Coucou ! Nous somme mercredi, voici donc le chapitre 2 et on commence directement avec du croustillant 8D Bon c'est pas du croustillant croustillant mais c'est un avant goût du pur croustillant de la semaine prochaine :3 J'espère que vous apprécierez tout autant ;)
D'ailleurs, le chapitre 3 sortira entre mercredi et vendredi donc s'il n'est pas posté mercredi prochain, ne vous inquiétez pas, je ne vous ai pas oublié ;) Et merci encore pour tout vos tout vos retour, il me font hyper plaisirs à chaque fois x3
Merci à AhriallSann et Petit Pigeon pour leur bêta en or ! Vous êtes des amours :3
Warning : relation mineur/majeur, mentor/élève. Scènes de sexe homosexuelle masculine explicites. BDSM. Maltraitance psychologique/toxicité enfant-parent sous-entendue.
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R.A.R
Emiko Yure : Ah tristesse, le ship n'a su conquérir le cœur que d'une petite minorité ;-; Ahaha, j'avoue ne pas y avoir pensé mais maintenant que tu en parles, c'est évidant, mon subconscient de fan de Naruto s'est exprimé de lui-même xD
Oh merci beaucoup, je suis contente que sa colère ressort bien. Lui-même ne sait pas pourquoi il est en colère, ce sentiment est juste là et il l'utilise pour carburant pour avancer dans la vie et atteindre ses objectif, même si ça l'empoisonne. Hehehe, et oui, on commence à rentrer dans la partie "hormone" de cette fanfic xD Pour l'intership, je te laisse découvrir ça dans les chapitre qui viennent ;)
Merci beaucoup pour ton commentaire et tout tes compliments, il me font trop plaisirs x3 J'espère que ce chapitre te plaira également ;) A bientôt !
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Chapitre 2 : Fil à retordre
Katsuki observait par la fenêtre de la berline noire les passants et les bâtiments défiler. Jeanist était venu le récupérer chez lui pour l'emmener sur le lieu de leur deuxième rendez-vous. Lorsque l'adulte était venu le chercher, il était déjà en train de l'attendre devant sa porte, impatient de s'en aller. Sa mère, comme à son habitude, lui avait ordonné de ne pas lui créer de soucis. Ou plutôt, non, elle lui avait gueulé dessus pour qu'il ne crée pas plus d'emmerde que ce qu'il avait déjà fait, tout ça devant Jeanist et en s'excusant par avance de son comportement.
L'adolescent n'avait rien dit, il s'était contenu, même si sa fierté en prit un coup. D'où il faisait honte à son entourage ?! Il ne piquait des crises que lorsqu'on l'emmerdait assez pour qu'il se déchaine ! Cependant, il n'avait pu s'empêcher de serrer des poings et des dents. Cette foutue sorcière ne lui lâchait pas la grappe une seconde !
Depuis son retour, les tensions entre mère et fils s'étaient un peu calmées, le garçon essayant de gérer un peu mieux sa colère et Mitsuki, fier de son enfant, étant plus conciliante avec lui. Malheureusement, ça ne dura que quelques jours, l'ambiance à la maison redevenant vite insupportable pour Katsuki. Ce qui relança le feu aux poudres ? Une bête histoire de dernier pot de yaourt à la fraise et les deux blonds sanguins ne voulant pas lâcher le morceau. Depuis, le peu de contrôle qu'il avait acquis durant son stage s'était totalement volatilisé, il était revenu à la case départ et ça l'enrageait. Son tyran de mère avait gâché tout son travail !
Il ne devait pas repenser à ça, ça le foutait en rogne pour rien. Son coude contre la portière de la voiture et son poing soutenant son visage, il reconnue la route empruntée par Best Jeanist. Ils retournaient au love hôtel de la dernière fois. Faire le trajet Tokyo-Musutafu lui reviendrait trop cher, que ce soit en voiture avec l'essence et les péages ou en train. En plus, c'était impossible de faire… ce qu'ils faisaient dans l'agence, il y avait des caméras de surveillances partout, même dans les chambres et Jeanist ne pouvait supprimer les enregistrements par mesure de sécurité. Si leurs petites activités étaient étalées au grand public, ça détruirait leur carrière à tous les deux.
Le love hôtel, quant à lui, était dirigé par un clan mafieux qui misait tout sur la discrétion de l'identité des clients fréquentant le lieu. Les chambres se réservaient sur internet, le seul moyen d'y accéder était un parking sous-terrain et les clés de la chambre se récupéraient dans un boitier, à l'entrée, via un digicode communiqué par e-mail. C'était parfait pour eux. Bien sûr, les autorités du coin étaient au courant mais fermaient les yeux. Jeanist lui avait même dit que quelques super-héros venaient régulièrement y prendre du bon temps « peu appréciable aux yeux du public », d'après ses dire, dont lui. Katsuki eut du mal à le croire bien qu'il n'était pas naïf au point de croire que les héros étaient blancs comme neige et pratiquaient uniquement le missionnaire tous les samedi soir avec leur partenaire officiel contrairement à certains idiots comme Deku ou Kirishima.
Ouais, ils avaient vraiment besoin de toute cette discrétion. En effet, apprendre que le n°2 des supers-héros couchait avec son élève ne faisait jamais beau sur un CV. Pas que ce soit peu courant, bien au contraire, mais si leur affaire à eux était médiatisée, ça donnerait un gros coup de pied à la fourmilière et Katsuki était certain que de grosses têtes super-héroïques n'apprécieraient pas qu'on fouille dans leurs sombres histoires. Dans le milieu super-héroïque, c'était un secret de polichinelle mais la pointe de l'iceberg était à peine visible dans le monde civil. Enfin, son histoire avec Jeanist était différente ! Ce n'était pas vraiment la même que celle des autres, ils ne couchaient pas réellement ensemble. Déjà, Katsuki n'était pas un pédé. En plus, lors de leur première séance, Jeanist était resté habillé, il ne pouvait décemment pas coucher ensemble si l'autre était habillé, non ? Il ne l'avait même pas touché, il n'avait fait que le frapper et le titiller avec sa cravache à deux balles pour l'emmerder tout le long de leur séance.
Il n'avait pas vu sa bite et rien n'était rentré dans son cul ou sa bouche alors, non, Katsuki en était certain, ils n'avaient pas couché ensemble. Jeanist ne faisait que lui apprendre à gérer correctement ses émotions et à s'améliorer sur le plan professionnel, il l'avait prévenu dès le début et Katsuki ne demandait rien de plus. Mais les gens étaient cons et sautaient sur des conclusions complètement incroyables alors il fallait qu'il se protège. Non, qu'ils se protègent.
D'ailleurs, personne à part Jeanist n'était au courant du contenu de leur séance. Il refusait d'en parler avec sa mère et faisait croire à son père que l'adulte lui faisait faire des exercices de relaxation et de musculation. Katsuki souffla par le nez, avant de se redresser sur son siège. Le silence qui régnait entre lui et l'adulte l'apaisait. Jeanist avait l'air de complètement s'en foutre de lui, il lui donnait l'impression que sa présence que sa présence n'avait aucun impact particulier, et c'est ce que Katsuki avait besoin pour se calmer et ne pas commencer l'exercice dans des conditions merdiques. La dernière fois avait suffisamment été une catastrophe pour qu'il ne refasse pas deux fois la même erreur.
Une fois la voiture garée, la clé récupérée et les étages rapidement engloutis, ils arrivèrent enfin devant leur chambre. Katsuki prit une grande inspiration avant d'expirer longuement tandis que Jeanist déverrouillait la porte. Il ne devait pas foirer, cette fois-ci. En entrant, il jeta un regard circulaire à la pièce. Ouais, c'était vraiment la même que la dernière fois, lit deux places banal, moquette au sol, petite salle de bain attenante et distributeur automatique de capote et de lubrifiant, peut-être même de sextoys. Ça devait être le modèle type.
« Comment s'est passé ta semaine ? lui demanda Jeanist tandis lorsque l'adolescent déposa son sac sur le lit. »
La seule réponse qu'il obtenu fut un « Bof » à moitié mâchonné et un haussement d'épaule de la part de Katsuki. Pourtant, il voyait la tension de son corps, il n'était pas dans les conditions optimales qu'ils recherchaient. Mais ce garçon n'était du genre bavard. Ils allaient devoir travailler sur ça. L'adulte soupira légèrement et alla dans la salle de bain attenante, lui lançant un :
« Bien. Déshabille-toi, nous allons commencer. »
Katsuki obéit, se dessapant en prenant son temps, pliant minutieusement chacun de ses vêtements avant de les poser sur le bureau. Jeanist allait se laver les mains et il prenait au moins trois minutes à chaque fois, il avait de la marge. Il faisait toujours ça avant leurs séances. Monsieur était toujours autant un maniaque de l'hygiène. Bah, il n'avait pas grand-chose à redire là-dessus, lui aussi l'était, dans une moindre mesure. L'adolescent eut un rictus à cette pensée, en voyant ses vêtements parfaitement pliés sur le bureau.
Sa nudité complète ne le dérangeait pas. Il n'a jamais été du genre pudique à se dissimuler derrière une serviette dans les douches publiques ou celles d'après le sport. En plus, l'autre restait habillé donc il n'y avait pas de quoi être gêné, surtout qu'il n'y avait rien de sexuel dans l'attitude de Jeanist. Au contraire, tout dans son regard froid et calculateur qui le mettait si en colère transpirait le professionnalisme. On aurait dit un boucher évaluant une pièce de viande. Ce n'est pas ce genre d'attitude qui le faisait bander.
Par contre, si l'adulte avait été, lui aussi, nu, là, ça aurait été malaisant. C'était comme ça que Katsuki le vivait. Ouais car, après tout, si l'un des deux était habillé, ça ne pouvait pas compter comme de la baise ! Surtout qu'aucun ne se faisait sodomiser. Il se rassurait inconsciemment comme il le pouvait.
Pourtant, malgré ses efforts, il ne pouvait s'empêcher de ressentir cette petite boule dans le fond de son estomac. Stress ? Appréhension ? Anticipation ? Il ne savait pas et ça le frustrait, et la frustration, ça le foutait en rogne. Ça avait été une catastrophe, la dernière fois, à cause de ça.
Jeanist avait appelé ça une « séance d'évaluation ». Katsuki devait faire de son mieux pour ne pas céder à sa colère explosive tandis que Jeanist le poussait à bout. Le but était de connaître ses limites et voir l'étendu du travail à faire, lui avait dit Jeanist. Ce ne fut rien de très extrême, des plumes, une cravache, lui qui ne devait pas bouger et l'adulte qui s'amusait avec ses instruments. Il avait craqué beaucoup trop vite.
Il était déjà à fleur de peau par la journée de merde qu'il avait passé (il avait essayé de contenir sa colère face à sa mère avec plus ou moins de succès) et l'ambiance bizarre qui régnait lors de leur petit jeu n'avait rien arrangé Le fait que ce soit une première fois avait mis ses nerfs en pelote, bien qu'il ne l'eut pas montré. Ce fut un véritable fiasco : entre les plumes qui venaient le narguer sous son nez, les coups vicieux sur la plante de ses pieds, le toucher troublant du blond et les remarques humiliantes mais pourtant dites sur un ton si détaché qui l'enrageait, Katsuki n'avait pas mis longtemps à se laisser sombrer. Il fut submergé malgré sa rage de vaincre. Sa colère l'avait littéralement étouffé. Alors il avait fait comme à son habitude et avait explosé. C'était ce qu'il savait faire de mieux, après tout, avait-il pensé, un arrière-goût amer en bouche.
Il n'arrivait pas à y résister. La colère était à la fois son carburant et son poison.
Non, il ne se cherchait pas d'excuse. S'il avait échoué à leur exercice (alors même qu'il n'y avait aucun objectif à atteindre, ce jour-là, Jeanist le lui avait bien rappelé au début de leur séance), c'était entièrement de sa faute. Sa fierté n'avait pas résisté face à cet échec cuisant. Il n'avait pas été à la hauteur et il s'en voulait. L'agacement et la colère qui, auparavant, l'agressaient, n'avaient alors fait qu'amplifier la rage qui l'habitait.
Et le fait qu'il s'était se soit tapé la trique de sa vie l'avait d'autant plus enragé. Il avait fui dans la douche dès la fin de leur séance mais il ne put pas n'avait pas pu se calmer. Il avait eu envie d'hurler, de frapper, de se défouler, de se faire saigner d'extérioriser mais Jeanist avait anticipé et lui avait demandé de laisser la porte ouverte. Il avait dû attendre de rentrer chez lui pour pouvoir se faire du mal et, enfin, décompresser. Il avait été d'une humeur massacrante les jours suivants
Aujourd'hui, il était déterminé à faire mieux, beaucoup mieux. Il allait lui prouver à l'autre qu'il méritait d'être là. Il le faisait en grosse partie pour lui-même, pour gonfler son égo meurtri et régler son problème d'image afin d'atteindre le sommet, mais également pour l'adulte. Chose étonnante, car il ne se donnait jamais pour les autres, il le faisait uniquement pour lui-même. Mais là… il avait l'impression que Jeanist était la première personne à vouloir vraiment l'aider. Toutes ses remarques, tous ses regards, tous ses gestes, même s'ils le faisaient profondément chier, remuaient quelque chose en lui et ce n'était pas que de la colère. Pour la première fois de sa vie, quelqu'un le regardait pour ce qu'il était et non pas pour ce qu'il représentait. Il était en confiance avec lui et il adorait ça. Alors, non, il ne voulait pas le décevoir.
Jeanist revint pile au bout de 3 minutes, Katsuki avait compté histoire de voir jusqu'où sa maniaquerie irait.
« Assieds-toi, lui ordonna-t-il en désignant le lit. »
Katsuki obéit et s'installa sur le lit, ses pieds atteignant à difficilement la moquette. Ce lit était assez haut. Malgré l'ordre, l'adolescent ne sentit pas son irritation et sa colère gonfler. Jeanist et ses ordres, il pouvait facilement gérer. En effet, son timbre de voix était si détaché que ça ne sonnait pas vraiment comme un ordre à ses oreilles. Cependant, ça ne sonnait pas non plus comme une demande, c'était… particulier. Jeanist et ses remarques, par contre, c'était une toute autre histoire.
Le plus jeune des blonds suivit du regard son aîné qui se rapprochait du lit. Il le fixait dans les yeux, il le toisait, le défiant de le faire craquer. C'était lui qui allait gagner. Cependant, Jeanist le calma bien vite, écrasant sa grande main sur son front, l'aveuglant avec sa paume.
« Ce n'est pas comme ça que tu iras loin. Regarde-toi, tu es tendu comme un arc. »
Lui aussi comptait faire bien mieux que lors de leur première séance. Katsuki grogna, retirant la main de Jeanist avant de se décoiffer un peu plus. L'autre ne comprenait pas que c'était sa manière à lui d'entrer dans leur jeu, dans sa bulle, mais lui ne comprenait pas que se mettre sur le qui-vive ainsi facilitait l'avancer rapide de sa colère.
« Aujourd'hui, l'exercice sera un peu différent de celui de la dernière fois, lui expliqua le héros en sortant ses instruments. »
Katsuki retint plus ou moins bien un froncement de sourcil à la vue des lanières de cuir que sortait l'adulte. Ça lui donna une expression assez drôle à mi-chemin entre de la méfiance et de la concentration. Il allait être attaché. Jeanist avait si peu confiance en lui ? C'était pitoyable. Il était pitoyable. L'adulte le conforta dans son idée en continuant :
« Aujourd'hui, je vais t'attacher. Comme la dernière fois, je vais te déstabiliser et, cette fois, ton objectif est de ne pas finir complètement immobilisé. »
Le regard dédaigneux du garçon s'embrasa presque aussitôt. Il allait lui prouver qu'il pouvait supporter ses séances sans ces trucs. Il avait accepté le défi et son attitude ne cachait rien de sa détermination à réussir, tout son corps, de ses muscles tendus à son souffle à peine perceptible, criait au défi, au prédateur ayant trouvé sa proie. Il ne comprenait pas trop comment le système d'attache fonctionnait mais il était résolu à gagner.
« Je vais te sangler, il les désigna d'un geste de main, puis je vais te frapper avec plusieurs outils (il ne précisa pas les quels). Si je sens ta colère, je t'immobiliserai avec mon alter. »
Katsuki opina de la tête, déjà pleinement concentré.
« Tu vois les anneaux soudés aux sangles ? »
On aurait dit de gros colliers de cuir avec plusieurs anneaux. L'adulte attendit un second hochement de tête de sa part avant de poursuivre :
« C'est ce qui permettra à mon alter de t'immobiliser en toute sécurité. Mes fils ne seront pas en contact direct avec ta peau, ils n'auront qu'à relier deux anneaux de deux sangles différentes pour que tu ne puisses plus bouger. »
C'était un système ingénieux, Katsuki devait le reconnaitre. Le héros contrôlait très bien son alter, il n'avait aucun doute là-dessus, mais, pour l'avoir expérimenté, il savait que rester trop longtemps ficelé engourdissait les muscles. Or, ça biaisait le contrôle de sa colère, s'il était à moitié engourdi. En plus s'il bougeait un peu trop, il risquait de se couper et l'adulte ne voulait pas le blesser. Ce n'était pas le but de leurs exercices.
« Tu as bien compris ? »
La réponse de l'adolescent fusa presque aussitôt, il ne fallait pas le prendre pour un assisté !
« J'suis pas débile ! Quand est-ce qu'on commence ? »
Ses yeux brulaient d'impatience, il en bouillait. Jeanist eut un soupir désabusé mais son rictus à moitié réprimé ne trompait personne et surtout pas Katsuki. Il adorait la détermination de ce garçon.
Katsuki grogna lorsque Jeanist lui prit une jambe et l'écarta de l'autre pour accéder facilement à sa cuisse et le sangler. Ce n'était pas sa bite à l'air qui le dérangeait non, c'était que l'autre le traite comme un gamin. Bordel, il n'était pas un assisté ! Il pouvait s'occuper de lui tout seul ! Il avait espéré que Jeanist l'ait compris puisqu'il l'avait laissé se déshabiller seul, aujourd'hui, mais non.
Jeanist n'eut besoin que d'un claquement de langue et d'un regard d'avertissement lorsqu'il sentit l'adolescent se tendre pour que celui-ci se calme. Ou, du moins, qu'il essaye. Il lui avait déjà expliqué à quoi servait ce moment que le garçon trouvait avilissant et, visiblement, il ne voulait pas comprendre que c'était pour le mettre dans de bonne condition pour la suite. Pour lui permettre de se détendre et d'entrer dans une bulle. Mais ça finira par rentrer, l'adulte en était persuadé.
Katsuki pinça ses lèvres au regard perçant que l'adulte lui jeta mais il se força à se détendre. La séance n'avait pas encore commencé, il ne devait pas se chauffer comme ça. Ce n'était pas bon pour lui.
Il croyait quoi, l'autre ?! Que ça lui faisait plaisirs de voir sa fierté se faire piétiner comme ça ? Il n'était pas un gamin à qui on laçait ses chaussures. Il voulait être traité comme il le méritait et il était certain qu'un apprenti ne se faisait pas habiller par son mentor ! En même temps, il était aussi certain qu'un mentor et son apprenti ne faisaient pas ce qu'eux faisaient…
Il voulait se hisser à sa hauteur, lui prouver qu'il méritait d'être là, entre ses mains, et ce n'est pas en se laissant humilier de la sorte qu'il y arrivera. Mais peut être que s'il se montrait obéissant, Jeanist le laissera faire seule la prochaine fois. Il l'avait déjà laissé se déshabiller seule, aujourd'hui, c'était un petit progrès. Alors, il se laissa faire, essayant d'occulter son malaise et se concentrer sur l'exercice à venir. De toute façon, il n'avait pas le choix.
Les mains froides de Jeanist glissèrent sur sa cuisse gauche lui donnant la chair de poule tandis qu'il vérifiait que la sangle était bien attachée.
« Ce n'est pas trop serré ? »
Le blond lui répondit par un simple « Mmh » que l'autre interpréta, à raison, comme un « non ». Katsuki était de mauvaise foi, il le savait même s'il ne l'avouera jamais, et surtout pas devant Jeanist. Sa fierté n'y survivra pas ! Le héros lui avait déjà expliqué la dernière fois à quoi servait ce rituel ridicule. Il avait appelé « subspace », ce truc avait un nom assez bizarre, et lui avait dit que ce petit instant lui permettait de se centrer sur lui-même, de se couper du monde, pour n'avoir qu'en tête son objectif. Se concentrer pleinement dessus, ne voir plus que lui. C'est-à-dire se détendre, basculer dans un état plus calme et détaché. Ça lui rappelait un peu la méditation ou la mémoire du corps.
Les doigts experts du blond avaient déjà fini de lui sangler le genou, le mollet et la cheville gauche. Sentant toujours la tension légère du garçon, Jeanist avait commencé un massage léger de son pied pour le calmer et ça fonctionna. Katsuki fut distrait et se concentra sur les mouvements circulaires des doigts sur la plante de son pied. C'était agréable. Il ferma les yeux et soupira pour relâcher la tension de ses muscles puis remua des orteils, plus par principe que par réelle colère. Jeanist n'arrivait pas à comprendre.
Lui, il comprenait l'utilité de ce rituel, perdre tout contrôle pour ne se concentrer que sur son objectif mais l'adulte ne voulait pas comprendre qu'il n'en avait pas besoin. Ça le mettait plus mal à l'aise qu'autre chose et ce malaise nourrissait sa colère. C'était totalement contreproductif, ça ne fonctionnait pas, et Katsuki ne savait pas comme lui expliquer pour qu'il lui lâche la grappe avec ça ! Et ça le frustrait.
Katsuki endura donc ce supplice, tandis que Jeanist passait à sa jambe droite. Jeanist était très minutieux, il vérifiât que les sangles n'étaient pas trop serrées ni trop lâches. Maniaque jusqu'aux bouts des ongles, ce gars. On aurait dit qu'il s'occupait d'une poupée. Il comprenait qu'il fallait qu'il soit et se sente en sécurité mais, merde, il n'était pas fragile ! D'un autre côté… ça lui faisait plaisirs qu'on s'occupe ainsi de lui, d'être au centre de l'attention du super-héros. Par contre, il n'avouerait jamais ça, même sous torture.
Cuisse, genoux, mollet, cheville, l'adulte le sanglait méthodiquement. Entrer dans une bulle, entrer dans une bulle, entrer dans une bulle… Pour oublier sa frustration, il n'eut d'autre choix que de se focaliser sur les gestes de l'autre blond. Ses mains sur sa peau étaient lisses, il mettait de la crème hydratante, le gars ou quoi ? Ses doigts remontèrent sur le haut de son corps, entrainant un nué de frisson derrière eux. Il continua son travail sur ses bras, ses avant-bras et ses poignets. La sensation du cuir des sangles sur sa peau lui rappelait un peu les prototypes de tenus de super-héros qu'ils faisaient avec ses parents. C'était doux et rassurant.
Il termina en sanglant sa taille, juste au-dessus de son nombril, puis sa gorge. Il recula d'un pas pour l'observer. Le garçon le laissa faire, lui lançant une œillade ennuyée, presque blasée, mais quelque chose brillait au fond de son regard. Jeanist ne pouvait pas le louper. Katsuki était dans sa bulle.
« C'est très bien, dit-il en hochant de la tête. »
Il le félicitait. C'était vraiment… agréable, bizarrement. Sa colère s'était évaporée, remplacée par son égo qui gonflait et sa fierté qui frétillait, même si son malaise était toujours présent. Il avait des doutes sur l'utilité de ce « subspace ». Même si ça fonctionnait vraiment sur les autres, ça n'avait que peu d'effet sur lui. Il aurait très bien pu faire ça seul et il se serait concentré bien plus rapidement. Ouais, Katsuki était totalement septique mais, pourtant, également parfaitement calme.
Leur jeu pouvait commencer. Allongé sur le lit à la demande de Jeanist, Katsuki avait fermé les yeux et apaisé son souffle, bien que son ouïe fût à l'affut. Il devait rester détendu. L'adulte ne commença pas tout de suite, l'attente fut longue, mais Katsuki savait que ça faisait partie de l'exercice. Attendre, il saurait gérer, cette fois. Il lui avait déjà fait le coup lors de leur première séance et l'adolescent s'était bêtement laissé prendre au piège en s'énervant. Il ne se fera pas avoir, aujourd'hui.
Enfin, il le toucha. Là, sur le genou. Ce n'était rien, à peine un effleurement, mais les nerfs du blond mis à vif à cause de l'attente, réagirent d'emblée. La chair de poule envahit soudainement la zone de contacte et Katsuki retint un sursaut, se tendant presque aussitôt. Ce n'était qu'un doigt, un doigt froid. Heureusement, l'adulte interpréta bien cette tension (de la surprise) et n'entrava pas l'adolescent.
Un frisson remonta le long de son bras alors qu'un souffle chaud heurta le creux de son coude et, il ne put retenir un mouvement de tête pour essayer de se dégager, lorsqu'il une plume vint chatouiller sa gorge. Ce mouvement lui valut sa première restriction. La lanière de son poignet droit rejoignit son collier de cuir, lui bloquant le bras. L'adulte en profita pour lui chatouiller son aisselle désormais dégagée, tout son flanc état à sa portée. Jeanist voulait l'avoir à l'usure en commençant doucement.
S'il reproduisait le même schéma que la dernière fois, maintenant qu'une partie de son corps était ligotée, son véritable tourment allait commencer. Katsuki sut qu'il avait raison dès qu'il senti le bout de la cravache de cuire se poser sur son ventre. Elle partit de son nombril et remonta lentement jusqu'à son menton, entrainant une sensation agréable qui lui tordit l'estomac. Jeanist faisait exactement comme la dernière fois. Katsuki était fier d'avoir su déceler son jeu.
Cette réalisation lui permit de partir confiant et de relaxer les muscles qu'il avait inconsciemment tendus dans l'attente d'une action de l'autre blond. Ouais, c'était bien plus rassurant lorsqu'il savait ce qui aller se passer. Anticiper était l'une des clés dans un combat et ce qu'il vivait en était un : lui contre sa propre colère. Lui contre Jeanist. Il allait lui prouvait, à lui, à sa mère et à tous, qu'il pouvait se gérer et il allait gagner.
Les coups tombèrent, tantôt doux, une caresse à peine appuyée qui lui donnait la chair de poule et le faisait frissonner, tantôt dur, claquant sur sa peau sans jamais lui faire mal, le faisant sursauter ou serrer des dents. Rarement, elles étaient cuisantes, sa peau rougis picotant après le passage de la cravache et, cette fois ça, faisait mal. Mais c'était occasionnel, comme la dernière fois. Katsuki se fit restreindre deux nouvelles fois, sa cuisse droite à sa taille et sa cheville droite à sa cuisse droite. Tout son côté droit était immobilisé. Merde, merde, merde ! Fais chier, il perdait l'avance qu'il avait gagnée ! Katsuki commençait à entrer dans un cercle vicieux : ne pas savoir gérer sa frustration et sa colère alors qu'il savait anticiper les coups, ce qui le frustrait d'autant plus. Il faisait des erreurs bêtes et finissait encore plus entravé et ainsi de suite.
Jeanist cassa cependant très vite ce cercle en effleurant son flanc droit, totalement découvert. Katsuki se tendit aussitôt, rouvrant les yeux. Cette zone était hypersensible et, sans pour autant que la stimulation soit douloureuse, il détestait qu'on le touche là. Son corps eut un réflexe de rejet et l'adolescent essaya de se dégager du toucher de l'adulte en pestant contre lui.
« Oï, qu'est qui te prend ?! »
Mais qu'est-ce qu'il foutait ?! Là, par contre, il était vraiment colère. C'était la seule chose qu'il n'arrivait pas à gérer, l'hypersensibilité de son flanc, et l'autre en profitait, et ça, ça le foutait en rogne. Nouvelle restreinte : sa cheville gauche à son genou gauche.
Il s'arqua puis se courba, gesticulant pour échapper à la prise du blond. Le sifflement aigue de l'alter du héro professionnel raisonna et son genou gauche rejoignit son biceps gauche. Il se redressa et lui jeta un regard noir. Son bras droit se retrouva tant bien que mal collé à son buste, un fils ayant rejoint son anneau et celui de sa taille. Katsuki grogna en laissant sa tête retomber sur le lit, frustré. Un nouveau fil faisant le lien entre ses chevilles et un anneau soudé au plafond, ce qui le fit basculer en arrière et perdre l'équilibre. Katsuki était désormais presque recroquevillé sur lui-même en position de la tortue, la tête enfoncée dans le matelas et ses jambes en l'air. Il n'avait aucun moyen de s'en sortir. Au moins, il travaillait sa souplesse et puis, il pouvait encore un peu bouger, il n'était pas totalement immobilisé.
Katsuki s'était trompé, il ne faisait définitivement pas comme la dernière fois. Cette surprise eut au moins le mérite de casser son cercle vicieux et, malgré qu'il soit bien ligoté, l'adolescent se repris. Malgré l'inconfort de sa position, il essaya de se détendre de nouveau, et se remit à respirer. Il avait inconsciemment bloqué son souffle, à la « surprise » de Jeanist. Il lui avait conseillé quelques exercices de respiration alors il les faisait calmement, occultant la cravache et les doigts du héros qui se baladaient sur son corps. Il se mettait dans une phase de quasi-sommeil, ce qui lui permit de finir l'exercice sans être totalement restreint. Il n'avait pas perdu.
Jeanist le félicita alors qu'il le détachait et vérifiait qu'il allait bien. Bien qu'il y ait une évolution par rapport à la première séance, Katsuki avait un goût amer en bouche. Le goût de la défaite car il n'avait pas non plus gagné. Il aurait voulu ne pas finir attaché du tout.
« Ce n'est pas une course, Katsuki », lui rappela Jeanist alors qu'il rangeait ses instruments. « L'essentiel, c'est de gagner la guerre, pas une bataille. »
L'adolescent grogna dans sa barbe, signifiant à l'adulte qu'il avait compris, même s'il ne l'approuvait pas à 100%. La prochaine fois, ouais la prochaine fois, il gagnera, se promit-il avec un regard déterminé alors qu'il partait se doucher.
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Ça faisait quelques jours que Katsuki était arrivé au camp d'été avec sa classe. Aujourd'hui, ils avaient quartier libre et l'adolescent s'était éloigné du groupe. Il avait besoin d'aller marcher et la montagne l'appelait depuis bien trop longtemps pour qu'il y résiste plus longtemps. En réalité, il avait eu besoin de s'évader face à tout ce bruit et cette agitation provoqués par deux classes complètes d'adolescents, s'il ne voulait pas accumuler et exploser. Et il n'y avait qu'en marchant et en se perdant dans la nature qu'il arrivait à s'apaiser. D'ailleurs, il avait adoré lorsque les profs les avaient lâchés dans la forêt avant d'arriver au camp. Sur le coup, il aurait mille fois plus apprécié cette balade s'il avait été seul.
Avant de partir, il avait prévenu Kirishima qu'il allait marcher et explorer la montagne pour que ces idiots de camarades ne s'inquiètent pas et n'alertent pas les profs. Il lui avait proposé d'y aller ensemble, mais Katsuki avait refusé immédiatement sans lui donner de raison. Il voulait être seul, ce n'était que comme ça qu'il arrivait à savourer l'instant présent.
Il n'avait pas parlé de cette passion à Jeanist, il n'en voyait pas l'utilité. C'était évidant qu'il ne pouvait pas faire une pause en plein combat ou pleine interview pour aller marcher un moment puis revenir comme si de rien n'était. Il devait apprendre à gérer la pression d'une autre façon. Le gars lui avait donné quelques exercices à faire lors du camp en plus, à leur dernière séance. Il voulait évacuer au maximum, se mettre dans les meilleures conditions avant de les faire. D'ailleurs, il n'avait mis personne au courant, c'était un peu son jardin secret, l'endroit, le moment où, enfin, il pouvait être calme et apprécier son environnement. Et ça lui convenait parfaitement.
Katsuki plaça sa main devant son visage pour se protéger du soleil alors qu'il regardait le sommet de la montagne en continuant d'avancer dans les broussailles qui recouvraient le versant qu'il découvrait. Il allait y passer la journée. A cette constatation, un joli sourire étira ses lèvres et ne le quitta plus et, contrairement à son habitude, aucune colère ou frustration ne vint tirailler ses entrailles pour le pousser à avancer. Non, une grande quiétude vint s'y installer confortablement et son sourire s'élargie légèrement.
Il continua sa marche sereinement alors que la chaleur de ce week-end d'été le faisait transpirer, son débardeur kaki était trempé et lui collait à la peau. Heureusement, son pantacourt était assez large pour qu'il n'ait pas le même problème avec, bien que ses baskets lui tenait chaud également. Sa transpiration soulignait les muscles saillants, échauffés par l'activité physique et à moitié dénudés. Katsuki s'arrêta en milieu d'après-midi lorsqu'il trouva un rocher assez grand pour s'y installer. Il était sur le flanc de la montagne et, de là, le camp ressemblait à une petite maison de poupée. Il sortit le sandwich qu'il s'était préparé avant de partir et commença à le manger, son regard se perdant dans la beauté du paysage.
Il observait le marron des troncs d'arbres, le vert vif de leurs feuilles et des broussailles, la terre terne du sol tantôt sec, tantôt humide, les quelques écureuils à la recherche de nourriture ou grimpant vers leurs nids, la vie grouillante de la montagne. Lorsqu'il s'allongeait sur ce rocher, il ressentait la chaleur de la roche qui l'apaisait sous lui et celle du soleil qui lui dorait la peau sur lui. Lorsqu'il fermait les yeux, il se faisait bercer par le bruit constant des sauterelles qui crissaient, celui des petits animaux lorsqu'il piétinait sur des branches tombées au sol, les gazouillis des oiseaux et le chant du vent qui s'engouffraient entre les branches des arbres. Il n'avait plus à penser à rien, juste à se laisser envouter par l'odeur ensoleillée de la montagne et tout ça lui permettait d'évacuer son stress. La randonnée, il n'y avait que ça de vrai.
Après quelques minutes à se prélasser, à ne rien faire à part écouter et observer la vie pousser, il se redressa et s'étira puis bu quelques gorgées d'eau. Il allait devoir commencer à redescendre maintenant s'il voulait être à l'heure pour le couvre-feu.
Non, il n'allait pas atteindre le sommet aujourd'hui. Il allait devoir se réveiller plus tôt, lors de leur prochain quartier libre. Katsuki n'était pas du tout déçu, frustré ou en colère, au contraire, il était déjà très satisfait d'en être arrivé là. Ici, il n'y avait aucune notion de succès ou de défaite, contrairement à leurs jeux avec Jeanist, avec les cours, avec sa mère ou avec sa vie. S'il ne pouvait pas l'atteindre aujourd'hui, il recommencera et l'atteindra prochaine fois, tout simplement. C'était le parcours qui l'intéressait et la ligne d'arrivée n'était qu'un bonus et, cette journée, il s'était régalé. Et puis il était assez haut pour pouvoir dominer toute la forêt et une grande partie de la chaîne de montagne. La vue était magnifique et, ça, c'était sa plus belle récompense.
Son sourire qui ne l'avait pas quitté se fit encore plus doux alors qu'il entamait la descente. Il avait passé une très belle journée et toute sa colère, sa frustration, s'était évaporée.
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Katsuki n'avait pas mis longtemps à redescendre, il se fit la réflexion qu'il aurait pu rester un peu plus longtemps là-bas et grimper plus haut. Il était arrivé un peu avant le crépuscule et Kirishima l'avait accueilli avec un grand sourire. Ils avaient un peu discuté, Kirishima voulait venir avec lui la prochaine fois, ils étaient allés manger, s'étaient douchés puis allèrent se coucher.
L'adolescent était dans son lit, sous une fine couverture, et il écoutait attentivement la respiration profonde des garçons du dortoir. Ils étaient endormis, pas Katsuki. Il faisait un exercice de « maitrise de soi » lui avait dit Jeanist. Cette fois, le blond comprenait le principe mais s'entraîner dans un dortoir au milieu de plusieurs élèves était... compliqué. Il ne voulait pas se faire chopper en train de se branler, alors il essayait d'être le plus discret possible.
Sa main dégoulinante de salive frottait son gland doucement dans un mouvement de va et viens, il avait déjà commencé depuis un bout de temps. C'était agréable, une boule de plaisirs pulsait dans son bas ventre et se diffusait dans son membre de plus en plus dur. Ce n'était pas transcendant mais Katsuki s'en suffisait. Le but n'était pas de venir trop vite, il devait s'attiser lentement, jusqu'au point de rupture.
De temps en temps, il délaissait son membre pour aller pincer ou masser ses bourses. Il adorait les faire rouler contre sa paume. D'autre fois, il frottait du bout la fente de son urètre du bout du pouce ou de l'ongle. La friction était assez intense pour qu'elle en devienne douloureuse. Un peu de souffrance lui faisait du bien et l'excitait encore plus.
Une fois son érection bien montée, son autre main alla caresser son corps, ses pectoraux, ses tétons, ses abdos, son ventre puis les boucles blondes de son pubis et, enfin, ses cuisses. C'était bon. Son membre pulsait de plus en plus fort, Katsuki le sentait dans sa main. Il allait venir, il le sentait. C'est en grinçant des dents et à contre cœur qu'il arrêta de se toucher et attendit, alors que son souffle chaud et haletant se perdait silencieusement dans la pièce. Katsuki fermait si fort ses paupières et son cœur battait si vite qu'une personne extérieure à la scène aurait cru à une crise cardiaque. Il devait se frustrer pour maîtriser sa colère, c'était tout le but de l'exercice, et il voulait savoir en combien de round allait-il craquer. Enfin, surtout s'il allait craquer.
Le blond était bien décidé à gagner, c'est pour ça qu'il lança le deuxième round lorsqu'il sentit son excitation le quitter doucement et son érection revenir à la phase demie-molle. Paradoxalement, lorsqu'il eut fini (il n'avait pas joui !), il senti qu'il allait très bien dormir cette nuit, malgré son pénis dur et frustré. Il avait réussi l'exercice, c'était tout ce qui comptait pour un sommeil réparateur. Quoique, si Katsuki devait vraiment être honnête, lorsqu'il était seul, il n'avait pas de gros problème à gérer sa colère. C'était les autres qui mettaient ses nerfs en pelote et sa maîtrise de soi à rude épreuve. D'où le fait que Jeanist lui ait demandé de faire ça en public, réalisa le garçon avant de s'endormir, un rictus satisfait au coin des lèvres.
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Il faisait nuit et Katsuki marchait dans la forêt, accompagné de Todoroki. Non, ce n'était pas de la randonnée, même s'il aurait préféré. Pourtant, c'était le meilleur moment pour une randonnée en montagne puisqu'il faisait plus frais et moins lourd de nuit qu'en journée. Enfin, profiter de l'environnement n'était clairement pas le but de ce putain d'exercice qui empiétait sur son temps de sommeil.
Les Pussy Cats leur avaient dit qu'ils allaient suivre en groupe un parcours pour récupérer un papier à leurs noms tandis que la classe B devait les effrayer sans les toucher. En gros un test de courage bidon. Katsuki ne voyait pas l'utilité de l'exercice, que ce soit pour la classe A ou la B. C'était quoi l'intérêt de s'effrayer dans la forêt ? Ça leur apporterait quoi dans leur formation ? Rien du tout, d'après l'adolescent. En plus, ils n'étaient même pas capables de former des binômes intéressants. À quel putain de moment ils avaient décidé de le mettre en binôme avec Todoroki ? Quelle personne censée mettrait les deux meilleurs éléments du groupe ensemble ?!
C'était pas un boulet ce gars mais les mettre ensemble, c'était du gâchis de potentiel. Il aurait mille fois préféré se mesurer à lui plutôt que de former une équipe avec. Surtout qu'il avait toujours sa victoire par forfait du tournoi en travers de la gorge. L'écraser lors de cet exercice aurait un peu apaisé son amertume mais non, on les mettait ensemble. Leur victoire ne sera même plus drôle. C'est pour ça qu'il avait voulu échanger avec le mec Kangourou. Mineta était un gros boulet, certes, mais un boulet supportable qui était simple à porter s'il ne pouvait plus avancer. Surtout que gagner avec lui aurait été deux fois plus gratifiant.
La seule bonne nouvelle, c'était qu'il ne se retrouvait pas avec ce nerd de Deku, sinon il aurait pété un câble. Aaaaah mais pourquoi Kirishima n'était pas capable d'avoir de foutue bonne note pour ne pas passer au rattrapage et faire équipe avec lui ?!
Le blond shoota dans un caillou alors qu'ils s'enfonçaient toujours plus loin dans la forêt. Il était frustré et sur les nerfs à cause de cette logique qu'il ne comprenait pas, tant au niveau de l'exercice que de la formation des binômes. Il essayait d'évacuer sa frustration comme il le pouvait, sans succès. Il n'avait qu'une envie : vite terminer ce parcours pour pouvoir aller dormir. Il avait prévu de retourner grimper demain et Kirishima allait l'accompagner. Il n'avait pas de temps à perdre avec un test de courage débile.
Bon, au moins, Todoroki ne parlait pas, c'était un bon point. Ça voulait dire qu'il pouvait faire ses exercices de respirations tranquillement. Jeanist lui en avait conseillé quelques-uns et ils fonctionnaient assez bien sur lui. Inspirer longuement, bloquer sa respiration, un deux, trois… sept puis expirer. Inspirer longuement, bloquer sa respiration… Katsuki continua son exercice quelques instants tout en continuant à marcher jusqu'à ce que sa frustration se soit un peu clamée.
C'est dans un silence de mort que les deux adolescents continuèrent d'avancer. Les exercices de respiration de Jeanist et la fraicheur de la nuit faisait du bien aux nerfs de Katsuki et Todoroki semblait complètement à l'ouest, perdu dans ses pensées, ce qui arrangeait le blond. Il n'avait pas envie de taper la discut' et surtout pas avec çon. Le seul problème, c'était que Todoroki prenait son temps, il marchait aussi lentement que son père au musée et scrutait la nature. Or, Katsuki n'avait pas de temps à perdre, il n'était pas là pour conter fleurette mais bien pour terminer ce parcours le plus vite possible et finir premier.
Sauf qu'il n'avait pas envie d'ouvrir la bouche et lui parler non plus. L'adolescent se retrouvait face à un dilemme. Parler et risquer de s'énerver ou ne rien dire et risquer de perdre (donc de s'énerver aussi) ? Il appliqua alors un autre conseil de Jeanist qu'il trouvait plutôt bon : toujours choisir la troisième option, même si elle n'était pas apparente au premier regard. Ça lui permettait souvent de désamorcer ses crises de colère.
Katsuki se mit alors à faire de plus grand pas et à une allure un peu plus soutenue, scrutant l'autre du coin des yeux. Au bout de quelques instants, un petit sourire satisfait étira ses lèvres, l'autre se calquait sur son allure. Il marcha donc en de grandes enjambées et beaucoup plus vite que tout à l'heure et Todoroki le suivit, le tout sans un mot échangé. C'était juste parfait.
Tellement prit dans sa petite victoire et sa satisfaction, Katsuki ne remarqua pas tout de suite qu'une tête venait de sortir de terre. Lorsque son regard rencontra celui de la tête terreuse, tout son corps se figea, ses yeux s'écarquillèrent et son cerveau s'éteignit complètement. Il n'eut même pas le réflexe d'exploser la tête, crier ou fuir. Une putain de tête venait de pousser hors du sol. Katsuki ferma aussitôt les yeux, une fois qu'il sorti de son état de stupeur, et inspira profondément. Ne pas shooter dedans, ne pas shooter dedans, ne pas shooter dedans…
« Oï, bouge-toi, on n'a pas le temps de trainer » ordonna-t-il à Todoroki alors qu'il se remettait en marche, ignorant totalement la tête qu'il dépassait.
Si la classe B croyait qu'ils allaient l'avoir avec ce genre de piège débile, il se mettait le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Malgré son air calme, voire même ennuyé, Katsuki commençait cependant à bouillir car, même s'il ne se l'avouait pas, il venait d'avoir la peur de sa vie. Le piège avait bien fonctionné. Mais jamais de la vie il ne l'admettra, même à lui-même.
Lorsqu'un deuxième corps sortit des buissons, après quelques centaines de mètres de marche, Katsuki était préparé. La classe B ne l'aura pas deux fois ! Heureusement pour Ragdoll, Katsuki la reconnue vite sinon elle se serait retrouvée avec les cheveux complètement cramés.
« Salut les garçons, félicitation, vous êtes les premiers ! Vous êtes presque à mi-parcours, n'oubliez pas de commencer à chercher vos étiquettes ! » les avertit-elle avec sa voix enthousiaste en gesticulant.
La colère du garçon s'évanouie en un instant. Après cette bonne nouvelle, elle était totalement oubliée et il ne réprima pas une seule seconde le sourire carnassier qui lui fendit le visage. Katsuki était très satisfait et son orgueil très bien flatté.
« Grouille-toi » fut la seule chose qu'il ordonna à Todoroki avant de se remettre en marche.
Il avait hâte de finir ça et d'aller dormir. La nuit n'allait pas être si longue que ça, finalement.
[…]
« Ça sent le brûlé. »
C'était la première fois que Todoroki ouvrait la bouche depuis qu'ils avaient commencé l'exercice. Katsuki se stoppa et renifla l'air. Ouais, ça sentait bien le cramé. Il fut alors tout de suite sur ses gardes, personne n'avait un alter de feu dans la classe B.
« Personne n'a un alter de feu dans la classe B. »
« Un feu de forêt ? »
Possible. Fort probable même vu la chaleur qu'il avait fait dans la journée. Quoi que…
« J'pense pas non, il faisait trop humide aujourd'hui pour en déclencher un. Fais gaffe. »
Ils se mirent alors à marcher plus vite pour rentrer rapidement. Katsuki était attentif à leur environnement, au cas où une « surprise » des Wild wild pussycats ne les attaque. Vu comme il leur manquait une case, ça ne l'étonnerait pas qu'ils ne leur aient pas tout dit. Et puis, l'exercice sera bien plus intéressant, dans ce cas.
« Bakugo, attention ! »
La mise en garde de Todoroki fit bondir par reflexe le blond sur un côté, en prévention d'une attaque physique sur sa personne. Dans son saut, grâce à son impulsion, il avait pu se retourner à moitié et son poing commençait déjà à pétiller, son alter prêt à passer à l'offensive.
Cependant, il n'y avait rien ni personne à frapper. Juste un gaz violet qui commençait doucement à s'approcher d'eux en léchant lascivement le sol. Instinctivement, Katsuki se couvrit la bouche avec son t-shirt, tout comme Todoroki.
« Il y a un alter gazeux, en classe B ? » demanda-t-il en un grognement.
« Non, aucun », lui répondit Todoroki.
Okay, quelque chose ne tournait définitivement pas rond, ici. Il fallait qu'ils se cassent de là et vite. Il commençait vraiment à monter en pression, là, et ce n'était pas une bonne nouvelle. Il n'eut même pas besoin de le dire à Todoroki que celui-ci se mit en marche. Il avait eu la même idée que lui, visiblement.
[…]
Ils avaient trouvé un corps, un gars de la classe B complètement endormi. Donc le gaz était un somnifère, heureusement qu'il ne l'avait pas respiré. Toute cette histoire de vilain débile, d'attaque débile, de test de courage débile et de piège débile commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Rien n'allait comme il voulait et il ne pouvait même pas se défouler en explosant un vilain ou deux. Non, il ne pouvait que « se défendre », la bonne blague. Avec un peu de chance, un vilain débile les attaquera.
« Il vaut mieux vite rentrer, tant pis pour le parcours. »
Même ce glaçon de Todoroki s'y mettait ! Il s'était transformé en un perroquet ou quoi ? Il le prenait pour un sourd ? Pour un demeuré qui ne savait pas comprendre le français ? Katsuki était tendu, très tendu. Tous ses muscles s'étaient crispés et il se retenait pour ne pas le frapper.
Il n'arrêtait pas de refouler sa colère depuis le début de la soirée et ça faisait trop longtemps qu'il ne s'était pas défoulé. Il commençait à craquer, là. Katsuki inspira longuement, bloqua sa respiration, un deux, trois… sept puis expira. Voilà, calme-toi, du calme. Malgré ça, sa mâchoire était crispée, ses mouvement robotique et ses poils hérissés. Il était à deux doigts d'exploser et il se retenait tant bien que mal.
Jeanist lui avait donné un autre conseil : exprimer sa colère avec courtoisie et bienveillance. La bonne blague, il s'était retenu de lui rire au nez. Mais puisqu'il ne lui restait plus que ça…
« Arrête de me donner des ordres, j'ai entendu le message aussi, j'suis pas con ! »
Voilà pourquoi Katsuki s'était foutu de Jeanist. D'où il pouvait 'exprimer sa colère avec courtoisie et bienveillance » lorsqu'il était justement à un fil d'une crise de colère ?! C'était complètement con.
Todoroki le regarda, surpris, puis lui dit sur le ton le plus calmement du monde, comme si c'était évidant :
« Je ne te donne pas d'ordre, je propose une stratégie de replis. »
Bien sûr que non, ce n'était pas évident ducon ! Il fallait qu'il apprenne à communiquer, ce gars. Non, ce n'était pas Katsuki qui avait mal interprété ses paroles, c'était l'autre-là qui ne savait pas s'exprimer correctement. Même avec la possibilité que Todoroki ne lui eut pas donné d'ordre, il ne parvint pas à s'apaiser. C'est bon, ça y est, il pétait un plomb, là. Il allait le frapper. Et pourquoi est-ce que l'autre télépathe bidon n'arrêtait pas de répéter « Kaachan, Kaachan, Kaachan ! » en boucle ?! Il n'en pouvait plus de ce surnom de merde qui voulait dire maman ! Il s'appelait Katsuki. Ka-tsu-ki, pas maman !
« Elèves de UA, vous avez la permission de vous battre, je répète, vous avez la permission de vous battre ! »
Parfait, il allait pouvoir se détendre. Il avait enfin l'autorisation d'aller traquer une proie. Un sourire de prédateur fendit son visage alors qu'il dépassait son binôme d'une allure saccadée. Il exaltait à l'idée de pouvoir se défouler, ses poings le démangeaient et son alter commençait déjà à s'échauffer.
Il se pourlécha les lèvres à la vue d'un inconnu, un vilain. Celui-ci paraissait au bord de la folie, comme un toxico en manque. Le blond ne chercha même pas à retenir son grondement de plaisirs. Voilà de quoi l'amuser.
« Bakugō, fais attention aux arbres, c'est notre seul chemin de repli. »
Et encore l'autre qui le faisait chier !
« Je t'ai déjà dit, je suis pas débile. Faut aussi faire gaffe au gaz, on ne sait pas s'il est inflammable et j'ai pas envie de tester. »
Ses mains fourmillèrent puis pétillèrent avant que son alter ne commence à exploser tandis que son sourire s'élargissait davantage. Il était en position, prêt à attaquer.
« Fais attention avec ta fumée, ça risque de me gêner », lui dit Todoroki en préparant sa glace.
« Ouais t'inquiète, je gère. »
Bon au moins le gars était bon au niveau de l'analyse de terrain. Lui-même n'y avait pas pensé avant qu'il ne le lui ait fait la remarque. Katsuki avait l'habitude d'utiliser sa fumée pour se dissimuler mais c'est vrai que ça pouvait être gênant pour ceux qui n'en avaient pas l'habitude.
Le vilain s'élançait vers eux, ses dents proéminentes lui servant à avancer rapidement vers eux. Katsuki était impatient, une vague de plaisirs lui déchirait les entrailles. Il avait hâte de lui briser les dents en mille morceaux. Cependant, il n'eut jamais l'occasion de s'amuser car un énorme monstre d'ombre lui vola sa proie.
Non, non, non ! Pourquoi ?! Pourquoi lui ?! Pourquoi est-ce qu'on lui volait sa proie à lui, merde ?! La nuit ne pouvait pas être pire. Bon au moins le spectacle en valait la chandelle. Dommage que l'alter du piaf se contre facilement avec le sien, il aurait adoré se mesurer à lui. Ça aurait pu faire un très bon adversaire.
Enfin, le vilain de pacotille fut massacré en moins d'une minute. Katsuki était déçu, le spectacle n'avait même pas duré. En plus, avec le feu de Todoroki et ses explosions, le piaf des ténèbres fut maitrisé en quelques minutes. Fumikage, s'il se souvenait bien ? Ouais, ça devait être ça.
Katsuki ferma les yeux alors que le Kangourou, le piaf et ce putain de nerd de Deku les entouraient et piaillaient à son sujet sans rien lui demander. Nooon, ce n'était pas comme s'il était le principal concerné, pas du tout voyons. Il inspira longuement, un, deux, trois oh et puis merde ! Ce foutu exercice de respiration ne fonctionnait plus, ça ne servait à rien !
« Oï bande de naze, m'ignorez pas ! J'suis pas une grosse victime, je suis capable de me défendre. »
Ça y est, ses nerfs le lâchaient.
« Kaachan sera au milieu pour le protéger. Nous, on va devoir couper par la forêt pour vite rentrer aux dortoirs et… »
Okay, les autres l'ignoraient. Il allait en prendre un pour frapper les autres, ce n'était pas possible autrement. L'adolescent se replia automatiquement sur lui-même, en dernier recours. Il devait maîtriser sa colère, il ne pouvait pas décevoir ni Jeanist ni sa mère. Ni lui-même. Alors il allait fermer sa gueule, mâcher sur sa chique et il se défoulera ce soir, dans la salle de bain, avec une lame de rasoir ou deux.
Il se retrouva alors au milieu de cette bande de clown, le piaf surveillant ses arrières.
« Encore merci d'avoir calmé Dark Shadow. J'ai… du mal à le contrôler de nuit. »
Il ne lui répondit que d'un « Mmh » tout en continuant à marcher. Il ajouta, quelque instant plus tard, suivant le conseil n°2 de Jeanist : communiquer « avec courtoisie et bienveillance » (il avait dit ces mots avec une voix de mégère dans sa tête) :
« T'as jamais pensé à prendre une lampe torche pour contrôler ton piaf des ténèbres dès qu'il déraille ? »
Katsuki n'eut cependant jamais de réponse. Fumikage venait d'être emprisonné dans une bille de sans que personne ne remarque rien et le blond ne tarda pas à le suivre à son tour.
[…]
Le réveil fut brutal, c'était comme si on l'avait arraché à ses nuages pour le projeter sur terre. Il ne savait même pas combien de temps s'était écoulé entre sa capture et sa libération. Ses souvenirs étaient très flous, surement un effet secondaire de l'alter du vilain qui l'avait capturé.
Tout ce qu'il savait c'était qu'une main chaude le tirait en arrière et que Deku hurlait il ne savait quoi devant lui. Il se rapprochait. A cette constatation, son cerveau fusa. Les secondes lui parurent des heures et les minutes des millisecondes. Un rapide coup d'œil au ciel lui apprit qu'il faisait encore nuit. Il n'avait pas dû être enfermé très longtemps.
Il essaya aussitôt de se dégager de la prise qui l'entraînait dans un trou noir. Il banda ses muscles et voulu avancer mais… rien. Son corps ne lui répondait plus. Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur et ses sourcils se froncèrent de fureur. Il n'arrivait plus à rien faire. Plus il reculait, plus il s'enfonçait dans il ne savait quoi et plus ses membres s'engourdissaient. Cette matière noire l'empêchait quasiment de respirer, il suffoquait, et d'étranges fourmillement traversaient son corps. Il avait la désagréable sensation de mourir. Sa colère grondait mais il n'arrivait même pas à la libérer.
Il fit alors la seule chose qui lui traversa l'esprit alors que la main de ce foutu nerd se rapprochait et essayait de l'attraper, tandis que celle du vilain toujours sur sa nuque ne le lâchait pas même s'il était quasiment immergé dans le trou noir. Il utilisa toute la colère qui bouillonnait en lui depuis le début de soirée, il creusa dans ses dernières forces et ouvrit la bouche :
« T'approche pas, putain de nerd », lui ordonna-t-il dans un grognement colérique. Ce fut le meilleur qu'il put faire, même s'il aurait aimé hurler. Le vortex lui drainait toute son énergie.
Deku ne savait même pas ce qui se trouvait à l'autre bout de portail, même lui ne savait pas ! Il était complètement con de vouloir le suivre ! Et puis, Katsuki n'était pas une princesse en détresse, il pouvait s'occuper de lui, il n'avait pas besoin que quelqu'un se sacrifie pour ses beaux yeux ! Il n'avait pas besoin de plus d'emmerde qu'il n'avait déjà ! Il n'avait pas besoin d'impliquer qui que ce soit dans ce merdier qui semblait lui coller aux baskets ! Il pouvait se débrouiller seul, il n'était pas faible. Non, il ne l'était pas.
Heureusement, il savait s'arrêter. Un seul instant d'hésitation avait suffi, car il ne le fit pas se faire dévorer par le vortex contrairement à lui. Sa colère l'avait aidé. Il avait sauvé quelqu'un. La peur que ce putain de nerd avait ressenti grâce à sa colère lui avait sauvé la vie.
À suivre
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