- Ainsi donc, tous les navires s'armèrent et sortirent de la baie. Enaya et Tom insistèrent pour avoir un mot en privé avec le nouveau roi des pirates. Ils allèrent donc s'isoler avec elle dans une cabine.

- Montrez-moi votre bras, ordonna Enaya.

Liz la regarda un instant, puis consentit à libérer son bras droit de sa manche, et laissa la jeune femme procéder à un diagnostic qui ne tarda pas à tomber.

- Votre épaule est démise, dit-elle. Je peux vous la remettre en place.

- Pourquoi tu n'as rien dis ? Demanda Tom

- J'essayais de gagner la confiance de mes hommes, répondit l'actrice ; je devais me montrer à la hauteur.

- Ne jamais les laisser voir qu'on saigne, comprit Enaya.

- Tom leva les yeux au ciel.

- Hercule m'a appris ça, dit Liz.

- Prête ? Demanda Enaya. Ça ne fera pas mal.

La jeune femme hocha la tête, et poussa un cri de surprise, quand, d'un geste sec, Enaya remit son épaule en place. Elle fit quelques mouvements, puis remit sa chemise, sortit sur le pont suivie de ses deux amis. Scrutant l'horizon, chacun put voir le bateau de Beckett sortir du brouillard, bientôt suivi d'une armada de plus de soixante bâtiments. Après un moment d'ébahissement, Liz demanda des pourparlers. C'est ainsi, qu'elle, Jack et Barbossa rencontrèrent sur un minuscule îlot Beckett, Benedict, et Davy Jones.

- ainsi donc, mon frère, tu es un traître ? Dit froidement Liz à Benedict.

Celui-ci put cependant entendre le sourire qui perçait dans sa voix. Il répondit donc sur le même ton :

- ainsi donc, chère sœur tu es encore en vie. Que veux-tu ? N'as-tu pas encore appris qu'on ne peut pas se fier à un dragon ?

- Je suis heureuse de te revoir, mais déçue de toi, mon frère.

- Ne le soyez pas, mademoiselle, intervint Beckett, Mr Harisson ici présent, n'a été que l'instrument de cette trahison. Si vous voulez en voir le grand architecte, regardez à votre gauche.

Toutes les têtes y compris celle de Jack, se tournèrent vers la gauche, puis Jack comprit qu'on parlait de lui.

- J'ai pas les mains sales, dit-il. Puis il ajouta : au sens figuré

Liz tourna à nouveau la tête vers ses adversaires.

- Je propose un échange, dit-elle.

- Oh, alors, tu es venue pour négocier ! L'interrompit Benedict.

Elle lui lança un regard désespéré, tentant de cacher son hilarité montante.

- Pour l'amour de Dormamu, veux-tu te taire ? Finit-elle par lui dire. Puis, elle ajouta, a l'intention de Beckett : Sparrow contre Steven.

Beckett eut un air d'incompréhension, et Benedict précisa donc :

- elle parle de moi.

- Combien de nom avez-vous au juste, demanda Beckett ?

- Beaucoup, répondit l'acteur, qui se tourna ensuite vers Liz et dit d'un ton tranquille : d'accord.

- D'accord, dit Beckett

- D'accord, dit Davy Jones

- Pas d'accord ! S'insurgea Jack.

- Désolée, Jack, dit sincèrement Liz, la famille avant les affaires.

- Vous ne pouvez pas faire ça, dit Barbossa.

- Je fais ce que je veux, je suis le roi ! Répondit-elle d'un ton buté.

Elle jeta un regard à Jack, tentant de lui faire comprendre qu'elle savait ce qu'elle faisait. Jack, lui, comprit qu'elle faisait exactement ce qu'il voulait qu'elle fasse. Il s'inclina.

- À vos ordres, altesse.

- Traître ! S'exclama Barbossa

Et d'un coup d'épée, il trancha le pendentif que Jack portait sur le front. Le singe Jack s'empressa d'aller le récupérer. Jack et Benedict s'avancèrent ensuite chacun vers le camp adverse. Quand Jack voulut se placer à sa gauche, Beckett s'écarta et l'invita à se placer à coté de Jones.

- Dis-moi, Sparrow, lui dit l'homme poulpe, as tu peur de la mort ?

- Tu n'as pas idée, dit Jack.

- Vous avez maintenant deux solutions, dit Beckett à Liz. Battez-vous et nous vous écraserons tous, ou rendez vous et certains survivront peut-être.

Liz mit toute la fierté qu'elle pouvait dans sa posture et son regard, et répondit :

- Nous vous ferons notre réponse.

Puis elle tourna les talons, imitée par Barbossa et Benedict.

- « Nous vous ferons notre réponse » singea Benedict avec un large sourire.

- Oh, la ferme !

- Alors comme ça, tu es roi maintenant ?

- Oui, grâce à Jack. Mais tu t'en es douté. Autrement, ce serait Will qui aurait rejoint Beckett avec le compas de Jack. Pas toi.

- On ne peut rien te cacher...

- Bien sûr que non. Sérieusement John Harisson ?

- Tu sais pourquoi ? Parce que yes we Khan !

Et Benedict partit d'un rire.