Par amour.
[1x01] : « Il l'avait fait sans hésiter. Et s'il devait le faire une nouvelle fois, il le referait sans cligner des yeux. » Jaime Lannister/Cersei Lannister.
Warnings : Mention d'inceste, de sexe, vulgarité et tentative de meurtre. Comme dans le canon quoi !
ND'A :Ceci est mon premier Jaisei (et sans doute mon dernier aussi), imaginé avant que je ne découvre ce ship merveilleusement frustrant qu'est le Braime, ça fait bizarre d'écrire ce texte maintenant alors que je ship à fond Jaime et Brienne et qu'après sept saisons, je ne supporte plus Cersei.
Anecdote qui sert à rien : pour ceux qui suivent ma fic Ça et tout le reste (ceux qui savent ce qu'est une micro-fic donc. Normalement), vous aurez sûrement aussi des micro-fics dans ce recueil.
Pour les autres, rappel :
Une micro-fic est une histoire très courte, ou plutôt plusieurs petites histoires sans liens entre elles sur un couple/duo en particulier, réparties sur 10 thèmes :
1. Angst:
2. AU:
3. Crack!Fic:
4. Crossover:
5. First Time:
6. Fluff:
7. Humor:
8. Hurt/Comfort:
9. Smut:
10. UST (Unresolved/Unrequited Sexual Tension) :
A nouveau, ce concept n'est pas de moi.
Donc si vous avez des idées de couples/duos non-romantiques, n'hésitez pas (après être allé sur le fandom anglais, je pense que je peux supporter – presque – tous les ships farfelus. Même si j'ai mes limites malgré tout.)
Bonne lecture.
Peut-être qu'autrefois, il aurait eu des scrupules.
Cela n'avait plus d'importance, désormais.
Ce qui est fait est fait...
Il ne pouvait plus rien y changer.
Il s'était trouvé là, dans cette tour, profondément enfoncé dans le cul de Cersei – et depuis le temps, il ne culpabilisait plus du tout à ce sujet – quand soudain, il avait fallu que ce foutu gamin grimpe et les surprenne en plein acte de fornication et d'inceste.
(Bref, ils étaient baisés, plus au sens figuré qu'au sens propre cette fois.)
Quelle idée aussi qu'avait eu Bran Stark de grimper tout en haut de cette tour justement au pire moment.
Enfin, quelle idée ils avaient eu de venir dans cette tour pour y baiser justement à ce moment-là !
Ce sera loin de tout le monde, lui avait dit Cersei, et personne ne nous verra ni ne nous entendra hurler, et personne ne m'écoutera dire à quel point je t'aime, à part toi.
Et bien sûr, il n'avait pas su lui dire non, parce qu'il n'avait jamais su lui résister.
Elle avait envie de lui, il avait envie d'elle, et cela faisait plusieurs semaines qu'ils n'avaient rien fait ensemble, depuis leur départ de Port-Réal et le début de leur voyage vers Winterfell.
(Jaime maudit d'autant plus Robert d'avoir choisi de faire ce voyage.)
Alors oui, pourquoi pas ?
Et ce gosse était arrivé, et en quelques secondes, Jaime tout comme Cersei, avait vu son monde s'écrouler devant ses yeux.
Les conséquences plus que probables de la découverte de leur relation incestueuse, donc coupable, donc interdite, défilèrent dans son esprit les unes après les autres.
(Cersei était la reine, et il était un membre de la garde royale, certes, mais il n'était pas assez idiot pour penser qu'ils ne seraient pas châtiés pour ce qu'ils avaient fait si Robert découvrait la vérité.
Surtout que si ce dernier n'était pas trop idiot et réussissait à aligner deux et deux dans sa tête, il comprendrait rapidement que ceux qu'il croyait être ses enfants étaient en rapidement plus des Lannister que des Baratheon, contrairement à ce qui aurait dû être...)
Elle, répudiée par Robert, séparée de ses enfants, de leurs enfants, envoyée au couvent pour adultère, voire peut-être même exécutée pour inceste, et lui, renvoyé de la garde royale, loin de ses fils et de sa fille, déshérité par son père, renié par lui, comme Tyrion l'était déjà, en un sens, puis subissant peut-être le même sœur que sa jumelle, enfermé ou exécuté, selon le bon vouloir de Robert.
Son sang ne fit qu'un tour.
Cela ne devait pas arriver.
Le gosse devant lui n'avait que dix ans, et n'avait sans doute même pas compris ce qu'il venait de se passer sous ses yeux, et il avait de toute évidence peur, et si on l'effrayait assez, peut-être qu'il se tairait.
Certes oui.
Mais Jaime Lannister n'était pas devenu le Régicide en se basant uniquement sur des c'est possible ou des peut-être, sinon, Aerys le fou serait encore en vie.
Et le monde serait en train de brûler, et lui avec.
Il se retourna vers Cersei, attendant ses instructions.
Et sa sentence fut irrévocable.
L'enfant devait mourir, s'ils voulaient pouvoir garder leur vie telle qu'elle l'était.
S'ils ne voulaient pas tout perdre.
« Les choses que je fais par amour », Avait-il soupiré, avec un air faussement ennuyé, avant de pousser Bran, captant le regard de surprise et d'effroi de celui-ci une demie-seconde avant qu'il ne tombe.
Il l'avait fait sans hésiter.
Sans aucun regret.
Et s'il devait le faire une nouvelle fois, il le referait sans cligner des yeux.
Pour lui, certes, mais aussi pour elle.
Pour eux.
Par amour.
Pour ne pas la perdre, et aussi parce qu'elle le lui avait demandé.
Et ce que Cersei demandait à son frère lui était toujours amené.
Toujours.
Quelqu'en soit le prix.
« Ce que le roi rêve, sa Main l'édifie, disait-on. »
(Il y avait aussi une version bien plus vulgaire qui courait chez le peuple, mais ça ne s'appliquait pas à eux, non.)
Cersei était sa reine, et il était sa Main, et c'était vrai depuis des années, depuis leur naissance même, quand il pensait quelques minutes.
Ce que sa reine demandait, il l'exécutait.
Et Jaime Lannister en avait la certitude, ce n'était pas près de changer.
ND'A : Bon, les événements qui ont suivi ont bien montré qu'en fait... si.
