incroyable. Je douterais presque du choix du Choixpeau de vous avoir mis dans ma maison !

- Eh, elle a raison de se méfier et de poser autant de questions ! fit Salazar alors que tout le monde s'installa à table. Mais cette demeure est extrêmement protégée. Nous ne sommes là que pour deux jours, ou trois si la Magie nous le permet, alors profitons de ces instants pour enseigner notre gente dame Hermione.

La jeune adolescente rougit en observant la réaction de Harry qui riait de bon cœur.

- Elle adore apprendre, commenta Harry.

- Oui et nous avons cru comprendre qu'il y a beaucoup de légendes erronées qui se transmettent de génération en génération dans votre monde, commenta Salazar en servant du chocolat chaud à la tablée.

Ils mangèrent tranquillement, bien qu'Hermione eût du mal à se retenir de poser certaines questions, auxquelles Salazar et Rowena se firent un plaisir de lui répondre. Harry expliqua à Godric et Helga ce qu'il s'était produit depuis son arrivée à Poudlard ainsi que l'entente quasi inexistante entre les Quatre Maisons.

Les quatre fondateurs échangèrent un regard triste mais Godric les rappela à l'ordre, ordonnant presque à Hermione et Harry d'aller déballer leurs cadeaux.

Légèrement méfiant, Harry se leva en premier.

- Eh, garçon. Bien que j'admire ta méfiance, je t'assure que tu peux baisser ta garde. La journée sera assez difficile comme ça, alors profite de ces instants, grogna Salazar.

Harry acquiesça, n'ayant toujours pas eu la possibilité de parler avec Hermione seuls à seuls depuis l'arrivée de Salazar. Il avait envie de partager sa découverte, sûr que l'horcruxe qui était en lui – il était certain d'en être un mais n'avait jamais osé en parler, de peur que ses amis ne lui tournent le dos – avait lui aussi été réduit à néant. Il soupira en prenant le premier cadeau : un pull bien chaud, appartenant à son père lorsqu'il avait son âge, d'après le tableau d'Euphemia. Il n'hésita pas à l'essayer immédiatement, sentant la magie du tissu allant jusqu'à réchauffer son cœur.

- C'est un pull tricoté avec amour, fit Euphemia en souriant mystérieusement.

Hermione, quant à elle, eut une exclamation de joie en déballant un livre concernant les sortilèges décoratifs et un grimoire sur les traditions sorcières. Elle eut également un coffret, déposé par un elfe, qu'elle ouvrit délicatement alors que son ami ouvrait le sien.

- Une baguette, soufflèrent-ils d'une même voix.

- Les elfes ont gardés les baguettes des membres décédés de la famille Potter. Et ce, depuis des siècles, fit alors le tableau d'Euphemia.

- Les elfes ont choisi celles qui devraient vous convenir au mieux, rajouta le tableau de Fleamont.

- Essayez-les ! fit Godric, excité comme un gosse.

Harry et Hermione touchèrent le bois avant de prendre, chacun, leur nouvelle baguette en main. Des étincelles argentées et dorées en jaillirent alors et les deux jeunes gens frissonnèrent, les yeux brillants de joie.

- Elles sont parfaites pour vous, confirma Rowena en souriant.

Ils burent encore une tasse de chocolat chaud sous le regard bienveillant des quatre fondateurs avant que Salazar ne prenne la parole.

- Eh bien, jeunes gens, nous allons nous préparer. Je vous conseille de faire de même.

- Où allons-nous ? demandèrent les deux jeunes d'une même voix.

- Sauver Poudlard, répondirent les quatre fondateurs.

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Salazar et Godric donnèrent des poignards à Hermione et Harry, tout en leur montrant comment s'en servir si besoin. Ceux-ci renfermaient une magie puissante pouvant aussi bien blesser que tuer par une lente agonie ou encore empoisonner une blessure à vif. Harry parla finalement des Horcruxes et Salazar répliqua que son soi-disant descendant avait été bien idiot de se laisser séduire par la magie pervertie et qu'il n'avait jamais été contre les né-moldus, arguant que c'était souvent ceux qui devenaient les plus grands sorciers de leur siècle. Il leur avait ensuite annoncé qu'il expliquerait tout lorsqu'ils auront mis fin au règne de terreur de Voldemort.

- Il va falloir que je détruise mon diadème… murmura Rowena.

- Tu vas réussir, fit catégoriquement Godric.

- Il a brisé ma vie, et fut emporté par la jalousie de ma fille chérie… fit-elle d'une voix douloureuse.

- Je m'occuperai du serpent nommé par le jeune Harry, intervint fermement Helga.

- Une chose, encore, jeunes gens, fit Godric à l'attention des deux adolescents. C'est une chose que je sais grâce à mon épée qu'il protège et souhaitait te transmettre, jeune Harry. C'est un homme qui a sacrifié sa vie pour toi, forcé de se cacher derrière un caractère désagréable. Il faudra lui faire confiance, c'est un homme qui, en réalité, t'a protégé autant qu'il le pouvait.

- Severus… murmura une voix derrière eux, les faisant tous sursauter.

- Lily Potter, murmura Helga Poufsouffle.

- Moi-même. Harry !

- Ma… maman ?

- Oui ! Oh, mon chéri. Ton père n'est pas encore apparu sur sa toile, mais il me fait dire qu'il est fier de toi. Avant que vous ne partiez, je dois te dire quelque chose, Harry. Severus était mon premier meilleur ami. C'est un homme bien, qui a fait les mauvais choix mais qui les regrette, s'enfonçant dans les méandres de l'occlumencie pour cacher ses émotions. Tu peux me croire. Sous son caractère détestable se cache un homme en or, Harry. J'aurais donc une demande à te faire, mon chéri.

- Laquelle, maman ? demanda la voix tremblante du jeune homme.

- Essaye de briser sa carapace, et amène-le ici afin que je lui fasse un sermon digne de ce nom, répondit Lily en souriant à pleine dents.

- Je le plains, marmonna une voix au loin.

- Papa ?

- Je lui ai enfoncé la tête dans un miroir, commenta Lily. Il n'arrête pas de s'admirer dedans depuis qu'il l'a vu sur un autre tableau. Filez, maintenant, il est l'heure. Faites attention à vous, jeunes gens.

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- J'ai une petite idée, fit Salazar avec un petit rictus.

- Que Merlin nous protège de tes étranges idées, marmonna Godric alors que le petit groupe s'était arrêtés à la lisière de la Forêt Interdite.

- Ils sont tous dans la Grande Salle, murmura difficilement Rowena, les yeux fermés.

- Nous sommes tous connectés au château, expliqua Helga à Harry et Hermione. Le Directeur est enfermé dans son bureau, se demandant comment réussir protéger les élèves qui rejoignent une salle secrète contre la folie de deux enseignants.

- Les élèves n'ont pas eu le droit de rentrer pour les fêtes de fin d'année hoqueta Godric. Quelle horreur. Séparer les enfants de leurs familles…

- C'est bon, Godric, on n'est pas ici pour pleurer, grogna Salazar. Bien… Voilà ! fit l'homme en levant les mains vers ses amis et les deux adolescents.

- En… Père Noël ? fit Rowena en observant l'accoutrement de son ami d'un mauvais œil.

- Et vous êtes mes lutins !

- T'es pas sérieux, là, Sal' ! s'exclama Godric. On n'est pas ici pour s'amuser. Et je ne suis pas ton fichu lutin !

- Trop tard ! fit Salazar, amusé. Allez, suivez-moi mes petits lutins adorés ! Le Directeur est sur le chemin de la Grande Salle. J'ai hâte de le rencontrer !

Dire que Snape avait été choqué était peu dire. Voir six personnes déguisées débouler dans le Hall de l'école sans qu'aucun professeur ne le remarque était, en soi, un miracle.

- Qui êtes-vous ? demanda-t-il froidement avant de reconnaitre Harry.

Il retint brièvement sa respiration, sûr qu'il allait perdre la vie dans les minutes qui suivraient.

- Laissez-nous accéder à la Grande Salle s'il vous plaît, demanda aimablement Godric.

- C'est trop dangereux. Le… Seigneur des Ténèbres est présent. Potter…

- Ne vous inquiétez pas pour nous, monsieur le Directeur, répondit Salazar.

- Navré de cet accoutrement, Salazar nous a déguisé sans même nous demander notre avis.

- Salazar ? répéta Snape, perturbé par la présence de ses deux élèves qui venaient, à coups sûrs, de perdre la tête en venant à Poudlard.

- Les quatre fondateurs, répondit Hermione en fixant Snape.

- C'est donc pour cela… dit alors le Directeur.

- La magie des lieux vous semble apaisée, n'est-ce pas ? demanda Helga.

Il acquiesça, et dégluti lorsqu'un cri strident se fit entendre.

- Que se passe-t-il ? demanda Hermione, inquiète.

- C'est Noël, commenta Snape. Le Lord compte… s'amuser, dirons-nous.

- Quelle horreur, fit Rowena.

- Je ne peux rien faire, à par protéger les première année et encore, les Carrow aiment les torturer, si ce n'est physiquement au moins psychologiquement, répondit Snape dont les mains tremblaient. Potter, je vous conseille vraiment de quitter les lieux, avec Miss Granger. Une fois qu'Il vous aura vu, je ne pourrai plus rien pour vous.

- Ne vous inquiétez pas de ces choses, répondit Godric en balayant la phrase d'un geste de main nonchalant alors que Harry fixait Snape avec intensité en déglutissant.

- Le tableau de ma mère souhaite vous voir en vie ce soir, annonça difficilement Harry. Alors tentez de ne pas vous faire tuer, sinon elle risque de m'ordonner de vous ressusciter par je ne sais quel moyen.

- Cette femme peut vraiment être terrifiante, parfois, commenta Godric.

- Une vraie lionne, ricana Salazar en voyant Severus se détendre très légèrement. Bien, monsieur le Directeur, veuillez accompagner Rowena auprès des fantômes du château s'il vous plaît, ils sont au septième étage. Elle vous expliquera en chemin. Nous allons faire une petite surprise au rejeton qui se sert de mon nom à mauvais escient !

Snape acquiesça, pensant qu'il n'avait, de toute façon, pas vraiment le choix.

- Harry… murmura Snape. Fais attention à toi. S'il te plaît.

Choqué par le tutoiement inhabituel, le jeune homme fixa à nouveau le professeur le plus détesté de tout Poudlard. Celui-ci détourna le regard et suivit plus qu'il n'accompagna Rowena dans les étages supérieurs.

- Bien, Miss Hermione, connaissez-vous une chanson de Noël entrainante ? demanda Salazar en souriant aimablement.

- Jingle Bells, répondit Hermione sans réfléchir.

Elle leur chantonna le refrain et Salazar s'extasia devant cette chanson merveilleuse.

- Godric, nous allons sonner les cloches ! s'enthousiasma Salazar.

Et les cloches du château se mirent à sonner sur l'air chantonné par Hermione, qui était bouche bée.

- Les cloches n'ont pas sonnées ainsi depuis des décennies je crois ! fit remarquer Helga en tournant sur elle-même. Quel beau son, même si elles semblent avoir vieillies… Ne sont-elles donc plus entretenues ? La magie ne suffit pas à prendre soin de ces instruments magnifiques !

- Je croyais qu'il n'y avait qu'une seule cloche, fit alors Harry.

- Ah non ! Il y en a beaucoup, beaucoup plus ! Au sommet de chaque tour ! fit Godric en riant. Allons rejoindre le reste de l'école, avant qu'ils ne quittent la Grande Salle.

Ils marchèrent alors sur les quelques mètres qui les séparaient des portes de la Grande Salle et s'arrêtèrent quelques secondes, pour profiter encore un peu du son des cloches. C'est en ouvrant les portes qu'ils entendirent Voldemort, de sa voix puissante, exiger auprès d'elfes terrorisés l'arrêt immédiat de l'horrible musique tout en lançant des Doloris sur les corps visiblement fatigués des élèves.

- Joyeux Noël ! cria le Lord en lançant un autre Doloris à une jeune – trop jeune – élève de Poufsouffle. Et arrêtez donc ces cloches ! Vous ne serez à rien, sales elfes maudits !

Mais le silence revint bien rapidement dans la salle et les regards se dirigèrent peu à peu vers le groupe étrange de cinq personnes.

- Qui êtes-vous ? gronda Lord Voldemort en volant jusqu'à eux, le visage déformé par la rage.

- Vous vous dites être mon descendant et vous êtes incapables de me reconnaitre ? Bien triste, bien triste, minauda le Père Noël en haussant un sourcil digne de Severus Snape.

Salazar fit disparaitre son déguisement au profit de sa cape légendaire, dessinée dans la plupart des livres relatant de l'Histoire de Poudlard, à laquelle était accrochée le blason de Serpentard.

- Tom Jedusor, né d'une mère sorcière rongée par la folie et la consanguinité et fils d'un père moldu. Comment avez-vous pu vous permettre de prendre le titre de Lord, dites-moi ? demanda sincèrement Godric. Vous n'en avez ni la prestance, ni la carrure.

- Comment…

- Comment est-ce possible ? compléta Serpentard. La Magie de Poudlard et des Demeures ancestrales peut faire bien des miracles, jeune idiot. Comment osez-vous bafouer les valeurs des Serpentard ? Comment osez-vous faire du mal aux élèves de ce château ? cria Salazar dont la voix résonna dans la Grande Salle.

- Je suis Lord Voldemort, celui qui rendra au Monde des Sorciers sa prestance, sa puissance et sa force ! s'exclama le Mage noir.

- Quelle puissance ? se moqua Salazar. Vous tuez des moldus. Vous tuez la seule chose qui permet à la magie de se renouveler de génération en génération !

- Les moldus sont des voleurs ! Et vous, un imposteur ! cracha Voldemort en pointant sa baguette vers Salazar.

- Un imposteur… répéta Salazar en toisant le Lord d'un regard dédaigneux.

- Le grand et l'unique Salazar Serpentard haïssait les moldus et prônait le Sang Pur !

- Pardon ? se moquèrent les trois fondateurs.

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire dépourvue de sens ? demanda Salazar.

- L'Histoire de Poudlard raconte que vous avez quitté le château après une violente dispute avec Godric, car vous ne souhaitiez pas enseigner aux enfants de parents non-sorciers.

- Balivernes, fit Salazar en fronçant les sourcils. Je me suis effectivement disputé avec Godric, il y a bien longtemps de cela. Nous devions former nos apprentis et Godric souhaitait à tout prix apprendre aux enfants venant de familles non-sorcières la magie sans baguette, et ce, dès les premiers mois de leur apprentissage. J'ai refusé, car cela me semblait trop dangereux : ils n'ont pas grandi dans notre monde, et risqueraient de perdre l'esprit à s'entraîner trop rapidement à une magie aussi instable et complexe qu'est la magie sans baguette, surnommée à tort « magie accidentelle ». Il fallait leur apprendre à la maîtriser, oui, puis leur apprendre à l'utiliser à bon escient, mais pas avant d'avoir passé une année entière dans notre monde. Sans quoi, cette forme de magie risquait de provoquer la folie, la perte excessive de puissance magique, des carences et plein d'autres soucis de santé.

- De nos jours, peu de personnes savent s'en servir, marmonna Harry.

- Baissez votre baguette je vous prie, fit Salazar à l'encontre de Voldemort.

- Avada…

- Break broke broken, fit la voix chantonnante de Rowena alors qu'elle revenait au pas de course.

Voldemort se plia brusquement de douleur et la fixa de ses yeux rouges, entrant dans une colère noire. Colère que même les mangemorts, présents pour l'occasion, redoutaient. Mais cela n'empêcha pas sa baguette de se fissurer et de se voir transformer en une vulgaire poussière.

- Je crois que vous n'avez plus de horcruxes, Voldy, fit la jeune femme sur un ton presque désintéressé. Je me présente, je m'appelle Rowena Serdaigle. Quelle honte, pour un descendant d'un des fondateurs de Poudlard de pourrir nos artefacts avec vos morceaux d'âmes. La Magie pervertie vous consume, vieil homme.

- Je ne suis pas vieux ! Je suis immortel ! hurla Voldemort en lançant un énième Doloris, cette fois-ci sans baguette, qui n'atteignit aucune cible.

- Poudlard, que ton âme revive, que ton esprit emmène puis enferme les mécréants dans les cachots les plus profonds, sous le lac. Magia, aie pitié des âmes mutilées et redonne espoir aux bonnes personnes. Reprends à tes côtés les enfants qui se sont trompé de chemin.

Une puissante vague de magie décoiffa tous les élèves. Des cris terrifiés se firent entendre et deux des enseignants, les Carrow, se virent avalés par les dalles de la Grande Salle.

- Que les plus jeunes ferment les yeux ! hurla Salazar. Décapitation subite, marmonna-t-il ensuite, visant Voldemort de sa main. Ce n'est plus à toi de le tuer, Harry, puisque la prophétie a été contredite grâce à votre arrivée chez tes grands-parents. Allons, allons, jeune Hermione, ne faites pas cette grimace…

- Vous avez du sang sur le visage, fit-elle, écœurée.

- Oh… eh bien…

Il se lança un sortilège de propreté et un doux parfum de rose empli la salle.

- Je crois que tu as un peu abusé sur le sortilège de parfum, pouffa Helga.

- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, marmonna le fondateur.

- Il… il est mort ? demanda un jeune garçon, non loin d'eux.

- Oui, jeune garçon, cet ignoble personnage est mort.

Salazar fit un geste de main et le corps s'enflamma, ne laissant plus qu'une marque noire sur le sol. Helga lança un sortilège de nettoyage et une vague odeur de javel les prit au nez.

- La javel a toujours été efficace pour désinfecter et tuer les microbes en tous genres, fit remarquer Helga Poufsouffle en haussant les épaules.

Salazar esquissa un sourire face au sous-entendu et posa une main puissante sur l'épaule de Harry.

- Oh mon dieu, fit un professeur avant d'étouffer un sanglot en arrivant vers eux.

Au pas de course, Helga réceptionna le professeur McGonagall dans ses bras.

- C'est bon, c'est bon, fit la directrice-adjointe en essayant de s'extraire de l'étreinte de la jeune femme.

- Non ! fit Helga. Vous êtes toute tremblotante !

- Je… Oh, Merlin, merci… êtes-vous véritablement les fondateurs ?

- Ma peinture ne me ressemble pas assez ? demanda Salazar en se tournant vers le mur des grandes portes. Oh… Nom d'un dragon ! Nos portraits !

- Quels portraits ? demanda McGonagall.

- Il y avait nos portraits sur le mur des grandes portes, professeur, lui expliqua calmement Rowena. Ils ont certainement été placé dans une autre salle…

Helga lâcha enfin McGonagall et lança un sortilège que personne ne comprit. Quatre toiles apparurent de chaque côté des portes sous les exclamations des élèves.

- Nous serons également présents dans le futur bureau directorial annonça Godric en adressant un clin d'œil charmeur au professeur de métamorphose.

- Où est le professeur Snape ? demanda Hermione à Rowena.

- Il est dans son bureau. Il a beaucoup puisé dans sa magie pour m'aider à localiser et détruire mon diadème, j'ai préféré le savoir en sécurité même s'il n'était pas totalement d'accord, mais son avis m'importe peu.

- Bien les enfants ! les coupa Salazar alors que tous les élèves se mettaient à parler plus ou moins fort. Que Noël commence !

Un immense sapin apparu subitement près de l'estrade réservée aux professeurs ainsi que des guirlandes. Les élèves, tous debout par chance, se virent pousser sur des chaises confortables qui remplacèrent les vieux bancs en bois. Les tables revinrent à leurs places initiales et de délicieux mets apparurent devant les centaines d'enfants.

- Nous allons distribuer quelques potions de soin, fit Helga. Y-a-t-il une infirmière parmi vous ?

- Oui, oui je suis là, fit Pomfresh les yeux rougis par les pleurs.

- Oh, venez ma belle. Tenez, voici un panier de fioles, fit Helga. Oh, et puis venez, un câlin gratuit pour vous.

McGonagall eut un sourire attendrit alors que l'infirmière se laissa emmener à l'écart des élèves par Helga qui lui murmurait quelque chose dans le creux de l'oreille.

- Mangez ! Fêtez Noël ! s'exclama joyeusement Salazar sous le regard moqueur de Godric.

- Il n'aime pas beaucoup les fêtes de fin d'année, dit alors Godric à Harry, parce que ça ne lui rappelle pas que de bons souvenirs. Mais il déteste voir des enfants aussi maigres et déprimés. Vous pouvez être sûr qu'il va les couver le reste de la journée si nous restons trop longtemps…

- Je t'ai entendu ! fit Salazar en posant ses mains sur ses hanches, mouvement qui rappela à Harry le comportement de Mrs Weasley lorsqu'elle surprenait ses enfants en train de faire des bêtises.

- Nous allons vous laisser, professeur McGonagall, intervint Rowena. Nous allons prendre Severus Snape avec nous, il va avoir besoin de repos. Mais vous pourrez faire passer le message suivant : cet homme a toujours été du côté de Magia et a fait de son mieux pour remplir son rôle d'espion, comme Albus Dumbledore, maudit vieillard, le lui a ordonné de faire.

- Mais, il l'a assassiné ! hoqueta McGonagall.

- Il était malade, professeur, répondit gravement Salazar. Il a tenté de détruire un Horcruxe, et un maléfice s'attaquait à sa main. N'aviez-vous rien remarqué ? Vous pourrez demander des explications à son tableau, il devra vous répondre ou je viendrais lui botter les fesses !

- Oh… murmura la directrice adjointe.

- Nous vous laissons Poudlard mais nous nous reverrons très bientôt, ne vous inquiétez pas, reprit Rowena Serdaigle. Un bureau a été aménagé pour vous au quatrième étage, professeur McGonagall. Celui de l'ancien Directeur Albus Dumbledore doit d'abord être démantelé de toutes les malédictions posées par ce mage noir de pacotille.

- Comment allons-nous… expliquer tout cela aux parents et au monde sorcier ? demanda un autre professeur, arrivant aux côtés de McGonagall.

- Nous nous en occuperons, fit Godric. Occupez-vous de ces enfants, et de vous-mêmes, professeurs. Occupez-vous de Poudlard comme vous savez si bien le faire. Les corps sans vie des partisans de cet homme seront transférés au Ministère dès qu'ils succomberont sous le Lac. Notre cher et tendre Calamar y veillera.

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Encore un peu sonné, Severus ne comprit pas immédiatement ce qu'il se passait autour de lui. Il avait été amené à l'extérieur et quelqu'un l'avait fait transplaner dans une maison bien spacieuse et richement décorée. Ladite personne l'avait attablé avec un bol de soupe bien chaud et quelques fioles remplies de potions qu'il ne connaissait pas.

- Vous allez manger, boire et dormir, lui expliqua Helga alors qu'il reprenait doucement ses esprits. Ensuite, nous vous amènerons à votre meilleure amie.

- Suis-je… mort ?

- Non, Monsieur Snape, et il est hors de question que vous perdiez la vie. Le jeune Potter a besoin d'un adulte pour veiller sur lui et vous êtes la seule personne de son entourage à être apte à exécuter cette tâche. Mangez, maintenant.

Elle ignora les grognements de l'homme et s'assit en face de lui, feuilletant distraitement un livre.

- Les connaissances en botanique et en potion ont véritablement perdu en qualité depuis notre époque, marmonna la femme. Seriez-vous prêt à me supporter dans votre bureau, à Poudlard ? Je pourrais vous transmettre les connaissances de notre époque. Si tant est que cela puisse aider à de nouvelles découvertes.

- Pourquoi pas, marmonna Snape en finissant son bol, étrangement épuisé.

- Buvez vos potions, Monsieur Snape. Morphée vous attend. La magie que vous avez déployée auprès de Rowena pour la protéger du Horcruxe était puissante et vous a littéralement vidé de vos forces.

L'homme, absolument pas apte à contredire la femme face à lui, avait obtempéré et mangé son bol puis bu le contenu des fioles. Il fut accompagné dans une chambre par un elfe du nom de Jules et s'était assoupi bien plus rapidement que d'habitude.

Severus se réveilla plusieurs heures plus tard, étrangement bien reposé et bien plus détendu. Par reflexe, il remonta sa manche et découvrit avec terreur l'absence de la Marque. Il inspira un peu brutalement et observa la pièce qui lui avait été attribué. Les dernières heures lui revinrent à l'esprit et il se demanda vaguement ce qu'il s'était passé dans la Grande Salle, espérant que les deux adolescents soient encore en vie. Severus soupira puis remit sa cape et tenta de se souvenir du chemin du salon afin de remercier le propriétaire de cette demeure pour leur hospitalité. Quelle ne fut sa surprise lorsqu'il arriva enfin dans le salon et remarqua le tableau de Lord Potter qui l'observait avec intérêt.

- Sev ! s'exclama une voix qu'il reconnut immédiatement.

- Lily ? fit-il d'une voix rauque en se tournant vers le tableau de sa meilleure amie.

- Avant que tu ne dises quoi que ce soit de stupide, je te pardonne. Nous n'étions que des enfants… enfin, des adolescents. J'ai compris tes choix, Sev, même si je ne les approuverai jamais. Sache que j'ai toujours espéré une réconciliation mais… notre vie s'est arrêtée trop vite. Je t'aime, Sev.

- Je t'aime aussi, murmura Severus.

- Mais il faut que tu fasses ta vie, tu sais. Que tu vives, que tu profites de cette chance qui s'offre à toi.

- Oh, c'est bon, arrêtez de me déprimer ! grogna une voix alors qu'un corps se formait doucement sur la toile.

- Ah, James, te voilà enfin ! s'exclama Lady Potter.

- Leurs tableaux ont été activés par les elfes cette nuit, annonça Fleamont Potter à l'attention de Severus. Harry n'a pas encore vu son père. Si mon petit-fils est d'accord, vous pourrez venir vivre ici si bon vous semble. Il faut donner un peu de vie à cette demeure !

- Merci, Lord Potter, murmura Snape.

- Servilus ! Oh, je n'ai jamais été aussi heureux de te voir !

- Je veux bien te croire, grogna Snape.

- Eh, même si j'ai fait de ton adolescence un enfer digne de ce nom, … prends soin de mon fils, s'il te plaît, fit le tableau en observant sa femme. En souvenir de Lily. Et je te présente mes excuses pour ma stupidité exemplaire.

- A croire que tout espoir n'est pas perdu, fit Fleamont. Sale gosse.

- Papa…

- Que t'avais-je dit ?

- De me calmer, et de présenter mes excuses, je sais. Et après… J'ai été idiot de suivre aveuglément Dumbledore. Mais… je pensais que c'était notre seul espoir, et vous n'étiez plus là…

- Si nous étions restés ici, nous aurions été bien plus en sécurité qu'à Godric's Hollow… murmura Lily à Severus. Je suis désolée, Sev.

- C'est moi qui suis désolé. Si je n'avais pas rapporté cette fichue prophétie…

- Tu ne pouvais pas le savoir, Servilus, répondit James. Arrêtes-donc de ressasser le passé et occupes-toi des deux idiots de gosses qui squattent ici depuis hier.

- Ils ont trouvé le chemin jusqu'à ce manoir grâce à un bracelet à Grodric's Hollow, lui expliqua Lily. Les horcruxes… ils ont tous été détruits, d'après les fondateurs. Harry va enfin pouvoir vivre pleinement sa vie.

- J'y veillerai, fit Severus qui maudit son émotion en silence.

- Je n'en doute pas, répliqua Lily, les yeux pétillants.

Un grand fracas se fit entendre et Severus secoua la tête lorsqu'il entendit Godric se moquer de Salazar comme un enfant de dix ans le ferait.

- Le Ministère est débordé ! Le Ministre est tombé raid mort ! fit Salazar en entrant en trombe dans le salon. Le rejeton le possédait au travers de sortilèges vicieux et impardonnables. Dis, jeune Severus Snape, voudrais-tu devenir Ministre ?

- Non ! s'exclama Severus, choqué alors que Godric explosait de rires.

- Voyons, Sally, laisse-le tranquille.

- Il va bien falloir donner un petit coup de pouce, ils sont devenus trop idiots pour s'en sortir tout seuls.

- Kingsley serait parfait dans ce rôle, marmonna Snape.

- Kingsley ? Je crois avoir entendu son nom lorsque j'ai parlé avec les professeurs tout à l'heure. Vous pourriez l'inviter ici, jeune homme ? intervint Rowena en arrivant, légèrement essoufflée.

La journée passa bien trop rapidement et Harry arriva à son tour accompagné de Hermione qui entama directement une conversation animée avec Salazar dans la cuisine, en préparant du thé.

- Tout va bien, professeur ? demanda timidement Harry.

- Oui… Je ne vais pas tarder.

- Restez ici ! Enfin, si vous le souhaitez, se reprit-il rapidement. Nous… la maison est assez grande, vous savez.

- Cela ne vous dérangerait vraiment pas ?

- Nous lui avons déjà proposé, intervint Euphemia. Ton idiot de père lui a même présenté ses excuses.

Harry jeta un regard étrange à Snape, comme pour lui demander de confirmer.

- Oui, marmonna Snape.

- Il y a un grand sous-sol adapté à la confection de potions, jeune Snape, fit Fleamont. Mon fils n'a jamais apprécié l'art des potions à sa juste valeur, mais au vu de ce que nous a raconté la jeune Hermione à votre sujet ainsi que Lily, je présume que je peux vous faire confiance pour l'utilisation des locaux.

- Bien entendu, fit Severus qui avait du mal à tout assimiler.

- Je pense qu'il va avoir besoin d'un peu de temps, grand-père, se moqua doucement Harry avant de se prendre un regard noir de la part de son professeur. Moi aussi, professeur, vous savez. Ce n'était pas méchant. J'ai… du mal.

Il remarqua les épaules de son professeur s'abaisser un peu, comme si l'homme se détendait un peu, enfin.

- Et où est votre ami, Weasley ?

- Il est parti il y a quelques semaines, après une crise de jalousie, résuma froidement Hermione en arrivant dans le salon, suivi de Salazar.

- Je pense qu'il avait porté le médaillon trop longtemps, fit Harry.

- Le médaillon… C'était aussi un horcruxe, c'est ça ? demanda Snape.

- Effectivement. Les ondes négatives ne sont jamais bonnes, fit remarquer Salazar. Surtout que votre jeune ami a l'air de s'emporter rapidement. Mais je pense sincèrement qu'il reviendra vers vous dès qu'il le pourra.

Le regard hésitant de Harry fixa brièvement celui de Snape.

- Vous n'êtes pas sûr de pouvoir lui pardonner, n'est-ce-pas ? demanda Snape.

- Il… son départ nous a fait beaucoup souffrir. Encore plus Hermione… Il était jaloux, comme si je voulais lui piquer Hermione que je considère comme une sœur. C'est ma meilleure amie !

- Harry, calme-toi, ça ne sert à rien de t'énerver… fit Hermione en lui donnant une tasse fumante. Tiens, bois, ça te fera du bien.

Les yeux rougis par la fatigue ou la tristesse, Hermione soupira en observant les tableaux alors que Salazar posa quelques questions à Harry.

- Miss Granger, tout va bien ? demanda Snape, légèrement inquiet.

Il n'était pas inquiet, se dit-il mentalement bien qu'il sût qu'il se mentait à lui-même. La miss-je-sais-tout n'avait jamais eu l'air aussi perdue et triste. Pris d'un instinct qu'il ne se connaissait pas, il posa sa main sur l'épaule de son élève en signe de soutien. Cela eut au moins le mérite de la faire revenir au moment présent. Le regard noisette s'accrocha à lui comme un enfant à une bouée et elle s'effondra en pleurs dans les bras de son professeur. Gêné, Snape observa les autres et aperçut le regard inquiet et triste que lui adressait Potter. Il comprit sans difficulté ce à quoi il pensait. « Prenez soin d'elle »… et il se le jura en tapotant maladroitement le dos tremblant d'Hermione.

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Les elfes avaient, une fois de plus, fait un travail merveilleux. Ils les avaient forcés à sortir du Manoir quelques dizaines de minutes afin qu'ils prennent tous l'air en se promenant autour de la demeure et s'étaient activés à l'intérieur. Kingsley discutait en tête de groupe avec Salazar et Severus, et Hermione écoutait le monologue incessant de Rowena avec une admiration non feinte. Poudlard avait été repris en mains par les professeurs Flitwick et McGonagall au cours de la journée, et Kingsley allait définitivement assurer le rôle de Ministre par intérim en attendant l'approbation du peuple sorcier, secoué par les dernières nouvelles qui n'avaient pas encore fait totalement le tour du pays.

La guerre était enfin terminée.

Lorsque les quatre fondateurs, accompagnés de Kingsley, de Severus Snape et des deux adolescents retournèrent dans le Manoir, ils découvrirent avec un immense sourire un délicieux repas posé sur la table. Une grosse dinde les attendait, accompagnée de frites faites maison. Des ventres gargouillèrent alors, déclenchant un fou rire général.

- Joyeux Noël ! s'écrièrent les tableaux et les elfes d'une même voix.

- Joyeux Noël, répéta Severus à l'attention de ses deux élèves. Et Hermione, séchez-moi ces larmes avant que je ne vous force à récurer des chaudrons ! râla-t-il pour la forme.

La future jeune femme en devenir rit alors, les yeux brillants.

- Merci, professeur.

- Appelez-moi Severus, vous deux, enfin en privé, pas en cours s'il vous plaît. Parce que je veux vous avoir en cours dès janvier !

Tous s'installèrent à table et discutèrent joyeusement du futur qui se profilait à l'horizon. Harry pensa brièvement à la famille Weasley et en parla à Godric.

- Nous les inviterons pour le brunch de demain matin, petit, si tu veux, fit le fondateur. Je serais heureux de rencontrer cette famille de Gryffondor ! Par contre, je crains que le jeune Ron ait perdu sa place dans le cœur de ton amie.

- Je pense aussi, fit Harry en esquissant un sourire.

Helga lui adressa un clin d'œil alors qu'ils observaient Salazar, Hermione et Severus débattre de potions sans relâche.

Noël était arrivé avec ses miracles, afin de protéger la magie et l'avenir des nouvelles générations et redorer le blason de Poudlard. Les adultes étaient motivés plus que jamais et allaient rendre au peuple anglais un monde sorcier plus brillant de bonté et de bienveillance qu'il ne le fut ces dernières années.

De Noël, un amour et l'espoir pour le Monde était né.

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