Je tenais avant toute chose à vous remercier d'avoir été à mes côtés durant ces 365 jours. Cela me touche toujours autant.

Merci aux anciens lecteurs pour leur fidélité et merci aux nouveaux d'avoir oser l'aventure à mes côtés.

Merci aux lecteurs de l'ombre ou de la lumière.

Merci tout simplement d'être là et de donner vie à mes histoires et ce où qu'elles vous mènent.

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Un merci tout particulier à Cha, ma béta et complice pour son œil avisé.

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Si vous passez par ici, merci à Mysty et Chlo pour vos reviews sur ma fic « A contre sens »

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BONNE ET HEUREUSE ANNÉE

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Petit OS tout en douceur pour clore l'année.

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« Il neige »

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Il neige…

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Il se tient debout devant la porte du bunker, mains plongées dans les poches de sa veste. Visage offert aux flocons, yeux fermés, il tire la langue et étouffe un rire presque enfantin à chaque perle gelée qui s'y pose.

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Après quelques secondes, il s'avance de quelques pas et écarte les bras, paumes tournées vers le ciel.

Il est libre, heureux. Seul, planté au milieu de l'épaisse couche de poudreuse qui le cerne.

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Il a envie de hurler sa putain de joie… Et même si tout cela ne doit plus durer qu'une seule seconde, qu'une minute, une heure ou une vie, il s'en fout…

C'est toujours ça de pris sur ce qu'on lui a volé. C'est toujours ça de pris qu'on ne lui volera plus.

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Il ouvre les paupières et sa vue se trouble quand les flocons glissent sur ses cornées et se perdent dans le sel de ses larmes contenues.

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« Merde » marmonne-t-il, d'une voix serrée en laissant retomber ses bras.

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Tout ça, ce n'est pas pour lui…

Tout ça, c'est impossible…

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C'est trop, ce n'est pas assez.

C'est fragile et éphémère…

Ça le rend ivre d'un bonheur qui lui fait peur.

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Un morceau de saphir au milieu d'une forêt dévastée.

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« Dean », alors qu'une main chasse doucement les flocons de ses cheveux.

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Il refuse de baisser les yeux, brûlant ceux-ci dans ce soleil d'hiver qui perce les nuages sombres.

La neige a cessé de tomber tandis que la main glisse sur sa joue et s'échappe.

« Dean », avec cette tendresse si particulière qui le fait chavirer à chaque fois.

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Alors il obéit parce que ce bonheur, Dean refuse qu'il lui échappe, même une infime seconde.

Parce que demain ne sera peut-être pas.

La vie tient à si peu et le bonheur qu'à un fil.

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« Hey Cass », bravache mais trahi par le léger trémolo dans sa voix.

« Hello, Dean », plongeant ses océans dans les émeraudes. « Bonne année », poursuit-il en posant un baiser furtif sur ses lèvres.

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Lèvres qui se frôlent dans un baiser saisi par le froid.

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« Bonne année », lui répond Dean en souriant avant de s'écarter.

« Tu devrais rentrer » s'inquiète l'ange en chassant du bout du doigt les flocons en équilibre sur ses cils.

« Naaa… » lance le chasseur, éclat soudain rieur dans les yeux.

« Dean ? », perplexe, quand Castiel le voit s'accroupir à quelques mètres de lui.

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C'est alors que la porte du bunker s'ouvre…

« Les gars, le din… »

Sam n'a pas le temps de finir sa phrase qu'un bout d'hiver s'écrase sur son visage.

« Mais… », atterré. « Ça, tu vas me le payer », tout en glissant sa main sur le rebord enneigé du mur.

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S'ensuivent plusieurs minutes de glissades, d'insultes, de fous rires sous le regard à la fois dubitatif et amusé de Castiel.

Castiel qui se remémore…

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Un an jour pour jour,

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Dean et lui venaient de rentrer d'une chasse aux fantômes réglée en quelques heures.

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« Du gui ? » s'est étonné l'ange en levant la tête, s'arrêtant net.

« Sammy ! » a hurlé Dean, un rien paniqué.

« Quoi ? », en surgissant de la cuisine comme un diable de sa boîte, torchon à la main.

« C'est quoi ça, bordel ? », en pointant la branche accrochée au cadre de la porte.

« Bah… Du gui », comme une évidence, en s'essuyant les mains. « C'est la tradition… comme le sapin de Noël », en indiquant du menton ce dernier qui trône dans le salon.

« Elles sont païennes, ces traditions » a souligné Castiel, impassible.

« On s'en fiche » a baragouiné Dean. « Ça, c'est une tradition débile », joues rosies, mains qui se glissent dans les poches arrière de son jean.

« Personne ne t'oblige à la respecter ni à rester planter là comme un con. » a répliqué Sam, sourire en coin. « J'ai préparé du vin chaud… Amenez-vous », en faisant demi-tour. « Et bonjour à vous aussi », a-t-il pesté depuis la cuisine.

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Dean s'apprêtait à rejoindre son frère quand Castiel l'a stoppé d'une main sur le bras.

« Pourquoi du gui ? », suspicieux.

« Pour rien », a ronchonné le chasseur, en fuyant son regard.

« Un baiser échangé sous le gui est un présage de bonheur et de longue vie » a répondu Sam en hurlant depuis l'autre pièce.

« La ferme, Sammy », a fulminé Dean.

« Oh » a noté la voix rauque de Castiel.

« Amène-toi… J'ai soif », en se détachant de son emprise.

« Dean », a-t-il insisté.

« Quoi ? » énervé, en se retournant.

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Il n'a pas eu le temps de réagir que les lèvres de l'ange étaient déjà posées sur les siennes. Furtive caresse piégeant son souffle.

« Cass ? », en reculant d'un pas.

« Oui, Dean ? », bleu planté dans les orbes verts.

« Qu'est-ce qui t'a pris ? », effaré.

« Je voulais te souhaiter bonheur et longue vie », sourire timide. «… et puis j'en ai toujours eu envie », baissant la tête en glissant ses mains dans les poches de son trench devant la mine défaite du chasseur.

« Okay » a bafouillé Dean, se dandinant sur ses pieds.

« Je suis désolé », un peu sèchement, visiblement blessé.

« Je… Je suppose que je dois te rendre la pareille, du coup ? Non ? » a bredouillé Dean.

« Pardon ? », relevant le menton en tiquant.

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Dean s'est avancé et a posé à son tour ses lèvres sur les siennes pour un baiser, cette fois bien plus éloquent.

Sam n'oubliera jamais cette image des deux hommes, penchés l'un vers l'autre, mains dans les poches, s'embrassant sous une branche de gui.

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À ce souvenir, Castiel sourit et ses yeux croisent ceux de Dean, visage rougi par la neige et le froid. Une boule s'écrase sur sa nuque mais le chasseur ne bouge pas.

« Je… Je vais aller me changer », s'excuse Sam, maladroitement, en frottant ses vêtements humides. « Le dîner est prêt… Traînez pas trop », en fuyant vers le bunker.

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Dean s'approche, un peu gauche et s'arrête face à Castiel.

« Merci », en lui saisissant doucement la nuque d'une main froide.

« Pourquoi ? », en tiquant.

Pour toute réponse, Dean glisse son pouce sur la mâchoire de l'ange puis sur le bord de ses lèvres gercées. Avant de l'embrasser en prenant son visage en coupe pour y boire son bonheur jusqu'à l'ivresse.

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Et la neige se remet à tomber.

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Fin.

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Un peu de fluff dans ce monde de brute, ça ne fait pas de mal.

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J'espère vous retrouver l'année prochaine pour 365 nouveaux jours de partage.

Je posterai courant du mois de janvier mais je ne peux encore vous donner de date précise.

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Merci mille fois pour tout.

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Love you.

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Que le meilleur pour 2018 et toutes les années à venir.