Une tempête pour Noël
Bill rangea ses affaires. Il venait de terminer sa journée de travail à la Banque de Gringott. Fraîchement divorcé de Fleur, il s'était porté volontaire pour venir travailler en ce jour du 24 décembre. En fermant la porte de son bureau, il soupira. Il avait entendu des gobelins dirent que dehors, le temps avait tourné et que de grandes rafales de vent avaient apporté la neige sur le pays. Il prit le chemin de la salle des Cheminettes, là où des dizaines de cheminées étaient reliées au célèbre réseau magique. Lorsqu'il y arriva, la pièce était déserte. Il prit une poignée de poudre ensorcelée puis entra dans l'âtre de la cheminée la plus proche. Il annonça clairement sa destination avant de lâcher la poudre sur le sol.
Il sentit la magie opérer et son corps enveloppé par une sorte d'aura. Mais quelque chose clocha immédiatement. De puissants courants d'air froid le frappèrent à plusieurs reprises, le bousculant sans ménagement. Lorsque le phénomène s'arrêta, il fut brutalement propulsé hors du réseau. Son corps tomba en avant et il roula violemment sur un tapis, jusqu'à se cogner contre un meuble. Bill gémit avant de se redresser lentement. Il s'aperçut d'abord qu'il était couvert de neige puis lorsqu'il observa la pièce où il se trouvait, il comprit rapidement qu'il ne se trouvait pas chez ses parents. Malgré la pénombre qui régnait dans la pièce, il vit que l'ameublement était luxueux. Difficilement, il se redressa et leva sa baguette pour éclairer la pièce. Il devina qu'il se trouvait dans une bâtisse d'une taille assez conséquente.
Du bruit se fit entendre dans le couloir. Bill se tourna à l'instant où les doubles portes de la salle s'ouvrirent. Une silhouette se dessina dans l'encadrement de celles-ci, Bill sentit alors sa baguette filer entre ses doigts. Il recula d'un pas avant de lever les mains au-dessus de sa tête.
« Attendez ! » dit-il. « Il y a eu un problème avec le réseau de cheminette.
-Bien évidemment, une tempête de neige frappe tout le pays, » lui répondit une voix masculine.
« Je m'appelle Bill Weasley, je travaille à Gringott, » se présenta Bill alors que le sorcier s'avançait dans la pièce.
« Un Weasley, c'est bien ma veine, » soupira l'homme en agitant sa baguette.
Aussitôt, la cheminée et les chandeliers s'allumèrent. Bill se figea en reconnaissant Lucius Malefoy. L'homme avait bien changé depuis le retour et la chute de Voldemort. Il avait d'abord perdu de sa superbe lorsque le Mage Noir le retira sa confiance. Puis il avait été désigné persona non grata dans la société sorcière après la bataille de Poudlard, où sa famille et lui avaient changé de camps. Un an s'était écoulé depuis. Lucius Malefoy s'était cloîtré dans son manoir, sa femme était partie en France et son fils avait choisi l'étranger pour finir ses études. Personne n'avait revu le sorcier depuis son acquittement. Bill l'étudia. Ses longs cheveux blonds, presque blancs, étaient désormais courts. Ses magnifiques robes de sorciers luxueuses étaient remplacées par un simple pull noir et un pantalon tout aussi sombre.
« Vous ne pourrez pas transplaner avec ce temps et le réseau de Cheminette risque de vous envoyer dans une autre maison. Venez vous mettre près de la cheminée, je ne veux pas être accusé de votre mort.
-Merci, » fit Bill en se rapprochant de l'âtre chaud.
Il tendit les mains vers le foyer pour les réchauffer puis il entendit un elfe de maison se glisser vers lui. Silencieusement, la créature lui prit son manteau enneigé. Bill lança un regard discret vers le maître de maison. Ce dernier observait les flammes danser.
« Votre épouse et votre fils sont ici ? » demanda poliment le rouquin.
« Non, Narcissa demande le divorce et Drago… l'université de Médicomagie de Tokyo demande de nombreux efforts. Il a choisi de rester là-bas pour les vacances.
-Je comprends, Ronald et Harry croulent sous les révisions pour leur formation d'Aurors, même Hermione semble ne pas savoir où donner de la tête dans ses études.
-Je pensais qu'avec leurs actes héroïques, certaines portes leur seraient ouvertes.
-On a proposé à Harry un poste au ministère mais il ne veut pas de favoritisme, » expliqua Bill. « Je suis désolé de vous déranger, vous aviez sûrement prévu quelque chose d'autre…
-Voyons, Weasley : je suis seul dans un immense manoir, » ricana froidement Lucius Malefoy. « Vous pensiez que j'allais dîner avec mes elfes de maison ?
-Non…
-De toute manière, vous ne pourrez pas partir d'ici avant la fin de la tempête. Tiky va vous préparer une chambre. Voudriez-vous prendre un bain pour finir de vous réchauffer ? »
Bill acquiesça. Il était très surpris du comportement de l'ancien mangemort. Le blond le guida à l'étage et lui montra une des salles de bains que comportait le manoir. Bill le remercia avant de s'y enfermait. Il enleva rapidement ses habits encore humides puis se tourna vers la grande baignoire qui trônait au centre de la pièce. Sur le mur d'en face, une immense fenêtre ronde lui dévoila le terrible spectacle que donnait la tempête à l'extérieur. Il soupira de bien-être en entrant dans l'eau chaude. Il se prélassa de longues minutes, plongeant parfois entièrement son corps sous la couche de mousse. Lorsqu'il sortit de l'eau, il fut surpris de constater que ses vêtements avaient été remplacés par d'autres. Une chemise blanche, un pantalon noir et une robe de sorcier verte. Il se mordit la lèvre inférieure avant d'enfiler la tenue. Étrangement, les vêtements étaient à sa taille. Il s'observa dans le miroir. Il sourit faiblement en se trouvant élégant. Il coiffa ses cheveux en catogan puis sortit de la salle de bain.
Il redescendit et trouva son chemin en suivant la lueur d'une pièce éclairée. Il regretta de constater qu'aucune décoration n'avait été installé dans le manoir. Pourtant, en arrivant dans la salle à manger où les elfes de maison avaient dressé une table pour deux personnes, il reconnut que la décoration de celle-ci était élégante et raffinée. Il fit le tour de la table en admirant le travail des elfes. Lucius Malefoy fit alors son apparition. Le blond avait fait l'effort de se changer et d'enfiler une de ses anciennes robes hors de prix.
« Tiky vous a donc sorti mes vieux vêtements ? Ils vous vont bien.
-Merci, ils ont l'air neuf au contraire…
-Ma garde-robe était autrefois bien fournie, » sourit discrètement Lucius. « J'espère que vous avez faim, je crois qu'en vous voyant ici mes elfes ont décidé de faire un repas gargantuesque.
-Ne vous en faites pas, ma mère cuisine toujours pour toute une légion.
-Je m'excuse si ce Noël ne sera pas celui que vous avez prévu avec votre famille, » fit Lucius en prenant place à table. Bill l'imita en rigolant :
« Mon divorce a eu lieu y a trois mois, ma mère et ma sœur veulent déjà me recaser avec quelqu'un… croyez-moi, c'est une torture !
-J'ai un faible souvenir de votre ancienne épouse, vous savoir divorcé me surprend. Elle était assez mignonne et intelligente.
-Oui mais elle a comprit qu'elle ne pourrait pas totalement me combler.
-Comment cela ? » interrogea Lucius alors que leurs verres se remplissaient de vin blanc et que des fruits de mer apparaissaient dans leurs assiettes.
Il fit alors le jeune homme rougir légèrement. Il le trouva adorable.
« Disons que j'apprécie les deux sexes, mais que j'ai toutefois une préférence pour la gente masculine.
-Par Merlin, » souffla Lucius, surpris. « Et comment votre famille le prend ?
-Ma mère veut absolument des petits enfants… elle n'imagine pas qu'aucun de ses enfants ne lui en donne. Mon père est plus philosophe.
-Vous avez de la chance. Ce n'est pas dans une famille comme la mienne qu'on aurait une telle ouverture d'esprit. Ce genre d'attirance est très souvent caché.
-Les temps changent et les générations suivent, » affirma Bill. « Et vous ? Votre épouse souhaite le divorce ?
-Notre changement de situation au sein de la bonne société n'a pas arrangé nos difficultés de couple, » se confia Lucius. « Notre mariage était arrangé depuis notre adolescence, Drago a grandi et est devenu adulte et indépendant, nous ne sommes plus influents. Elle a refait sa vie dans notre hôtel parisien et il semble qu'elle a rencontré un duc.
-Vous le prenez bien alors ?
-Je me suis fait à l'idée de finir ma vie en célibataire.
-Vous pourriez rencontrer quelqu'un d'autre, » suggéra Bill.
« Comme je vous l'ai dit, vous avez une certaine chance. »
Bill se figea, une huître à quelques centimètres de sa bouche. Avait-il bien compris le sous-entendu ? Lucius continua de manger comme si rien n'était. L'aîné des Weasley se racla la gorge avant de se reprendre. Après la dégustation de coquillages, ils eurent le droit à des toasts de foie gras et de tartines de truffes. Bill trouva la cuisine des elfes délicieuse. Après quoi, ils eurent un chaperon rôti et farci aux marrons. À chaque plat, Bill eut le droit à du vin, les meilleurs crus selon les dires de Lucius. Il but lentement chaque verre, dégustant l'alcool servi. Bill n'avait pas l'habitude de boire autant d'alcool et fut soulagé d'entendre le maître de maison annoncer aux elfes qu'ils finiraient par le désert dans le petit salon rouge.
Bill apprécia la décoration élégante de cette pièce. La salle était assez petite, presque intimiste. Le papier peint rouge bordeau était splendide et faisait ressortir les dorures de certaines moulures. Les deux hommes s'assirent sur un canapé, positionné en face d'une cheminée qui servait d'unique éclairage à la pièce. Cela donnait une ambiance chaleureuse et intime au salon. Deux assiettes apparurent sur la table basse devant eux. Bill prit la cuillère en argent et la planta délicatement dans la bûche pâtissière. Il poussa un petit gémissement en savourant l'excellent mélange du chocolat noir et du chocolat blanc qui fondait dans sa bouche. Il avala sa bouchée et sentit le regard de Lucius sur lui. Le sorcier aux cheveux blonds l'observait, ou plutôt le fixait. Bill se rendit alors compte qu'il avait un peu de bûche sur le coin de ses lèvres. Une main pâle se leva et se dirigea lentement vers son visage. Bill laissa Lucius Malefoy essuyait de son pouce le petit résidu. Le bleu rencontra le gris. La main du blond resta un instant sur sa joue.
Bill s'avança et fondit sur les lèvres de l'ancien mangemort. Il entendit Lucius gémir alors qu'il capturait son visage de ses mains. Leurs langues se rencontrèrent et se mirent à danser langoureusement. Lentement, Bill fit glisser ses mains du visage de Lucius jusqu'à son torse, qu'il caressa doucement. Puis alors qu'ils se séparèrent pour reprendre leurs souffles, Bill bougea ses mains pour défaire la robe du maître de maison. Le briseur de sort se mordit la lèvre avant de s'attaquer ensuite à la chemise que l'ancien mangemort portait. Il fit sauter les boutons et écarta le tissu pour avoir accès au torse pâle mais musclé. Bill se pencha pour l'embrasser à nouveau avant de descendre directement pour capturer de sa bouche l'un des deux boutons de chair roses qui s'offrait à lui. Sous lui, Bill sentit le corps de Lucius se cambrer avant ses mains qui vinrent se glisser dans sa chevelure rousse. Bill mordit, lécha, suçota, embrassa. Satisfait de voir le téton de l'ancien mangemort se dresser sous ses attaques, Bill l'abandonna pour descendre plus bas, laissant glisser sa langue sur la peau blanche. Arrivé devant la ceinture en cuir noire du patriarche des Malefoy, Bill s'arrêta un instant. Il leva les yeux vers ce dernier.
« Le lion aurait peur de rencontrer le serpent ? » questionna Lucius, taquin.
« Prétentieux en plus…
-Montre-moi donc où est passé le courage des Griffondor, Weasley.
-Bill, c'est comme ça que mes amis et ma famille m'appellent, » souffla le rouquin avant de s'attaquer au dernier rempart de tissus.
Ses gestes rapides et fluides libérèrent le sexe dur et gonflé du serpentard. Il glissa le bout de sa langue sur le gland rouge. Il ne lâcha pas du regard le blond qui le fixait intensément. Ce dernier sourit alors que la langue de Bill jouait avec son érection. Lorsqu'il le prit en bouche, Lucius souffla. Cela faisait des années qu'il n'avait pas eu d'amants. Tout comme avec son téton, il sentit Bill l'aspirait et le lécher avec avidité. Lucius tendit une main vers lui. Habillement il défit le catogan qui retenait les cheveux roux de Bill. Il joua avec les mèches lisses. Il ne l'avouerait pas aussi facilement mais il était fasciné par la teinte cuivrée de la chevelure du briseur de sort. Il ferma les yeux en laissant sa tête aller en arrière.
« C'est parfait, Bill... » soupira-t-il, d'une voix rauque.
Bill releva la tête et lâcha un instant le sexe. Entendre son prénom sortir ainsi de la bouche de l'ancien mangemort était assez érotique. D'une main experte, il le reprit dans sa paume. Il sourit en sentant sous ses doigts le pénis gonflé à l'extrême qui s'offrait à lui. Le gland était brillant et perlait lentement, la hampe chaude dans sa main. Bill avait envie de se toucher mais il se retint. Il voulait se concentrer uniquement sur ce sexe à quelques centimètres de son visage, de sa bouche qu'il imaginait déjà remplie de sa semence. Alors il reprit lentement ses caresses. Une main autour du sexe gonflé, l'autre jouant avec ses bourses. Les doigts de Lucius glissèrent sur son cuir chevelu avant que sa paume n'appuie sur l'arrière de son crâne pour l'inviter à le reprendre en bouche. Bill ne se fit pas prier, il l'aspira à nouveau et se mit à pomper en cadence. Son propre sexe était douloureux dans sa prison de tissu alors que celui de Lucius glissait désormais parfaitement dans sa bouche. Il l'enfonça jusqu'à l'étouffement. Lucius gémit alors que la masturbation et la fellation de Bill se faisaient plus rapides, plus sauvages, plus affamées.
Bill s'activa avec détermination et avidité. Il sentait le plaisir de Lucius monter. Le blond souffla, gémit. Et soudain, son corps se cambra. Il lâcha un long râle alors qu'il explosait violemment dans la bouche de Bill. Le roux avala sans broncher le liquide chaud et visqueux, tout en continuant à le caresser pour ne pas en perdre une goutte. Une fois rassasié, il se redressa tout en s'essuyant les lèvres. Il entendit Lucius jurer. Bill lui lança un regard amusé.
« Alors, papi ? » questionna le rouquin, provocateur.
« Bill, ce n'est pas parce que j'ai seize ans de plus que vous, que je ne tiendrais pas le rythme. Je constate que vous bandez dur.
-Deuxième round alors, Môsieur Malefoy ? » fit Bill en commençant à enlevant sa robe de sorcier. Mais Lucius l'arrêta d'un geste.
« Votre insolence mérite une punition adaptée, montons dans ma chambre. »
Bill sourit en le suivant hors du salon. Ils montèrent à l'étage et prirent sur la droite. Dans le même couloir où se trouvait la salle de bain que Bill avait utilisé, Lucius ouvrit une porte. La chambre dans laquelle ils entrèrent était grandiose et gigantesque. En face de la grande baie vitrée qui donnait sur un balcon, un grand lit king-size en baladin trônait. Lucius se dirigea directement vers ce dernier, tout en se déshabillant lentement. Une fois à côté, il se tourna vers Bill, qui lui était beaucoup plus rapide pour se défaire de ses vêtements. Dans un rire amusé, il grimpa avec hâte sur le lit. Sous lui, les draps en satin vert se froissèrent. Il roula sur le dos tout en regardant Lucius monter à son tour dans le lit. Il sourit malicieusement en apercevant le sexe du blond à nouveau dressé et prêt au second round. Lucius lui fit signe silencieusement de se tourner. Bill se mordit la lèvre inférieure avant d'obéir. Il se positionna à quatre pattes, appuyé sur les coudes et les jambes largement écartées.
Il sentit le poids de Lucius bougeait sur le matelas alors que ce dernier se positionner derrière lui. Les mains du blond vinrent caresser la peau de ses cuisses. Bill frissonna alors que les doigts de l'ancien mangemort malaxaient ses fesses. Le roux sentit les lobes de son fessier s'écarter. Un doigt glissa entre eux jusqu'à son anneau de chair. Lucius suivit de l'index le contour de l'intimité de Bill avant d'ouvrir le tiroir de sa table de chevet. Bill sursauta en sentant du lubrifiant froid couler sur sa peau sensible. Lucius joua avec son excitation grandissante. Son doigt glissa encore et encore en formant des cercles. Puis soudain, il s'arrêta sur son anneau de chair et poussa l'entrée. Bill gémit. Lucius fondit en lui et l'explora un long moment avant de faire entrer un deuxième doigt en lui. Bill soupira de plaisir, tout en attrapant son érection qui vibrait contre son bas-ventre.
« Le papi s'arrête là ou doit-il continuer ? » questionna Lucius, provocateur.
« Non, baisez-moi, Lucius, » répondit Bill, plaintif.
Il entendit le blond rire discrètement alors que ses doigts se retirer de son antre chaud et serré. Lucius attrapa son sexe et le guida lentement jusqu'à l'entrecuisse du roux. Il observa la pâleur de la chair qui s'offrait à lui puis son érection disparaître doucement à l'intérieur du briseur de sort. L'intimité de Bill était encore serrée. Lucius entama alors un lent va-et-vient. Peu à peu, il sentit le jeune homme se détendre, presque à chaque coup de rein. Il grogna en sentant son gland heurter la prostate du fils Weasley. Son sexe se mit alors à coulisser de plus en plus vite. Sous lui, Bill soupira fortement de plaisir. L'érection de Lucius s'enfonçait inexorablement.
« Lucius, » gémit Bill, en se masturbant de plus en plus vite.
Ce dernier se mit à le pilonner brutalement. Bill passa alors des soupirs aux cris de plaisir. Les doigts de Lucius s'agrippèrent à ses hanches pour le maintenir en place. Le bruit des claquements de sa peau contre celle de Bill couvrit rapidement leurs souffles saccadés, leurs gémissements et leurs soupirs. L'ancien griffondor fut le premier à atteindre la jouissance. Il sentit son sperme jaillir dans sa paume, couler entre ses doigts. Épuisé par l'orgasme violent qui le prit, il s'effondra. Allongé sur le ventre, il laissa les assauts de Lucius cogner sa prostate. Écrasé par le poids du serpentard, il le sentit fondre sur lui et lui mordre doucement l'épaule alors que son sexe vibra dans son antre. Le corps de Lucius fut pris de spasmes alors qu'il remplissait de sa semence les entrailles de Bill. Lucius roula lentement sur le côté pour libérer Bill de son poids. Tous les deux allongés sur le dos, ils s'observèrent silencieusement. Le visage du roux affichait un sourire béat alors que les traits de Lucius, connus pour être toujours froids, étaient cette fois sereins.
« J'ai une salle de bain attenante à ma chambre, » proposa Lucius, dans un murmure.
« Ça dépend si on tient à deux dans la baignoire ou la douche…
-Une douche câline ? » questionna le blond.
Bill hocha la tête avant de se lever et de se diriger vers une porte qu'il devinait être celle de ladite salle de bain. Lucius l'observa un instant avant d'appeler son elfe de maison.
« Le maître a appelé Tiky ?
-La tempête doit cesser quand ?
-Pas avant demain soir, maître.
-Dit aux autres elfes de décorer tout le manoir pour Noël, Bill va rester encore un peu avec nous.
-Oui, maître.
-Merci, Tiky. » Satisfait, Lucius sortit à son tour du lit et rejoignit son jeune amant sous le jet chaud de la douche.
En quittant la banque de Gringott, Bill Weasley n'avait jamais pu imaginer qu'il se retrouverait à passer la veille de Noël et son lendemain à faire l'amour avec Lucius Malefoy dans toutes les pièces de son manoir. Ni même de se surprendre à aimer ça et à tutoyer l'ancien bras droit de Voldemort.
De son côté, le sorcier aux cheveux blonds passa les meilleures fêtes de fin d'année qu'il avait vécues depuis des lustres. Le 28 décembre, il s'apprêta pour visiter son coffre. Les clients de la banque tenue par les gobelins furent surpris de le voir hors de son antre. Une fois ses comptes et la tenue de son coffre vérifié, il demanda à faire un détour par le service des Briseurs de Sorts. Là, il retrouva dans un bureau son amant à la chevelure de cuivre. Il lui offrit comme cadeau de Noël une boucle d'oreille pendante représentant un serpent en argent, et aux yeux formés par deux petits émeraudes. Pour le remercier, Bill empoigna sa robe de sorcier et le tira à lui. Cela finit sur le bureau où Bill travaillait et à une promesse de se revoir assez vite.
Personne n'imagina non plus que deux ans plus tard, lors d'un voyage au Japon, le blond posa un genou à terre pour demander au roux s'il acceptait de l'épouser. Bien sûr, le plus jeune accepta sans une hésitation.
PS : pour ceux et celles qui suivent « Contrats », plus que 3 reviews et je posterais le prochain chapitre. Des bisous tout le monde
