13ème texte du calendrier de l'Avent des auteurs réunis

écrit par BeeBloom

ce n'est pas une fanfiction mais une fiction originale


Noël écrit par Beebloom

Il était une fois, un petit lutin qui ne croyait plus en rien. Il avait perdu toute foi en magie, et pire que tout, il se retrouvait seul la veille de Noël.

Un soir, alors qu'il se promenait dans la forêt, il se fit mal au pied en butant dans un gros rocher. Il se pencha et le ramassa quand il s'aperçut que ce gros caillou ne ressemblait en aucun cas aux autres. Il décida donc de le garder avec lui pour le ramener à la maison.

Une fois rentré, il le posa directement près de lui, sur sa table de nuit, avant d'aller se coucher.

Plus tard dans la nuit, il fut réveillé par un énorme bruit. Il se réveilla en sursaut et vit le caillou sur le sol, brisé en plusieurs éclats. Sans comprendre pourquoi, le petit lutin commença à pleurer. Il pensa que le destin continuait de s'acharner sur lui, et au moment ou il commença à perdre tout espoir, une lueur vive provenant du caillou vint l'éblouir.

Il se recula, surpris, puis observa cette étrange lumière, avant qu'une petite silhouette apparaisse devant lui et ne prenne la parole.

« Tu as l'air si triste petit lutin. Pourquoi ? »

Celui-ci pensait qu'il était en train de rêver alors il se frotta les yeux à plusieurs reprises, quand la silhouette se mit à rire. Sa voix était douce. Elle résonnait dans un écho très beau. C'est comme si un ange lui parlait. Le voyant intimidé, mais surtout surpris, elle reprit la parole.

« Tu ne rêves pas petit lutin, continua-t-elle, toujours souriante, alors qu'elle s'approcha de lui. Je m'appelle Nélia et je suis là pour t'aider. Dis-moi ce qui te tracasse.

– Nous sommes la veille de Noël et je n'ai pas eu de nouvelles de père. J'étais censé l'aider pour emballer tous les jouets, mais il m'a abandonné, fit-il alors qu'une larme coule sur son visage.

– Ne crois surtout pas ça petit lutin, dit-elle de sa voix douce, alors qu'elle balaya tendrement la larme qui venait de couler sur son visage. Ton père est tombé malade petit lutin, mais rassure-toi, aujourd'hui, il va beaucoup mieux, et il pourra très vite faire sa tournée pour livrer tous les jouets qui lui ont été commandés.

– Alors que fais-je ici ? demanda-t-il, l'air penaud. Pourquoi ne m'a t-il pas rappelé ?

– Parce qu'il se sentait coupable de t'avoir laissé, lui sourit-elle. Tu es son préféré, poursuit-elle, un nouveau sourire sur les lèvres. Mais ne t'en fais pas, surenchérit-elle, tout en caressant sa joue d'une main délicate. Je peux remédier à ça.

– Comment ?

– Tu n'as qu'à fermer les yeux. Je vais compter jusqu'à trois et quand tu te réveilleras, tu seras à nouveau près de ton père et tout ça, fit-elle, tout en observant tout autour d'eux, ne sera plus qu'un mauvais rêve. C'est comme si tout ça n'avait jamais existé.

– Vous pouvez vraiment faire ça ? demanda -t-il, surpris.

– Est-ce vraiment ce que tu souhaites ? lança-t-elle tout en le regardant droit dans les yeux.

– Oui, répondit-il d'un ton assuré. Je veux retrouver père et pouvoir faire la tournée avec lui. Comme je l'ai toujours fais.

– Très bien petit lutin, fit-elle, tout en lui souriant. Alors ferme les yeux, continua-t-elle tout en plaçant sa main sur ses yeux afin qu'il s'exécute. Maintenant respire profondément. Je vais compter jusqu'à trois. Mais n'oublie pas, tout ceci. Notre rencontre. Tout ça n'a jamais existé. Un... Deux... Trois... »

Quelques secondes plus tard, le jeune lutin se réveilla. Il regarda tout autour de lui avant de se rendre compte qu'il était chez son père. Celui-ci était en train d'enfiler sa tenue pour le fameux soir de noël. Le voyant quelque peu décontenancé, il prit la parole.

« Alors Javot, pourquoi n'es-tu pas encore habillé ? demanda-t-il, tout en l'observant, un large sourire sur les lèvres. Les jouets ne vont pas se livrer tout seul.

– Père, souffla-t-il, soulagé de le voir debout devant lui, prêt à remplir son rôle.

– Allez, dépêche-toi petit lutin. J'ai besoin de toi. »

Javot le regarda à nouveau, un large sourire sur les lèvres. Il se précipita donc pour enfiler ses plus beaux habits, ses bottes et son petit bonnet. Il s'apprêta à monter sur le traîneau près de son père quand il sentit quelque chose au fond de sa poche. Par réflexe, il passa sa main dedans et en sortit une pierre. La pierre sur laquelle il s'était cogné. Il sourit en l'observant, car les souvenirs lui revinrent en mémoire. À cet instant, il comprit que ce qu'il avait vu, vécu, n'était pas un rêve ou quelque chose tout droit sortit de son imagination.

Cette nuit-là, il réalisa qu'un ange veillait sur lui, et que c'était grâce à elle. Grâce à Nélia qu'il avait retrouvé tout espoir, et qu'il croyait à nouveau à la magie de noël...