Titre : Burlesque

Genre : Romance

Rating : K+

Résumé : Vous connaissez Burlesque, le film ? Non ? Bon c'est l'histoire d'une jeune femme qui devient chanteuse et danseuse dans un club néo-burlesque. Vous imaginez Riza sous couverture dans ce genre de club ? Non, bien sûr. Moi non plus... Mais bon quand il n'y a pas le choix...

Disclamer : FMA ne m'appartient pas T.T

Spoiler : Tous possiblement.

Notes : Hello ! Et voici le second chapitre ! Merci à vous tous pour vos commentaires ! Je vous laisse découvrir le nouveau plan de Roy pour cette enquête ;)

Le troisième et dernier chapitre sera posté samedi prochain. Bonne lecture !


Chapitre 2 : Double mission sous couverture ?


Le soir même, Roy retourna au cabaret mais seul cette fois et fit en sorte de se fondre dans la masse. Il eut tout le temps de l'observer évoluer sur scène, captivé par la jeune femme. Riza qui restait en coulisse ce soir-là ne le repéra pas avant la fermeture. Elle fronça les sourcils en le voyant et l'évita pour ne pas attirer l'attention.

Cependant, le soir suivant, il était toujours là. Pourquoi ? Que voulait-il faire ? Elle ne savait pas mais elle sentait son regard brûlant sur elle. Était-il là pour l'enquête ? Elle n'en était pas sûre.

Le mercredi soir, Roy Mustang était encore là et les filles ne pouvaient s'empêcher de parler de lui. Il était très attirant et celles qui servaient en salle se battaient presque pour s'occuper de lui. C'était innocent bien sûr mais sa présence les intriguait, Riza la première.

Le jeudi soir, Riza servait en salle et elle haussa les épaules quand Jane lui demanda si elle voulait s'occuper de lui. Elle ne pouvait pas trop chercher à l'éviter non plus, cela semblerait louche.

« C'est vrai qu'il est... euh charmant », émit-elle en sentant ses joues rougir malgré elle.

Mais à quoi elle était rendue ? Complimenter Roy Mustang pour ne pas trop attirer l'attention ?

Jane était déjà en couple, tout comme Malika également en salle ce soir-là, aussi, elles décidèrent que ce serait Riza qui irait le servir.

La jeune femme se retint de lever les yeux au ciel en se dirigeant vers lui.

« Bonsoir Général. »

Son regard lui disait ce qu'elle taisait. Il lui sourit en réponse, un sourire éblouissant, et Riza détourna les yeux.

« Qu'est-ce que je vous sers ?

- Un martini. »

Elle le nota sur son bloc note et s'éloigna sans plus de cérémonie. Elle revint quelques minutes plus tard avec sa boisson et alors qu'elle repartait déjà, il la retint.

« Elisabeth ? »

Elle l'interrogea du regard.

« Nous pourrions nous revoir ? »

Cette fois-ci, elle l'observa avec surprise. Comment ça se revoir ? Elle opina cependant.

« Demain matin ?

- D'accord. »

Et elle partit. Soit. Elle irait donc au QG demain matin. Elle se demandait ce qu'il avait en tête.

La soirée se déroula rapidement et sans surprise, le Général Mustang vit Riza entrer dans son bureau le lendemain matin. Impeccable dans son uniforme comme d'habitude, elle le salua et l'interrogea du regard.

« La piste de Rodrigue ne donne rien. Les interrogatoires non plus, ajouta-t-il, faisant référence aux interrogatoires qu'ils avaient menés avec les employés du Burlesque. Ces milieux sont assez fermés donc... je ne peux pas vous faire changer de cabaret bien sûr donc je compte anticiper une prochaine tentative. Vous êtes déjà sur place, mais... »

Riza fronça les sourcils peu à peu.

« Vous ne comptez pas venir tous les soirs ? Ça va commencer à être louche Monsieur.

- Oui j'en ai conscience. C'est pourtant mon plan. Il faudrait que je devienne un habitué, que je me fonde dans le décor mais pour une autre raison que l'enquête... »

Il se leva.

« En fait, comme il ne s'est rien passé depuis un mois, je vais clôturer cette enquête. »

Elle fut surprise, mais ne dit rien, consciente qu'il allait s'expliquer.

« Tout du moins officiellement. Officieusement, vous restez sur place Lieutenant. Il faut que le coupable se sente hors d'atteinte.

- Si vous venez tous les soirs Monsieur... »

Il nia et contourna son bureau, s'approchant d'elle. Il avait un sourire qui l'inquiéta.

« Sauf si j'ai une autre raison que l'enquête. Pourquoi les clients réguliers viennent au Burlesque ?

- Les clients les plus réguliers ne viennent pas tous les jours, rétorqua-t-elle. Ils viennent peut-être deux fois dans la semaine... enfin sauf... »

Elle s'arrêta net et plongea son regard dans le sien.

« Alors je vous laisse choisir, Lieutenant. Soit vous me servez de couverture, soit... eh bien je pense que certaines jeunes femmes du club ne seraient pas contre...

Elle lui lança un regard mauvais.

« Vous voudriez vous servir d'elles, fit-elle sévère.

- J'avoue que je préférai l'option numéro une », déclara-t-il de but en blanc.

Elle leva les yeux au ciel.

« Vous êtes conscients que sur un malentendu, nous pouvons risquer gros Monsieur ? Les militaires n'ont pas le droit de se fréquenter et même s'il s'agit d'une couverture, les gens peuvent...

- Lieutenant, coupa-t-il. Je vous laisse y réfléchir mais c'est mon nouveau plan pour cette enquête. Si ça peut vous rassurer le Généralissime sera tenu au courant. »

Elle n'ajouta rien de plus. Cela ne la rassurait pas mais il était déterminé.

« Y-a-t-il autre chose ?

- Non. »

Ils se dévisagèrent quelques secondes avant que Riza n'effectue le salut de rigueur.

« À ce soir Lieutenant », souffla-t-il alors qu'elle sortait.

Elle ne répondit pas, contrariée, et quitta le QG.

Alors c'était ça son plan ? Qu'il sorte avec une de ses collègues ou... elle ? Cette idée la rendait perplexe. Il lui avait laissé le choix après tout. Pourtant, cela ne lui plaisait pas... quelque chose la contrariait sans qu'elle ne comprenne quoi.

Une fois chez elle, elle prit le temps d'y repenser. Riza était rationnelle et c'était un plan comme un autre, aussi, elle s'efforça de l'étudier. Elle voyait cependant quelques failles et chercha des solutions. Après plusieurs heures de réflexion et un coup de fil, elle avait pris sa décision.

Ce soir-là, Roy était présent comme d'habitude. Elle n'était pas en salle et donc ce fut facile de l'éviter. Elle se tendit en fin de soirée. Il n'avait rien tenté visiblement et cela ne lui ressemblait pas. C'est à cet instant que Jane vint la trouver.

« Lizzy, fit-elle avec un grand sourire. Tu es demandée en salle », ajouta-t-elle plus discrètement.

Riza fronça les sourcils et se leva.

Elle sortit des vestiaires et sut aussitôt de quoi il s'agissait. Le regard de Roy était braqué sur elle. Elle le rejoignit, se forçant à ne pas paraître trop froide.

« Allons parler dehors », fit-il en se tournant vers l'entrée.

Elle approuva et le suivit.

« Avez-vous changé d'avis ? questionna-t-elle, l'interrogeant ainsi sur son inaction de la soirée.

- Non, mais vous êtes mon premier choix Riza, donc j'attends votre opinion avant d'agir. »

Elle haussa un sourcil. Mais c'est qu'il était sérieux en plus ?

« Les deux mêmes options s'offrent toujours à vous, fit-il en s'avançant vers elle. Alors, qu'allez-vous faire ? Sachez que le Généralissime approuve mon plan.

- Le contraire m'aurait étonnée, marmonna-t-elle bras croisés.

- Je sais que je vous pousse dans vos retranchements, reprit-il avec sérieux. Mais cette enquête stagne et vous n'êtes pas en sécurité non plus, Riza. »

Elle ouvrit de grands yeux, surprise de le sentir si sincère soudainement, puis soupira.

« Je vous ai toujours suivi, commença-t-elle, tout le temps, dans toutes nos missions, même les moins officielles et... »

Il avait peur qu'elle ne refuse et restait suspendu à ses lèvres. Un bruit cependant les alerta. Il vit Riza se raidir et comprit qu'on arrivait. Les trouver tous les deus plongés dans une discussion aussi sérieuse serait très suspicieux. C'est exactement ce que se dit la jeune femme et elle coupa court à sa déclaration. Elle s'avança vers lui brusquement et il fut surpris de sentir son corps contre le sien. Alors que la porte s'ouvrait, elle pressa ses lèvres contre les siennes, juste assez pour que Diego qui venait d'arriver, puisse le voir. Puis, elle se recula et rougit de la manière la plus adorable qu'il soit. Roy l'empêcha de trop s'éloigner, passant son bras autour de sa taille.

« Diego », souffla la jeune femme, gênée.

Le danseur sourit.

« Nous commencions à trouver le temps long mais si tout va bien », fit le blond avec un clin d'œil.

Elle rougit un peu plus.

« Hum... oui, merci Dieg'. Tout va bien », assura-t-elle.

Le jeune homme opina et commença à refermer la porte doucement.

« Diego ? appela-t-elle. Essaye de ne pas le crier sur tous les toits s'il te plait. »

Il acquiesça.

« Bien sûr, tu me connais. Je suis une tombe. »

Elle parut rassurée et il rentra. Leurs regards se croisèrent, Roy interrogeant Riza sur ses dernières paroles.

« C'est une vraie commère, si la rumeur n'a pas fait le tour du cabaret avant demain matin, répondit-elle, alors je ne sais pas ce qu'il lui faut. »

Roy pouffa et elle s'extirpa de ses bras.

« Attends. Si tu rentres maintenant, il n'aura pas le temps de la faire circuler cette rumeur », taquina-t-il en la retenant.

Elle haussa un sourcil. Si proche de lui, elle sentait la chaleur de son corps et ses grandes mains sur sa taille dénudée.

« Tu n'as pas froid ? »

Elle nia. Il la rapprocha de lui et elle se retrouva soudainement toute petite dans ses bras.

« À quoi jouez-vous Général ?

- Je protège nos arrières, murmura-t-il à son oreille. Tes rougissements ont beau être adorables, si tu fais cette tête à chaque fois que tu me vois, notre couverture ne va pas tenir. »

Elle fronça un peu plus les sourcils, le faisant rire.

« Oui, cette tête là. »

Elle leva les yeux au ciel et inspira profondément. Ce n'était peut-être pas une bonne idée car il sentait bon et son odeur l'attirait terriblement. Cela eut l'effet escompté en revanche et elle se détendit dans ses bras.

« C'est mieux », susurra-t-il.

Sa voix était chaude et suave. Elle se sentit frissonner et regretta aussitôt une nouvelle fois cette mission sous couverture. Depuis le début, elle perdait ses repères et là, c'était le comble.

Roy n'avait rien manqué de sa réaction et il l'observait avec un sourire. Elle le fusilla du regard et prit sur elle. Ok, il voulait qu'elle se fonde dans son rôle. Très bien. Elle le ferait pas de soucis.

Il lut la détermination dans ses yeux et sourit. Parfait.

Son sourire s'amenuisa un peu cependant quand elle se libera de ses bras. Sans plus de cérémonie, elle lui fit un signe de main et rentra.

Oui, bien sûr, elle le lui ferait payer. Cela l'inquiétait autant que cela l'excitait.

À l'intérieur, Riza se força à sourire. Un sourire niais serait de rigueur d'ailleurs. Si tout cela n'était pas pour le bien de cette enquête, il serait peut-être venu plus facilement mais là, elle dut se contenter d'un simple sourire satisfait. Lorsqu'elle entra dans les vestiaires un silence étrange plana et elle devina qu'ils devaient être en train de parler d'elle et du Général. Merci Diego.

Heureusement, elle ne perçut pas trop de regards mauvais. Visiblement, les filles étaient au-dessus de ça, et tant mieux.

Elle récupéra ses affaires et leur souhaita une bonne soirée avant de partir.

Les choses sérieuses commencèrent le lendemain soir. Roy arriva à vingt-deux heures, juste avant le début du spectacle. Riza était alors affairée en coulisse.

Elle sentit son regard brûlant sur elle toute la soirée. Elle n'eut pas besoin de faire de repérage pour savoir exactement où il se trouvait.

Pendant l'entracte, elle alla trouver Jane, lui demandant discrètement de couvrir son absence. C'était leur pause donc personne n'avait besoin d'elle mais ils restaient souvent à discuter autour d'une boisson ou d'une cigarette pour les fumeurs. Jane eut un sourire complice et opina.

Riza le lui rendit et sortit. Il était dans un coin sombre de la salle, tout au fond et il la vit venir. Elle portait un jean taille haute et un tee-shirt noir, une tenue bien simple mais qui lui allait divinement.

« Bonsoir », souffla-t-elle en se glissant près de lui sur la banquette.

Il fut surpris de la voir aussi près soudainement et croisa son regard noisette. Une tension étrange les gagna presque aussitôt et sans que l'un des deux ne l'ait prévu, ils s'embrassèrent. Ils en avaient le droit après tout. Non même, ils devaient le faire. Et cette obligation semblait bien douce tout d'un coup.

Roy sentait ses lèvres glisser sur les siennes, sa langue le taquiner et saisit son visage entre ses mains, approfondissant leur baiser. Sa poitrine vint s'appuyer contre son torse et il mit fin au baiser.

Son regard assombri l'interrogea et il répondit d'une grimace.

« Je ne suis qu'un homme », souffla-t-il, caressant son cou.

Elle comprit et se recula un peu. Ok, peut-être qu'ils en faisaient déjà trop. Elle savait que ça déraperait. Des missions sous couverture de ce genre, ils en avaient déjà fait, mais c'était par téléphone normalement et s'ils flirtaient, tout ne restait que vocal disons. Là, c'était bien trop tangible, réel.

Elle se recula un peu et s'adossa à la banquette.

« Vous avez un bon poste d'observation d'ici, nota-t-elle alors.

- Hum... oui, approuva-t-il d'une voix un peu rauque. Et c'est tu. »

Elle haussa un sourcil.

« Tu as un bon poste d'observation », répéta Roy, insistant sur le tutoiement.

Elle opina et se sentit toute petite lorsqu'il passa un bras autour de ses épaules. Elle remarqua alors que Léa arrivait dans leur direction. Elle se rapprocha un peu plus de Roy, s'appuyant contre lui.

« Je te sers quelque chose Lizzy ? demanda sa collègue.

- Il reste combien de temps ? interrogea la jolie blonde.

- Une vingtaine de minutes.

- Alors, un verre de vin s'il te plait Léa. Du blanc. »

Léa opina et Roy lui fit signe qu'il ne prenait rien. Elle leur sourit et s'éloigna ensuite.

« Elle va se retourner », souffla le brun alors que sa main caressait sur son cou.

Il l'attira vers lui et elle ne se fit par prier, l'embrassant à pleine bouche. C'était comme s'ils attendaient juste ça. Il sentit sa poitrine contre lui alors que ses doigts glissaient dans ses cheveux. Sa langue vint la titiller et elle mordilla ses lèvres, joueuse.

« Elisabeth, gronda-t-il en sachant qu'elle en faisait exprès.

- Ce n'est pas ce que tu voulais, Roy ? » taquina-t-elle en insistant sur son prénom.

Il se dit alors qu'il allait certainement regretter ce petit jeu avant elle. Elle paraissait avoir une bien plus grande maitrise de la situation.

Heureusement, Léa revint avec son verre et Riza la remercia en se réinstallant sur la banquette. Elle trempa ses lèvres dedans, consciente que Roy suivait chacun de ses gestes.

Embarrassée, elle leva un sourcil vers lui et le vit s'avancer. Au ralenti, il l'embrassa avec une tendresse qui contrastait de la passion précédente. Elle se sentit fondre et ne se souvint de l'endroit où elle était que lorsqu'il la libéra, pas peu fier de lui. Il avait conscience qu'il ne pourrait bientôt plus s'en passer.

Elle leva les yeux au ciel et s'éloigna à nouveau de lui, contrariée. C'était un sentiment récurrent ces derniers temps.

« Elisabeth », appela-t-il doucement en passant une main autour de ses épaules.

Elle se laissa faire mais croisa les bras sans le regarder. Il vint la taquiner, frottant le bout de son nez contre sa joue. Cela leur semblait tellement naturel et étrange à la fois. Pourquoi n'arrivait-elle pas à lui en vouloir ?

« Tu danseras avec moi ? » demanda-t-il.

Cela eut le mérite d'attirer son attention et elle ouvrit de grands yeux. Il y avait bien sûr une piste de danse au Burlesque. Là, c'était tard pour l'entracte mais elle terminait juste après le show. À ce moment-là, soit les clients restaient pour boire entre amis ou soit ils restaient pour danser.

« Qu'est-ce que tu veux danser ?

- Je ne sais pas... nous verrons selon la musique du moment ? Tu termines à minuit c'est ça ce soir ? »

Elle opina.

« Tu ne veux peut-être pas continuer à danser ? fit remarquer Roy.

- Non, pas de soucis pour moi. J'adore ça, avoua-t-elle. Je prenais des cours petite. »

Il approuva. Oui, il avait demandé des explications au Généralissime lorsqu'il lui avait enlevé son Premier Lieutenant pour cette mission.

« Mais j'ai surtout peur que tu ne suives pas, ajouta-t-elle, le taquinant à moitié.

- Ma réputation serait bien surfaite si je ne savais pas danser, rétorqua le brun.

- Alors, nous verrons cela », répondit Riza alors que leurs regards se défiaient.

Il approuva et elle but une gorgée de vin avant de se lever. C'est qu'elle avait une fin de spectacle à donner. Elle lui fit un signe de la main et partit.

Roy soupira. Elle avait raison. Dans quoi s'étaient-ils engagés ? Il avait bêtement pensé qu'ils seraient plus forts, qu'ils résisteraient à la tentation. Et il se rendait compte, le premier soir qu'il allait avoir du mal à tenir psychologiquement et physiquement. Comme d'habitude, elle avait raison.

Dès l'instant où elle monta sur scène, il ne la quitta pas une seule seconde du regard et plus d'une fois, il crut croiser le sien mais il savait qu'avec les spots elle ne pouvait pas le voir.

Riza se doucha une fois le show fini et elle fut prête en dix minutes. Elle enfila son jean taille haute et hésita à remettre son tee-shirt. C'était peut-être trop sage ? À la place, elle attrapa une blouse blanche laissant le haut de ses épaules dénudées. Elle s'arrêtait au-dessus de son nombril. Avec cette nouvelle mission, il fallait dire qu'elle avait dû investir dans de nouveaux vêtements.

Elle se maquilla et laissa ses cheveux libres sur ses épaules, repoussant juste quelques mèches de son visage. Elle enfila de petits talons noirs et Diego haussa un sourcil en la voyant sortir ainsi des vestiaires. Elle n'avait pas ses affaires avec elle.

« Mais tu vas où comme ça ? questionna-t-il avec un sourire.

- Ah ! » éluda-t-elle avec un clin d'œil.

Il eut un air plus sérieux soudainement et l'attira à l'écart.

« Riza, méfie toi tout de même. Ce type est... enfin il a une certaine réputation et...

- Je sais, coupa-t-elle. Ne t'inquiètes pas Diego. Je sais ce que je fais. »

Il plongea son regard dans le sien et finit par acquiescer.

« J'espère bien princesse. »

Elle lui sourit et déposa un baiser sur sa joue.

« Merci. À plus tard ! »

Et elle disparut. Elle sortait à peine des coulisses quand son instinct la fit se retourner. Elle croisa aussitôt les yeux onyx de Roy. Ses mains se glissèrent dans son dos et elle se retrouva dans ses bras.

La musique était assez lente et sans tergiverser, il la mena sur la piste. Elle se laissa entièrement mener voulant voir ce qu'il savait faire et elle comprit assez vite que s'il ne dansait pas aussi bien que Diego bien sûr, il aurait lui aussi pu faire cette mission sous couverture. Il se débrouillait bien, même très bien et elle se perdit dans son regard. Ce fut grisant et si certains avaient des doutes sur leur couple au début de la soirée, cela ne devait plus être le cas à présent. Ils enchaînèrent danse après danse, infatigables.

Le temps fila et lors de ce qui était peut-être leur dernière chanson de la soirée, elle sentit l'atmosphère changer. C'était Te extraño de Wtreme, clairement une musique de bachata. Elle changea ses mouvements et se rapprocha de lui. Il comprit ce qu'elle attendait et fit rouler ses hanches contre lui. S'il ne connaissait pas la bachata, il savait l'écouter et suivre ses consignes silencieuses. Il se souvenait aussi des quelques pas qu'elle avait fait avec Diego. Ce fut bien plus sensuel qu'il ne l'aurait pensé. Ils dansaient nez contre nez, hanches contre hanches, si bien que la température monta de quelques degrés. À la fin du morceau, il se promit d'apprendre à danser la bachata.

« Je vais chercher mes affaires », murmura alors Riza en se détachant de lui.

Il se retrouva seul au milieu de la piste et l'enquête lui revint en mémoire. Il réalisa alors que cela faisait deux heures qu'ils dansaient et que le Burlesque n'allait pas tarder à fermer.

Riza arriva bientôt avec son sac et sa veste en jean. Elle attrapa sa main. Ils passèrent par le bar pour payer leur consommation et Riza en profita pour saluer ses collègues.

« Je te raccompagne », déclara Roy sitôt dehors.

Il savait qu'elle pouvait se défendre mais c'était plus fort que lui. Elle ne protesta pas et ils marchèrent jusqu'à son immeuble.

« À demain », souffla-t-elle avec un clin d'œil.

Et elle partit, sans même l'embrasser, se dit Roy avant de se reprendre. Il inspira profondément et se dirigea chez lui. Mais à quoi pensait-il au juste ?


Dès le lendemain, Roy revint discuter avec Élise et surtout l'informer que l'enquête était clôturée. Si Riza n'était pas là à ce moment, elle en entendit parler le soir-même. Les avis étaient mitigés. Certains l'avaient senti venir, d'autres trouvaient que c'était un peu léger. Une de leur collègue était morte et le meurtrier courrait toujours. Une autre avait été agressée certainement par la même personne et l'enquête était clôturée comme ça. Cependant Élise fut catégorique. L'enquête n'avançait pas et ce n'était pas bon pour le cabaret si des militaires y venaient pour les interroger tous les quatre matins. De nombreuses enquêtes finissaient ainsi et ils avaient fait ce qu'ils pouvaient. Riza se retint bien de tout commentaire, consciente que pour eux, elle sortait avec le militaire en question. Élise dispersa tout son petit monde avant l'ouverture du cabaret.

Grégoire, le copain de Jane, était là également ce soir là et comme la veille, Riza passa sa pause avec Roy et à minuit, elle le rejoignit sur la piste de danse. Ils dansèrent longuement, l'un contre l'autre, les yeux dans les yeux. Cela avait un goût d'interdit mais cela leur semblait tellement naturel également. C'était un samedi soir et ils en profitèrent. Roy lui proposa de prendre un verre et elle approuva. Puis un air de bachata résonna et elle se leva.

« Allons danser », proposa-t-elle, le tirant déjà à elle.

Jamais au grand jamais il n'aurait imaginé voir son Lieutenant ainsi. Elle se coula dans ses bras et il posa une main en bas de son dos, avançant une jambe entre les siennes.

« Je demanderai à Diego de te montrer les mouvements », souffla-t-elle à son oreille.

Il haussa un sourcil, vexé, et cela la fit rire. Il sentit sa poitrine s'agiter contre lui et savoura cette sensation. Elle était tellement belle quand elle riait ainsi. Il caressa sa joue et elle capta son regard d'adoration. Elle se perdit dedans tout en sachant qu'il n'était pas aussi bon acteur. Avec un doux sourire, elle vint cueillir ses lèvres entre les siennes. Il lui rendit son baiser avec passion et ils reprirent leur danse.

Le lendemain, Riza put enfin souffler de cette semaine intense. Elle se sentait perdre pied et cela lui faisait peur.

Le lundi matin, elle se présenta au QG et se mit d'accord avec Roy. Il ne pouvait pas venir tous les soirs quand même. Il approuva mais alors il ne fallait pas que quiconque puisse prévoir le moment où il sera là ou pas. Il ne fallait pas que ce soit les mêmes jours chaque semaine autrement dit. Elle accepta et ils décidèrent des jours pour cette semaine.

Ce soir là, Riza était de service, aussi Roy ne viendrait pas. Il ne serait pas là non plus le jeudi ni le vendredi. Cela leur laissait trois autres jours. Une fois cette règle fixée, elle lui remit son rapport, et ils discutèrent sérieusement au sujet de l'enquête. Ce fut rassurant pour eux deux. Ils parvenaient à rester professionnel et Riza quitta le bureau, apaisée.

Le soir venu, elle put se concentrer pleinement sur son travail et lorsqu'elle termina à deux heures passés, après le nettoyage de la salle, elle était exténuée. Elle se doucha et décida de rester dormir ici. Elle avait sorti Black Hayate avant de partir donc ça devrait aller.

Elle s'endormit sans demander son reste. Elle ouvrit à peine les yeux lorsque Jane vint la rejoindre. Elle aussi était de service et visiblement, elle avait eu la même idée qu'elle.

« Bonne nuit Lizzy.

- Bo'n nuit », souffla la jolie blonde avant de se rendormir.

Elles furent néanmoins surprises le lendemain matin en entendant du bruit. Il se passait quelque chose. Riza constata que cela venait de dehors et se leva rapidement. Elle passa un pantalon et sortit, une Jane pas réveillée sur les talons.

« Qu'est-ce qui se passe ? » lança Riza en ouvrant la porte de service.

Élise était là en face de Rodrigue et les deux semblaient en grande discussion. Riza fronça les sourcils et rejoignit sa patronne avec un air peu aimable.

« Ah ça change de tes chiens de garde de la dernière fois, cracha Rodrigue, dangereusement proche d'Élise.

- Je n'en serai pas si sûr si j'étais vous », rétorqua Riza avec aplomb.

Il cilla une seconde, surpris, avant de rire.

« Ah oui ? Et bien dis donc, elles ont du cran tes filles, Élise. Ça change », souffla-t-il ensuite, faisant tiquer Riza.

Que voulait-il dire par là ?

« En tout cas, reprit-il, cette discussion n'est pas terminée Élise. Tu finiras par craquer. »

Il s'avança vers Riza, certainement pour l'intimider et elle ne bougea, se retrouvant nez à nez avec lui. Il était plus grand qu'elle, mais Riza ne cilla pas. Il fut étonné et fronça les sourcils. Il leva une main et elle l'intercepta aussitôt. Sans qu'il ne comprenne ce qu'il se passait, il se retrouva plaqué au sol, Riza au-dessus de lui. Elle lui avait fait une clé de bras et appuya un peu plus avant de le relâcher.

« Les jolies filles savent se défendre », lâcha-t-elle, prête à recommencer.

Tout seul, il se contenta de lui lancer un regard peu amène et déguerpit.

« Ouah, fit Élise. C'était impressionnant. Ce n'est pas la première fois que... »

Riza nia sombrement, plus pour ne pas rentrer dans les détails qu'autre chose, et Élise se tut.

« Je pense qu'il faut avertir le Général Mustang », déclara alors Riza, sachant qu'Élise ne pourrait pas être contre et que cela les mènerait peut-être à une autre piste.

Élise ne tergiversa pas et approuva.

« Oui, ce Rodrigue devient un peu trop dangereux. Nous irons ce matin toutes les deux si ça te va. »

Riza fut un peu surprise mais acquiesça. Il était déjà dix heures trente et les filles filèrent s'habiller.

À onze heures, Élise et Riza se présentaient au QG. Riza avait pris soin de se maquiller pour ne pas se faire reconnaître. Ses yeux étaient ourlés de noir et ses lèvres peintes de rouge. Ce n'était pas si extravagant mais elle ne passa pas inaperçu dans les couloirs. Ses cheveux ondulaient librement sur ses épaules et elle avait mis son jean taille haute assorti avec une ceinture noire et un tee-shirt assez court de même couleur. C'était sexy, sans trop en faire. Sa veste en jean négligemment posée sur ses épaules. Elles entendaient leurs talons claquer au sol alors qu'une des hôtesses d'accueil les menait au bureau du Général Mustang.

« C'est ici, fit-elle. Je vais vous introduire. »

Elle entra et les fit venir. Si les gars furent surpris, ils n'eurent aucun geste ou son équivoques, heureusement. Havoc alla chercher le Général et celui-ci les détailla avec surprise.

« Madame Fenn ? Elisabeth ?

- Bonjour Général, salua la première. Avez-vous un moment à nous accorder ? »

Roy opina, se demandant ce qu'il se passait. Il sentait que cela n'avait pas de lien avec leur couverture. Il remercia l'hôtesse d'accueil et les fit entrer dans son bureau alors que les gars les regardaient avec de gros yeux.

Ils avaient failli ne pas reconnaître leur Lieutenant dans cette tenue. Ils étaient d'ailleurs sûrs que personne n'avait fait le lien entre la jeune femme et le Lieutenant Hawkeye. C'était impossible.

« Qu'est-ce qui vous amène ? » questionna Roy en leur faisant signe de prendre place dans le canapé.

Élise relata alors les événements du matin et ils l'écoutèrent avec attention.

« Ce n'est pas la première fois non ?

- Non mais d'habitude, il n'y a pas de violences autre que verbal disons. »

Riza baissa la tête, faussement coupable. En réalité, elle avait fait exprès de le provoquer. Elle voulait savoir jusqu'où il était prêt à aller et surtout, elle voulait attirer l'attention sur elle. S'il était le coupable et s'il voulait agir à nouveau, il la choisirait peut-être et elle était la plus à même de se défendre. Roy le comprit aussitôt en croisant son regard et elle sentit qu'il n'était pas très content.

« Bon, il va falloir me réexpliquer vos liens avec ce Rodrigue. Si vous ne nous en dites pas plus Madame Fenn, nous ne pourrons pas intervenir. »

Elle opina.

« Oui j'en suis consciente. Je pensais qu'il ne s'agissait que de paroles en l'air. Après tout, il n'est pas le seul à vouloir nous voir fermer, mais bon... »

Elle soupira et enfin, rentra plus en détails dans les histoires de concurrence. Tout n'était pas aussi rose qu'ils avaient bien voulu le faire croire. Depuis l'ouverture du Burlesque la pression était plus ou moins forte mais cette année un nouveau cabaret avait ouvert ses portes, celui de Rodrigue, et les relations entre les cabarets s'étaient dégradées.

« Auparavant, c'était plutôt bon enfant. On se retrouvait pour une soirée. On comparait les spectacles. On a même fait des concours ensemble. Et puis, lorsque le Night Fever a ouvert, les tensions ont augmenté. Je ne sais pas comment ça se passe pour les autres cabarets mais Rodrigue a commencé à venir me voir assez régulièrement. Au début, il me proposait juste de racheter le club. Il insistait, plutôt lourdement malgré mes refus. C'était devenu une habitude de le voir au moins une fois par mois. Diego et Chris ont décidé de venir m'épauler dans ces moments-là. Et puis, il y a deux mois maintenait, il a été vraiment insistant, disons même menaçant. Il disait qu'il ferait fermer le Burlesque mais pour moi ce n'était que des paroles en l'air. Quand Chelsea a été retrouvée morte, j'ai tout de suite pensé à lui. Mais ça ne collait pas. Il faisait une soirée très importante pour son club ce soir-là et je sais qu'il y était toute la soirée. Il aurait pu déléguer le sale travail mais... enfin j'ai jugé que... je me rends compte maintenant que c'était peut-être stupide de ma part. »

Roy soupira.

« Vous avez conscience que nous avons fait fermer l'enquête... »

Elle opina.

« Je vais voir ce que je peux faire. Vous allez venir avec moi pour que je puisse reprendre votre déposition. »

Élise acquiesça. Riza sentait que l'échange du matin avait mis le doute dans son esprit. Cela l'avait perturbée.

Ils se levèrent et rejoignirent les autres.

« Moi aussi... Roy ? » interrogea-t-elle en se disant que ce serait de bon ton.

Il se tourna vers elle avec un sourire tendre.

« Oui, il faut que tu confirmes le témoignage de ta patronne. »

Elle opina sagement, se lançant guider. Les gars se jetèrent un regard sitôt la porte refermée. C'était quoi ça ? Ils savaient que l'enquête était toujours en cours et que seuls Riza et Roy étaient encore dessus, mais là, il leur manquait beaucoup d'éléments.

Roy interrogea Élise, s'assurant cette fois qu'elle lui disait toute la vérité. Il fit ensuite de même avec Riza. Ce fut plus rapide et à midi, elles étaient libres. Roy les raccompagna et leur souhaita une bonne journée. Il croisa le regard de Riza et vit l'hésitation dans ses yeux. Élise était là et ce serait étrange de ne pas avoir de gestes pour son petit ami et puis, après tout, on avait déjà vu des conquêtes de Roy au QG même si cela remontait un peu. Avec un sourire, elle vint l'embrasser doucement, le laissant surpris, et rejoignit Élise. Elle l'observait avec un sourire amusé.

« Il te plait ce militaire, hein, taquina-t-elle.

- Moui », répondit Riza, les joues rosies.

Cela fit rire Élise et elles se séparèrent devant le portail, Riza rentrant chez elle et Élise retournant au Burlesque.

Quant à Roy, en voyant la tête des hôtesses d'accueil, il se dit que la rumeur de sa relation avec une des filles du Burlesque aurait tôt fait de circuler.

Il sourit pour lui même et remonta à son bureau.

Le soir même, son équipe vint le trouver dans son bureau, attendant des explications. Eux connaissaient la véritable identité d'Elisabeth et il s'attendait à les voir.

« Vous sortez avec Riza ? attaqua Havoc, après avoir soigneusement refermé la porte.

- Je sors avec Elisabeth », corrigea son supérieur.

Havoc leva les yeux au ciel.

« Vous avez un plan derrière ça », reprit Breda, lui demandant implicitement de le leur expliquer.

Roy ne se fit pas prier et s'ils comprirent son plan, ils gardèrent les sourcils froncés.

« Quoi ? s'enquit Roy sans savoir cette fois pourquoi ils continuaient d'être aussi contrariés.

- Flirter au téléphone avec Riza est une chose, commença prudemment Fuery.

- Mais sortir physiquement avec elle, l'embrasser, en est une autre, compléta Havoc alors que Falman et Breda approuvaient.

- Ce n'est qu'une mission sous couverture », rappela Roy qui avait l'impression étrange de se faire gronder par son équipe.

C'était Riza normalement qui se chargeait de cela.

« Peut-être, mais ce serait, commença Havoc avant de rougir légèrement. Enfin... il faudrait être aveugle pour ne pas... euh...

- Ce qu'Havoc veut dire, reprit Falman. C'est qu'elle vous aime. Même si cela est involontaire, vous jouez avec ses sentiments et elle n'en sortira pas indemne. »

Tous se tournèrent vers lui, surpris de l'entendre dire aussi brusquement ce qu'ils pensaient tout bas. Ils n'ajoutèrent rien d'autres, tout ayant été dit, et revinrent à Mustang. Il était étonné, un sourcil haussé, le regard fixé sur Falman.

Il n'en avait jamais douté, mais voir son équipe aussi inquiète pour Riza le troubla et l'émut plus qu'il ne l'aurait pensé. Il se leva alors et fit le tour du bureau, venant s'appuyer dessus. Il fallait dire qu'il avait aussi des doutes sur ce plan.

« J'avoue que... cette idée me semblait bonne...

- Elle est bonne, confirma Breda, mais... c'est juste que... c'est vous quoi. Enfin, vous deux et... »

Il fit un geste vague comme si cela allait de soi et Roy pouffa.

C'était étrange. Il n'était pas surpris parce qu'ils disaient. Comme s'il le savait déjà. Riza ressentait des sentiments pour lui ? C'était un fait qu'il ne s'était jamais avoué mais avoir son équipe en face de lui, tous convaincus de cela paraissait presque... normal. Oui, il était même d'accord. Ils le mettaient face à son propre paradoxe et Roy soupira, les bras croisés.

« Oui, je...

- Et puis, Général, sauf votre respect, reprit Falman qui décidément avait décidé d'être honnête, vous l'aimez également. La loi qui interdit aux militaires de se fréquenter est toujours active et une fois cette mission terminée, tout redeviendra comme avant. »

Roy l'observait fixement. Oui, il avait raison. Il ne pourrait plus danser avec elle. Il ne pourrait plus l'embrasser ou la serrer dans ses bras.

Cependant, s'il se retirait, ce qui en soi était encore possible, alors cela voulait dire qu'il la laissait toute seule au Burlesque. Havoc et Falman étaient retournés voir Rodrigue cet après-midi et l'homme ne s'était pas montré très coopératif. Avec son attitude du matin, ils avaient eu de quoi l'emmener pour un interrogatoire. Roy ne s'était pas montré pour protéger un minimum sa couverture. Havoc avait été impitoyable mais Rodrigue s'était montré fermé. Il avait demandé à contacter son avocat. L'homme était arrivé et il était reparti avec son client.

Bref, ils n'avançaient pas et Roy avait un mauvais pressentiment.

Ses hommes savaient bien ce qu'ils pensaient.

Ils virent leur supérieur passer une main dans ses cheveux et attendirent en silence.

« Je vais en parler avec elle, enfin peut-être pas aussi ouvertement », ajouta-t-il.

Ils approuvèrent cette décision et tous se remirent au travail. Avant de partir, Roy appela un de ses contacts du centre des impôts. La situation du Night Fever l'intriguait. Rodrigue semblait beaucoup trop sur la défensif pour quelqu'un qui n'avait rien à se reprocher et qui de mieux que les enquêteurs du fisc pour mettre au clair sa situation ?

Puis, Roy partit et passa rapidement chez lui se changer avant de se rendre au Burlesque, la mine sombre.


Un peu les montagnes russes ce chapitre ;) J'espère que cela vous a plu. Je dois vous dire que ça faisait très longtemps que j'avais commencé cette fanfiction et je suis plutôt contente de l'avoir finie. Je vous souhaite un joyeux Noël et je vous dis au week-end prochain !