Ho, ho, ho, les enfants ! La petite Ooka a été très sage cette année, voici donc un joli cadeau qu'elle retrouvera sous son sapin de Noël ! Comme vous l'avez sûrement devinez, je participe au Secret Santa de l'évent de Noël 2020du forum francophone MHA et je suis tombée sur la fabuleuse Ookami97.

Puisqu'elle a demandé un BakuJeanist avec comme thème BDSM, l'occasion était trop belle ! Voici donc l'épilogue alternatif d'Entre tes fils. Ça m'a beaucoup inspiré, moi qui comptais faire entre 1.000 et 1.500 mots, me voici avec presque 4.000 xD

Je vous conseille vivement de lire cette fanfic avant de lire cette OS, mais au cas où, voici un petit résumé :

Katsuki a beaucoup de mal à gérer sa colère qui le ronge de l'intérieur et nuit à son image. Jeanist, lors de son stage se propose alors de l'aider. Son aide est cependant assez particulière car il lui apprend à se contrôler à travers des scènes BDSM, ce qui fonctionne étonnement bien.

Merci beaucoup à AhriallSann pour avoir bêta cet OS, t'es la best, coeur sur toi !

Attention : mention d'une relation passé ado/adulte et mentor/élève, BDSM (pas très hard, ne vous inquiétez pas), relation homosexuelle.

J'espère que vous apprécierez cet épilogue alternatif, surtout toi Ooka x3

Enjoy !


Chapitre 4 alternatif : Fil d'Ariane

La télé crachotait un bruit de fond, les rideaux étaient tirés, plongeant le duo dans une ambiance tamisée, et Katsuki était confortablement installé sur le lit de Jeanist. La chambre de fonction du héros pro' était comme dans ses souvenirs : parfaitement rangée au millimètre près. Le jeune adulte ne put retenir un rictus : c'était bien pour ça qu'il l'avait choisi pour son premier stage, lors de sa première année à UA.

Le blond était venu célébrer sa récente position de numéro trois dans le monde super-héroïque. Il avant enfin réussi à dépasser Deku ! Désormais, il ne restait plus que deux vieux croulants coriaces, Mirko, la lapine atrophiée qui s'accrochait à sa place de n°2, et Endeavor, encore loin devant, en n°1, à faire tomber avant d'atteindre son objectif et prouver à tous qu'il les surpassait. Le chemin était encore long mais Katsuki ne pouvait qu'être comblé et orgueilleux : il avait dépassé son mentor. Un tiraillement de satisfaction lui chatouilla les entrailles alors qu'il se redressait. Jeanist, à ses côtés, ne fit pas attention, fixant la télévision avec une lueur de contentement au fond de son regard. Il se délectait de l'avancée glorieuse de son élève.

Il l'avait prévenu, tout à l'heure, qu'il allait débarquer. Il avait le double des clés et l'hôtesse à l'accueil le laissait toujours passer sans faire d'histoire, alors Katsuki pouvait s'incruster quand il le voulait. Cependant, c'était un pari risqué car, même si Jeanist ne travaillait plus autant sur le terrain qu'avant, le blond n'avait aucune certitude qu'il le trouverait dans son agence. Heureusement, Miyamae qu'il avait croisé dans un couloir l'informa que Jeanist était dans son bureau. Ils avaient un peu discuté, ça faisait longtemps qu'ils n'avaient pas parlé, et l'autre l'avait félicité pour sa positon dans le classement. Il avait encore grandi, depuis la dernière fois, il le dépassait d'une tête, mais rien ne pouvait entacher sa joie presque sauvage, aujourd'hui. Pas même l'hyperactivité de ce gars au caractère de labrador collant.

Jeanist l'attendait dans son bureau, comme toujours, puis l'avait invité à s'installer dans la chambre de fonction, avant d'allumer la télé. Pourtant, ils ne s'étaient rien promis, ils n'avaient même pas évoqué une rencontre future dans leurs échanges téléphonique, mais c'était implicite. Rien n'avait été prévu, tout avait été fait sur un coup de tête, mais c'était tellement évidant qu'il ne s'était même pas posé la question. Katsuki ne voulait regarder cette rediffusion qu'avec lui. Il ne se sentait pas vraiment redevable ou quoi que ce soit dans ce genre là, non. C'était plus… profond. Ce n'était même pas ne obligation, uniquement un désir ardent qu'il voulait assouvir.

Katsuki ricana lorsqu'il se vit à la télé avec sa coupe au carré.

« T'as vu ? Coiffé, comme t'aimes. » Lança-t-il au plus âgé.

Il avait voulu rendre son mentor fier et ses cheveux s'étaient étrangement montrés coopératifs, sur ce coup, même s'il avait repris leur allure désordonnée aussitôt sorti de la scène. Enfin, il avait surtout voulu voir la tête que Jeanist ferait, il devait se l'avouer. Le jeune adulte n'était pas captivé par l'image animée, non, il était totalement focalisé sur les réactions de son aîné.

Son début de sourire, ses pattes d'oie naissantes marquées par les plis amusés de son visage, son regard bleu brillant d'une fierté à peine dissimulée, tout ça, ça embrasa Katsuki. Ce n'était plus de la colère qui l'animait mais bien une satisfaction féroce qui se déferlait dans ses entrailles comme la mer agitée contre les côtes.

Son regard brûlait d'une joie sauvage alors qu'il se délectait du contentement retenu de son mentor. Cette sensation de plaisir intense dépassait de loin tous les orgasmes qu'il avait pu avoir dans sa vie. Ça avait la même saveur que lorsqu'il se mettait en chasse et traquait sa proie mais en dix fois plus intense. Son début d'érection naissante ne pouvait que l'approuver, pour le coup.

Jeanist l'avait remarqué, lui aussi, il le remarquait toujours. Les deux ne se faisaient aucune illusion quant à la finalité de leur moment passé à deux, ça faisait un bout de temps qu'ils ne s'étaient pas retrouvé seuls, le plus vieux occupé par sa paperasse administrative et le plus jeune plongé corps et âme dans son métier d'icône de super-héros naissant. Alors, bien sûr qu'ils allaient baiser, Katsuki n'avait pas l'ombre d'un moindre doute.

Ce fut lui qui initia le mouvement. Il cacha la télévision à Jeanist alors que d'un mouvement de jambe, il s'installa à califourchon sur les sienne, face à son visage. Ses mains se perdirent dans ses mèches blondes, désordonnant sa coiffure bien trop parfaite, alors qu'il l'embrassa. Leurs lèvres, leurs langues, leurs mains se rencontrèrent, retrouvant le corps de l'autre.

Katsuki n'avait plus besoin de ce genre d'exercice, pour se contrôler, mais il n'avait jamais songé à s'arrêter. Ils appelaient ça des jeux, désormais, et ils continuaient ça à deux pour s'amuser. C'était trop bon pour s'arrêter. Ouais, le jeune ne le niait plus, il assumait complètement sa bisexualité. Depuis quand, il ne s'en souvenait plus, mais il avait mis un long moment à se l'avouer, ça, il le savait.

La température avait grimpé d'un coup, du point de vue de Katsuki. Leurs souffles chauds se fondirent l'un dans l'autre alors que les bruits humides qu'ils produisaient couvrirent progressivement celui de la télévision. Le plus jeune des blonds se déhanchait sur son aîné il essayait de se soulager en frottant son érection comprimée par son pantalon contre le ventre de son amant. A la sensation de la bosse contre son fessier, l'autre aussi était excité.

Katsuki grogna de frustration, ses sourcils froncés sous l'incompréhension, lorsque Jeanist brisa leurs baisers mouillés, tirant sur une poignée de ses cheveux pour le forcer à reculer sa tête. Qu'est-ce qu'il foutait ?

« Tiens-toi tranquille. » Lui ordonna le plus vieux dans un chuchotement calme.

Katsuki comprit. Aujourd'hui, il se laissait faire et ne profitait que de ce que Jeanist allai consentir à lui offrir. Ils n'avaient que peu de fois tenté le jeu de la marionnette mais Katsuki l'appréciait, c'était reposant. C'est tout ce dont il avait envie, là, maintenant.

Alors Katsuki se laissa faire, sa tête suivant le mouvement imposé par son amant, qui vint la caler contre son cou. Il stoppa ses mouvement de hanche et se détendit contre le corps chaud du blond, un brun frustré de ne plus pouvoir se frotter contre lui mais son excitation gonfla au fur et à mesure de l'impatience qui grandissait en lui à l'idée de la suite.

Jeanist n'avait pas sa veste en jean habituelle, le jeune adulte en profita pour embrasser, lécher, mordre et suçoter toute la peau exposée qu'il pouvait atteindre, alors que l'autre pinçait et caressaient ses pectoraux musclés et ses tétons érigés. Ce n'était pas parce qu'il devait se laisser faire qu'il n'allait pas profiter de la peau que lui offrait son amant.

Ce dernier semblait d'ailleurs apprécier, ses discrets bruits de contentement excitant encore plus Katsuki. Il lui rendait la pareille avec ses grandes mains qui se perdaient sous ses vêtements, exploraient sa peau et créaient de délicieux frissons qui lui donnaient la chair de poule. Son désir enflait et grondait dans ses entrailles, ne promettant à Katsuki que du bon pour la suite. Dans un petit instant de silence de leur part, les bruits de la télévision reprirent leurs droits. La rediffusion était arrivée au moment où les caméras se braquaient sur lui, stylé comme jamais dans son costume de super-héros.

« Dynamight, franchement ? » Lui susurra son amant au creux de l'oreille.

Il se moquait clairement, même sa voix s'était faite plus voluptueuse et joueuse. Là où la colère aurait implosé, auparavant, au fond de son estomac, enracinant ses ronces au plus profond de lui, ce fut une délicieuse honte qui s'y substitua, qui enflamma ses reins et embrasa ses joues et ne fit qu'attiser son état d'excitation avancée. Cette honte, il ne l'autorisait à se révéler qu'avec Jeanist car il savait que ce n'était que pour pimenter leur jeu avec une pointe d'humiliation. Là où la colère aurait explosé, auparavant, projetant son poison aux yeux de tous et entachant son image, il n'y avait désormais qu'un mépris froid et un regard dédaigneux au misérable insecte qu'était son interlocuteur, lorsqu'un autre critiquait son nom de scène trop gamin.

« N'as-tu pas encore grandi, Katsuki, mmh ? » Lui demanda Jeanist, comme s'il parlait à un gosse.

Katsuki grogna à sa remarque, enfouissant son visage un peu plus au creux de la gorge de son amant. Faire l'enfant, ce n'était pas son délire, il trouvait ça malaisant, à la limite du malsain. Jeanist le savait, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il avait une fixette avec ça, surtout lorsqu'ils étaient au pieu, Katsuki en était conscient : après tout ils avaient commencé à coucher lorsqu'il était encore adolescent. Cependant, ça n'allait jamais plus loin qu'une phrase ou deux, alors il laissait faire et jouait la sourde oreille.

Ses grandes mains délaissèrent leur caresses prodiguées sur le haut de son corps, son dos, son ventres, ses côtes, ses abdos, ses pectoraux, ses épaules, pour tenter de défaire son pantalon et le lui enlever à moitié. Vu leur position, lui assis à califourchon sur son amant, leur bassin collés l'un à l'autre, et sa tenue de super-héros moulante, ce fut compliqué de lui retirer.

Jeanist se débrouilla pour le lui abaisser suffisamment pour lui libérer les fesses et le paquet, mais le pantalon n'alla pas plus bas que la jonction entre la fin de son cul et le début de ses cuisses. Il avait viré son caleçon par la même occasion. Il était pressé, malgré son air calme et sérieux, mais Katsuki n'allait pas le lui reprocher. Lui aussi frémissait d'empressement.

Ses mains partirent caresser et presser ses hanches, ses fesses, les masser, les griffer, alors que le bout de ses doigts passaient et repassaient, effleuraient et titillaient son anus et ses bourses, délaissant totalement son pénis pulsant d'envie. Katsuki ne retint pas ses geignements, grondements, grognements et soupirs de plaisir. Il ne retint pas non plus ses dents qui se faisaient une joie de marquer toujours plus profondément la peau qu'il trouvait sous son nez. C'était trop bon.

Le bruit d'un bouchon qu'on décapsule fit remonter un long frisson d'impatience le long de sa colonne vertébral, secouant tout son corps. Katsuki savait ce qui l'attendait et Jeanist ne mit pas longtemps à masser son entrée frémissante de ses doigts lubrifiés. C'était froid et gluant, Katsuki se tendit, mais il aimait ça.

Il aimait vraiment ça, maintenant. Il n'avait plus besoin d'une stimulation prostatique pour jouir d'une pénétration anale. Son plaisir continua d'enfler et de se diffuser dans ses membres, son tronc, son esprit, son gland, Katsuki s'y noyant volontairement. Son sphincter se contractait autour des doigts de son mentor à chaque nouvelle vague qui le frappait.

Une bouffé de chaleur remonta du plus profond de ses entrailles pour faire définitivement couler son cerveau lorsque Jeanist frotta la pulpe de ses doigts contre sa prostate, créant un accroc dans sa respiration saccadée avant de lui arracher un long grognement. Il ne savait même plus quand il avait fermé les yeux.

Lorsque Jeanist estima qu'il était assez détendu et prêt à l'accueillir et après lui avoir arraché maintes soupirs et geignement (Katsuki ne se retenait plus depuis longtemps), il stoppa ses caresses et ses doigts ne stimulèrent plus sa prostate. Pourtant, ils étaient encore en lui, tout contre cette glande qui lui procurait tant de plaisir.

Il attendait. Il le faisait attendre et Katsuki y répondit d'un mouvement de hanche, se stimulant lui-même en se frottant contre ses doigts. La main gauche de Jeanist vint aussi tôt lui enserrer la nuque, pour le réprimander.

« Ne sois pas impatient. » Lui ordonna-t-il en un claquement de langue réprobateur.

Mais Katsuki la sentait, cette pointe d'amusement et de satisfaction, dans le fond de sa voix. Il venait d'offrir sur un plateau d'argent à son mentor ce qu'il désirait, mais il s'en foutait car, lui aussi, c'était tout ce dont il rêvait.

Un autre claquement retentit et le geignement de Katsuki mourut dans sa gorge, sa respiration se bloquant. Ce n'était pas une langue contre un palet, cette fois-ci, mais la main de Jeanist contre son cul. Sa fesse gauche. Jeanist le fessait. La douleur subite éclata contre sa peau et ses nerfs saturèrent, lui envoyant tant de signaux que des flashs blancs envahirent le noir qu'il percevait derrière ses paupières fermées.

Une deuxième.

Katsuki se réfugia un peu plus contre la gorge de son mentor, comme s'il voulait se fondre en lui, ferma les yeux très fort et laissa libre court à sa voix qui exprima son plaisir douloureux. Il avait appris à totalement lâcher prise. Ça faisait mal, mais putain qu'est-ce que c'était bon.

Une troisième. Rien que le bruit de sa peau qui claquait le faisait limite plus bander que la douleur. Katsuki compta, il s'arrêta au bout de la neuvième claque, une fois son cul bien chauffé. Sa peau le picotait, là où Jeanist l'avait fessé.

Jeanist lui laissa un temps pour souffler et le son de sa respiration laborieuse et haletante se fit couvrir un instant par le bruit de la télévision. La rediffusion présentait l'interview de la lapine, ils avaient raté la sienne lorsque Jeanist massait sa prostate et le fessait.

Lorsque ses muscles se décrispèrent et que sa respiration se calma, l'autre passa ses bras sous ses aisselles pour le détacher de lui. Katsuki se laissa glisser au sol, guidé par Jeanist. Une fois installé entre ses jambes, il lui caressa la tête comme s'il félicitait un bon chien. Cette constatation attisa un peu plus le brasier qui gonflait dans ses entrailles et qui faisait grandir son érection.

Il reposa sa tête sur la cuisse du blond alors que les longs de doigts de Jeanist abaissaient la braguette de son jean. Katsuki ne les lâchait pas des yeux, il ne pouvait faire que ça, de toute manière, et s'humidifia les lèvres lorsqu'il vit le pénis de son amant sortir de son pantalon. Il ne retient pas son petit rictus satisfait lorsqu'il réalisa que l'autre ne portait pas de sous-vêtement.

Jeanist le fit languir, il jouait avec ses cheveux d'une main, ses doigts lui massant le crâne, ce qui le détendit un peu plus, et se masturbait lentement, trop lentement, d'une autre main. Il ne fallait pas être con pour comprendre : Jeanist testait sa patience, il essayait de le pousser à la faute, l'invitait faussement à prendre l'initiative et engloutir ce gland qui le tentait. Cette fois-ci, Katsuki n'allait pas lui offrir ce qu'il désirait sur un plateau d'argent. Non, il ne voulait pas perdre plus de temps avec une autre punition, il était à deux doigts de faire une fellation, alors il n'allait clairement pas repousser l'échéance pour satisfaire son amant.

Le jeune adulte s'était découvert une véritable passion pour les fellations, lors de ses différentes aventures, que ce soit avec Jeanist ou d'autres garçons, lors de son adolescence. Même avec ses rares expériences féminines, il appréciait avoir la bouche occupée. Que ce soit des doigts, un gland ou même des bourses, sentir le poids d'un membre sur sa langue, le goût salé de la peau sur ses papilles, la chaleur qui envahissait et élargissait sa gorge suffisait à le satisfaire. Rien que d'y penser, son érection déjà bien dressée grossit un peu plus.

Les mains de l'adulte attirèrent la tête du plus jeune contre son pubis et la collèrent sur sa peau. Katsuki inspira très fort, son cœur battait si fort alors qu'il se droguait de l'odeur marquée et musquée de son amant, le nez plongé dans sa toison pubienne. Le jeune adulte avait l'impression d'avoir tiré sur plusieurs tafs de beuh, rien qu'en respirant l'odeur de son amant. Putain, il allait vraiment venir sans se toucher, si ça continuait comme ça.

S'il n'avait pas craint une punition qui repousserait la tant attendue fellation, Katsuki se serait frotté contre le pénis de son amant, ses bourses, ses poils, pour stimuler l'odeur et s'en délecter.

Jeanist délaissa ses cheveux, arrêtant de les caresser ou de les tirer selon s'il voulait le féliciter pour sa docilité ou le guider. Ses doigts partirent à la découverte de son visage, ses pouces caressant ses lèvres, avant qu'il n'appuie sur l'articulation de sa mâchoire ce qui le força à ouvrir la bouche.

Enfin !

Le regard féroce de Katsuki brula d'envie. Ils allaient enfin commencer les choses sérieuses. Jeanist guida sa tête vers le pénis qu'il rêvait d'avaler et le jeune adulte ouvrit un peu plus la bouche.

« Sois sage. » Lui susurra Jeanist avant de fourrer son pénis dans sa bouche.

Katsuki ne put retenir son gémissement d'extase étouffé par le membre imposant, créant de délicieuses vibrations contre ce dernier. Il avait enfin ce qu'il désirait. Tout en sous-entendus, Jeanist lui avait ordonné de ne pas bouger, de le laisser faire, avec sa phrase, alors il fit la seule chose qui lui était autorisée : sucer. Littéralement.

Il creusa des joues, frotta sa langue contre le gland qui remplissait sa bouche, suçant du mieux qu'il le pouvait alors que Jeanist guidait sa tête dans des va-et-vient qui lui convenaient, ses doigts accrochés à son crâne. Il ne tarda pas à taper dans le fond de sa gorge et Katsuki la détendit du mieux qu'il le put.

Jeanist avait du apprécier l'effet de ses gémissements sur son érection car, de son pied déchaussé, il vint caresser le pénis délaissé de Katsuki. Ce fut un toucher presque aérien, au début, mais ça suffit pour que ce dernier sursaute, surpris, et que sa gorge spasme délicieusement autour son membre qui l'étouffait. Jeanist lui refusait de reculer, alors qu'il continuait son petit jeu avec son pied.

Katsuki ne retint plus ses gémissements, ni la bave abondante qui s'écoulait d'entre ses lèvres causées par son étouffement, lorsque Jeanist repoussait sa tête pour l'empaler à nouveau plus profondément la fois suivante. Ce gars le torturait et le n°3 des héros adorait ça.

Il lui tapotait les bourses du bout des orteils, lui procurant un douloureux plaisir, avant de les masser puis de les faire rouler. De temps en temps, il allait frotter de sa voute plantaire son gland gluant de liquide séminal.

Katsuki était au paradis et au bord de l'orgasme. Il commençait à trembler, l'orgasme venait, il le sentait. Jeanist ne lui avait rien interdit, il avait le droit de venir quand il le voulait, et il n'allait certainement pas se gêner.

Dans sa bulle, Katsuki mit un peu de temps à entendre la sonnerie de son portable abandonné au bout du lit. Il redescendit lentement sur terre avec un grognement frustré. C'était la sonnerie du boulot, il devait répondre.

Il tapa deux fois sur la cuisse de Jeanist qui lui lâcha aussitôt la tête et retira son pied de son membre tendu.

« Tout va bien ? » Lui demanda-t-il, son regard cherchant le moindre signe de mal-être.

« T'inquiète, juste le boulot. », l'informa Katsuki en se redressant et en s'allongeant à moitié sur ses jambes, pour récupérer son téléphone.

Jeanist hocha de la tête et profita de la position de Katsuki, à moitié allongé sur ses jambes et à moitié sur le lit, pour commencer à lui étirer et lubrifier l'anus. Ce dernier récupéra rapidement son téléphone qu'il déverrouilla. Ses doigts pianotèrent rapidement sur l'écran. De temps en temps, il lâchait un râle de plaisir sous les attentions de Jeanist, mais, rapidement, un râle de désespoir. Putain, ses gars avaient besoin de renfort et c'est lui qu'ils faisaient chier.

« Le devoir m'appelle, j'vais devoir y aller. » S'excusa le blond en tapant une réponse à son collègue sur son écran.

Ça ne pouvait pas plus mal tomber, cette merde. Il allait devoir se coltiner sa trique d'enfer toute la journée. M'enfin, il n'avait pas vraiment le choix et casser des dents de vilains était une bonne compensation.

« La vie de numéro 3, tu connais, j'ai plus une seconde pour moi. » Se vanta Katsuki, un sourire de requin au visage, alors qu'il se relevait et quittait les jambes de son amant, les doigts de ce dernier l'abandonnant.

Son regard pétillait d'une lueur plus calme, moins sauvage, mais toujours aussi déterminée alors qu'il releva son pantalon. Ses doigts venaient de frôler le pompon bleu électrique attaché à la sangle de sa ceinture. Il ne s'en séparait jamais, de ce truc. Plus depuis la promesse qu'il avait faite à Jeanist.

« Ce n'est pas la modestie qui t'étouffe, dis moi. »

Voir Jeanist, aussi sérieux, le railler comme ça alors qu'il était encore assis sur le lit, le nez à quelque centimètre de son pénis toujours à l'air et la lueur frustrée illuminant discrètement sa rétine fut trop pour Katsuki. Il rit, dévoilant sa gorge au regard encore enfiévré et désireux de son amant, et rangea son engin avant de remonter sa braguette. Il pouvait le déceler malgré la maîtrise monstrueuse de ce type pour se donner un air sérieux.

Le plus jeune ne mit pas longtemps à se rhabiller, quelques minutes à peine. Après tout, ils n'avaient pas vraiment prit le temps de se déshabiller. Une fois son blouson sur le dos, il se dirigea vers la porte, saluant son amant mais Jeanist l'interpella et Katsuki se retourna vers lui.

« Tu veux repasser ce soir ? » Lui proposa-t-il en se rhabillant également, comme s'il lui parlait de la pluie et du beau temps.

C'était tentant, très tenant. L'anticipation et l'envie de se laisser guider par ce monstre du contrôle, le laisser le modeler selon ses désirs et le laisser se servir, le combler, sans avoir la certitude que lui-même puisse se vider, firent frissonner le jeune blond. Son plaisir lui tordait déjà l'estomac, le suppliant d'accepter, mais Katsuki refusa dans un grognement, en secouant négativement de la tête. Il ne pouvait pas, ce soir.

« Nan, pas ce soir, j'ai rendez-vous avec Eijiro. J'te tiens au courant par message, pour la prochaine fois. » Lui apprit Katsuki avant de refermer la porte derrière lui, après que Jeanist l'ait salué.

C'était leur première soirée « de couple », Katsuki ne voulait pas l'annuler, même s'il ratait une bonne nuit de baise. Après tout, il aurait tout le temps de s'envoyer en l'air plus tard et, vu leur emploi du temps chargé de super-héros dans la fleur de l'âge, il ne pouvait négliger aucun moment passé seul avec Eijiro.

Et puis, il pourrait toujours tenter de l'initier, lorsque leur nouvelle vie de couple serait un peu mieux installée. Un plan à trois avec Jeanist aux commandes, il en avait toujours rêvé.


Et voici :3 Petite précision : Kasruki et Kirishima sont dans une relation libre, ils peuvent coucher avec qui ils souhaitent, puisque soft boy Kirishima e peut pas apporter ce dont a besoin sexuellement Katsuki.

Si vous avez appréciez ou avez une remarque, n'hésitez pas à me laisser un petit (ou long) commentaire !