1ère année - 2e partie
Brightside a transformé notre boîte à chaussure en maison. Bella a trouvé des rideaux avec des tournesols lumineux à accrocher dans notre salon et un tapis couleur moutarde assorti. Je n'ai pas le cœur de lui dire que c'est horriblement laid. J'adore ça parce que c'est elle qui l'a fait.
La chambre de Landon est petite mais elle est parfaite pour le moment. Bella a tout ce dont il a besoin chez ses parents grâce à sa famille et à la mienne.
Avant même d'emménager ensemble Jasper et Alice nous ont envoyé un berceau de luxe qui se transforme en petit lit lorsque le bébé grandit. Il a des tiroirs ainsi qu'une table à langer. Maman a pris le bébé pour la nuit pour nous laisser libre et Bella et moi avons passé les trois dernières heures à essayer de comprendre comment monter ce putain de berceau.
"Nous n'aurons pas à nous soucier de lui acheter un nouveau lit pendant environ cinq ans," dit Bella, soupirant de contentement alors que nous regardons le lit monté. "Juste un matelas, merci mon Dieu."
J'acquiesce de la tête. "Ton frère est génial."
Je la regarde accrocher des cadres sur les murs du salon qui sert également de couloir à notre chambre. La plupart sont nouveaux mais le plus ancien est mon préféré. C'est la photo volée de Rosalie la première nuit de notre rencontre, cette nuit même ou Canal 3 a été conçu. Elle est dans un cadre argenté avec la note de Rosalie toujours au dos.
Nous passons le reste de la soirée à déballer nos affaires. Je n'ai pas grand-chose mais Bella a plus de vêtements qu'elle n'en a besoin. Ce qui me tue… c'est qu'elle met plus mes vêtements que les siens.
"Sérieux ? Tu es un stockeur," dis-je en la regardant fourrer un sac poubelle dans le placard.
"Continue à développer cette haine," grogne-t-elle, en me lançant un regard noir. "Je suis une fille, Edward. C'est tout à fait normal."
Je l'aide quand même.
Nous n'avons pas les moyens d'acheter un lit alors nous mettons nos lits jumeaux côte à côte et jetons un énorme drap par-dessus.
"Nous en aurons un vrai bientôt," je promets. Je mâchonne ma lèvre inférieure en regardant notre lit de fortune. Nous sommes censés faire une liste des choses dont nous avons besoin pour la cuisine mais je m'en fiche avec ce lit devant nous.
Elle hoche la tête en souriant un peu. Elle s'en fiche que nous n'ayons pas de lit. Elle est juste contente que nous soyons ensemble.
"Alors…" s'interrompt-elle en regardant entre le lit et moi.
En une fraction de seconde nous sommes sur les mains et les genoux rampant vers l'autre. Mes lèvres sont sur les siennes, chaudes et mouillées et tout ce dont j'ai eu envie au cours de la dernière année. Elle passe ses mains dans mes cheveux et gémit dans ma bouche. Chaque muscle de mon corps se tend par anticipation et je ne peux en avoir assez.
Sa bouche bouge lentement sur ma poitrine et j'entends les coutures de sa chemise se déchirer sous mes doigts.
"Putain," je respire en grimaçant. "Désolé, heureusement que tu as dis millions de chemises."
Elle rit et me traîne sur son corps entre ses jambes. Je ne me suis jamais autant senti à ma place.
Je passe mes mains sous son t-shirt, sur ses courbes.
"Allez, garçon qui aime la country," murmure-t-elle. "Montre-moi comment c'est de t'appartenir."
Je commence à l'embrasser partout, affamé et mourant un peu plus à chacun de ses gémissements. Je laisse mes lèvres s'attarder sur son poignet pendant que l'impatiente-qui-n'a- pas-eu-de-relations-sexuelles depuis toujours ouvre le bouton de mon jean. Je gémis presque de soulagement.
"Doucement," je souffle mais je suis comme déchiré à l'intérieur. Ma poitrine se tend pendant qu'elle fait passer ma chemise par-dessus ma tête. Mes yeux oublient tout le reste à part elle.
Violet.
Je sais que c'est merdique.
Nous sommes censés ranger nos affaires.
Mais comment suis-je censé m'arrêter ?
Mon rythme cardiaque redouble d'anticipation. Ça ne me dérange pas. Ce n'est pas une attaque de panique, c'est tout yeux sont flous et mes doigts partout où ils ne devraient pas être, cherchant uniquement les endroits que je suis autorisé à chercher. Son dos se cambre alors que mes doigts tirent vers le bas et elle crie quand ils frôlent ses plis.
"Lentement," dis-je, peut-être juste pour la torturer un peu plus.
Elle gémit et pousse son front vers moi. Je souris, un peu trop satisfait et pose un baiser sur sa clavicule.
"Arrête," sa voix craque et je retire immédiatement ma main de son pantalon. Je lève la tête et remarque ses yeux se remplir de larmes.
Mon cœur s'effondre. "Qu'est-ce qui ne va pas ?"
Ses lèvres tremblent. "Merde."
Je me mets à genoux et la tire à moi, essuyant les larmes de ses joues. Elle resserre ses jambes autour de ma taille, sanglotant dans mon cou. "Bella," je répète, désespéré de savoir ce qu'il se passe. "Brightside s'il te plait, dis-moi ce qui ne va pas."
"Je ne sais pas," elle hoquète et gémit. "Mets un préservatif."
Je n'ai jamais essayé aussi fort de ne pas rire d'une situation aussi peu drôle de ma vie.
"Bella." Je mords ma lèvre pour étouffer un rire. Je ne peux pas croire que je suis encore dur après l'avoir vue comme ça. "Bella tu veux bien arrêter de pleurer ? J'ai un préservatif."
Elle sanglote plus fort. "Ne me dis pas de ne pas pleurer." Elle me repousse. "Je l'aime mais je ne peux pas…"
"Chhuutt," je l'interromps avec mes lèvres, la réinstallant dans le lit. "Bella je sais. J'ai un préservatif. Tais-toi et laisse-moi m'occuper de toi."
Les pleurs cessent et le rire commence.
Elle m'embrasse en retour avec autant de ferveur que moi avant.
Ensuite j'ai la plus importante révélation de cette année, une qui aurait probablement pu m'amener beaucoup plus loin si je l'avais notée plus tôt.
Les femmes sont folles.
"Enlève mon pantalon," couine-t-elle en rejetant sa tête en arrière.
Les lits sont séparés.
Mes coudes s'enfoncent entre les matelas.
Nous rions et roulons de l'autre côté vers mon vieux lit. Elle soulève ses hanches pour m'aider à retirer son pantalon. Je me bats avec le coton stretch noir sur ses jambes.
"C'est quoi ce bordel ?" je me plains en jetant le tissu dangereux à travers la chambre.
"Leggins," dit-elle en clignant des yeux. Elle enroule ses jambes autour de ma taille avant que j'aie la chance de dire à quel point elles sont gênantes, tirant mes hanches contre les siennes. Ma poitrine se serre et sa chaleur m'attire.
J'atteins l'endroit d'où j'avais commencé avant qu'elle ne commence à pleurer, testant avec mes doigts le long de sa peau et gardant mes yeux fixés sur son visage. Ses yeux se ferment et son corps se cambre contre le mien. "Maintenant, Edward, s'il te plait."
"Juste une fois," je supplie en embrassant sa mâchoire.
Elle se laisse aller lentement, se défaisant et se resserrant, me rapprochant et me serrant plus fort dans ses bras. Je souris quand elle cesse de respirer et que sa main s'accroche à mon avant-bras. Ses yeux sont fermés et ses ongles griffent mon dos mais je m'en fiche.
"Allez Brightside," je supplie, frottant les lèvres contre le coin de sa bouche et le bas de son cou. Ses hanches se soulèvent du matelas et poussent mes doigts plus profondément. Je prends son téton dans ma bouche et elle crie. "Montre-moi ce que c'est d'être à moi."
Sa bouche s'ouvre et un cri s'échappe, son corps s'agitant contre le mien alors que je l'emmène plus haut.
"Magnifique Brightside," je murmure. Son corps se détend contre le mien et ses yeux s'ouvrent difficilement.
Elle déglutit et halète. "Putain, préservatif ?"
Je l'attrape par les hanches et la fais rouler. "Poche de devant."
Ses cheveux tombent sur mon visage et je les coince derrière son oreille pendant qu'elle fouille mon jean. Elle trouve le paquet et le tient en l'air, le regardant d'un air sceptique.
"Depuis quand tu as ça ?"
Je mâchonne ma lèvre. "Euh… quelque temps après que tu m'aies dit que tu étais enceinte," je me souviens, en opinant.
Elle est sur le point de me demander autre chose mais je la repousse et déchire le petit paquet.
Nous nous débattons avec le jean et le boxer et les envoyons valser plus loin. Je déroule le préservatif sur ma longueur, ressentant une sorte de soulagement en le faisant. Je veux dire ça craint mais putain…
"Mieux vaut prévenir que guérir?" me dit celle qui lit dans mes pensées et dont je suis tombé amoureux.
Je hoche la tête en m'installant de nouveau entre ses jambes. Je m'aligne avec elle et elle gémit, enroulant ses jambes autour de mes hanches pour me faire aller à l'intérieur. Je laisse tomber ma tête sur son épaule.
"Edward," gémit-elle, resserrant ses jambes et doigts autour de moi, m'entraînant plus profondément. "C'est sans risque. S'il te plait."
J'opine, relevant la tête pour la voir pendant que je continue, douloureusement tellement c'est lent, luttant pour lui montrer que je peux être patient. Ses yeux sont fermés et je la sens autour de moi, éclatante et palpitante, tout vaut la peine d'attendre.
Mes muscles s'enroulent et tremblent de retenue, ma poitrine est tendue et l'air qui m'entoure est plus épais et plus difficile à respirer. Elle est enivrante, parfumée à la vanille et à la lavande naturelle, elle me tire et me pousse et me tire encore.
Je me rends compte que je ne suis pas complètement à l'intérieur et laisse tomber plus de mon poids sur elle, coulant complètement.
"Putain," je pousse un demi cri et gémis en même temps, croyant que je viens de découvrir le paradis dans le corps de Brightside.
Elle crie et je ne l'entends pas, mes hanches bougeant en rythme avec les siennes.
"Edward." Des mains tremblantes me tirent plus près. J'essaie de garder les yeux ouverts sur elle mais c'est difficile de faire ça et de rester fort. Elle m'embrasse une fois, deux fois et je pousse plus vite instinctivement. "S'il te plait ne t'arrête pas."
Je secoue la tête.
Putain est-elle devenue folle ?
"Aide-moi," je la supplie, ouvrant ses jambes plus grandes et posant ma main entre elles. Elle marmonne et ferme les yeux. "Ouvre les yeux et montre-moi combien tu te sens bien Brightside."
"Tu le sais déjà." Elle arrive entre nous et guide ma main où elle est censée être, me montrant comment elle aime être touchée.
Mon bras tremble, mes muscles brûlent.
Je veux ralentir, être en contrôle et patient mais mon corps ne se soucie pas de ce que je veux. Je retire sa main et bouge pour aller le plus profondément possible, la faisant crier et mon torse s'enflamme d'un feu à propagation rapide.
Nous poussons et tirons l'un l'autre, les ongles grattent et les gémissements sont plus forts que jamais parce que personne n'est là pour nous entendre.
J'essaie de ne pas lâcher prise mais elle est trop serrée autour de moi et m'entraîne plus profondément avec des jambes tremblantes et des ongles implacables. Des perles de sueur glissent à l'arrière de mon cou et je ne peux plus.
"Laisse-toi aller," me dit-elle.
Et je me laisse aller.
Plus haut, plus profond que jamais, je l'embrasse pour couvrir les sons qui montent de ma poitrine.
Je ne sais pas comment elle fait.
Nous devons tous les deux être à l'école à huit heures du matin. Entre minuit et trois heures, pendant que j'essaie de dormir, Landon refuse de jouer à ce jeu. Il se fiche que ses parents doivent se lever tôt, cet enfant veut faire des bruits incohérents et empêcher sa mère de dormir toute la nuit.
"Dors, " dit Bella, comme si c'était possible. "Je l'ai, d'accord ? Rendors-toi." Bien que l'inconscience menace de me rattraper, je suis amoureux de la fille dans la chambre voisine.
C'est son anniversaire aujourd'hui. Dix-huit ans et elle reçoit des couches et un cadeau d'anniversaire agité. Pourtant, je… peux encore l'entendre, dans la pièce d'à côté, en train de rire.
C'est Brightside.
Elle fait ça depuis huit mois et me voilà prêt à me taper la tête dans le matelas pour étouffer les sons.
"S'il vous plaît, laissez-la dormir," je dis en l'air. "Juste une heure ou quelque chose, s'il vous plaît."
Je vérifie l'heure sur mon téléphone.
Quatre heures et demie.
Je me roule vers le lit de Bella et gémis sur son oreiller. Je me sens drogué et assoupi dès que je respire. C'est le parfum organique de Brightside.
Mes yeux s'ouvrent sur un réveil rouge, cinq heure vingt et un bruit de succion.
Sommeil.
Je repère Brightside sur mon ancien lit, avec LC à son bras, tenant le biberon pour lui pendant qu'elle s'efforce de garder ses paupières endormies ouvertes.
Je m'efforce de mettre mon poids en position assise, en clignant des yeux. Je tends les bras. "Donne-le, je peux le faire."
Sa tête se soulève. "Hein ?"
Je hoche la tête, en tendant la main pour prendre LC. "Je l'ai," j'insiste, en prenant le bébé et le monde dans mes bras. Il arrête de téter son biberon, en souriant autour de la tétine. C'est un regard qui dit : "Bonne chance, crétin."
Je le mets sur mon bras et je me tourne vers Bella. Elle s'est déjà endormie, courbée, assise. "Dors," dis-je, en poussant doucement son épaule.
"Ne me dis pas ce que je dois faire," marmonne-t-elle, mais elle se rabat quand même contre le lit. "Ne le laisse pas avaler de l'air."
Je bâille.
Je cligne des yeux et il est cinq heures quarante, le mini-moi boit dans un biberon vide.
"Merde," je chuchote en me demandant si j'ai fermé les yeux ou si je me suis endormi. Je retire le biberon de sa bouche, en mâchonnant ma lèvre inférieure alors que je le regarde. Ses yeux sont grands ouverts. "Tu n'as pas avalé d'air, n'est-ce pas ?"
Il cligne des yeux.
Je tire Landon vers ma poitrine, en essayant de lui faire faire un rot. "Je suis désolé," je murmure, en glissant sur le lit pour le transporter hors de la chambre. Il repose sa tête sur mon épaule. "Je suis vraiment nul à ça. J'aimerais bien... être plus comme maman. Elle sait tout."
"Eh," dit-il avec désinvolture. Il rote plusieurs fois sur le chemin de sa chambre.
"Essayons encore une fois." Je le fais descendre jusqu'au berceau et ne prends pas la peine de le couvrir. Je défais les premiers boutons de sa grenouillère. "Comment peux-tu dormir avec ce truc qui t'étouffe ?"
Il est bien réveillé, putain.
Je me glisse au sol et je colle ma main entre les barreaux de sa prison pour bébé, le laissant s'accrocher à mes doigts. Je le regarde se lasser de mes doigts et ses paupières s'alourdissent. Il dérive lentement, lentement, et je le suis juste après.
"Edward !?"
Je gémis.
Quelque chose me pousse l'épaule.
"Edward, il est 8h15."
Mes yeux s'ouvrent et se concentrent sur Landon. Il me tient toujours les doigts mais ses yeux sont fermés, son ventre bouge de haut en bas avec de minuscules respirations de bébé endormi. Mes lèvres s'agitent aux coins, mes paupières se referment, déjà à moitié endormies.
"Edward," elle plane au-dessus de ma carcasse mourante. "Edward, allez. Tu es en retard pour l'école."
Mon cœur s'arrête. Je suis debout en quelques secondes, je cours vers la salle de bain. "Putain."
L'anniversaire de Brightside est célébré chez ses parents avec maman et Max, Jasper, la petite Pixie, Rosalie et Em. Nous mangeons des spaghettis et un gâteau d'anniversaire et Bella fait essayer le glaçage à LC pour la première fois. Sa réaction est en quelque sorte la meilleure chose que j'ai jamais vue. Son visage se plisse, ses doigts se recourbent, un sourire de joie se dessine sur son visage.
"Bah !" crie-t-il, en tendant la main à Bella, ou peut-être juste à son gâteau.
"Oh non !" dit Jasper en riant. " C'est bien le fils d'une accro au sucre. "
"Tu n'aurais pas dû faire ça," dit Renée en secouant la tête. Je serre mes mains en poing pour les empêcher de s'approcher de son cou. "C'est déjà assez grave que tu refuses de l'allaiter. Et maintenant, tu lui donnes ces substances toxiques ?"
Le regard de Bella passe de sa mère vers le sol et tous les yeux se tournent vers Renée. "Je ne peux pas l'allaiter," elle chuchote. "Il ne voulait pas téter."
"Comment le saurais-tu ? Tu n'as essayé qu'une fois, tu ne lui as pas donné la chance..."
"Renée," commence Charlie, en soupirant.
"C'est notre fils, Renée," dis-je entre les dents. "Si Bella n'allaite pas, excusez-moi pour mon langage mais ce ne sont pas vos putains d'affaires."
La mâchoire de Jasper tombe et Charlie soupire.
La tête de Renée se tourne vers moi. "Pardon ? C'est mon petit-fils, j'ai le droit de m'inquiéter de ce que vous mettez dans son corps."
"Maman," gémit Bella, en repoussant son assiette. "Arrête ça…"
"Vous avez le droit de nous faire part de votre opinion," dis-je. "Cela ne veut pas dire que vous devez faire en sorte que Bella se sente comme de la merde pour ne pas avoir élevé notre fils comme vous pensez que c'est le mieux."
"Elle a dix-huit ans," répond-elle en me regardant. "Elle ne sait pas comment élever un enfant. Elle pourrait avoir besoin de conseils."
"Des conseils, maman", dit Jasper. "Elle n'a pas besoin que tu la juges, elle a besoin de ton aide."
Renée se tourne vers Bella. Elle regarde toujours ses genoux et se tord les mains alors que le LC essaie de la saisir.
"Ah !" hurle-t-il, en ouvrant et en fermant les mains dans un mouvement d'agrippement. Elle tourne rapidement la tête vers lui et il lui sourit dès qu'elle lui fait face. Il glousse, les joues rouges et joufflues, en riant.
"Ah !"
Bella retire Landon de sa chaise haute au moment où Renée soupire d'exaspération.
"Je te dois des excuses, Bella," commence-t-elle calmement. "Edward a raison, j'aurais pu exprimer mon opinion différemment mais essaie de comprendre que j'essaie seulement de t'aider, pas de te critiquer."
Bella hoche la tête et fait des grimaces lorsque LC tire sur ses cheveux. "Je sais que je ne suis pas parfaite mais j'essaie."
Je me rends compte que c'est probablement la meilleure et la pire chose que j'aurais pu faire, éloigner Bella de ses parents. Pire, parce que j'ai peut-être joué un rôle énorme dans la destruction de la relation entre Bella et Renée. Meilleure, parce que Renée est un peu folle et complètement dominatrice quand il s'agit en fait de comment nous élevons notre fils.
"Bah !" crie-t-il, en mettant son doigt dans le nez de son Brightside.
"Dégueu ! " Emmett rit. Bella aussi, se levant de sa chaise pour emmener Landon hors de pièce.
"Je vais le nettoyer," annonce-t-elle en sortant. Je soupire et me tourne vers ma mère.
Elle me sourit en se penchant vers moi.
"Ecoute-toi, petit. Utilise ta voix pour défendre ce en quoi tu crois," marmonne-t-elle, en me faisant un clin d'œil.
Je regarde derrière elle pour voir si Renée va bien. Elle est toujours les bras croisés et fait la moue comme un enfant de douze ans qui n'a pas obtenu ce qu'il voulait.
"Elle aussi," lui réponds-je.
Maman secoue la tête. "Renée croit qu'elle sait ce qui est le mieux mais cela ne veut pas dire qu'elle le sait."
Je hoche la tête. Je ne veux pas empirer les choses entre elles mais je ne laisserai pas Renée dicter à Bella chacun de ses mouvements.
"Je reviens," dis-je, en m'éloignant de la table.
Je marche dans le couloir pour trouver Bella dans la salle de bain. Elle se tient devant le lavabo avec LC sur sa hanche, fouillant dans son sac à couches avec sa main libre. Je m'approche pour prendre Landon et il saute pratiquement des bras de sa mère.
"Bah !" crie-t-il alors que je le prends. Ses mains vont droit vers mes cheveux et tirent, ce qu'il continue de faire à tous ceux qui le portent.
"Salut, mon pote." Je souris et retire sa main, en posant un baiser dessus. Je regarde Bella pour voir qu'elle fouille toujours dans le sac et prend son poignet. "Hé, tu vas bien toi?"
Elle hoche la tête, l'air troublé. "Je vais bien. C'est juste que... je ne sais pas ce que je fais..."
"Ne me dis pas que tu l'écoutes vraiment, Bella."
Elle renifle et regarde le sol. "Mais elle a raison. Je ne peux pas être une bonne mère, je ne connais rien..."
"Putain, tu te fous de moi ?" Je l'interromps.
"Bah !" Landon tend la main à Bella.
"Bella, si quelqu'un ici sait comment faire ça, c'est bien toi. Tu sais à quel point je me sens perdu quand tu pars et me laisse seul avec lui ? Tu es la seule à savoir comment le faire rire ou arrêter de pleurer. Tu restes debout toute la nuit et tu me laisses dormir - je me sens comme le parent paresseux ici."
Elle secoue la tête, ses yeux se remplissent de larmes. "Non, tu n'es pas paresseux. Tu fais tout pour nous. Tu nous as donné un foyer et..."
"Et tu travailles tout aussi dur," je t'interromps. "Peut-être que ta mère ne le voit pas mais moi si."
LC commence à tirer sur la queue de cheval de Bella. "Elle voit. Elle n'aime juste pas me voir faire des erreurs et peut-être qu'il en est une à ses yeux. Elle agit comme si... le mot A est toujours une option, alors que ce n'en est pas une. Elle pense que je vais à nouveau abandonner l'école."
"Non." Je grogne. "Ça n'arrivera pas."
"Ça n'arrivera pas," dit-elle.
"Bah !" crie LC, en palpant le visage de Bella et en la forçant à le regarder. Elle rit.
"Qu'est-ce qu'il y a ?" demande-t-elle. "Tu veux parler à maman et papa aussi ?"
Il pose sa tête sur son épaule et soulève le collier que je lui ai offert l'année dernière pour commencer à jouer avec.
Bella passe ses doigts dans ses cheveux châtain clair. "Retournons là-bas. Je me fiche de ce que tout le monde pense en ce moment."
Je hoche la tête. "Tu es sûre que tu ne veux pas juste partir ?"
Elle secoue la tête. "Non. Ma mère s'excusera encore, plus tard, elle a juste ses moments."
Je la suis en sortant de la salle de bain. "Ouais, eh bien, ne laisse pas ses "moments" te faire sombrer à nouveau parce que je ne la laisserai pas te parler comme ça et je suis sûr que Charlie serait d'accord."
Elle hoche la tête et LC se tortille pour m'atteindre. Je le prends et puis je saisis la main de Bella avant de retourner avec cette folle de famille.
"Prête ?" Je demande.
Prenant une profonde inspiration, elle me serre la main.
"Comme toujours."
