Chapitre 37 :
POUR LA MÉTÉOOO !!!
Lee Jordan fixait son micro de commentateur avec un air interrogateur : est-ce qu'ils se fichaient de lui ?!"Allô ! Allô ! Ceci est un test micro. Je répète : ceci est un test micro."
La pluie n'avait pas cessé de tomber, ça faisait plusieurs jours que ça durait et pas la moindre éclaircit à l'horizon mais… ça, encore, il pouvait gérer : ils étaient anglais, après tout. Le pire, c'était l'orage qui grondait : les épais nuages étaient si bas !
"C'est un ivoirien !!!" cria Lee Jordan dans son micro.
… enfin, ça c'est de que tout le monde entendit (sauf Luna qui croyait qu'on parlait de crêpes au sirop… mais Luna vit dans sa propre dimension parallèle) et peut-être qu'il avait vraiment dit ça (allez savoir avec Jordan) mais je suis quasiment sûr qu'il aurait dû dire 'on y voit rien' ce qui change… à peu près tout.
"Jordan !!!" le réprimanda le Professeur McGonagall. "Le commerce de l'ivoire est interdit et puis je vous interdit de comparer vos camarades à des éléphants : c'est très incorrect et blessant."
"Ah vraiment ?!" s'écria Jordan, ravi. "J'étais pas au courant pour le commerce d'essence ! Mais depuis quand on a des voitures ?"
"Oh non, vous n'allez pas recommencer avec cette histoire de rature !" grommela la Directrice des Gryffondors. "Je vous ai déjà dit qu'un devoir comportant 90% de rature devrait être 90% plus long pour compenser. Votre punition était méritée !"
"AH NON, ALORS !" cria Jordan. "N'accordez pas aux cons le droit de penser sinon on est fichuuu."
"Oh, à vos souhaits." dit poliment le Professeur McGonagall qui avait dû entendre 'itchuuu !' à la place du mot 'fichuuu' car l'orage gronde si fort qu'on n'entend rien du tout.
Les joueurs débarquèrent sur le terrain : Serpentard d'un côté qui avançait fièrement comme si l'orage n'était qu'une formalité et Gryffondor de l'autre qui peinait à marcher sous la pluie.
"MAIS QU'EST-CE QUE VOUS FICHEZ ?!" cria Adrian Pucey, à l'écart. "On s'était mis d'accord pour la grève et tout..."
"L'équipe de Serpentard est unie ! L'équipe de Serpentard est crainte ! L'équipe de Serpentard est puissante !" récita l'équipe. "L'équipe de Serpentard est gagnante !!!"
"Joueur Pucey, nous pouvons gagner avec ou sans toi." assura Harry Black. "C'est à toi de décider : le déshonneur ou la gloire ?"
Adrian Pucey savait qu'une lutte en solo n'aurait aucun impact... et Harry Black aussi, le savait. Harry Black savait également comment mater un Serpentard : proposez-lui de choisir entre le déshonneur et la gloire. Il choisira toujours…
"… le déshonneur !" fanfaronna Pucey. "Aaah, tu l'avais pas vu venir, ça, heiiin ?!"
"Ce que tu fais est parfaitement inutile." constata Harry. "Nos remplaçants sont entraînés très efficacement."
"Ouais mais au moins, ça te fait chier."
"DÉSHONNEUR SUR TOI ! DÉSHONNEUR SUR TA FAMILLE ! DÉSHONNEUR SUR TA VACHE !!!" cria le tout petit Capitaine des Serpentard, ce qui lui donnait l'air encore plus petit.
"C'est pas une vache, c'est un pur-sang !"
"Ah bah ça..." soupira Harry. "Les Serpentard et le pur-sang : une si longue histoire d'amour."
Il s'arrêta un instant, les yeux écarquillés de quelqu'un qui vient d'inventer quelque chose d'extraordinaire sans faire exprès.
"Oooh… je pourrais ÉCRIRE des romances !" s'écria Harry comme s'il venait de résoudre l'étrange phénomène des deux robinets dans les salle-de-bain anglaises. "C'est l'histoire d'un Serpentard et d'un pur-sang qui tombent amoureux mais..."
"AAARK !!!" cria Drago Malfoy, attrapeur. "Non, non. Je t'arrête tout de suite : c'est dégueulasse."
"Non mais j'ai pas fini de raconter : en vérité, le cheval est la forme animagus de la fille qu'il aime mais il est trop timide alors il se confie au cheval."
"C'est absooolument passionnant, Black."
"Et c'est là qu'il tombe amoureux du cheval mais en fait..."
"TA GUEULE !!! Juste… ferme-la. Tu n'as strictement aucune notion d'amour et je t'interdis formellement d'écrire une romance."
Pendant qu'Harry s'extasiait sur ce concept qui n'intéressait strictement personne, l'équipe des Gryffondor avait déjà commencé à jouer sans eux car c'est très difficile de comprendre ce qu'il se passe sur le terrain quand on y voit que dalle ! Malheureusement pour les rouges et or, ils perdirent le souaffle dans une passe trop audacieuse et le Capitaine des Serpentards sembla se réveiller quand la balle tomba dans une énorme flaque de boue… qui les éclaboussa tous au passage, évidemment.
"Je rêve ou ils ont commencé sans nous et n'ont même pas été fichu de marquer un but ?!" s'exclama-t-il, déçu.
Ce match s'annonçait tout aussi facile que les précédents… l'équipe de Serpentard était devenu beaucoup trop forte, il n'y avait plus aucun enjeux.
"Test des émetteurs-récepteurs : est-ce que les pingouins ont des genoux ?" murmura Harry dans son oreillette.
"Affirmatif !"
"Affirmatif !"
"Affirmatif !"
"Affirmatif !
"Affirmatif !"
"C'est quoi le délire avec les pingouins, à la fin ?!" s'agaça Drago Malfoy.
Une équipe de sept jours : une question et six réponses, tout fonctionnait à merveille. Sauf Drago… mais il avait toujours été dissident (ce qui expliquait les multiples coups sur la tête).
"On fait tout comme à l'entraînement." dit Harry.
Là, Adrian Pucey débarqua sur son Nimbus 2001 et échangea sa place avec le remplaçant. Il venait de se rappeler que son Capitaine n'était pas qu'un énorme enfoiré inhumain mais aussi le Grand Prophète : tout ceci semblait avoir été répété.
"Tu savais qu'il y aurait de l'orage, hein ?!"
"Ouais." répondit Harry. "Test de ton émetteur-récepteur : un-deux, un-deux ! Est-ce que les carottes sont cuites ?"
"Ô Grand Prophète !" répondit Pucey.
"Hein ?! Non mais moi, j'ai juste consulté la météo, en fait..." expliqua Harry.
Toute l'équipe se regarda : le Grand Prophète consultait la Météo ? Oooh, tout s'éclairait.
"Nous garderons ton secret, Ô Grand Prophète." s'inclina Adrian Pucey. "Mais dis nous qui est cette Météo qui semble tout connaître ?"
"On verra ça après le match." promis Harry. "Donnez tout : on va les écraser !"
"POUR LA MÉTÉOOO !!!"
-Fin du 37ème chapitre-
…à suivre…
