Base : Harry Potter

Titre : Un baiser en cadeau

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : K = texte tout public (5 ans et +)

Disclamer : L'univers d'Harry Potter appartient à la grande JK Rowling. Je lui emprunte ses personnages pour faire joujou avec, mais je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : OS de Noël. 6e année. Harry n'a pas à cœur de laisser quelqu'un seul à l'infirmerie pour le réveillon de Noël, même si cette personne s'appelle Malfoy.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Si vous n'aimez pas ce genre, ne lisez pas !

Date de création de la fic : Décembre 2020

Note de l'auteure (je n'aime pas le terme « autrice ») : Je vous souhaite un très joyeux Noël ! En espérant que cette histoire saura au moins vous apporter le sourire. Gros bisous à tous !


Sixième année. Harry suspecte Draco Malfoy de préparer quelque chose et surtout d'être un Mangemort.

Les vacances de Noël sont arrivées. Étonnamment aux autres années, Malfoy ne rentre pas chez lui pour les fêtes. Harry reste également à Poudlard, contrairement à Ron et Hermione qui sont rentrés dans leur famille. Il n'a pas accepté l'invitation de Mme Weasley, préférant les laisser seuls pour fêter Noël. Il ne sait pas s'il aurait supporté d'être trop près de Ginny sans rien tenter de toute façon.

Le matin du 24, Draco se retrouve à l'infirmerie : il est sorti dans le parc pour se rafraichir les idées et a bêtement glissé dans la neige, se cassant une jambe.

Il a beau être son ennemi, Harry n'a pas à cœur de le laisser passer Noël seul. Aussi décide-t-il de mettre sa rancœur de côté et d'aller lui rendre visite. Pour lui, personne ne mérite d'être seul pour Noël. Et à dire vrai, comme ça, ça lui fera un peu de compagnie, à lui aussi.

Alors que le repas est bien avancé dans la Grande Salle, Harry demande à Dumbledore s'il peut prendre une assiette avec une part de dessert pour l'apporter à quelqu'un. Le directeur l'observe de son regard pétillant de malice avant d'acquiescer.

— Passe une bonne soirée, Harry, lui dit-il avec un sourire.

Harry acquiesce et sourit à son tour avant de quitter la pièce avec dessert et petite cuillère. Il espère que Malfoy ne l'enverra pas juste simplement chier quand il le verra arriver.

Devant la porte de l'infirmerie, il hésite entre entrer et faire demi-tour. Son idée lui apparait tout à coup comme complètement saugrenue. Oh, et puis merde : il ne perd rien à essayer ! Il entre doucement dans la pénombre de la pièce. Il sait que Mme Pomfresh est à table avec les autres élèves et professeurs. Malfoy doit donc sûrement être seul.

— Qui est là ?

Harry s'approche du lit d'où provient la voix, tandis qu'une lumière s'allume.

— Potter ?

La peur teinte aussitôt le visage du Serpentard.

— C'est bon, Malfoy. Je viens t'apporter ça. Et promis, je n'ai rien mis dedans. C'est vrai, j'aurais dû penser que tu n'en voudrais pas en supposant que c'est empoisonné. J'ai vraiment pas réfléchi. Tout ça était une mauvaise idée, je devrais y aller…

Draco se retient de sourire au fur et à mesure du monologue du brun. S'il avait des doutes, désormais, il n'en a plus. Le Gryffondor est bien trop honnête pour ça.

— Non, c'est bon, ça va aller. C'est très gentil de m'avoir apporté… de la bûche au chocolat ? Comment as-tu fait pour savoir que j'adore ça ?

Harry rougit.

— Euh… Je l'ignorais. Je sais juste que tu aimes le chocolat, donc j'ai choisi ça.

Le blond acquiesce.

— Et que me vaut l'honneur de cette délicate attention ?

— Je ne voulais pas te laisser seul pour Noël, c'est tout. Mme Pomfresh aurait dû trouver un moyen de te faire venir dans la Grande Salle, quand même.

— Oh, elle me l'a proposé, mais j'ai préféré refuser.

— Ah. Ma visite doit te paraître idiote, alors.

— Clairement, oui. L'intention me touche, mais je ne la comprends clairement pas. On se déteste, Potter. Je t'ai même pété le nez, il y a moins de quatre mois et depuis, je sais que tu épies tous mes faits et gestes.

Harry acquiesce. Il n'a aucune raison de nier.

— Que veux-tu ? C'est mon complexe du héros, tout ça, tout ça…

Draco soupire. Néanmoins, il attrape l'assiette pour en manger le contenu. Harry en profite pour s'asseoir et le regarde faire.

Lorsqu'il repose sa cuillère après avoir terminé son assiette, Draco remarque le sourire moqueur du brun.

— Quoi ? Il était empoisonné, finalement ?

Harry fait non de la tête.

— Alors quoi ?

Harry lui fait signe qu'il a du chocolat autour de sa bouche.

— Désolé, j'ai pas pensé à t'apporter une serviette.

Draco tente de s'enlever les traces du dos de sa main.

— Il t'en reste. Tu veux que je t'aide ?

Le blond rougit. Potter toucher son visage et si près de sa bouche ? Euh… très mauvaise idée !

— Non, ça ira, merci.

— Ça me perturbe.

— Eh bien, peut-être peux-tu retourner fêter Noël dans la Grande Salle, comme ça, ça ne te perturbera plus.

— Allez, je vois pas en quoi c'est si grave que tu acceptes mon aide… commence à se rembrunir Harry.

— La situation.

— Quoi, la situation ?

— Elle serait un peu trop gênante, explique Draco.

— Ah ? C'est pas comme si je pouvais avoir ce genre d'arrière-pensée, souffle Harry, agacé.

Draco détourne le regard.

— Ce n'est pas ce que j'ai dit non plus. Elle serait gênante pour moi, surtout.

— Mais pourquoi ? Ce n'est que moi.

— Mais t'es un homme et… et je pense que c'est déjà bien suffisant, donc…

— Ben, justement, je suis un homme, donc je ne vois pas pourquoi… Oh… Tu es gay ?

Draco hausse les épaules. Harry comprend surtout qu'il ne dément pas.

— Eh ben ça… J'aurais jamais imaginé. Pourquoi tu me le dis ?

— Parce que tu es là. Parce que tu insistes. Parce que tu ne voulais pas comprendre ce que je voulais dire par « gênante ».

Harry acquiesce.

— Et si je prends quand même le parti de t'enlever cette marque qui m'agace, il risque de m'arriver quoi ?

— Je préfère ne pas prendre le risque d'essayer, Potter.

— Moi si.

Et Harry se mouille le pouce et l'approche du visage du blond. Il lui retire rapidement ses traces.

— Voilà. Tu vois, c'est fait. C'était pas la mort.

Draco s'est figé, le souffle court, complètement rouge. Harry lève les yeux au ciel.

— Ah ouais. Tu dois être grave en manque pour réagir de cette façon. En même temps, est-ce que tu sais s'il y a d'autres gays à Poudlard ?

— Aucune idée, avoue Draco en se laissant tomber sur son oreiller.

— Je comprends que tu sois sensible à la moins petite chose, alors.

— Style… Comme si tu t'y connaissais beaucoup plus que moi en « vie de couple » !

— Pas beaucoup plus, mais un peu quand même.

— Ah oui : Chang.

— Euh… ouais. Qu'est-ce qui te dit que je n'ai pas eu d'autres copines ?

— Tout le monde sait toujours tout sur toi, Potter. C'est ça d'être « l'Élu ».

— Hum.

Harry songe que Draco n'a pas tort.

— Tu vas rejoindre les Mangemorts, n'est-ce pas ?

Le Serpentard grimace.

— Si on pouvait mettre ça de côté pour ce soir, Potter ? C'est Noël.

— J'imagine que si tu avais la Marque, Pomfresh l'aurait vue, continue Harry, se moquant pas mal de la demande du blond.

Draco lève les yeux au plafond et tend ses avant-bras dénudés vers Harry.

— Satisfait ?

— Oui. Heureux d'apprendre que tu ne l'as pas encore, même si je reste convaincu que tu trames quelque chose.

Le blond soupire.

— Laisse-moi tranquille avec ça, Potter.

— Ok. Comment ça se fait que tu sois resté à Poudlard pour Noël, cette année ?

— En fait, t'as juste saisi l'occasion de pouvoir parler avec moi ce soir pour satisfaire ta curiosité.

Harry est prêt à réfuter quand il constate que le blond a raison.

— C'est vrai. C'est plus fort que moi.

— Tu vas m'offrir un cadeau ?

— Comment ça ?

— C'est Noël. Tu comptes m'offrir un cadeau ?

— Euh… non. Je n'ai rien prévu. Parce que toi oui, peut-être ?

— Non. Mais je ne pensais pas recevoir ta visite non plus. Mais j'ai une idée de cadeau.

— Ah oui ? Et laquelle ?

— Je voudrais que tu m'embrasses.

— Pardon ?!

— Ça va être la guerre, Potter. Et je ne sais même pas ce que c'est que d'échanger un baiser avec quelqu'un.

— Mais… Tu ne peux pas me demander ça à moi !

— Pourquoi pas ? Tu es bien là, ce soir. Tu es la personne la plus charitable que je connaisse. Avoue que je ne perds rien à te le demander, en tout cas.

Harry secoue négativement la tête. Encore une fois, Malfoy a raison.

— Je ne me sens pas… Je n'ai pas vraiment envie d'embrasser un mec, tu vois… Surtout que j'imagine que tu ne te contenteras pas s'un simple smack, n'est-ce pas ?

— Je ne sais pas, moi. Tu es amoureux d'une fille, en ce moment ?

Harry se sent rougir. Ce qui donne sa réponse à Draco.

— Eh bien, tu n'as qu'à fermer les yeux et penser que je suis cette fille.

— Ça ne marche pas vraiment comme ça, Malfoy.

Mais après tout, pourquoi pas ? Ron ne le laisserait pas fréquenter sa sœur, de toute façon, alors pourquoi ne pas évacuer sa frustration par l'intermédiaire de ce baiser. Parce que, par-dessus tout, il s'agit de Malfoy. Comment peut-il réellement être en train de réfléchir à cette possibilité ?

— Tu dois vraiment être désespéré pour me faire une demande pareille, dit-il finalement, pour donner le change.

Désespéré ? Oui, quelque part, Draco l'est. Il ne sait plus quoi faire pour remplir sa mission. Déjà faudrait-il qu'il ait réellement envie de la mener à bien. Il n'est pas un meurtrier, après tout. Personne ne devrait avoir à supporter ce genre de pression pour sauver sa famille.

Harry observe Draco qui semble être parti loin, très loin dans ses pensées. Des pensées apparemment désagréables, d'après la tête qu'il fait.

— Je… je crois que je le suis, en effet, soupire Draco.

— Et si tu m'en parlais ? Je pourrais peut-être t'aider.

— Ça, je ne crois pas, Potter.

— Et si… Disons : tu me dis tes plans et en échange, je t'embrasse. T'en penses quoi ?

— Je ne peux pas t'en parler.

— Donc il y a bien quelque chose ! relève Harry victorieux.

Draco soupire à nouveau.

— Et je mettrai la langue, insiste alors le brun.

Le Serpentard rougit.

— Il m'a demandé de tuer Dumbledore, annonce-t-il de but en blanc.

Il préfère tenir secrète son autre mission.

Harry se met à rire, à la limite de l'hystérie.

— C'est du délire ! Une vraie mission suicide, ton truc. C'était pour ça, le collier ?

Le blond lève les yeux au plafond avec une grimace plaquée sur ses lèvres.

— Maintenant que tu sais, tu veux bien…

— Mais… Il se passe quoi si tu échoues dans ta mission ?

— Eh bien… Mon père et ma mère sont à ses côtés. Il peut s'en prendre à eux et en faire des exemples pour les autres.

— En les tuant, tu veux dire ?

Le visage du blond se referme.

— C'est l'idée.

— Ok.

Harry n'a aucune idée de ce qu'il peut dire ou faire pour aider le Serpentard. Une chose est sûre : il avertira Dumbledore le lendemain matin. Pour l'heure, il inspire profondément, se lève, retire ses lunettes qu'il pose sur la table de chevet du blond et s'assoit sur le bord de son lit.

Draco est troublé. Finalement Potter va tenir parole et l'embrasser ?

— Redresse-toi, au moins… soupire Harry.

Le blond acquiesce et s'exécute. Il déglutit en voyant que le regard du brun est posé sur ses lèvres. Il ne peut s'empêcher d'y passer un coup de langue pour les humidifier.

— J'ai du mal à me dire que je vais vraiment faire ça… explique Harry avant de se pencher vers Draco qui ferme les yeux en le voyant approcher.

Ça a le don de faire esquisser un furtif sourire à Harry avant que ses lèvres ne se posent sur celles du blond. Le contact n'est pas aussi désagréable qu'il se l'imaginait. Il se place un peu plus confortablement et passe une main derrière la tête du Serpentard avant de glisser ses lèvres contre les siennes, comme une caresse entre leurs bouches. Il s'éloigne légèrement.

— Essaye de faire comme moi et de suivre le mouvement, explique-t-il avant de rappuyer ses lèvres contre celles du blond.

Il sort légèrement sa langue. Il sent Draco sursauter très légèrement, puis se détendre en imitant Harry comme il le lui a demandé. Le Gryffondor en profite pour faufiler sa langue entre les lèvres du blond, caressant celle de ce dernier de la sienne. Il s'entend soupirer de satisfaction, ce qu'il ne comprend pas vraiment et décide d'ignorer, voulant mener sa tâche à bien et correctement. Mais sans qu'il s'en rende vraiment compte, le voilà pressé contre Draco Malfoy, à échanger avec lui le meilleur baiser de sa vie.

Lorsqu'il reprend conscience de ce qu'il est en train de faire, il met doucement fin à l'échange qui le laisse tout de même légèrement pantelant.

— Satisfait, Malfoy ? demande-t-il alors.

Relevant la tête vers lui, il remarque qu'il le fixe de façon étrange.

— Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

— J'ai envie que tu recommences. J'ai l'impression que mes lèvres sont en feu et j'ai le cœur qui bat la chamade. C'est normal ?

Le cœur d'Harry, lui, a un raté et il se sent rougir furieusement.

— Je… je ne sais pas. Peut-être que oui, parce que c'est ton premier baiser. Et c'est vrai que c'était très…

Allait-il dire « bon » ? Oui, sûrement. Car ça l'était assurément. Et cette contraction au creux de son estomac… Il ne s'attendait certainement pas à ça. Qu'a dit Malfoy, déjà ? Qu'il a envie qu'il recommence ? Harry s'en veut, mais cède quand même à la tentation : en même temps, c'est tellement bon d'embrasser Malfoy…

— Putain ! jure-t-il lorsqu'il s'éloigne à nouveau.

— J'ai l'impression que tu aimes ça.

— Ose dire que tu n'apprécies pas, toi, rétorque Harry violemment.

— Je n'ai jamais dit le contraire. Et… eh bien… merci. Merci d'avoir tenu parole et de m'avoir fait découvrir… ça.

— Tu t'es super bien débrouillé, avoue Harry.

— Ah oui ? C'est peut-être parce que tu es un bon professeur ? suggère Draco.

Harry rougit. Que sont-ils en train de faire ?

— Je… Eh bien, voilà. Tu as eu le cadeau que tu m'as demandé.

— En échange d'informations.

— C'est vrai. Je pense que je vais te laisser, maintenant.

Il remet ses lunettes et regarde l'assiette vide. Les elfes de maison s'occuperont de venir la récupérer.

Draco lui attrape le bras avant qu'il ne s'éloigne.

— Attends, Potter !

Le brun l'observe.

— Oui ? l'incite-t-il à poursuivre au bout de plusieurs longues secondes.

— Cette fille, tu en es vraiment amoureux ?

Harry fronce les sourcils.

— Pourquoi ? Tu comptes te servir d'elle pour me blesser ?

Draco a un mouvement de surprise avant de sourire.

— Tu n'y es pas du tout, Potter. En fait, je me demandais si je pouvais avoir une chance avec toi ou pas.

Le brun sent ses joues le brûler très fortement.

— Je… Je t'ai dit que je n'étais pas gay.

— Pourtant, tu as aimé m'embrasser. Donc, pourquoi pas ?

Harry secoue négativement la tête.

— Tu oublies le contexte, je pense.

— Et si je me range de ton côté ? Tu crois que toi et moi, ce serait possible ?

Harry se rassoit sur le lit.

— Mais… Et tes parents ?

— Dumbledore pourrait m'aider.

Harry regarde Malfoy de travers.

— Tu ferais ça pour moi ? Juste parce qu'on a échangé un baiser ?

— Deux. Mais je crois que oui. Toute cette histoire de mission me ronge. Regarde dans quel état je suis ! Et… Et je crois que je ne pourrai embrasser personne d'autre, Potter. En t'emparant de mes lèvres comme tu l'as fait, je crois bien que tu t'es aussi emparé de mon cœur.

— Je… Je ne sais pas quoi dire.

Lui aussi avait vraiment aimé embrasser le blond. Il en avait même ressenti quelques papillons vraiment très agréables dans le ventre, mais de là à sortir avec lui ! Et Ginny, dans tout ça ? Certes, Ron ne le laisserait pas fréquenter sa petite sœur, mais il le laisserait encore moins sortir avec Malfoy !

— J'ai peut-être une chance, alors, vu que tu prends la peine d'y réfléchir, sourit Draco.

C'est un sourire à la fois doux et triste. Harry ne lui a jamais vu cette expression-là avant.

— On garderait notre relation secrète ?

— Bien sûr. Sinon, je me ferai griller directement et mes parents en subiraient certainement les conséquences.

— Je… je crois…

Harry soupire.

— Je crois que je veux bien essayer, répond-il alors. Mais tu me promets de m'accompagner chez Dumbledore dès que tu seras remis sur pied, d'accord ?

Le cœur de Draco bat la chamade. Il a les yeux qui papillonnent. Potter a dit oui ? Oh, il semble le regarder comme s'il attendait une réponse de sa part.

— Pardon ? J'ai bugué à partir du moment où j'ai compris que tu acceptais de sortir avec moi.

Harry l'observe sévèrement, mais un sourire finit par s'étirer sur ses lèvres. Il pourrait très bien s'y faire à ce Serpentard-là.

— Je disais qu'il faudra qu'on aille voir Dumbledore ensemble quand tu iras mieux.

— D'accord. Tu peux venir m'embrasser encore, maintenant ?

— Hum… Encore une chose, avant.

— Laquelle ? soupire le blond qui a juste envie de retrouver les lèvres du brun et ressentir sa langue contre la sienne.

— On est en couple, alors ?

— Euh… oui. Je crois bien que oui, rougit Draco.

— Tu ne penses pas qu'on ferait mieux de s'appeler par nos prénoms, alors, désormais ?

Draco rougit davantage, troublé.

— Je crois que c'est une chose qui se fait, en effet.

— Eh bien, vas-y, essaie pour voir.

— Toi d'abord !

Harry se met à rire et se penche pour s'arrêter à quelques millimètres des lèvres du blond.

— Joyeux Noël, Draco.

Ce dernier sourit.

— Joyeux Noël, Harry.

Leurs lèvres se rejoignent enfin pour sceller leur relation nouvelle.

FIN