Bonjour, bonsoir 8D Voici le tant attendu BakuJeanist ! Il est en préparation dans mon ordinateur depuis 2 ans, pour vous dire xD Je suis très enthousiaste à l'idée de vous partager cette fanfic donc je vais un peu beaucoup blablater sur ce prologue.
J'ai eu l'idée en voyant le filler sur Katsuki et son stage, lorsque Jeanist a sorti ses fils, je me suis dit "Okay, il faut que j'écrive un BakuJeanist BDSM" xD A la base, ça devait être un OS PWP maaais ça s'est transformé en quelque chose de plus long et de moins PWP avec du plot et du développement de personnage car c'est ça qu'on aime !
Donc, vous voici partis pour 5 semaines en ma compagnie, on se retrouvera tous les mercredi ! J'espère que le voyage vous plaira ^u^ On commence petit avec ce prologue (autour des 2.000 mots) mais attendez vous à tourner autour des 10.000 mots pour les prochains chapitres xD
J'espère vraiment que ça vous plaira ! :D
Merci beaucoup à ArihallSann et Petit Pigeon pour leur travail de bêta qui fut juste par-fait ! Vous êtes des bêtas en or, cœur sur vous !
[BIG WARNING pour la fanfiction en général : relation mineur/majeur, mentor/élève. Scènes de sexe homosexuelle masculine explicites. BDSM. Maltraitance psychologique/toxicité enfant-parent sous-entendue. Mention de scarification.]
Warning sur ce chapitre : R.A.S.
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Prologue :
Katsuki était bien le fils de sa mère, caractériel, dominant, combatif, grande gueule, blond, cheveux en pétard et regard perçant. Il n'y avait aucun doute là-dessus, il était le portrait craché de Mitsuki. Même leurs prénoms étaient identiques, si ce n'est que la première syllabe qui différait. Il était la copie de sa mère, voilà leur seule différence : elle était l'originale et lui le doublon. Elle criait plus fort, son père était toujours de son côté, elle rayonnait plus, était plus dominante, ne le craignait pas, frappait plus fort que lui et il devait se plier à ses ordres. Elle lui tenait tête et il détestait ça. Ça le mettait dans une rage folle. Non, pas une rage, c'était plus fort que ça. C'était bien plus fort.
Elle était comme lui, en mieux. Elle pensait comme lui, agissait comme lui, avait le même sens de l'honneur que lui, réagissait comme lui, résonnait comme lui. Elle le comprenait et inversement. Il ne le supportait pas. Il ne supportait pas la pression qu'elle lui mettait pour les cours, pour son comportement, pour son image. Il ne supportait pas son regard déçu. Elle ne pouvait pas lui mentir et elle le savait. Elle ne supportait pas les échecs, lui non plus. Il détestait ça. Il haïssait perdre. Se laisser marcher sur les pieds par des êtres inférieurs, ne pas prouver sa valeur, ne pas être récompensé pour le travail fourni, ne pas être reconnu à son juste mérite. Rien que d'y penser, Katsuki tremblait de colère.
Il n'y avait qu'une seule chose qui était pire que de perdre : gagner par forfait. Et pourtant, ce fut ce qui arriva lors de la finale du tournoi. Lui, Katsuki Bakugō, premier dans tout ce qu'il avait entrepris jusque là, avait gagné par forfait. On l'avait acclamé pour ça, mais lui aurait préféré vomir que d'y assister. On l'avait forcé, on lui avait souri, on l'avait félicité. Il avait implosé avant d'exploser. Il avait fallu le maîtriser. Ce n'était qu'un lot de consolation, l'autre lui avait craché au visage sa pitié. Il n'avait pas voulu gagner, Katsuki le savait. Il ne s'était pas battu, cette victoire tant attendu, il ne l'avait pas obtenue. Il aurait dû le forcer à se battre. L'acculer de tous les côtés, ne pas lui laisser le choix. Il aurait dû… Il avait été impuissant.
Comment vaincre quelqu'un qui ne voulait pas se battre ? Comment gagner loyalement ? Il ne savait pas et il se haïssait déjà assez pour ça. Elle croyait quoi, la vieille ?! Qu'il ne se sentait pas déjà assez rongé par sa défaite ? Que les gens de l'extérieur ne le saoulaient pas déjà assez à la féliciter alors qu'il n'avait rien gagné ? Qu'il n'en voulait pas à mort à ce connard de Todoroki pour avoir abandonné ? Alors qu'il avait travaillé si dur pour ne pas se laisser distancer ? Et à ce putain de Deku pour avoir essayé de le réconforter ? Mais Mitsuki était comme lui, Katsuki le savait. Elle pouvait faire ce qu'elle voulait, il voyait toujours cette étincelle de déception au fond de ses yeux. Elle pouvait lui mentir, il sentait sa colère bouillir en elle presque aussi forte que la sienne. Hypocrite, elle l'avait félicité. Pas avec des mots, non, Katsuki aurait hurlé. Avec une simple tape sur l'épaule, elle lui avait dit bravo. Ce qu'il ne savait pas, c'est que ce bravo, ce n'était pas pour son dernier combat, qu'elle considérait comme raté, mais bien pour son parcours tout au long du tournoi.
Depuis, Katsuki était en constante tension et cela se ressentait à la maison. La moindre petite contrariété lançait le feu aux poudres. Sa colère entraînant celle de sa mère et vice versa, tout ceci était devenu un véritable cercle vicieux. Au moindre pas ou parole de travers, les cris et les portes qui claquent étaient au rendez-vous. Son père essayait bien de clamer la situation mais il ne faisait que s'attirer les foudres des deux blonds. Ils détestaient qu'on se mêle de leurs affaires. Ça faisait des semaines que ça durait.
Hier soir n'avait pas fait exception à la règle, une simple question sur ses cours et Katsuki avait explosé, bien vite suivi par Mitsuki. Ça avait finit en cri, en reproche, en porte qui claque et en dîner qui refroidi sur la table. Il n'en pouvait plus. Il en avait marre. Il étouffait. Il voulait crier, courir, hurler, pleurer. Même All Might le faisait chier ! Deku par ci, Deku par lui, il n'y en avait que pour lui ! Pourquoi il ne le regardait pas lui ? Pourquoi il ne s'occupait que de… de ce putain de nerd sans alter ! Ou à l'alter défaillant !
Toute cette frustration, cette accumulation de colère, lui pourrissait la vie. Il était distrait en cours, il lui arrivait même de s'assoupir pour rattraper ses nuits, il dormait mal, et encore ça, c'était si et seulement s'il arrivait à s'endormir ainsi, il était à fleur de peau toute la journée. Il s'énervait pour un rien et frappait beaucoup plus fort que la normale. Il avait besoin d'air.
Katsuki expira longuement pour se calmer, sentant ses bras trembler de colère. Le bruit étouffé d'un train entrant en gare le fit doucement revenir à la réalité. Les sons aux alentours se firent, petit à petit, plus présents. Les soupirs exaltés de certains à l'idée de quitter leur famille, d'être libres et indépendants pendant une semaine, les gloussements d'autres, impatients de voyager et découvrir le pays, les pépiements de chacun, surexcité de poser un pied dans le monde des grands. Le monde des pros. Le monde des super-héros.
Le grésillement de l'annonce sonore de la gare lui fit lever le nez au plafond. Certains trains partaient, d'autres arrivaient, et leur petit groupe commença à se disloquer, certaines personnes voulant prendre de l'avance en se dirigeant vers leurs quais tandis que d'autres disaient leurs derniers « au revoir » à leurs parents. Les siens n'étaient pas venus. Il n'avait pas voulu. Il ne les avait même pas prévenus. Il ne voulait pas voir le fond de déception dans le regard de sa mère alors que son père le féliciterait avant de partir faire son stage chez un super-héros qui n'était même pas le n°2, à défaut d'avoir pour maître de stage le n°1 puisque celui-ci ne prenait pas d'élève. Au moins, ce stage lui permettrait de corriger son image en guise de maigre lot de consolation. « Sauver des gens ne fait pas tout, la popularité joue beaucoup ! », comme disait sa mère. Katsuki resserra sa prise sur la poignée de sa valise. N'étaient-ce pas des élèves de la 2nd B qu'il voyait, là-bas ?
La poigne chaude de Kirishima sur son bras finit définitivement de le sortir de ses idées noires. Il se tendit encore plus.
« Hey, lui chuchota-t-il, son regard inquiet posé sur lui, t'es sûr que ça va ? »
Il se dégagea en un mouvement d'épaule et grommela une phrase incompréhensible dans sa barbe inexistante mais cela suffit à rassurer Kirishima -à moins que ce ne soit le fait que son train soit entré en gare qui lui fasse aussi vite lâcher le morceau ?- qui lui tapa l'épaule avec son sourire si particulier, un sourire rayonnant et remplis de dents acérées, avant de prendre la tête du petit cortège qui s'était créé en directions des quais.
Jour 1 :
Katsuki expira longuement, profondément, avant de descendre du train. Il pouvait enfin respirer. Le trajet avait été assez long comparé à ce dont il avait l'habitude mais il ne s'en plaignait pas, il en avait eu besoin pour se détacher de sa vie d'avant. Oui, sa vie d'avant. Il comptait bien se construire une nouvelle vie ici, lors de cette petite semaine, loin de tout ce stress et ses tracas quotidiens avant d'y retourner.
Il avait eu le temps de méditer durant ces deux heures et demie de trajet. Ça lui arrivait rarement de trouver le temps de se poser pour se perdre dans ses pensées et se relaxer mais, coincé le cul sur une chaise, dans un train, lui avait permis de prendre ce temps. Merde, ça lui avait fait un bien fou ! Il ne savait même pas s'il s'était endormi ou non lors de sa méditation, tant il était parti loin. Il ne s'y était pas du tout attendu.
Il avait entendu parler de cette connerie à la télé, les gens avaient plus d'idée pour s'faire du fric, s'était-il dit, mais il avait voulu essayé, sans savoir pourquoi. Curieux, certainement. Bien sûr, il était hors de question qu'il débourse le moindre yen pour ça ! Il voulait pratiquer seul. Malheureusement, il n'avait pas eu le temps d'essayer et cette première fois dans le train fut une révélation pour lui. Il refera ça chez lui, il en était certain.
Il était déjà tard quand il quitta le quai pour partir à la recherche de son accompagnateur, il avait été l'un des derniers à partir. On lui avait dit qu'on venait le récupérer mais il ne voyait personne. À part chercher, il ne pouvait rien faire et le mec, s'il était bien arrivé et ne l'avait pas oublié, était bien caché. Ça le frustrait. Et sa frustration se transformait toujours en colère. Heureusement pour Katsuki, il n'en était qu'au stade de la frustration, encore heureux. Ça faisait mauvais genre d'être en colère pour une première rencontre. L'autre avait quand même intérêt à se magner s'il ne voulait pas se retrouver avec un Katsuki furieux sur le dos, sa frustration se muant doucement mais sûrement en rage au vu du tic agitant ses doigts. Même pas capable d'attendre à la sortie des quais !
Katsuki chercha dans toute la gare avant de finalement se résigner à aller à l'agence à pied ou en taxi. Au moins, on l'avait prévenu qu'il allait être logé là-bas, il savait donc où il allait dormir. Il espérait qu'elle n'était pas très loin, il n'avait pas pris beaucoup d'argent avec lui et il ne voulait pas le dépenser dans un taxi de merde à cause d'un incapable qui l'avait oublié !
Pestant et grognant, Katsuki sortit de la gare, trainant sa valise derrière lui, et c'est là qu'il le vit. Il se figea sur le coup, n'en croyant pas ses yeux. Ce n'était définitivement pas Best Jeanist. C'était quoi ce… cette arnaque, nom de dieu ?! Il était blond comme les blés, avait une gueule de chiot perdu, et lui avait sauté dessus avec beaucoup trop d'entrain pour un début de soirée avec sa pancarte à deux balles dans les mains. Il avait eut envie de lui en foutre une. Il se retint. C'était lui, son accompagnateur. Ça lui demanda un effort surhumain.
« Bakugō-san ! Tu en as mis du temps, tu t'es perdu dans la gare ? Ou ton train est arrivé en retard ? Je me suis inquiété, moi ! Oh, je m'appelle Miyamae Tanaka, enchanté ! »
Katsuki écarquilla les yeux devant le flot de parole du blond et se recula pour se soutirer des bras voulant l'emprisonner. C'était quoi ce merdier ?! Est-ce qu'on se foutait de sa gueule ? Où était la caméra ? Il avait pas signé pour ça ! Non mais il voulait pas se trimballer une pile électrique pour la semaine ! Et puis quoi encore, un maître de stage sado-maso ?! Elle serait bonne celle-là. Lançant un regard meurtrier au blondinet surexcité, il s'en éloigna un peu plus et se renfrogna sur lui-même, ne voulant pas exploser de colère. C'était mal parti, pourtant.
Ce fut avec un grognement de sa part en guise de salutation que son accompagnateur se décida enfin à avancer vers le taxi qui les attendait. Katsuki s'était refermé comme une huître. Ce n'était pas le moment d'exploser, il devait faire bonne impression.
Avec le sourire, Miyamae lui ouvrit la portière de la voiture puis s'installa lui même avant de lui tapoter amicalement l'épaule. Il semblait vouloir le rassurer. Ha, comme s'il en avait besoin !
« Ne t'inquiète pas, Best Jeanist n'est pas méchant, juste un peu trop perfectionniste. Tu verras, il fera tout pour que tu t'améliores en tant que héros ! »
Mais qu'il arrête de lui sourire, merde ! Il n'était pas stressé ! Il venait pour apprendre à améliorer son image, point. Ce n'était pas la mer à boire. Pourtant, ce n'était pas ce que disait le petit nœud d'appréhension, bien dissimulé derrière sa boule de colère, au creux de son ventre.
Il devait faire bonne impression.
À suivre
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