Disclamer : Beyblade ne m'appartient pas.

C'était Noël. Un Noël qui semblait être identique à tant d'autres pour Brooklyn depuis une éternité.

Les émotions et les sentiments qui se produisaient chez ceux qu'il connaissait resplendissaient de toute beauté. Les réjouissances apportaient des instants aussi nombreux que les boules de Noël dans un sapin. Ce dernier, qu'il soit superficiel ou naturel, camouflait tous les cadeaux qui pouvaient avoir leur place en-dessous de l'arbre de Noël. Les lumières provenant des fenêtres des maisons semblaient se faire un malin plaisir à causer à Brooklyn un mal-être profondément enfoui de ces anciens moments où il avait connu un relatif bonheur. Le sien, comparativement à celui des autres jeunes, tant dans le passé que dans le présent, avait été tenu à bout de bras, et il avaitchaviré tel un navire, où l'insolence des garnements avait su briser un cœur de porcelaine. Il avait été repoussé comme une babiole sans importance, malgré qu'il soit précieux.

La vérité, pensait la personne, c'est que le bonheur ne semblait pas lui donner une chance de vivre avec elle dans son esprit. La joie s'offusquait de sa présence, comme s'il était un ver affreux et irrespectueux de la présence des bêtes les plus braves et belles. Malgré son importance au sein de sa famille, il restait un parfait inconnu pour elle. Quels que soient les moments où Brooklyn se réjouissait de sa solitude au sein de la Nature, il se méprenait en croyant que jamais quiconque l'aimerait pour ce qu'il était. Il vivait comme une gargouille horrifiante. Sa beauté était horripilante, mais ce qu'il comprenait à ces doux instants oùilcaressait l'herbe sous ses pieds ou ses mains, c'est que la Nature était malgré tout sa bien-aimée.

Tout en croyant à un meilleur avenir, Brooklyn s'apercevait du peu d'espace accordé à sa personne pendant les fêtes. Ces dernières réchauffaient les cœurs des enfants, alors que lui, il n'en avait eu du bonheur que par sa mère, qui avait délaissé son mari pour s'occuper de son enfant doué. Ce dernier récoltait les réjouissances d'une mère surprotectrice, qui souhaitait que son enfant réussisse dans tout, et partout, sans considération des émotions enfantines d'un adulte avant l'heure.

Il avait vécu une pression exceptionnelle de sa mère pour atteindre les plus hauts sommets. Et quand arrivait Noël, il ne recevait que des cours pour performer. Les jeux habituels des enfants ne lui étaient pas destinés. Un jeu vidéo ? Peut-être était-ce ce qui lui manquait… ? Mais sa mère ne s'accordait d'offrir à son enfant le droit de jouer à cette sorte de jeu bien que ses connaissances et son efficacité dans ce cadre d'activités soient suffisantes pour atteindre un haut niveau de maîtrise et – bien sûr – un emploi dans un domaine qu'elle ne respectait pas personnellement.

Être un enfant normal aurait été son vœu. C'était un vœu simple, que même Noël ne lui avait pas fourni durant toute sa jeunesse. Il aurait voulu que cette mère si brave et réconfortante puisse laisser son petit poussin fuir le monde. Plutôt qu'être le vilain petit canard, il était le cygne dont tout le monde envie les qualités et la beauté, en raison de ses compétences et de son physique superbe, il était méprisé comme un insecte.

Par son écart de la société ordinaire, il avait généré une sorte de bulle autour de lui, et peu voulaient l'approcher pourse sentir blâmés par leur manque de connaissances à son propos. Ses vêtements étaient magnifiquement brodés comme ceux des anges. Eh oui ! Tel un archange, ces derniers étaient blancs. Ils réchauffaient le cœur de ceux qui lui accordaient depuis tout récemment l'opportunité de vivre des moments de contacts entre eux.

À l'égard des relations des gens par rapport à lui, Brooklyn, ce dernier avait toujours eu un goût fade jusqu'à tout récemment. Que quelqu'un souhaite vivre des instants de bonheur en sa présence était une idée rare et sublime, exceptionnelle, voire unique tout compte fait !

Durant la vie de la majorité, la solitude était similaire à un brillant phare qui, de bonheur,éblouissait les passagers des bateaux afin qu'ils ne frappent pas les terres illumine la vie au besoin il pouvait être éteint lorsque la solitude fut un besoin chez le navigateur.

Son beau cœur était pourtant à prendre. Il était seul comme une girouette sous le vent embrassant dans chacune des poussées. Les rafales bousculaient les aiguilles comme celles d'un mécanisme interne. Après le temps déterminé de rafales à la girouette, cette dernière serait inévitablement chamboulée sauvagement sous les invectives des petits courants d'air.

La vérité, c'est qu'il vivait des émotions et des sentiments dans sa solitude, cette dernière étant unique par rapport à celle des autres qu'il côtoyait ou avait côtoyé un tant soit peu.

Quelles que soient ces personnes, il restait éternellement dans son coin, de peur que son âme se fracasse sur le sol de nouveau comme de la porcelaine et se brise en mille morceaux. Pourtant, à l'heure où il commençait à perdre contenance, son âme avait été recollée par une personne de son entourage. La personne, nommée Hiro, lui permit d'avoir un emploi dans le domaine des Beyblade.

Il était en effet talentueux dans le domaine. C'est pourquoi il embarqua sans problème dans ce sport.

Il partit de chez lui, malgré que sa mère ne souhaita pas qu'il fuit le destin qu'elle avait voulu lui offrir. Son souhait avait été fort souvent d'aller se réconforter auprès de la nature ; sa mère quant à elle, l'avait empêché de s'y rapprocher à de multiples reprises.

Dans son innocence angélique et avec bonheur, il s'était longtemps réjoui de ce qui était le plus simple à admirer dans la Nature. Il se préoccupait des coccinelles et des fourmis, voire des guêpes et des abeilles, qui étaient sur le point de se noyer dans les eaux, laissant les insectes se promener sur la paume de sa main. Pour se revigorer, il goûtait l'eau de la rosée après l'avoir laissé s'écouler grâce une passoire pour que l'eau soit fraîche après des journées pluvieuses.

C'est ainsi qu'il vécut seul des événements riches de sens, au centre d'une sorte de forêt qui était loin d'être absente de toute vie . Vierge de toutes pensées, il vivait des instants de toute beauté. C'est par des instants similaires qu'il vivait des joies spectaculaires, remarquables selon toute vraisemblance et souvenance de son passé. Pendant ce dernier, il était resté comme un petit chérubin innocent, peu impliqué dans les relations sociales.

Vivre malheureux pour toujours ? Cela aurait été le cas. Si quelqu'un ne l'avait pas récolté alors qu'il s'envolait comme une feuille dorée en Automne plus tôt que les autres.

Virevoltant dans les airs comme une feuille de papier, lorsque cette dernière était emmitouflée par la douceur des rayons du soleil et par les vents tempérés, elle vivait des instants de calme.

Ces derniers présageaient un bon futur, par la décoration naturelle des lieux dans lesquels Brooklyn se fondait à chaque matin de bonheur.

Brooklyn avait tant vécu la solitude dans sa vie, qu'il ne suspectait plus de la voir disparaître soudainement, et ce, même pour un seul instant. Malgré son avis préconçu indiquant que selon lui, l'amitié ne viendrait le quérir comme une fleur, il découvrait que sa fatalité disparaissait à mesure que Garland l'aidait à sortir de l'hôpital psychiatrique. Cet endroit l'avait empêché de s'abreuver aux gouttelettes tombant des nuages. Il avait été enfermé, en raison des événements durant lesquels il réagissait comme un monstre, et qui le firent transparaître comme fou.

Sa folie était pourtant d'une nature différente à la majorité des folies. Elle était reliée à une solitude galopante. Elle l'avait enfermé dans un cocon si souvent enrichi par la soie du ver que représentait son âme, qu'elle gardait un trésor autour d'un corps fragile; le sien. Malgré la qualité de sa soie, Brooklyn n'avait jamais pris le temps de se métamorphoser. Les gens abusaient de sa gentillesse et le délaissaient presque aussitôt. C'est ainsi qu'il avait senti, au fur et à mesure des années, un rabaissement de ses compétences sociales. Elles n'étaient certes exceptionnelles dans sa jeunesse, mais elles avaient tout de même dépéri.

C'est par conséquent avec la fatalité d'un passé peu ordinaire, plutôt exceptionnel, qu'il devint esprit vivant dans les tumultes d'un présent funeste à son égard.

L'immense lit dans lequel il dormait, était alors sombre et étouffant, et les emballements des eaux lui procuraient un profond dépérissement, car ses racines étaient engluées dans le lit sans espoir de fuir les déconfitures qu'il subissait.

Suite à ces dernières qui l'avaient tant bousculé et charcuté, les moments de joie qu'il chérissait devenaient de plus en plus rares, jusqu'à ne plus sembler paraître, et disparaître tout comme fait.

Il vivait des instants de bonheur jusque-là à aider les fourmis ou d'autres espèces, identifier le nom latin des certaines présentes sur les lieux où il se déplaçait, reconnaître les mâles et les femelles, récolter certains membres des espèces pour enrichir sa collection d'insectes en tous genres. Il en récoltait, et admirait leurs ailes et les différentes parties de ces petits êtres. Quelquefois, c'était des araignées qu'il récoltait.

Il acquérait beaucoup de connaissances au niveau des sciences naturelles, mais pendant ce temps, il perdait une vie à ne pas vivre auprès des quelques membres de son équipe. Il s'était retrouvé, jusqu'à ce que Garland vienne le voir, enfermé comme un animal dans une cage d'un organisme de protection des animaux de compagnie. C'est dans une situation critique pour son futur, que l'homme, qui n'avait pas su le protéger, lui, Brooklyn, de lui-même, s'acharnait avec la psychiatrie pour qu'il puisse profiter d'un jour dans la forêt avec Monica et son Concasseur. Mystel quant à lui, avait fait des recettes à l'orange, ses mets préférés dont la recette avait été récoltée par Les Tigres Blancs. Ming-Ming produirait un spectacle privé avec son groupe de musiques avec comme spectateurs les membres nommés juste à l'instant.

Tous ces membres, à l'annonce de Garland d'aller récupérer Brooklyn pour le sortir de l'hôpital, se retrouvèrent sans voix. Pourquoi aller le chercher après qu'il soit devenu une chauve-souris volante qui détruirait possiblement une bonne partie du monde ? Comment lui refaire confiance ? Évidemment, lorsque l'échec résonna dans l'oreille des autres membres de l'équipe, ils se trouvaient certes chanceux.

La réponse de Garland fut très éloquente. Aimable, bienfaitrice, serviable. Toutes les qualités pouvaient à cet instant la décrire, étant donné de la forme avec laquelle il suggérait cette sortie, et par quel contenu ils pouvaient innocenter Brooklyn. Ce dernier avait vécu tellement de temps seul que certaines choses inexplicables s'étaient produites dans son âme qui, sans être pécheresse comme son cœur tendre, avait été pêchée par ce qui étaient innommables, ignobles, indignes, que dit-on ! Effroyables voire tout simplement infernales !

Les propos de Garland étaient à peu près comme ceci, après avoir retiré les quelques hésitations de départ alors que son discours se raffermissait au fur et à mesure qu'il présentait son idée sur chacun des aspects auxquels pensaient les membres de son équipe :

« Brooklyn est une victime dans cette histoire. Il a vécu une solitude si effroyable qu'elle nécessitait une hospitalisation pour retrouver possession de sa propre personne, délaissé par tant d'êtres, pris dans l'étau d'une mère surprotectrice et étouffante, avec un père absent par les actions de cette femme, aux bonnes intentions certes, mais qui avaient empêché une toile d'être dessinée par un grand maître, en raison de la qualité de ce dernier. C'était une vie sans attachement, sans bonheur, aussi froide que les nuits les plus froides pendant lesquelles les sans-abris se réchauffent les mains et vivent sans rien à manger. Et Brooklyn, il ne ressentait pas de bonheur. Ce qui se rapprochait, c'était l'odeur des pissenlits, des coquelicots et des autres fleurs des jardins où il s'était promené et avait battu la terre sous ses pieds. Je lui souhaite une meilleure vie dorénavant, et pour y parvenir, ce n'est pas en l'enfermant que nous résoudrons tous les problèmes qu'il peut engendrer. Un jour, il sortira de l'asile. Il aura vécu tant d'années enfermé sans goûter aux rayons de soleil et de miel récoltés par des apiculteurs de génie, et qui lui permettrait d'approfondir sa connaissance des superbes présents qu'il aura acquis. Les magnifiques cadeaux que nous pourrions lui offrir, il les aimera avec un chagrin de bonheur sur ses joues. Lui qui n'a eu que la richesse des nantis, il aura droit au bonheur des plus modestes dans la société. L'intention compte, et pour lui, ce que nous pouvons lui produire comme cadeaux selon nos propres compétences, c'est suffisant pour que la joie resplendisse dans son cœur. Son cœur est à prendre par différentes façons, et pour commencer, avant tout amour, il y a la vie, et cette dernière se transfuge en amitié, qui, quoiqu'elle ne nécessite pas de bagues et de bijoux, vaut son pesant d'or. Les souvenirs avec des amis ou la famille donnent lieu à des instants de chaleur humaine que tous doivent vivre. »

Il s'interrompit et poursuivit, comme sur le fil raide de la confiance en lui-même après avoir délivré avec tant de tact, les mots qui avaient précédé :

« Je ne peux pas savoir exactement pour quelles raisons Brooklyn est devenu une entité maléfique avec une âme aussi innocente. Je découvre les sources de son mal-être, et je comprends les besoins que je dois formuler en votre présence, pour garantir un futur non tâché d'isolement funeste pour un homme au si bon cœ reconnais ne pas être disposé à le savoir. Peut-être que Hiro Granger, le frère de Tyson, pourrait nous répondre. Mais il est introuvable. À l'inverse de moi, il ne semblait pas étonné par les actions horrifiantes et débilitantes de l'entité maléfique de Brooklyn. Dans quels buts devait-il provoquer ce déchaînement de violence momentanée ? »

Après que ces paroles furent dites, quelques jours passèrent. Les autres membres de l'équipe et Monica, la sœur de Concasseur, eurent suffisamment de temps pour réfléchir afin d'accepter ou non la situation. Étonnamment, après les remarques de Garland, tous acceptèrent avec chaleur et de bonne humeur. Avec l'humour de Mystel, le bonheur attendrissant de Monica, la force protectrice de Concasseur, la générosité de Ming-Ming, tous acceptèrent la présence de Brooklyn en leur sein, tout près, sans qu'il soit insulté, voire pire, blâmé.

C'est ainsi qu'il fut pour la première fois de sa vie entouré de personnes qui lui offraient à la fois des cadeaux, certes, mais surtout apprivoiser sa personne au lieu de la surestimer comme une entité, qu'elle soit angélique ou maléfique. Ses vêtements d'une blancheur magistrale le faisaient resplendir de toute beauté. Ses cheveux roux assez longs étant donné qu'ils n'avaient pas été coupés depuis son entrée à l'hôpital.

Cependant, devant toute cette chaleur humaine, il reconnut que finalement, ce soir de Noël s'annonçait fort bien pour une âme, la sienne ; celle qui jusque-là était en peine dans une grotte dans le fin fond des hôpitaux, redécouvrait ou plutôt, découvrait à vie ce qu'était l'amitié.

Ainsi se termine le récit d'un homme qui changea, par ses amis. Pour ses amis.

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