Année 2 - 1ère partie

"Je flippe !" crie Bella, par-dessus le son du groupe rock Cold War Kids.

"Détends-toi," je lui vole sa main pour entrelacer nos doigts. Je ne l'admettrai pas mais je/flippe aussi. "Je ne le laisserais pas avec Alec si je n'avais pas entièrement confiance en lui."

Mademoiselle Paranoïa a ces idées qui tourbillonnent dans sa tête selon lesquelles Alec nourrit Landon d'eau sucrée et fait des cascades de parkour toute la nuit. Je ne pense pas. Alec est vraiment cool mais il prend soin de son enfant. Il en sait plus sur le rôle de parent que moi, c'est sûr.

"Allez," je cède en l'éloignant de la foule. Partout où je regarde, il y a des corps dansants en sueur. Même Bella scintille de sueur, ce que je trouverais sexy sinon dégoûtant. Il fait aussi chaud que mi-juillet et tout le monde est serré contre l'autre, dégageant encore plus de chaleur corporelle inutile.

"Non, j'ai changé d'avis," objecte-t-elle.

Je me tourne vers elle, haussant un sourcil. "Tu dis seulement ça parce que j'ai acheté les places."

Un gars essayant de passer, frotte son torse contre le dos de Bella – putain bien trop près et bien trop intime – et je sens mes yeux sortir de ma tête. Elle est vêtue d'un short blanc et d'un débardeur rose vif qui expose beaucoup trop de décolleté. Je l'aurais remarqué plus tôt si nous ne nous étions pas précipités pour arriver à temps.

Nous étions trop occupés à chercher une baby-sitter de dernière minute. Celle d'origine, c'est-à-dire ma mère, a été appelée au travail. Au lieu de demander aux parents de Bella de prendre Landon à cette heure tardive, j'ai suggéré d'appeler Alec. Vingt minutes plus tard, il était à la porte d'entrée avec Cal dans ses bras. J'ai pratiquement traîné Bella hors de l'appartement dans le but d'arriver à l'heure sans jamais me soucier de ce qu'elle disait.

"Non, nous partons," j'insiste catégoriquement pour la faire partir après avoir vu sa tenue.

Je remarque qu'un mec qui passe par là et regarde – non mate – son cul. Je m'avance et passe ma main sur ses épaules en le fixant. Il lève ses yeux vers moi et pâlit en voyant mon expression.

Je souris, tournant la tête pour embrasser la tempe de Bella. "Je ne veux pas partir, restons encore pendant quelques chansons." Elle tire son débardeur plus bas et je secoue la tête fixant les bretelles. Elle rit. "Allez Edward, il fait chaud."

Je pince mes lèvres et remonte les bretelles pour que sa poitrine soit totalement recouverte. "Garde ça, là. Ne les descends pas plus."

Elle repousse ma main. "Arrête !"

Je secoue la main. "Tu devrais porter une veste."

Bella hausse un sourcil désapprobateur et je me tais, me tournant vers le groupe. "Désolé," je murmure en serrant mes lèvres.

Nous restons pour les trois morceaux suivants et Bella décide qu'elle veut une glace et rentrer à la maison pour profiter de la climatisation. Je lui dis que je suis d'accord et lance un regard à l'abruti derrière nous avant de partir.

Je me moque d'elle dès qu'on est sur le parking. "Tu devais vraiment porter ça ?"

"Vêtements ?" demande-t-elle innocemment. "Ouais."

Elle s'arrête de marcher alors que nous atteignons la troisième rangée de voitures et désigne le bas de la rue. Je regarde vers où elle indique. "Quoi ?" je demande ne comprenant pas ce qu'elle regarde. "Un chat errant ?"

Elle fronce les sourcils, les larmes jaillissant de ses yeux sans délai – ce à quoi je suis habitué à ce stade. Bella pleure tous les jours pour du lait renversé. "Attends," dit-elle en courant vers le chat. Je tape sur mon front, secouant déjà ma tête d'avant en arrière dans un mouvement défini.

"Pas possible." Je la suis. Quand elle prend le chaton orange, je grince des dents et marche plus vite. "Non Bella nous n'emmenons pas ce truc à la maison."

Elle sourit - ce sourire déchirant qui me met à genoux et me coupe le souffle – au chaton. "Bien…"

Je secoue à nouveau la tête. Je suis au-dessus de ce putain de sourire. "Non."

Elle me regarde. Je m'étouffe un peu, si peu habitué à ce côté sombre de Bella.

Je carre les épaules. "Repose-le, Bella."

Il n'y a pas moyen de ramener ce truc avec nous à la maison.

Sa lèvre inférieure fait la moue, ses yeux brillants de larmes de nouveau.

"Il n'a pas de maison Edward." Elle tient le chaton contre son visage et j'ai la nausée rien qu'à la voir avec ses petits yeux tristes. "Il ressemble exactement à M. Meowgi."

Alors elle tient le chaton sur le chemin du retour mais je lui fais promettre de le mettre dans la salle de bain jusqu'à ce que nous puissions l'amener chez le vétérinaire. Je ne veux pas de ça près du bébé tant que nous ne l'avons pas fait examiner et que nous ne savons pas s'il est exempt de toute maladie.

Je m'évanouis presque quand nous rentrons à la maison de trouver l'appartement remarquablement plus propre. Ce n'est pas comme si nous étions sales ou quoi que ce soit mais il y a généralement des jouets ou quelque chose que LC a jeté par terre. On dirait que quelqu'un a balayé, nettoyé la table basse et tapé les coussins du canapé. Alec est assis au bord du canapé, buvant un Monster et regardant la télé pendant que Cal dort sur ses genoux.

"Vous rentrez tôt," commente-t-il, en regardant sa montre.

"C'est onze heures et demie," lui dit Bella en le regardant avec méfiance. "Tu as organisé une fête ? Où est Landon ?"

Il nous lance un regard interrogateur, ce qui me retourne l'estomac. "Il dort. Où pourrait-il bien être ?"

Bella halète.

"Tu es sorcier ?" je murmure en me penchant.

Bella hoche la tête pour signifier son accord, passant devant nous pour amener le chaton dans la salle de bain. "Il est généralement debout pendant au moins une autre demi-heure."

Je lui dis de se laver les mains avant d'entrer dans la chambre de Landon et je jure que je la vois rouler des yeux.

"Non, pas de sorcellerie ici." Il sourit. "Comment était le concert ?"

"C'était chouette," dis-je en haussant les épaules. "Évidemment nous sommes partis plus tôt. Comment as-tu fait pour l'endormir ?" je lui demande en me penchant pour observer Cal et voir qu'il dort vraiment. Cal est un peu plus vieux que Landon et ressemble exactement à Alec. Je me demande si mon fils me ressemble autant. Il a déjà mes cheveux et la même couleur d'yeux, c'est tellement bizarre en y pensant.

"Nous l'avons épuisé," explique Alec arborant un sourire. "Plus vous jouez avec eux, plus ils brûlent d'énergie."

Je me demande comment Alec a ce genre d'énergie mais cela expliquerait la canette de Monster. Je joue toujours avec LC mais c'est plus des plaisanteries inutiles que de m'engager dans des activités avec lui. Bella fait des trucs tout le temps avec lui mais je suis généralement trop fatigué quand je rentre à la maison.

Je ne sais pas comment elle fait tout cela mais je remercie Dieu pour elle chaque jour.

"Les chats mangent-ils des carottes ?" demande Bella depuis le couloir en grignotant une des carottes miniatures.

Je secoue la tête. Alec se lève du canapé amenant Caleb avec lui. Il bouge à peine dans son sommeil, l'enfant est assommé. "Je suppose que je vais rentrer chez moi."

J'acquiesce. "Merci de l'avoir surveillé. Et d'avoir été Martha Stewart chez moi. C'était attentionné."

J'essaie de le payer cinquante dollars mais il refuse. "Non et ne t'inquiète pas pour ça mec. Vraiment je n'en ai pas besoin et Cal s'est bien diverti ce soir."

Je fronce les sourcils. "Alors tu voles de l'argent à Bella mais tu ne prendras pas le mien ?"

Il rit. "C'est la faute de Bella, elle avait parié contre moi."

Bella enlève sa carotte et hausse les épaules, se détournant de nous. "Je vais chercher du thon."

"Oui, fait le perdante," répond Alec en allant vers la porte. Je l'ouvre pour lui. "On se voit demain."

"Plus tard frangin," lui dis-je alors qu'il s'éloigne, retournant déjà dans la chambre de LC pour être sûr qu'il dort vraiment.

Prochaine chose sur la liste : se débarrasser du chat.


La partie la plus drôle de ma journée, regarder mon fils se balancer sur la banquette arrière de la voiture. Je le remarque à chaque fois simplement parce que c'est la meilleure chose que j'aie jamais vue. Il bouge sur n'importe quelle chanson, n'importe quand sauf si j'allume une station radio country. C'est pour ça que je sais que c'est le mien.

Il arrête de danser et me lance un regard sourcil froncé qui dit quoi ?

Nous sommes en route pour le marché. Landon est sur la banquette arrière tournant la tête sur une chanson de Grouplove quand je jure que je peux l'entendre chanter sur les paroles, il me reste encore un peu. Je dois baisser la radio juste pour l'entendre un peu plus clairement et être sûr que je ne deviens pas fou.

Landon parle rarement spécialement quand il y a du monde mais quand il le fait il dit des choses simples comme maman, papa et de nouveaux mots apparaissent tous les jours. Jusqu'à maintenant je ne l'ai jamais entendu faire une phrase entière. Mais là il ne fait pas que parler, il chante.

Fort.

"J'ai du chemin à faire !"

Je suis si excité quand je l'entends, je ne me soucie même pas de la signification des paroles. Je peux comprendre pourquoi il chante, c'est une chanson entraînante et optimiste, peu importe de quoi il s'agit.

Je ris et je monte le son un peu plus fort, sans vouloir le décourager. "Allez, mon pote. Chante-la."

Il le fait, bien qu'il ne connaisse pas vraiment les paroles du reste de la chanson, il connaît le refrain par cœur. Il donne des coups de pied et se cogne la tête en hurlant. Ce gamin a des poumons.

J'appelle Bella dès qu'on arrive au magasin pour lui dire.

"C'est génial !" dit-elle en riant. "J'aurais aimé être là. Vous me manquez."

"Tu nous manques aussi." Je souris, en éloignant le téléphone pour le mettre sur l'oreille de Landon. "Tu veux dire à Maman qu'elle te manque ?"

Il fronce les sourcils, me prenant le téléphone pour le tenir maladroitement contre sa joue. "Maman manque."

Ce gosse.

Mon cœur enfle et je reprends le téléphone avant qu'il ne le lâche. "Tu es toujours là ?"

"Ouais." Elle soupire. "Je deviens folle ici. J'ai besoin d'un nouveau boulot."

Je suis d'accord. Le travail de Bella ne paie que le salaire minimum et je gagne le double plus la commission à GameShack. Aro me donne une augmentation tous les cinq mois et Bella travaille chez Lilly pour le même salaire depuis plus d'un an et demi.

"Ne t'en fais pas... tu trouveras quelque chose," lui dis-je en tirant le doigt de Landon de sa narine gauche et en utilisant un paquet de mouchoirs de ma poche arrière pour lui essuyer le nez.

Oui, j'ai toujours des mouchoirs dans ma poche arrière.

Vous pouvez juger autant que vous voulez mais ne venez pas vous plaindre à moi quand vous aurez besoin de vous moucher plus tard.

Je l'entends soupirer. "Je sais, c'est juste ridicule. Tout le monde dans cette ville sait que j'ai un enfant, j'ai abandonné l'école..."

"On s'en fout de ce qu'ils pensent !" je l'interromps, mon sang bouillonnant. Landon cligne des yeux, probablement préoccupé par mon éclat soudain. Je lui pince le nez et lui fais un sourire. "Ils ne te contrôlent pas, Bella. Si tu ne veux pas travailler là, très bien, tu devrais peut-être trouver quelque chose de plus proche de Port Angeles mais ne les laisse pas t'abattre comme ça."

Je peux l'entendre soupirer. "C'est trop loin, Edward."

"Alors nous allons bouger. Tu peux changer d'école et je resterai à la maison et m'occuperai de Landon parce qu′il est trop mignon en ce moment," je marmonne, en me penchant sur le chariot pour lui souffler sur la joue. Il s'étire en gloussant.

Bella rit aussi. "Je t'aime... mais nous restons à Forks. Nos familles sont ici et ça ne serait pas bien d'éloigner Landon de tout cela. Non seulement mes parents seraient furieux mais ta mère me tuerait."

Je fais la moue, de peur de devoir être d'accord avec elle. "On va trouver une solution. Ensemble."

Elle soupire doucement. "D'accord... ensemble."

Landon, qui est assis dans le chariot, se retourne pour attraper un paquet de rasoirs. "Papa," il gémit. Je lui passe quelque chose de moins dangereux, une boîte de céréales. Il la jette par terre. "Non !" il crie.

"Ne jette pas." J'essaie d'avoir un son sévère quand je me penche pour le ramasser puis je m'arrête net quand je repère quelqu'un dans l'allée.

Non. Putain. Non.

Je ne le reconnais pas immédiatement mais c'est presque comme si je pouvais sentir que c'est vraiment lui. Il est si différent qu'il ne l'était il y a quelques années. Son comportement est détendu, les épaules sont affaissées et la tête inclinée. Même sa tenue ne ressemble pas à celle du Jim que j'ai connu : col en V gris, short cargo et chaussures chucks gris foncé.

Il se tient à côté d'une fille blonde, le bras posé sur son épaule, alors qu'ils sont en train de choisir des échantillons de peinture.

Je suis sur le point de me retourner et de sortir de là quand Jim se retourne et croise mon regard.

Nous restons là, comme des statues, pendant une minute, à nous regarder. Puis Landon se tortille dans son siège, en gémissant. "Oot, papa ! Dehors !" Les yeux de Jim se posent sur LC, un lent sourire se répand sur ses lèvres.

Je hoche la tête, le tire du siège du chariot et le pose sur le sol. Je saisis sa main pour l'empêcher de filer- parce que ce gamin aime courir, pas marcher. Quand je vois qu'il ne va pas coopérer, je le prends dans mes bras, juste au moment où Jim marche enfin dans notre direction.

Je ne lève pas la tête avant qu'il nous atteigne, trouvant ce moment extrêmement terrifiant.

Et si c'était moi ?

Et si j'avais remarqué Canal 3 dans le magasin et que je l'avais voulu il y a deux ans alors que je ne pouvais pas l'avoir ?

Jim n'a pas compris cela - nous n'avons même pas envisagé de lui donner le bébé après sa séparation avec Victoria. Je voulais trop Landon et Bella aussi. Que nous soyons assez bons ou non n'avait pas d'importance.

Nous ne pouvions plus supporter l'idée de donner notre enfant à l'un d'entre eux.

Ça me déchire à l'intérieur. L'aurions-nous fait s'il l'avait demandé ?

Honnêtement, cela semble être une possibilité. Nous faisions confiance à Jim mais ils avaient ouvert une brèche importante, et toute confiance s'est envolée par la fenêtre.

Victoria et James nous ont brossé un tableau parfait, nous laissant croire qu'ils étaient heureux, donc amoureux, et les parents de nos rêves pour notre fils. La vérité : leur tableau était faux et c'était nous les parents de nos rêves.

Jim est prudent lorsqu'il s'approche de nous mais il compose un sourire sur son visage lorsqu'il s'arrête devant notre chariot.

"Hé, mec !?" dis-je, en espérant que cela suffira à dissoudre la tension dans l'air.

Je sais qu'il se demande probablement si je suis toujours en colère contre lui, même si je ne l'ai jamais vraiment été. J'étais un gosse qui ne savait pas quoi faire et j'ai eu une crise de panique à chaque tournant de ma vie, donc naturellement je me suis défoulé sur Jim.

"Waouh", murmure-t-il, en regardant Landon puis moi. "J'allais te demander si c'était le tien mais …"

Je glousse. LC se tortille dans mes bras et pose sa tête sur mon épaule, en cachant son visage dans mon cou. "Hum, ce petit gars timide est Landon." Je bouge mon cou pour essayer de lui faire montrer sa tête.

Il sort lentement sa main et fait des signes.

"Jim ? Qu'est-ce que tu fais ?" une femme appelle de derrière nous. Elle rejoint Jim, en regardant entre nous avec prudence avant de me faire un sourire d'appréhension.

"Je suis Edward," je me présente en lui tendant la main. Elle s'avance pour me serrer la main.

"Bree... oh." Elle halète, ses yeux voltigent de Landon à Jim. "Tu es Edward... Edward ? Edward !"

Landon se tortille et montre l'estomac de Bree du doigt. "Bébé !"

Je suis ses yeux et je remarque que la fille est, en fait, enceinte. Je veux lui demander comment - mais je suppose que ce n'est pas le sien.

"Désolé", dit Jim, en clignant rapidement des yeux et en secouant la tête. "Je suis désolé, Edward. Je ne sais pas où je... suis allé pendant une seconde. C'est ma fiancée, Aubrey."

Aubrey-Bree sourit et fait signe à Landon. "Salut, mon pote. Waouh, tu ressembles à ton papa."

J'essaie de ne pas être trop flatté par ça mais comment ne pas l'être ? Pour ne pas dire que je suis le plus sexy des mecs mais je ne suis pas trop mal. Combinez mon look avec la beauté sans fioriture de Bella et vous obtenez Landon Carlisle.

Il m'enfonce à nouveau son visage dans le cou mais je le sens sourire.

"Ne sois pas timide." Je lui donne un petit coup sur le côté et il glousse. "Sois gentil et dis hello."

"Hewwo", il murmure dans le cou.

"Fiancé, hein ?" Je demande à Jim. Il sourit et fait un signe de tête. "Je devrais sauter dans ce train aussi. On en a déjà parlé."

Ce n'est pas tout à fait vrai. Nous n'en avons pas parlé mais je ne vois pas pourquoi Bella ne voudrait pas m'épouser. Nous savons que nous sommes amoureux, nous voulons passer le reste de notre vie comme ça. Ensemble.

Le mariage n'a pas vraiment été en tête de ma liste de priorités qui a été extrêmement longue, et plus je vieillis, plus la liste est longue.

Maintenant, cela devient lentement ma priorité absolue.

C'est comme le dit Alec : mets-y une bague.

"Vous êtes toujours ensemble ?" demande Jim, en me souriant. "Je savais que vous le feriez. Vous étiez comme un à l'époque, presque la même personne. Je suis content que tout se soit arrangé."

Je hoche la tête, en souriant un peu. "Ça a marché."


"Alors c'est son enfant ?"

Je hausse les épaules, en gardant un œil sur Landon. Il est assis par terre avec le chat, que je trouve légèrement dégoûtant.

"Ce n'est pas... pas, son enfant. C'est celui de son frère." Bella s'étouffe avec son soda et je me sens mal. "Pas comme ça, il... a donné du sperme."

"Perm," dit Landon depuis le sol.

Je blanchis puis je regarde Carrot, le chaton de Bella. Je craque et le connard me siffle dessus. "Je n'aime pas cette chose, Bella."

"Carrot t'aime," elle ment comme un arracheur de dents en se penchant pour le ramasser. "Arrête d'être si pessimiste. Nous aimons le chaton, n'est-ce pas, Landon ?"

LC me regarde, presque comme s'il pouvait détecter une dispute sur le point de commencer. Il sourit quand je secoue ma tête. "Nu-uh," murmure-t-il, en prenant son camion Tonka pour le faire rouler sur le sol.

Le visage de Bella tombe et ses épaules s'affaissent et je regrette aussitôt d'avoir joué avec elle comme ça. LC aime vraiment ce stupide chat - il est trop occupé à jouer avec ses jouets pour se soucier de ce dont on parle.

Elle soupire. "Je suis contente qu'il soit heureux, même si c'est bizarre." Elle pose le chaton sur le sol et il se dandine vers les jouets. "Landon a deux ans. Ils ne devaient pas être ensemble depuis très longtemps quand ils ont fait... ce qu'ils ont fait."

Je hoche lentement la tête, en m'assurant que Carrot reste loin de LC. Je me baisse pour ramasser le chaton et il s'enroule instantanément autour de ma main, mordant mon doigt.

"Non." Je soupire. Il enroule ses pattes autour de ma main, pour s'y accrocher comme un singe.

Landon glousse et se lève, marchant vers nous. " Gentil, Cawwot, , dit-il en prenant le chaton. Je suis sur le point de le retirer quand Carrot se recroqueville dans ses bras, ne jouant plus comme il y a quelques minutes. "Bien, Cawwot."

Bella sourit. "Je t'avais dit qu'il était gentil."

Je me penche sur la chaise pour embrasser la joue de Landon. "C'est ça, gentil Carrot." Le chat se recourbe dans ma chemise, s'attachant avec ses griffes à ma poitrine lorsque je m'assieds. Landon retombe sur le sol dans une crise de rire alors que la boule de poils orange monte sur mon épaule pour s'attaquer à mes cheveux.

Bella sent mon agitation et éloigne le chat. Elle place un doux baiser sur ma joue et l'irritation se dissipe. "Écoute ce rire," chuchote-t-elle, et je le fais.

C'est en quelque sorte le meilleur son au monde.