Le prix du sang.

[8x04] : « J'aurais dû la tuer après l'explosion du septuaire. » Missing moment de l'épisode. Braime, définitivement.

ND'A : Ce texte aurait dû être écrit pour la nuit du FoF mais j'ai pas eu le temps.

Jaime et Tyrion se regardèrent, encore incrédules vis-à-vis de ce qu'il venait de se passer.

Le Régicide fut le premier à véritablement se reprendre.

« Bronn a été engagé pour nous tuer, fit-il, abasourdi. Et si tu ne lui avais pas promis Hautjardin, il nous aurait sûrement tué tout les deux, sans hésiter.

- A croire qu'on ne peut définitivement plus faire confiance à personne de nos jours, ironisa Tyrion, avant de reprendre son verre de vin, et de grimacer de douleur, subissant encore le contre-coup du coup de poing de Bronn.

La douleur physique, elle, disparaîtrait bien assez vite.

La douleur de la trahison, en revanche...

Pas celle de Cersei, bien sûr, mais celle de Bronn.

Apparemment, au fil du temps, Tyrion avait presque fini par oublier qu'ils n'étaient pas amis, et que le mercenaire l'avait suivit pendant aussi longtemps uniquement parce qu'il le payait bien.

Jaime leva les yeux au ciel.

- Est-ce que tu pourrais arrêter de tout traiter comme une blague s'il te plaît ?

Son petit frère le regarda alors avec dureté.

- Tu penses vraiment que ça me fait rire ? Notre sœur a mis notre tête à prix, et, après avoir laissé le monde manquer de tomber aux mains des marcheurs blancs, voilà qu'elle risque de définitivement le détruire par son obstination à ne pas accepter d'abandonner le pouvoir. Tu penses sincèrement que je trouve tout ça drôle ?

- Elle veut nous tuer.

- Elle a toujours voulu ma mort, lui fit remarquer Tyrion, avec une certaine désinvolture dans la voix, un peu comme si il avait renoncé depuis bien longtemps à l'affection de Cersei (ce qui était effectivement le cas). En revanche, qu'elle veuille te tuer toi, ça, c'est nouveau. »

Contrairement à Tyrion, Jaime n'arrivait pas à être aussi pragmatique vis-à-vis de cette nouvelle information, et quelque chose en lui était lentement en train de se briser.

Les dernières bribes d'affection qu'il réservait encore à sa sœur, sans doute.

Il se sentait incroyablement vide, glacé, gelé, aussi froid que la main d'or qui avait remplacé celle qu'il possédait encore autrefois.

« Ça n'a pas de sens... murmura le chevalier pour lui-même. Cersei, vouloir ma mort ? Je veux dire, même quand je lui ai bien signifié que je comptais partir pour le Nord, elle a empêché la Montagne de me tuer... Ça doit bien vouloir dire quelque chose, non ?

- Est-ce que tu l'aimes encore ?

Jaime le regarda alors comme s'il venait tout juste de l'insulter.

- Tu sais bien que non. C'est Brienne que j'aime désormais.

Il y avait un côté à la fois étonnant et libérateur pour lui de dire enfin ces mots à voix haute, et en entendant cela, le Gnome se mit à sourire.

Il se resservit un verre de vin, avant de déclarer :

- Un jour, mon frère, quand toute cette maudite histoire sera terminée, il faudra que tu me racontes en détail comment toi, le Régicide, l'Homme sans honneur, tu as pu tomber amoureux de la dame chevalier la plus honorable et obstinée des sept couronnes. Et surtout, comment se fait-il que ça ait pu devenir réciproque, par les Sept ? »

Un sourire rêveur apparut alors sur les lèvres de Jaime, et Tyrion soupira intérieurement de soulagement en constatant qu'il avait réussi à enfin dérider son frère.

« C'est une longue histoire, se contenta de lui répondre le chevalier. Une très longue histoire, qui inclut plusieurs combats à l'épée, des discussions houleuses, la perte de ma main, un bain, plusieurs confessions plus ou moins embarrassantes, et un combat contre un ours. »

Une lueur d'intérêt apparut alors dans les yeux de la Main de la reine.

« Voilà qui promet un récit des plus palpitants ! J'ai hâte de l'entendre. »

Les coins de la bouche de Jaime se retroussèrent une nouvelle fois en un léger sourire, amusé cette fois, avant que, quelques secondes plus tard, celui-ci ne disparaisse, et qu'une ombre ne refasse surface sur son visage.

De toute évidence, Jaime était préoccupé par autre chose.

« Tyrion... Est-ce que tu as déjà entendu parler de la secte des Moineaux ?

Le nain fronça les sourcils.

- Oui. Effectivement. Tu sais, même à Essos, on reçoit des nouvelles du reste du monde, fit-il, tentant de dédramatiser la chose avec une plaisanterie, sans succès. Je sais qu'ils ont sévi un temps à Port-Réal, et que notre cousin Lancel en faisait parti.

- Es-tu au courant de la manière dont ils ont progressivement pris le pouvoir à Port-Réal ?

- Je sais que notre sœur y a beaucoup contribué, que ça lui est revenu en pleine gueule sans qu'elle s'y attende, et de la pire des manières. Je suis au courant pour sa marche de la honte dans tout Port-Réal. J'aurais adoré être là pour voir ça et assister à sa déchéance, ajouta-t-il avec un air cruel.

- Sais-tu également comment elle a fait pour se débarrasser des Moineaux une fois qu'ils sont devenus trop encombrants pour elle ?

Tyrion ne voyait toujours pas où son frère voulait en venir, mais cela ne l'empêcha pas de répondre.

- Elle a utilisé du feu grégeois. Et elle a tué ce faisant tout ses ennemis et opposants présents sur place, ainsi que des centaines d'innocents se trouvant aux alentours. Père aurait été fier d'elle, dit-il avec cynisme.

- Quand je suis rentré à Port-Réal, avec Bronn, il était déjà trop tard. Tout avait brûlé, et Tommen... Tommen s'était déjà défenestré... Je suis allée la voir, pour essayer de comprendre, et tu sais ce qu'elle m'a dit ? Tommen m'a trahi. Elle était si froide, si... si détachée de tout.

- J'en conviens, mais, pourquoi me dis-tu tout cela mon frère ? »

Un silence presque étouffant se fit alors entre eux, jusqu'à ce que Jaime n'ajoute finalement :

« J'aurais dû la tuer après l'explosion du septuaire, lâcha-t-il finalement, la voix pleine de remords. On en serait pas là aujourd'hui. »

Son petit frère le regarda alors, les yeux écarquillés de surprise.

« QUOI ? De quoi est-ce que tu parles ? Ce n'est pas de ta faute !

Le visage de son frère s'assombrit encore plus qu'avant.

- Tu n'étais pas là, quand c'est arrivé. Tu ne l'a pas vue. Tommen, notre fils était mort, et j'avais l'impression que ça ne lui faisait rien. Tu n'as pas vu ce que moi j'ai vu à Port-Réal. »

Non, Tyrion Lannister n'avait rien vu, ne savait rien de ce à quoi il avait été confronté, il n'avait pas vu à quoi ressemblait le septuaire détruit par le feu grégeois, il n'avait pas vu les ravages que ce dernier avait pu faire ce jour-là (ça n'avait rien à voir avec la bataille de la Néra, qui était ce qu'elle était, une bataille. La guerre, tout simplement. Au septuaire, personne n'avait rien vu venir), il n'avait pas vu le septuaire brûler.

Il n'avait pas sentit l'odeur des flammes, n'avait pas entendu les hurlements des civils, les cris de terreur, d'horreur, de douleur, il n'avait pas vu leurs larmes.

Il n'avait pas vu le visage de Jaime blêmir et s'assombrir quand celui-ci avait fini par comprendre que son petit garçon s'était jeté par la fenêtre à cause de ce que sa mère avait fait.

On dit que l'Histoire se répète, et en voyant ce désastre, le Régicide avait eu l'impression d'être projeté plus de vingt ans en arrière, avant la mort d'Aerys, avant qu'il ne prenne cette décision qui allait changer son destin et celui des sept couronnes à jamais.

À vrai dire, Jaime était parfaitement incapable de mettre des mots sur la détresse qui l'avait saisi quand il avait réalisé que sa propre sœur venait tout juste de provoquer en partie ce qu'il avait justement tenté à tout prix d'éviter en tuant le roi fou.

Il était entré dans le Donjon rouge, avait vu Qyburn couronner sa sœur...

Et soudain, devant lui, pendant un bref instant, il n'avait plus vu Cersei Lannister.

Non, maintenant, il voyait Aerys, tout droit sorti de sa tombe, pour lui demander des comptes et remettre en marche son projet meurtrier, fou et insensé.

Brûlez les tous !

Il avait eu peur, pendant un instant, mais Cersei lui avait ensuite parlé, et il avait retrouvé sa sœur.

Ce qui lui avait permis de se convaincre d'une chose.

Sa sœur n'était pas Aerys.

Elle ne le serait jamais.

Mais, maintenant, il réalisait avec horreur qu'il s'était sans doute trompé.

« J'aurais dû la tuer. Pendant qu'il en était encore temps. Maintenant, il est trop tard. À moins que...

Tyrion comprit alors finalement d'où venait le mauvais pressentiment qui le tenaillait déjà depuis plusieurs minutes.

- Attends une seconde... Ne me dis pas que tu comptes aller à Port-Réal pour la tuer ? »

En voyant son frère fuir son regard, il comprit alors qu'il avait tapé dans le mille.

Oh, c'est pas vrai.

Il resserra ses doigts autour de son verre, sentant une terrible fureur peu à peu l'envahir.

Alors quoi, même en se trouvant à des milliers de lieus d'eux, Cersei allait réussir à trouver le moyen de continuer à leur pourrir la vie à tout les deux ?

« Jaime... Jaime, regarde-moi ! Son frère se tourna vers lui, et Tyrion se força à sourire. S'il te plaît... dis-moi que ce n'est pas ce que tu veux faire. Et ne me mens pas, je sais toujours quand tu mens.

Son frère le regarda alors avec une lueur de défi dans le regard.

- Et si c'est le cas ? Qu'est-ce que tu feras pour m'en empêcher ?

- Je te l'interdis ! Son frère ricana, peu sensible à la menace. Je suis la Main de la reine, affirma-t-il avec sérieux, hiérarchiquement parlant, je suis bien au dessus de toi, je peux parfaitement t'ordonner de rester ici jusqu'à la fin de la guerre.

- Je me moque de la hiérarchie ! S'exclama son frère. Je suis le Régicide, j'ai déjà tué un roi, je ne pense pas que désobéir à la Main de la reine soit un crime plus grave. Je ne suis plus à ça près, de toute façon, ajouta-t-il avec amertume.

- Ne fais pas ça...

- Ne pas faire quoi ?

- Ne fais pas comme si tu n'étais rien d'autre qu'un tueur, tu es plus que cela. Tu vaux mieux que ça. »

Jaime Lannister repensa à Bran Stark et à ses jambes brisées par sa faute, et se dit que son frère le connaissait bien mal.

Il haussa les épaules.

« Tu ne peux pas m'empêcher de partir.

- Non. Mais je peux te supplier de rester.

Jaime cligna des yeux, surpris, et presque amusé.

- Me supplier ? Tu irais sincèrement jusque là ?

Il y avait tellement de sérieux dans les yeux de son frère que Jaime se prit à sincèrement regretter son frère insouciant des dernières années, avant que toute cette histoire ne commence.

- Oui. Sans hésiter. Je t'en supplie, mon frère, ne quitte pas Winterfell avant que la guerre ne finisse pour de bon.

- Pourquoi tiens-tu tant que cela à ce que je reste ici ? Je suis manchot tu sais, pas inapte au combat non plus ! »

Tyrion posa son verre sur la table en face de lui, avant d'enfouir son visage dans ses mains et de soupirer de frustration face à l'attitude obstinée de son frère.

Puis, il releva la tête.

« Toi et moi, nous connaissons Cersei mieux que personne. Nous savons qu'il y a plus de chances qu'elle refuse la reddition plutôt qu'elle ne l'accepte. Ce qui signifie qu'il va y avoir une guerre. Et donc des morts, des deux côtés. Je vais avoir déjà suffisamment de sang sur les mains à cause de ce qu'il va se passer. Je ne veux pas avoir ton sang sur les mains également. J'ai déjà perdu Tommen et Myrcella, je ne peux pas te perdre toi aussi.

- Il faut bien que quelqu'un arrête Cersei...

- Laisse ça à quelqu'un d'autre ! Explosa alors Tyrion. Quelqu'un d'autre peut tout aussi bien s'en charger, n'importe qui, mais pas toi ! Tout ce que je veux, c'est t'éviter de devoir de nouveau faire face à toute cette merde ! Tu ne vois donc pas que je suis en train d'essayer de te sauver la vie ?

- J'ai survécu à la guerre contre les morts, je peux survivre à un combat contre Cersei.

- Écoute-moi crétin, si tu penses que je vais te laisser gâcher ton unique chance d'être heureux, tu te mets le doigt dans l'œil jusqu'au coude.

- Si tu le dis...

- Tu te souviens de notre arrivée à Winterfell, il y a sept ans ?

- Oui... Quel rapport ?

- Nous étions tout les deux bien plus insouciants et stupides qu'aujourd'hui, et le monde était encore en paix. Mais tu étais malheureux. Aujourd'hui, le monde est un véritable bordel, mais tu es amoureux et heureux avec une personne qui te convient bien mieux que ne le faisait Cersei. »

Jaime vida alors son propre verre.

« Je ne la mérite pas, marmonna-t-il d'un air désabusé.

- Il y a sept ou huit ans, j'aurais peut-être été d'accord avec toi, reconnut Tyrion. Mais entre-temps, tu as changé, tu as évolué. Tu es devenu un homme bien. »

Complètement à bout de nerds, Jaime tapa alors du poing sur la table avec son unique main restante.

« Un homme bien ? S'exclama-t-il alors, interdit. Est-ce qu'un homme bien balance un pauvre gamin du haut d'une tour simplement parce qu'il était là au mauvais endroit au mauvais moment et qu'il a vu ce qu'il ne devait pas voir ? Il ne marchera plus jamais à cause de moi, est-ce qu'un homme bien fait ce genre de chose ?

Tyrion prit alors une profonde inspiration.

- Dis-moi mon frère, as-tu la moindre idée du nombre d'ordures qui foulent, ou ont déjà foulé cette terre depuis que l'homme existe ? Non ? Hé bien, moi non plus. Tout ce que je sais, c'est que les trois quarts de ces salopards n'ont jamais ressentit le quart des remords que tu ressens en ce moment-même.

Crois-tu que Joffrey s'en ait jamais voulu des souffrances qu'il a faites endurer à Sansa ? Ou aux deux pauvres prostituées qu'il a torturées sans aucune raison ? Sans oublier cette chère Ros... Tu crois que Père s'est blâmé pour l'organisation des Noces Pourpres ? Ou que Roose Bolton a souffert de sa trahison vis-à-vis de Robb Stark ? Non, non, et encore une fois, non. Alors tu vas me faire le plaisir de retourner dans ta chambre, et de rendre cette femme merveilleuse qu'est Brienne de Torth heureuse. C'est clair ? Sinon je te jure que je t'y renvoie avec un coup de pied au cul !

- Cersei et moi avons commencé toute cette histoire. Il n'est que justice que ce soit à moi d'en finir avec elle.

- Le monde ne tourne pas autour de toi, tu sais. Tu as beau être très égocentrique, je me doute que tu en as déjà conscience.

- Tyrion... Tu auras beau faire toutes les plaisanteries du monde, tu ne me feras pas dévier de mon objectif. Et ce même si je dois mourir en le réalisant.

- Tu ne peux pas faire ça à Brienne, fit alors Tyrion, en désespoir de cause.

Le sourire de Jaime se fit acide.

- Sale traître...

En comprenant que là aussi, il avait touché juste, Tyrion continua.

- Elle a déjà perdu Renly. Elle ne peut pas te perdre toi aussi ! »

Pendant quelques douloureuses secondes, il vit alors la détermination dans ses yeux commencer à vaciller.

Et ce, juste avant qu'il ne se reprenne.

« Elle est forte. Elle s'en remettra.

- Je n'en doute pas. Mais est-ce que tu n'as pas envie de laisser tomber toutes ces conneries ? De ne plus être le Régicide, ou même Jaime Lannister, mais juste Jaime ? Et d'être heureux avec Brienne ?

- Tu sais bien que si...

- D'accord... Alors tu vas me faire une promesse. Tu vas me promettre de rester ici, à Winterfell, et que, si jamais nous perdons contre Cersei, toi, Brienne, Sansa, les habitants de Winterfell et les survivants à la guerre, vous fuirez tous le plus loin possible de Cersei et de ses partisans s'ils sont encore en vie. Jure-moi que si jamais je meurs, tu ne me vengeras pas, et que toi et Brienne, vous ferez tout pour vous construire une nouvelle vie loin de Port-Réal et de ses intrigues. Jure le moi, répéta-t-il face à un Jaime incrédule. »

Oui, il était loin le temps où Jaime Lannister baisait encore sa sœur avec insouciance sans penser au lendemain, et où lui, le Gnome, ne s'occupait en aucun cas du sort du monde.

« Très bien, fit alors Jaime, à bout de force. Je te le jure.

Tyrion se mit à sourire.

- Merci.

- Évite de te faire tuer en tout cas, d'accord ?

Son frère se mit à pouffer.

- Je vais faire de mon mieux. »

§§§§

Quand, quelques jours plus tard, il sut ce que Cersei avait fait, il comprit qu'il ne pourrait pas tenir sa promesse vis-à-vis de son petit frère.

Alors qu'il quittait la chambre qu'il partageait avec Brienne, pour ne sans doute jamais y revenir, il sentit son cœur se serrer, parce qu'il savait qu'elle prendrait cela pour un abandon.

Sauf qu'il ne voulait pas la laisser connaître ses intentions, sinon elle aurait bien évidemment choisi de l'accompagner.

Et il se refusait à risquer de la laisser tomber entre les griffes de Cersei, et il savait que cela arriverait sûrement si sa sœur apprenait qu'elle était avec lui, parce qu'elle connaissait ses sentiments pour elle.

Tout ce qu'il voulait, c'était la protéger une toute dernière fois.

Il pensait toujours ce qu'il avait dit à son frère.

Elle méritait bien mieux que lui.

Et, tandis qu'il s'éloignait loin d'elle sur son cheval, la laissant seule et esseulée dans le froid de la nuit, espérant qu'elle ne le suivrait pas, il réalisa alors avec horreur qu'il ne lui avait jamais dit « je t'aime », même s'il le pensait depuis déjà des années.

Jaime se mit alors à espérer de tout son cœur pour lui revenir en vie.

Et il se jura que, si il survivait et revenait à Winterfell, il lui dirait enfin ces mots la première fois qu'il la reverrait.