Coucou tout le monde,
Heureuse de vous retrouver sur ce recueil que j'avais mis en pause le temps d'une fic ( Le chasseur et le soldat).
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Je tiens à remercier ma béta et amie, Cha pour son indécrottable soutien et ses coups de pied aux fesses mais aussi pour son oeil de lynx.
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Cet OS sera un rien plus long que les autres et probablement l'un des plus fluf du recueil.
Après tout, un peu de douceur dans ce monde de brute ne peut pas faire de mal.
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Merci d'être là, encore et toujours...
Joyeuse Pâques
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Enjoy
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« Mais… »
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Dean n'aime pas les déclarations, ce n'est pas son truc, ça ne l'a jamais été. Ou à de rares exceptions près et uniquement pour son géant de frère, mais…
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Sam s'approche de son aîné assis à la table du grand salon. Il le voit plier consciencieusement une feuille blanche. Dean parait désabusé mais s'obstine en fixant de tant à autre l'écran du portable, avec une mine des mauvais jours.
« Besoin d'un coup de main ? » lui demande Sam, en ne sachant de quel ton user.
Il s'attend à ce que son frère le rembarre en lui disant de se mêler de ce qui lui regarde, mais…
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Dean soupire…
« Je suis nul à ces machins-là », en chiffonnant le papier et le balançant à travers la pièce.
Dean se cale sur sa chaise, en croisant les bras, plus dépité que rageur.
Sam note que le bout de papier en a rejoint trois autres ayant subi le même sort.
Il s'approche de lui et se penche sur sa chaise tout en jetant un œil à son ordinateur.
Il sent son frère se tortiller sur sa chaise, mal à l'aise.
« Dean ? », en le regardant, dubitatif.
« Tu la fermes ou tu m'aides » grommelle-t-il.
Après un court moment d'hésitation, Sam tire une chaise et s'installe à sa droite.
« Je t'aide » se contente-t-il de répondre.
Dean prend deux autres feuilles, en glisse une vers Sam et l'autre devant lui.
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Sam qui réussit du premier coup et Dean, lui, qui doit s'y reprendre à deux fois. Aucun mot n'est échangé, mais les traits de l'aîné se détendent, satisfaits… Le pliage de Sam a meilleure allure, mais…
Dean s'en fout…
Sam finit par se lever. Il sent bien que son frère n'ira pas plus loin… En tous les cas, pas devant lui…
« Je peux ? », en indiquant son écran.
« Mouaih » baragouine Dean, en refusant de croiser son regard, glissant ses doigts sous le papier avec un sourire de gosse, mais surtout avec une tendresse que Sam ne lui voit que trop rarement.
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Il regarde Dean ouvrir et fermer le bout de papier. Il s'éloigne de quelques pas et revient vers son frère.
Il pose un stylo sur la table sans dire un mot. Dean relève les yeux.
« Tu me trouves débile, c'est ça ? » marmonne l'aîné, mine renfrognée.
« Du tout », avec douceur.
« Tu parles ! ».
La main de Sam se pose sur la sienne au moment où Dean s'apprête à faire subir à sa feuille le même sort qu'aux quatre autres.
« Non », lui intime Sam.
« Putain, mec, j'ai bientôt 40 ans… Ce sont des trucs d'ado, ça », furieux contre lui-même.
Sam lâche sa main, prend le stylo et lui donne.
« Fais-le »
Dean plonge son regard dans le sien. Sam savait.
« C'est pathétique », en riant amer tout en jouant avec le stylo.
« Ça va faire un an, Dean… Un an »
« Il le sait… Je… J'ai pas besoin de le lui dire »
« Faut croire que oui », en lui indiquant le papier entre ses mains.
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Sam s'éloigne, ordinateur sous le bras et, cette fois, ne revient pas sur ces pas.
Dean entend la porte de sa chambre se refermer. Il est à présent seul, il pourrait tout laisser tomber, mais…
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Pour une fois dans sa putain de vie, il décide d'oser…
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Il est près de 21 heures quand l'ange débarque enfin, lui offrant ce sourire si particulier qui fait à chaque fois tomber son cœur dans ses godasses.
« Hello Dean », brisant volontairement son espace personnel.
« Hey Cass », en l'embrassant avec douceur, une main sur sa nuque pour le rapprocher de lui.
Un baiser qui s'éternise… Un baiser qui dérive…
« Tu m'as manqué » lui glisse Dean à l'oreille.
« Toi aussi »
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Un autre baiser et le bout de papier plié est glissé dans la poche arrière de son jean… Il aurait dû oser… Oui, mais…
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Il a envie de son ange…
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Dean n'arrive pas à trouver le sommeil… Castiel est couché contre lui, jambes emmêlées aux siennes. L'ange ne dort pas, il a juste mis sa grâce en veille.
Dean se glisse doucement hors du lit, enfile son boxer et quitte la pièce.
Quand il revient de la salle de bain, Castiel est assis sur le lit. Il lui sourit.
« Je t'aime » et Dean ne lui répond pas…
Mais…
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Après quelques secondes, Dean s'avance, se saisit de son jean et va s'asseoir à côté de l'ange. Il en fouille la poche arrière et sort son précieux bout de papier. Il y glisse, fébrile, deux doigts de chaque main.
« Dean ? », tête penchée, dubitatif.
« Donne-moi un chiffre ? », évitant de croiser son regard trop bleu.
« Je ne comprends pas ? », en fixant les mains du chasseur.
« Je te demande pas de comprendre… Juste de me donner un chiffre… Merde, Cass », à présent sur les nerfs.
« 18 », en s'écartant légèrement.
« Pourquoi 18 ? », suspicieux.
« C'est le jour où je t'ai ramené des enfers », d'une voix blanche.
« D'accord », en se giflant mentalement.
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Il commence à ouvrir et fermer les doigts et le papier danse entre ses mains. Il compte jusqu'à 18 et s'arrête…
Quatre dessins, sur les quatre surfaces. Castiel se penche, intrigué.
Un rond… Un carré… Un rectangle… Un triangle.
« Dean ? », en passant du visage aux joues rosies du chasseur, aux dessins.
« Choisis-en un », plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu, mais…
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Castiel finit par pointer le cercle…
« Le cercle ? » l'interroge Dean, d'une voix un plus douce.
« Je trouve cette forme harmonieuse », front plissé, concentré.
Dean sourit…
« Ouvre », en l'incitant, papier sous le nez.
« Quoi ? »
« Ouvre et lis », d'une voix mal assurée.
Castiel obéit un peu à contre-cœur et curieux à la fois.
Le papier s'ouvre… Le cœur de Dean s'emballe… Il se sent tellement idiot mais…
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Castiel relève la tête et le sourire lumineux qu'il lui offre, efface toutes ses angoisses.
L'ange prend le papier et en ouvre tous les quarts…
Derrière chaque forme, les mêmes mots :
« Je t'aime »
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Depuis Dean lui dit ces mots, mais…
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Castiel garde précieusement le petit origami dans la poche de son trenchcoat pour les jours où Dean oublie…
Le petit papier est usé, mais…
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Castiel s'en fiche…
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The end.
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Je vous avais prévenue, c'est fluf mais j'aime tellement écrire ce type de déclaration décalée, ça leur va si bien.
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Je me suis penchée sur la suite de soldat. Je ne veux pas précipiter les choses avec cette fic, elle me tient trop à coeur donc je prendrais le temps qu'il faudra pour l'amener là où je l'ai toujours voulu.
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D'ici là, je viendrais, de temps à autre, poster un OS. J'espère que vous serez toujours du voyage.
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Love you.
