Mille mercis encore et toujours ...du fond du coeur...

Merci de prendre le temps de me lire, de commenter, de mettre ma fic dans vos follows ou favoris. Merci d'être là, lecteurs de l'ombre ou de la lumière.

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Comme promis cet OS sera plus doux qu'amer et quoi de mieux qu'un peu de tendresse dans ce monde de brutes.

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Merci à Drayy (si tu passes par ici) et à Chipie pour leurs reviews sur mon OS : "Marqué"

Merci à ma béta Marian.

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Enjoy.

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Après-midi d'automne

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C'est un de ces après-midis comme Dean les affectionnait tant. Un soleil doux de début d'automne, un vent léger, un moment de paix.

Appuyé contre le capot de l'Impala, il savoure sa bière en jouant du bout du pouce avec la condensation qui s'est posée sur le verre de sa bouteille.

Il sent sa chaleur, il entend sa respiration, il n'ose pas le regarder. Il ne veut pas briser ce moment entre eux, partage de silence et de non-dits bien qu'ils se soient déjà parlés.

Les mots sont si précieux qu'ils les gardent pour se rattraper quand ils tombent.

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Il connaît à présent presque tout de lui. La douceur de sa peau, l'odeur de celle-ci quand elle s'enflamme, le son de sa voix quand il laisse son corps lui échapper. Il ferme les yeux et se perd dans le souvenir de l'immensité de ce bleu qui le fixe à chaque fois avec cette dévotion dont il se sent indigne mais dont il ne peut plus se passer.

Il n'y a pas de jeu de domination entre eux, il n'y en a jamais eu, même la première fois. Juste un regard qui suffit à savoir qui a besoin de l'autre et Dean aime cette confiance intime, il en a besoin...

Le laisser prendre les rênes est une telle délivrance, liberté, qu'ils se partagent, de pouvoir se délester un peu de ce trop plein de responsabilité.

Plus rien ne compte quand ils ne sont que deux...Plus rien que leurs corps qui s'emmêlent et s'unissent.

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Dean sourit tout en scrutant le bout de ses chaussures. Il est heureux et c'est tellement nouveau pour lui, tellement euphorisant qu'il n'arrive pas à avoir peur. Il ne craint pas l'avenir parce que l'avenir, c'est aujourd'hui.

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Il vide sa bière et, tout en posant sa bouteille sur le sol, jette un regard en coin sur le capot. La main de Castiel y est posée dans une attente silencieuse.

Dean n'a plus aucune gêne à l'aimer. Il est juste encore emprunté et maladroit parce que cet amour-là est au-delà même de ce qu'il aurait pu imaginer ou espérer.

Il noue leurs doigts mais refuse toujours de lever les yeux dans les siens parce qu'il sait ce qu'il va y lire et qu'il n'a pas encore eu le courage d'y répondre. Et pourtant Dieu et le Diable savent combien il l'aime son ange.

Castiel qui caresse du pouce la main de son humain et garde le silence. Il n'attend aucune réponse à ses trois mots qu'il lui murmure comme une litanie chaque jour que son Père fait. Parce que Dean n'a pas fui, parce que Dean est encore là et que c'est tout ce qui compte à ses yeux.

Il observe l'immensité du ciel et sourit. Ce doux sourire dont Dean se nourrit pour trouver le courage d'avancer.

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Le chasseur se rapproche tout en gardant leurs mains prisonnières cherchant ce contact qui lui est devenu vital. Il se fout que ça fasse cliché ou ternisse cette image de macho qui lui colle à la peau. Il leur crache son bonheur à la face à tous ses péquenauds qui les jugent sans même les connaître... Ces péquenauds qui leur doivent la vie et qui les condamnent parce qu'ils sont des hommes.

Castiel resserre l'étreinte de leurs doigts et plus rien n'existe qu'eux. Ils l'avaient tellement mérité cette part de bonheur.

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Dean n'avait jamais été aussi égoïstement fier de lui quand ce jour-là, il avait osé l'embrasser, oser ses sentiments et ses gestes qu'il se refusait. Il avait brisé ses interdits parce que demain, le soleil ne se serait peut-être pas levé et qu'il refusait de mourir sur un regret.

Mais demain fut un autre jour et les baisers devinrent leurs lendemains.

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Dean se penche et lui murmure au creux de l'oreille : " Tu sais que je t'aime, hein Cass".

Le visage de Castiel se déchire d'un sourire lumineux alors qu'il lui fait face.

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Oui, pour Dean, les après-midis d'automne étaient décidemment les plus beaux.

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The End

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J'espère que ce petit instant de douceur vous aura plu, on se retrouve dimanche prochain si le coeur vous en dit.

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Mille mercis pour votre fidélité. Merci pour tout.

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Love you