Joyeux Nawak et Adieu Dignité


Base: Saint Seiya

Genre: honteux

Personnages: Camus, Milo, Surt et d'autres

Ma contribution à l'event de Noël du forum Saint Seiya fr avec les défis suivants relevés:

2. persos qu'on voit rarement ensemble: Interactions entre Milo et Surt, et Rhadamanthe et Siegfried principalement
4. OTP pas aimé: camilo (just kill me)
17. Thème du concombre
18. Imposteur malgré lui: Surt et Siegfried et d'autres Asgardiens

Note: Voici un OS exceptionnel pour l'event du fofo Saint Seiya FR sur notamment un ship que je ne ship pas du tout... et... bonne lecture...


C'est un chevalier, un marina, un spectre et un guerrier divin qui devaient se retrouver dans le palais d'Asgard pour préparer les fêtes de fin d'année entre Sanctuaires. Raconté comme ça, ça sonnait comme une vieille blague de taverne entre deux chopes de bière. Et pourtant c'était devenu la tradition depuis le traité de paix entre les dieux de l'Olympe et la participation volontaire des défenseurs d'Odin depuis quelques années. À tour de rôle, chaque domaine sacré devait accueillir la divinité si possible et leurs représentants pour un banquet placé sous le signe de la joie. Et pour ce faire, un délégué de chaque partie était désigné soit au sort soit de manière arbitraire, et tous les quatre se chargeaient de tout.

Cette année donc, ce fut dans le grand nord, en Asgard que Noël allait se dérouler. Normalement ce devait être une joie pour Camus, désigné d'office par ses camarades pour se rendre dans les régions aux températures très basses en tant que chevalier d'Athéna. Normalement encore, il n'y avait aucun souci pour le Verseau qui se doutait qu'il allait y aller, que ces terres aux neiges éternelles apaisaient son cœur et son esprit et qu'il allait profiter non seulement de soirées au coin du feu avec son ami d'enfance Surt, mais aussi de la grande bibliothèque de Dame Hilda qui lui ouvrait généreusement les portes à chacune de ses venues diplomatiques. Sauf qu'il n'avait pas prévu ce léger contretemps qui lui tiraillait les intestins, l'empêchant d'avancer face à la tempête polaire.

Heureusement il n'était pas seul pour l'accompagner jusqu'au palais du dieu nordique. Milo, son compagnon le soutenait de son mieux, prenant son courage pour supporter les flocons qui arrivaient sur son visage à une vitesse vertigineuse comme s'ils le tailladaient. Lui, le Scorpion doré qui avait subi mille souffrances des années auparavant, pouvait surmonter la dizaine de centimètres de neige dans laquelle ses pieds s'enfonçaient, ce blizzard qui s'insinuait au travers de sa doudoune de randonnée et de ses trois couches de pulls polaires. Il était un valeureux chevalier et les caprices de cette nature hostile ne lui faisaient pas peur.

Par contre les menaces et les murmures à peine étouffés du Verseau à son égard...

En voyant son français de petit ami souffrir autant, il regrettait vraiment leur diner de l'avant veille. Mais est-ce qu'il avait pu prévoir cette maladresse? Lui qui d'habitude était un cuisinier hors pair qui recevait les meilleures récompenses de leurs repas en amoureux, il sentait son couple en péril, mais quelque chose de sérieux cette fois.

Milo avait toujours été fidèle, droit dans ses idéaux et envers les personnes qu'il aimait quel qu'en fut le degré et la forme. Retrouver Camus après leur retour à la vie était le plus grand bonheur qu'Athéna ait pu lui accorder en plus de la joie de voir son meilleur ami revoir son grand frère duquel il fut séparé bien trop longtemps. C'est pourquoi jamais il n'aurait fait de mal au Verseau, pas même involontairement. Mais il suffisait d'une seule fois pour que cela explose...

« Milo, on fait une pause... fit non sans peine Camus.

-Tu es sur?

-Tu veux que je te vomisse dessus...?

Le Scorpion obéit et amena son compagnon auprès d'un arbre pour qu'il apaise ses douleurs intestinales.

-Camus, tu aurais du rester au Sanctuaire...

-Non. »

Le Verseau était très... trop têtu. Mais lorsque leur Grand Pope eut annoncé que cette année Noël se faisait en Asgard, Milo avait décelé cette étincelle dans les yeux bleu nuit de son homme, comme à chaque fois qu'il devait faire une mission dans le grand nord. C'était son bonheur à lui, son moment d'évasion dans le froid, et personne, pas même une intoxication alimentaire n'allait le clouer à son lit grec. S'il devait agoniser, ce serait avec vue sur les lacs gelés du Pôle Nord.

ナワック

Après deux heures de marche, ils atteignirent le Palais d'Odin où deux Guerriers Divins les attendaient devant l'entrée: Siegfried de Duhbe et Syd de Mizar.

Voyant l'état de Camus, ils prêtèrent main forte à Milo pour les escorter jusqu'à l'intérieur, auprès d'un foyer chaleureux. Ils l'installèrent dans une chambre et le Verseau demanda à rester seul, vraiment seul. Même le Scorpion dut s'en aller.

Ce dernier déambulait dans les couloirs du palais, soucieux de l'état de son compagnon, ne comprenant pas les raisons qui l'avaient rendu aussi mal en point. Il se remémorait leur dernière semaine, leurs achats de Noël dans les rues d'Athènes, et leur quotidien sans faille. Non, vraiment, il ne comprenait pas pourquoi Camus était si amer et si malade...

« Qu'as-tu fait à Camus?

Une voix le sortit de son silence: celle de Surt qui l'abordait sans autre salutation. Ce guerrier divin avait accepté l'union entre son ami d'enfance de Milo, mais était assez possessif dès que le Français revenait en Asgard. Ils ne se voyaient que trop rarement et des moments rien qu'entre ces deux hommes qui avaient un lien quasi fraternel était important pour le jeune homme roux.

-Bonjour, Surt. J'aimerais aussi comprendre la raison de son malaise, mais je suis dans l'ignorance la plus totale.

-Quand cela a-t-il commencé?

-Hier... enfin dans la nuit entre hier et avant hier. Il a été soudainement pris de maux de ventre et de malaises. Il se force à manger mais c'est un supplice pour lui et il me rejette la faute, alors que je fais tout pour lui concocter de bons plats.

-Tu lui avais cuisiné quoi, demanda le guerrier d'Asgard.

-On se faisait une soirée grecque et c'était moi qui cuisinais. J'avais même tout acheté à l'épicerie de Rodorio, le village à côté de notre Sanctuaire. Un bon tsaziki avec des concombres d'un maraicher bio chez qui je vais souvent, du yaourt liquide avec du lait de qualité du crémier du marcher et..

-Tu as la réponse.

-Comment ça?

-Attends, t'es pas au courant? Vous êtes ensemble depuis combien de temps?

-Ca va faire deux ans...

-Deux ans? Répéta Surt. Deux ans que t'es avec mon ami d'enfance et tu sais toujours pas qu'il développe une intolérance au lactose de plus en plus violente au point de le clouer au sol?

-Pourtant il mange du fromage avec appétit et sans problème, répliqua Milo un peu penaud sur le coup. Et il ne m'a jamais rien dit...

-Parce que Camus est fier, tu le savais pas ça non plus, le Scorpion? Et tu l'as jamais vu manger de concombre non plus, n'est-ce pas?

-Il m'a toujours dit qu'il n'en avait jamais vraiment eu l'occasion d'en manger de bons. Et avant hier j'avais pensé que...

-T'as mal pensé. Pourtant je pensais que les chevaliers d'Athéna réfléchissaient un peu. Camus digère très mal le concombre. Oh bien sur il le montre pas parce qu'il est fier et tente de maitriser son corps avec son cosmos mais cette fois, il ne peut pas. Pas besoin d'être un médecin hyper doué pour comprendre que ton tatsi machin c'est une tentative d'homicide involontaire sur ton mec. Ton yaourt hyper liquide et blindé de lactose PLUS le concombre, c'est tout simplement un empoisonnement dans les règles de l'art que tu as concocté à ton petit ami!

-Je... je ne m'en rendais pas compte.

-Oui ben... c'est pour la survie de Camus que je te dis ça.

-Qu'est-ce que je dois faire? Demanda Milo.

-Le laisser tranquille un moment, même toute la période des fêtes. Je m'occupe de lui.

-Surt...

-Je pense pas qu'il voudra te laisser le voir. Tu le connais aussi bien que moi et si tu veux sauver ce qui te reste de relation avec lui, laisse moi m'en occuper. Toi, organise les festivités à sa place. »

Milo était perdu. Il n'imaginait pas à quel point ce repas avait provoqué une réaction aussi grave dans l'organisme de son Verseau. Et ce n'était pas le paquet cadeau contenant le dernier roman policier en vogue en France qui allait colmater sa bourde immense. Et comme avait suggéré Surt, il valait mieux laisser le temps faire son œuvre en espérant un meilleur retour de son glaçon.

ナワック

De ce fait il se rendit dans la grande salle du palais de Dame Hilda pour rejoindre les autres représentants des Sanctuaires. Il y découvrit Siegfried qu'il avait salué un peu plus tôt, l'ex de son meilleur ami Kanon, à savoir Rhadamanthe du Wyvern en tant que Spectre d'Hadès, et... par déduction un Marina de Poséidon, mais il n'était pas sur de son nom ni de sa qualification. La peau mate, le crâne rasé mais orné d'une crête blanche et longue qui descendait jusqu'aux fesses, une absence de sourcils et une allure tellement droite que même les colonnes des temples grecs faisaient tordues à côté. Mais d'une grande sobriété. Par contre son nom...

« Bienvenue parmi nous, Milo du Scorpion, déclara la prêtresse d'Odin. On m'avait informé que ce serait le chevalier du Verseau qui représenterait Athéna pour les festivités.

-Il est présent, votre Altesse, répondit le jeune homme. Cependant, il est souffrant, et a préféré se reposer un peu. Votre guerrier Surt a préféré rester à ses côtés le temps de la convalescence, et il vous présente toutes ses excuses pour la gêne causée.

-Qu'il se sente mieux est le plus important, fit la jeune femme. Je prierai notre dieu pour qu'il guérisse au plus vite. Bien, s'adressa-t-elle ensuite aux autres, messieurs, à nouveau je vous souhaite la bienvenue en Asgard à l'occasion de ces fêtes de fin d'année. Vous qui aviez été désignés par vos dieux et déesse, je vous accueille dans mon humble palais afin que vous puissiez remplir cette mission de paix et organiser le banquet annuel de Noël. Ainsi, Milo chevalier d'Athéna, Rhadamanthe, Spectre d'Hadès, Krishna, Marina de Poséidon et Siegfried, guerrier divin d'Asgard, nous comptons sur vous pour mener à bien tout cela. Comme vous venez de loin pour la plupart, vous pourrez commencer vos réunions dès demain. Aujourd'hui, prenez le temps de vous reposer un peu. N'hésitez pas à poser des questions, à demander des renseignements auprès des habitants du palais, on fera tout pour accéder à vos requêtes.

Sur ces paroles, la prêtresse salua humblement les hommes qui se trouvaient devant elle et traversa en sens inverse la salle pour retrouver une autre jeune fille, blonde, qui l'attendait à l'entrée: Freya sa jeune sœur.

Milo, pendant ce temps, observait les autres hommes avec qui il allait devoir travailler. Rhadamanthe il le connaissait. Il avait tenté une histoire avec Kanon, le deuxième meilleur ami du Scorpion avec Aiolia, et ça n'avait pas duré. Trop de disputes en trop peu de temps pour des choses débiles selon les dires du Dragon des mers. Leur relation n'avait jamais décollé en somme. Siegfried, du peu qu'il le côtoyait, il voyait en ce beau blond un toutou à sa mémère toujours collé aux basques de cette Dame Hilda, une femme qui inspirait autant le respect que sa déesse à lui. Le Scorpion ne l'aimait pas. Ni son air supérieur, ni ses cheveux ondulés, ni rien du tout, simplement. On ne pouvait pas aimer tout le monde non plus. Et... le Marina... Krishna! Voilà c'était ça son nom. Selon Kanon, c'était pas un mauvais bougre, juste qu'il était comme leur Shaka national: il parlait jamais et été complètement perché. Ça promettait...

ナワック

La réunion du lendemain fut expédiée en moins d'une heure. En vérité, Siegfried avait déjà planifié des propositions d'animation, de menus potentiels et même de plans de table des plus corrects et il y eut peu d'objections de la part des autres hommes qui devaient à priori faire des suggestions qui au final étaient moins attrayantes.

Milo regrettait presque que cela fusse si rapide. Il avait passé la nuit précédente à potasser les notes de Camus qui finalement rejoignaient celles du Guerrier Divin et même pris un bloc notes pour écrire au cas où et dans le pire des cas esquisser des dessins d'hommes bâtons qui se battaient à quelques millimètres de distance.

Il avait observé ses deux autres collègues: Krishna semblait avoir moins d'expression faciale que son Verseau et il n'avait jamais entendu le son de sa voix. Depuis la résurrection, il ignorait en quelle langue le Marina parlait, s'il parlait seulement. D'après Kanon, c'était le cas. Mais même Shaka était plus bavard à côté. Quant à Rhadamanthe... comment dire...? Il n'a jamais été en bon termes avec le Spectre. De part le fait qu'il avait eu une relation très courte avec le second Gémeaux – encore lui oui – et que Milo était assez surprotecteur avec ses ami, mais aussi à cause d'une bouteille brisée lors d'un repas officiel entre Athéna et Hadès. Un whisky grand cru qui eut subi une chute vertigineuse et vola en éclats... Bon là encore, il se sifflait son verre d'alcool en fin de matinée en plus.

Le Scorpion était content de n'avoir pu à donner un autre avis que d'être d'accord avec ce que Siegfried eut dit, et put enfin quitter la salle pour tenter de voir un peu son petit ami.

Ce satané Surt avait refusé de le laisser entrer dans la chambre parce que soit disant ''Camus est encore souffrant et il a besoin de repos''. Alors pourquoi restait-il avec lui, le laissant dans une chambre à part? Ce gars était son ami d'enfance pas son mec, merde! Et c'était au compagnon de jouer les garde malade!

Il allait te virer ce rouquin par la peau des fesses si violemment qu'il allait finir dans la neige hors du palais oui.

Naviguant dans les couloirs du palais sans prendre le temps de saluer le personnel ni même les Guerriers d'Odin, et encore moins le sous fifre qui devait accompagner Rhadamanthe en Asgard, Markino – d'ailleurs qu'est-ce qu'il fichait ici lui? - Milo avançait à grands pas vers l'étage des chambres réservé aux invités du Sanctuaire d'Athéna, quatrième porte sur la droite pour y entrer en frappant un peu pour la forme.

À peine eut-il pénétré d'un pas à l'intérieur qu'il fut figé par la curieuse scène qu'il lui était offert: assis sur le tapis, adossés contre le lit, Camus et Surt étaient habillés dans une sorte de pyjamas polaires, les faisant ressembler à deux peluches d'ours, le protecteur d'Asgard avec une capuche avec des oreilles arrondies rabattue sur sa tête. Ils n'étaient pas pieds nus, mais chaussés d'étranges pantoufles noires et blanches, la forme rappelant la silhouette de pingouins. Et les deux hommes paraissaient concentrés sur – Milo pencha la tête un peu plus à l'intérieur de la pièce – un écran télévisé qui diffusait une espèce de film avec une musique de Noël, le tout en plongeant frénétiquement leurs mains dans un paquet en plastique pour les ressortir avec un bonbon rose qui finissait dans la bouche et dont le parfum de fraise chimique arrivait jusqu'aux narines du Scorpion.

Pas possible, Camus avait été atteint par cette intoxication alimentaire plus que prévu. Cet homme si sérieux, rempli de tous les plus beaux clichés de son pays d'origine tels la classe innée qu'il avait en toutes circonstances, cette intelligence et cette curiosité surtout des livres de toutes origines, cet entêtement parfois difficile à suivre mais qui le rendait si fascinant... tout cela avait disparu pour le voir là, à s'empiffrer de fraises Tagada devant une comédie niaise de Noël avec son meilleur ami!

Milo se promit mentalement que si son Verseau guérissait de ce mal qui le rongeait, plus jamais il achèterait de yaourt liquide ni de concombre et qu'ils mangeraient plutôt des choses qu'ils avaient l'habitude de partager ensemble. Même des coquillettes au beurre avec du jambon blanc, ça pouvait avoir un certain côté romantique après tout.

Sur l'écran, la publicité coupa d'un coup une scène à priori importante à tel point que Camus protesta devant ce changement trop brutal. Tandis que Surt tourna la tête et son regard s'assombrit devant l'intrus.

« Milo! Que fais-tu ici? Demanda le roux

-Ils apprennent pas les formules de salutation chez les guerriers divins? Se contenta de répondre le Grec.

-Oui, bon, bonjour, ça va? T'es pas en réunion? Tu peux nous laisser?

Le Scorpion leva les yeux au ciel prenant sur lui pour ne pas envoyer cette mascotte d'ours de supermarché par la fenêtre comme il menaçait mentalement depuis le début de son séjour dans le Palais d'Odin.

-Donc, Bonjour, oui je vais bien merci, non la réunion est terminée tout va bien, et je viens prendre des nouvelles de mon petit ami, Camus, si ce n'est pas trop demandé.

-Il a bien dormi, il mange bien, c'est bon. Tu peux nous laisser?

-Tu sais, Surt... il est tout aussi capable de répondre, il est plus vieux que toi donc... Milo s'avança en poussant un peu le roux pour s'accroupir devant le Verseau. Salut, Camus, tu vas mieux, en effet. Tu as meilleure mine ce matin.

-Bonjour, Milo, fit le Français.

-Je voulais te dire que j'étais encore désolé pour le plat l'autre jour.

-C'est bon, on en parle plus.

-Camus, je t'...

-Bon, le Scorpion, bouge, la pub va se finir, intervint Surt. Ou tu pars ou tu restes avec nous pour regarder la fin du film.

-Alors toi, tu commences à me courir sur le haricot, le nain. Je suis en train de parler à mon mec, tu nous laisses tranquilles!

-Milo... s'il te plait, fit Camus. J'aimerais passer un peu de temps avec Surt. Tu sais à quel point c'est important aussi de profiter de ses amis.

-Qu...

Le Scorpion était stupéfait. Son chéri l'envoyait bouler en utilisant la carte de l'amitié, tout en sachant que c'était un sujet qui lui tenait à cœur. Bien sur qu'il n'allait pas empêcher son Verseau de passer du temps avec ce roux quand bien même les deux ne pouvaient se piffrer, les liens tissés depuis l'enfance étaient bien trop précieux. Et son glaçon avait besoin de se retrouver dans des températures négatives parfois, comme une nécessité de se ressourcer. Par contre se faire interrompre en plein milieu d'une déclaration, ça passerait pas.

-Milo, dit le Français, je regarde la fin du film et je serai à toi, promis.

-... d'accord. À tout à l'heure. »

En quittant la chambre, le jeune homme tomba sur un sourire perfide de la part de Surt qui mangeait un bonbon, auquel il répondit d'un discret doigt d'honneur.

ナワック

Les terres d'Asgard étaient sublimes, les paysages comme sortis d'un livre de conte étaient presque irréels et comme magique. C'était indéniable. L'endroit idéal pour passer les fêtes de fin d'année, ou quelqu'autre voyage des plus romantiques. Mais à admirer au chaud.

Milo, grec d'origine, ne supportait décidément pas ce froid qui s'insinuait partout, même au travers des murs épais du palais d'Odin. L'air doux et méditerranéen lui manquait tellement. Presque le Noël de l'an dernier aux Enfers était plus supportable. Peut-être parce qu'il n'était pas seul à se promener sur les terres inconnues, en compagnie de ses amis et de son chéri et qu'ils avaient inventé un jeu idiot qui constituait à deviner ce qu'avait pu être la vie des âmes errantes qu'ils croisaient. C'était devenu un petit délire qui les faisait bien rire surtout quand les fantômes semblaient les entendre et leur hurlaient qu'ils avaient faux sur toute la ligne.

Même trois ans auparavant, quand ils étaient dans le Sanctuaire sous-marin de Poséidon, Milo avait passé un bon moment. C'était bien avant qu'il ne fusse avec Camus, et profitait pleinement de sa solide amitié avec Kanon qui lui avait fait visiter le fond des océans, lui faisant découvrir tant de merveilleux endroits insoupçonnés plongés dans le silence, avec les poissons et autres créatures qui tournoyaient autour d'eux. C'était apaisant, incongru et loin de l'agitation qui tournait autour de l'alcool dans le temple du dieu des Mers. Si tout se passait bien l'an prochain, ce serait à nouveau chez les Marina que les fêtes se dérouleraient. Et, en priant pour que le Scorpion fusse encore avec Camus, il songeait déjà à lui faire visiter à son tour ce sanctuaire enchanté.

Avant cela, il réprima un énième éternuement. Ça caillait vraiment trop dans le domaine d'Asgard, et il n'avait rien d'autre à faire que de déambuler dans les couloirs, attendant que ce film à la noix finisse. Et personne à qui parler...

Mis à part Siegfried et le nain roux, Milo n'avait rien contre les Guerriers Divins. Il s'était même surpris à trouver Albérich sympathique, surtout après trois choppes de bière. Et il voyait que Syd avait bien accroché avec Aiolia. Mais ce que ce palais semblait triste quand il n'y avait personne dans l'aile où il se trouvait. Et aucune envie d'aller à la bibliothèque. C'était Camus qui y allait, pas lui.

Le Scorpion entreprit alors de visiter d'autres corridors qui lui étaient jusqu'alors inconnus, pour tuer le temps.

En s'aventurant au delà de la salle du trône, après avoir sprinté pour traverser une allée à ciel ouvert à cause du vent qui soufflait trop fort, il pénétra dans une tour et fut salué par des gardes à son entrée. Ne se faisant pas refouler, il en déduit qu'il pouvait avancer sans problème et continuer son exploration. Il se demandait presque si le palais d'Odin n'était pas au final qu'un immense labyrinthe dont les couloirs aux colonnes sombres se ressemblaient tous, permettant aux intrus de s'y perdre à tout jamais. À tous les coups c'était la stratégie de ce royaume aux allures pacifistes mais dont la cruauté était insoupçonnée. Et il existait des Guerriers Divins pour les situations vraiment urgentes.

Milo s'envoya une gifle mentalement pour calmer son imagination débordante. Depuis le retour à la paix entre les dieux, et aussi avec l'influence et les lectures de son petit ami, il se surprenait à dire des bêtises plus grandes que son ami du Taureau. Pourtant le jeune homme était sain de corps et d'esprit, ne fumant pas – et engueulant sans gêne le Cancer qui lui balançait sa nicotine dans les narines sans lui demander son avis – supportant l'alcool jusqu'à une certaine limite sans en abuser et surtout il avait un besoin incessant de se dépenser, de faire de l'exercice, du sport, et tout ce qui pouvait canaliser son énergie.

Finalement, se perdre dans ce château allait l'occuper plus que prévu. Il serait presque à même de remercier Surt de l'avoir envoyé balader. Mais il ne le ferait pas. Il y avait des limites à la bêtise!

Après quelques minutes de marche dans le couloir lugubre numéro il ne savait pas combien, le Scorpion découvrit une porte à moitié ouverte et une lumière dans les tons orangés s'en échappait, apportant un peu de couleur dans les ténèbres.

Piqué par une curiosité trop grande, le jeune homme s'approcha, juste pour voir ce qui s'y passait.

Pas trop longtemps. Juste le temps d'avoir autre chose dans son regard avant de repartir dans le noir.

La pièce était à priori plongée dans le silence, un peu comme toute l'aile qu'il explorait jusqu'alors. Quelqu'un avait du partir, laissant tout allumé?

Certes il y avait un minimum d'électricité dans ce château mais était-ce raisonnable de la gaspiller ainsi?

À mesure qu'il s'approchait, Milo entendait des sons étouffés, comme des murmures s'il devait s'agir d'êtres humains. Il se mit à penser qu'il allait espionner un couple sans faire exprès dans un moment intime. Et puis il se dit aussitôt que Camus commençait sérieusement à lui manquer et qu'il devait rebrousser chemin pour aller le rejoindre sur le champ et virer le nain roux qui se l'accaparait depuis trop longtemps.

Et puis un nom s'échappa de la pièce, chuchoté, sans qu'on ne puisse reconnaître le timbre de la voix.

On avait prononcé deux syllabes qu'il connaissait: ra et da.

Rhadamanthe.

Le Spectre était-il là dedans? Seul? Avec qui sinon?

Il était un peu trop tard pour reculer. Au mieux, il verrait le Wyvern dans une situation particulièrement gênante, au pire, les murs de cette aile du palais se fissureraient sous les vociférations du monosourcillié féroce. En fait, on devrait éviter la seconde option au moins pour préserver l'entente entre les Sanctuaires. C'est pourquoi juste un œil rapide et...

Ce qu'il n'avait pas vu!

Milo resta un instant immobile devant le spectacle qui lui était donné, une fois la tête passée dans l'entrebâillement de la porte.

Dans ce qui était vraisemblablement une chambre à coucher, à la lueur de bougies disposées sur une table et du feu qui brulait dans la cheminée dans le fond, deux hommes étaient dans une position très intime, leurs vêtements négligemment tombés au sol.

Rhadamanthe était bien présent et installé confortablement sur son partenaire, bougeant sensuellement tandis que des bras plus fins mais musclés et aussi puissants parcouraient le dos du Spectre de la nuque jusqu'aux fesses. Par contre de là où il était, impossible pour le Scorpion de savoir qui donnait autant de plaisir au Juge des Enfers. Et pour sa survie, il valait mieux ne pas s'attarder.

Pourtant, le Wyvern, un un grognement de plaisir tourna la tête sur le côté pour la nicher dans le cou autour duquel des mèches claires et délicatement ondulées coulaient doucement. C'était le cou de...

Milo était stupéfait et loin d'imaginer que l'ex de son meilleur ami était actuellement en train de coucher avec Siegfried de Duhbe, le grand Guerrier Divin qu'il croyait accroché à Dame Hilda. Et en plus il devait diriger Rhadamanthe et toute sa puissance avec ferveur s'il pouvait le formuler ainsi. Était-ce un moment juste comme ça ou étaient-ils ensemble depuis un certain temps...?

Le Scorpion ne se posa pas la question trop longtemps, préférant partir de suite, laissant l'obscurité nettoyer la scène à laquelle il venait d'assister. Filons en vitesse sans se poser davantage de questions, encore moins sur cette envie de savoir comment le défenseur d'Asgard arrivait à soutenir toute la force massive du Spectre sans finir écrasé.

ナワック

En vérité le palais d'Odin n'était pas un labyrinthe. Milo retrouva l'allée principale qui menait vers l'entrée en moins de dix minutes après sa course loin de ce couple incongru qu'il eut surpris. Il devait effacer ces images de son esprit, et ça risquait d'être difficile dans les jours à venir, étant donné qu'il allait les côtoyer pendant une semaine encore.

Il avait besoin de Camus, là. Plus aucune pitié.

Connaissant le chemin, il gravit quatre à quatre les marches vers les chambres, se jurant que film fini ou pas, il prendrait son Verseau dans les bras pour un baiser fougueux et devant Surt s'il le fallait.

Cependant, il fut stoppé dans son élan par l'ami d'enfance de son chéri.

« Ca y est, le film est fini, demanda Milo d'un ton méprisant. Je peux m'occuper de mon mec?

-Il dort là, répondit simplement Surt. Mais sois là à son réveil, sinon je donne pas cher de votre folle histoire d'amour.

-Putain c'est quoi ton problème, s'enflamma le Grec. Pourquoi tu trouves toujours le moyen de m'éloigner de Camus quand on vient ici?

-Parce que je t'aime pas.

-Mais moi non plus, je t'aime pas. Juste je fais un effort. Au moins pour que Camus puisse profiter de toi, son ami d'enfance. Je m'en vais sans râler parce que je sais que ça le rend heureux et qu'il aime vos moments ensemble.

-... fais ce que tu veux mais le réveille pas. »

Le guerrier d'Asgard laissa le Scorpion sur cette phrase et disparut dans l'escalier.

Le Grec resta à observer le vide quelques secondes, sans chercher à comprendre ce qui pouvait vraiment clocher chez ce jeune homme. Surement un trop plein d'air polaire dans son cerveau... Mais il y avait plus important désormais.

De ce fait, il entra à pas feutrés dans la chambre du Verseau où ce dernier dormait en effet, de son air éternellement apaisé.

Milo le regarda quelques secondes, se confirmant à nouveau qu'il aimait cette tête de mule glacée et sa beauté aussi bien intérieure qu'extérieure avant de chercher un livre à bouquiner.

Il avait toujours détesté le regarder dormir, et ce depuis le tout début de leur relation. Trop de mauvais souvenirs qui ressurgissaient à cette idée de Camus allongé et immobile.

Cette foutue guerre sainte, même cinq années après, laissait encore de sales traces et des cicatrices.

Il paraît que c'est romantique de regarder l'être aimé dormir. Milo ne le pensait pas. Quand il était auprès de son Verseau, il veillait sur lui à sa manière: soit en dormant à ses côtés, mais lui tournant le dos, soit comme par la présente, en s'occupant avec les moyens du bord. Et le Français avait accepté son choix.

Ils étaient si différents tous les deux et pourtant leur relation fonctionnait on ne pouvait mieux. L'un calme, amoureux des livres, l'autre une boule d'énergie qui aimait se dépenser. Malgré tout après la guerre et leur retour sur terre, ils s'étaient confiés sur beaucoup de choses allant de leurs gouts sur tout jusqu'à leurs peurs les plus sombres en passant par leur vision de cet avenir paisible et cette amitié qui se renforçait jusqu'à se changer en amour, tout en s'avouant des petits secrets que jamais leurs compagnons d'arme ne sauraient.

À ce propos, Milo eut une pensée soudaine. Un ultime cadeau de Noël pour Camus, mais seul cette tête de pioche de Surt pouvait l'aider à le trouver. Il ne pouvait quitter le chevet du Verseau comme ça. Toute une journée sans le voir, c'était impossible et il pourrait le lendemain descendre dans la ville d'Asgard pour faire ses recherches. En attendant le réveil de son bien aimé, il essaya de lire un roman laissé dans la chambre. Dès la première page il fut mis en échec. Il ne lisait pas la langue locale. Il se rabattit sur la télévision, cherchant un programme qui pourrait le distraire tout en baissant le son.

ナワック

Le lendemain, veille de Noël, une agitation inhabituelle régnait dans le Palais d'Asgard. Les invités des différents Sanctuaires commencèrent à arriver et les serviteurs courraient presque dans les couloirs, comme affolés et un peu affolé par tout ce monde.

Milo, lui, était de meilleure humeur par rapport à la veille.

Dans la soirée, après le souper, il s'était enfermé dans la chambre de son compagnon, avec lui et personne ne vint les déranger. Entre deux instants de tendresse, Camus lui confia son plaisir de se mettre en pyjama d'ours polaire et de regarder des choses niaises par moment en s'empiffrant de bonbons. Chose qu'il n'avait jamais osé avouer à son Scorpion de peur de se faire chambrer.

Bien au contraire, ce dernier était presque déçu de ne pas l'avoir su dès le début de leur relation. Même que ça rendait le Français moins inaccessible. Et il n'était pas obligé d'avoir ce rituel juste avec Surt, Milo comprenant aussi ce besoin de retrouver ses amis les plus chers, lui même le faisait avec Kanon et Aiolia. Juste l'attitude du roux envers lui ne lui inspirait aucune sympathie.

Camus lui promit d'en discuter.

Ainsi, après une tendre nuit, le Verseau dut reprendre ses fonctions de représentant d'Athéna et partit de bon matin aider les autres délégués à savoir Rhadamanthe, Krishna et Siegfried, laissant le champ libre à Milo pour s'enfuir en ville et acheter un autre cadeau à son homme. Et pas besoin de consulter Surt pour la pêche aux renseignements. Syd était venu le voir la veille avant de revenir aux chambres pour demander son avis sur ce qu'il comptait offrir au chevalier d'Or du Lion, à savoir un tigre des neiges en peluche.

Le Scorpion donnait sa bénédiction pour le Guerrier Divin et le chaton doré, définitivement!

ナワック

Après deux bonnes heures à l'extérieur, Milo revint dans le palais, tenant son paquet sous son manteau épais couvert de neige et se faufila au travers des gens présents, tout en saluant ses compagnons d'arme, même les jeunes Bronze avant de remonter dans sa chambre pour cacher dans le désordre chaotique de son sac, le fameux cadeau.

Il croisa Krishna qui le salua d'une voix monocorde avant de descendre les escaliers lui.

Le Scorpion s'arrêta net: un miracle de Noël venait de se produire. Il avait entendu le son de la voix de ce Marina! Etait-ce le signe d'une soirée sans problème dans la joie et la bonne humeur? Il l'ignorait. Mais il était content d'une certaine manière.

Ce qui était sur c'était la chance de ne pas trouver Camus dans la chambre, certainement occupé aux préparatifs, à saluer les invités ou enfermé dans la bibliothèque, il en serait capable.

ナワック

Le banquet de Noël se déroulait comme ceux des années précédentes: nourriture et boisson à volonté, de la musique de tous horizons avec surtout de la variété et des personnes qui tentaient de prouver leurs talents de chanteurs – certains étaient de bien meilleurs combattants – et des rires et de la joie de partout.

Cependant, Milo avait perdu de vue son compagnon. La grande salle du trône d'Odin était pourtant immense mais impossible de mettre la main sur son Verseau.

Quelque part c'était l'occasion pour filer dans les chambres et récupérer ses cadeaux de Noël sans prendre le risque d'avoir quelqu'un qui lui demanderait ce qu'il faisait. Ils étaient tous joyeux, et même Athéna riait de bon cœur avec Dame Hilda et sa jeune sœur. De ce fait, il franchit les grandes portes et entreprit de gravir l'escalier.

Mais il fut embarqué malgré lui dans un coin sombre, derrière une épaisse colonne couleur ébène. La main saisissant son poignet était relativement puissante, mais la prise peu intense.

Sans comprendre ce qui lui arrivait, le Scorpion eut ses lèvres assaillies par une bouche tendre et sentant la fraise chimique mélangée à un souffle alcoolisé. Camus?

Non, jamais il ne lui aurait fait ça. Et surtout il ne se serait jamais mis sur la pointe des pieds pour attendre son visage.

Profitant d'un jeu de lumière offert par une torche dans le couloir, Milo reconnut avec effroi la personne qui l'avait embrassé. Ces mèches rousses, cet élastique en tissu brodé..

« Surt, bordel qu'est-ce qui te prend?!

Le Scorpion ne maitrisait plus ses éclats de voix mêlant surprise et colère. Il distinguait l'absence de lueur dans les yeux du guerrier d'Odin. Il était complètement bourré.

-Camus, fit ce dernier au bord de l'inconscience. J'ai reconnu tes cheveux bleu nuit si parfaits... Je voulais t'offrir un baiser de Noël et... »

Le jeune homme s'écroula presque dans les bras du chevalier d'Or.

Ce dernier le réceptionna pour l'allonger contre la colonne, le laissant dans son sommeil soudain. Avec un peu de chance, Surt aurait oublié le lendemain... Milo, lui voudrait oublier ce moment. Tout comme cette vision devant la grande porte d'entrée du palais contre laquelle Siegfried prenait la bouche de Rhadamanthe... pitié...

Qu'un autre miracle de Noël se produise...

Sans chercher plus longtemps quelle autre bizarrerie il trouverait sur son chemin, le Scorpion fonça dans les escaliers des chambres et en un aller retour à vitesse modérée pour un chevalier mais particulièrement rapide pour un homme normal, il revint à l'entrée de la salle du trône d'Asgard. Dans le hall, le chef des Guerriers Divins et l'un des juges des Enfers étaient toujours collés l'un à l'autre en un baiser toujours plus fougueux, tandis que Surt dormait comme un garçonnet recroquevillé sur lui même.

À présent, trouver Camus.

Justement ce dernier tentait de communiquer avec lui par la pensée:

''Milo... Milo où es-tu?''

Etrange, il ressentait comme une once de faiblesse dans sa transmission télépathique.

''Camus? J'étais aux toilettes, dut-il mentir. Et toi, où es-tu? Je te vois pas avec tout ce monde.''

''Je suis sur la terrasse dehors... Viens vite...''

Le Scorpion commençait à s'inquiéter. D'habitude, le cosmos de son Français n'était pas aussi faible. Il ne fallait plus réfléchir plus longtemps.

Toujours ses paquets à la main, il se fraya un chemin au milieu des convives, sans s'excuser pour autant lorsqu'il en bousculait pour atteindre enfin la grande porte aux vitraux magnifiques décrivant une scène de la mythologie nordique – détail expliqué par Dame Hilda et Camus qu'il avait retenu - qu'il traversa.

Il retint un juron devant l'assaut surprise du vent violent d'hiver, mais tout contre la balustrade du balcon en vieilles pierres, il distinguait le Verseau qui se tenait le corps penché dans le vide.

« Camus! s'écria Milo. Camus que t'arrive-t-il?

Sans attendre une réponse, il courut vers son compagnon pour le redresser et le vit avec le regard éteint et le visage plus pâle et terne que son cosmos de glace.

-Camus, réponds moi, merde!

-Je... j'ai mangé un truc... arriva à articuler le Français.

-Et... ça t'a mis mal, c'est ça? C'était quoi?

-Une sorte de salade... avec du concombre... et... une sauce à la crème...

Milo jura pour lui même. Puis il irait dès que possible engueuler cet infâme Wyvern qui avait proposé cette salade de légumes parmi les entrées du banquet sans préciser les ingrédients en détail ni les allergènes, contrairement aux autres représentants lors de la réunion. Mais avant cela...

-Camus, viens, on rentre dans notre chambre.

-Tu voulais pas faire la fête avec des amis...?

-T'es prioritaire et je pourrai t'offrir tes cadeaux.

Un petit sourire maladroit se dessina sur le visage du Verseau.

-C'est quoi? Un livre?

-Et une peluche... de pingouin rose. Il restait que ça en magasin.

-Merci, Milo »


note de fin: Merci d'avoir lu. Alors ce n'est pas demain la veille que je referai un camilo. Mon cœur appartient au Milolia et suite à ce OS, je vais me consoler en regardant plein de fanarts de mes chouchous parce que j'en ai besoin... Les caractères en guise d'interlude c'est la transcription en japonais de 'nawak' (jusqu'au bout ce os l'est de nawak mdr) et je vous souhaite de bonnes fêtes d'année. Des bisous