Titre : Burlesque

Genre : Romance

Rating : K+

Résumé : Vous connaissez Burlesque, le film ? Non ? Bon c'est l'histoire d'une jeune femme qui devient chanteuse et danseuse dans un club néo-burlesque. Vous imaginez Riza sous couverture dans ce genre de club ? Non, bien sûr. Moi non plus... Mais bon quand il n'y a pas le choix...

Disclamer : FMA ne m'appartient pas T.T

Spoiler : Tous possiblement.

Notes : Coucou ! Tout s'emballe dans ce dernier chapitre ;) Je vous laisse le découvrir et on se retrouve en bas. Bonne lecture !


Chapitre 3 : Le tueur en série démasqué ?


Puis, Roy partit et passa rapidement chez lui se changer avant de se rendre au Burlesque, la mine sombre.

Dès que Riza le rejoignit à sa table lors de sa pause, elle sentit que quelque chose n'allait pas.

« Est-ce que c'est la piste Rodrigue qui n'a pas porté ses fruits ou... »

Elle comprit à son changement d'expression que si en effet l'interrogatoire de Rodrigue n'avait rien donné, c'était autre chose qui le contrariait.

« On en parle après ton boulot », déclara-t-il avec un sourire qu'il voulait apaisant.

Riza opina et elle vint se glisser contre lui. Il passa naturellement son bras autour de ses épaules, sa joue contre ses cheveux. Ils restèrent silencieux, l'un contre l'autre. Riza sentait qu'il était ailleurs, inquiet, et elle resta juste dans ses bras.

À la fin de sa pause, elle déposa un baiser sur sa joue avant de le quitter. Il l'observa s'éloigner et soupira. Était-ce déjà trop tard ?

Il fut distrait pendant le reste du show. Il la voyait danser devant ses yeux mais si loin déjà.

Cela ne lui convenait pas. Non pas du tout. En fin stratège, il réfléchit aux options qui s'ouvraient à eux. Il était absorbé dans ses pensées quand Riza revint, prête à partir. Elle avait bien senti qu'ils ne discuteraient pas ici.

« Chez moi, fit-elle, j'ai un chien à sortir. »

Roy opina et la suivit. Lorsqu'ils arrivèrent chez elle, la jeune femme passa un pull blanc col roulé, attrapa la laisse d'Hayate et lui fit signe de venir. Il marcha sur ses pas, toujours pensif. Naturellement, elle vint marcher à sa hauteur. Ils firent le tour de quartier sans échanger un mot et étrangement, cela apaisa Roy. Il sentait la présence rassurante et forte de la jeune femme à ses côtés.

À leur retour, elle s'excusa le temps de se démaquiller et quand elle vint s'installer dans le canapé près de lui, il ne put retenir un sourire. Était-il possible qu'il la trouve plus belle jour après jour ?

Il passa une main sur sa joue.

« Riza... »

Elle se tendit un peu. Donc il arrêtait les Elisabeth, autrement dit, il était sérieux.

« Je suis là », fit-elle, l'interrogea-t-elle du regard face à son silence prolongé.

Elle avait réfléchi elle aussi sur les raisons de son air contrarié et avait quelques idées sur la question.

« Est-ce que c'est l'équipe c'est ça ? C'est pour mon baiser de tout à l'heure ? » demanda-t-elle plus doucement.

Il sourit. Bien sûr, elle devinait ce qui le tracassait.

« L'équipe surtout, affirma-t-il. Ils n'approuvent pas mon plan. »

Elle pouffa. Il n'y avait bien que son grand-père pour l'approuver.

« Et j'avoue que certains de leurs arguments sont assez pertinents. »

Il avait plongé son regard dans le sien et se tourna un peu plus vers elle alors qu'Hayate venait poser sa tête sur son genou.

Il lui sourit avec tendresse et le caressa. Puis, il inspira profondément. Elle attendait des explications.

« Qu'est-ce qui ne leur convient pas ? questionna Riza pour l'encourager.

- Euh... nous en gros. Le fait que ce soit nous. C'est ça qu'il ne leur convient pas. »

Elle haussa les sourcils. Ils formaient pourtant un très bon duo tous les deux et leurs missions ensemble étaient généralement rondement menées.

« Enfin nous pour ce type de missions, précisa Roy. Ils pensent que nous allons... »

Elle vit ses joues rougir et sentit son cœur se serrer. Elle voyait où il voulait en venir.

« Oh ! Ils ont dit ça ?

- Beaucoup plus clairement que je ne le fais maintenant, approuva Roy, gêné.

- Et toi, qu'en penses-tu ? » demanda-t-elle en se penchant vers lui pour capter son regard.

Il plongea ses yeux dans les siens et elle y lut sa réponse. Il était difficile de ne pas voir le désir dans ses pupilles onyx.

« Nous le savions d'avance, souffla-t-il. Je ne sais pas pourquoi j'ai lancé ça et... »

Elle le coupa et émit un sourire léger.

« Tu voulais capturer le coupable. Peut-être me protéger aussi.

- C'était stupide, soupira-t-il, car nous ne pouvons pas... nous ne pouvons pas... »

Elle nia avec un regard doux et vint lentement cueillir ses lèvres entre les siennes. Roy fut surpris de ce geste et l'observa sans comprendre.

« On peut encore tout arrêter », nota la jeune femme.

Elle capta son expression douloureuse.

« Mais ça risque d'être compliqué, pour toi, comme pour moi. Et je ne suis pas sûre d'en avoir envie.

- Je ne suis pas sûr que nous ayons le choix », rétorqua Roy.

Elle s'éloigna un peu.

« C'était ton idée et contrairement à toi, j'ai bien pesé les pour et les contre avant d'accepter.

- Tu savais que nous... que...

- Roy, je sais ce que je ressens. Je ne le sais que trop bien et je savais où cela nous mènerait. »

Il comprit dans son regard sûr qu'elle l'avait même anticipé.

« Riza ? »

Ses lèvres s'étirèrent en un sourire infiniment tendre.

« Je ne t'aurais jamais laissé approcher si je n'avais pas eu l'assurance que nous ne serions pas inquiétés par la suite. »

Le regard de Roy s'illumina et elle sentit ses lèvres quémander les siennes avec passion. Elle perdit le fil de ses pensées, lovée dans ses bras.

« Qu'as-tu fait ? demanda-t-il entre deux baisers.

- Moi aussi j'ai demandé l'aval du Généralissime, mais en expliquant un peu plus les effets et conséquences d'un tel plan. »

Roy haussa un sourcil avant de pouffer. Oh alors dès le début, Grumman avait été dans le coup.

« Mais pourquoi ça m'étonne encore ? soupira-t-il. Donc quand je lui ai parlé de mon plan et qu'il a tout de suite accepté...

- Je lui en avais déjà parlé », acquiesça Riza.

Roy sourit et la questionna du regard.

« Il a prévu de faire modifier cette loi après notre enquête », déclara-t-elle.

Roy ouvrit de grands yeux.

« Et c'est aussi simple que ça ?

- Oui, aussi simple que de claquer des doigts, taquina-t-elle. »

Il leva les yeux au ciel, mais comprit. Claquer des doigts, donc prendre la vie de quelqu'un potentiellement, n'avait jamais été simple. Il imaginait que faire modifier cette loi ne devait pas l'être non plus pour le vieil homme.

Et Riza qui aimait se débrouiller seule le lui avait demandé... pour eux.

Il soupira d'aise et l'attira à lui pour un long baiser.

« Je t'aime », souffla-t-il contre ses lèvres.

Il lut la surprise dans ses yeux ainsi qu'un panel d'émotions et la ramena dans ses bras. La jeune femme, assise sur ses genoux, se lova contre son cou sans un mot. Il sentait son cœur bondir dans sa poitrine tandis qu'il caressait son dos.

Ils ne jouaient plus du tout à présent et pour Riza qui aimait toujours tout contrôler, il savait que ce n'était pas simple, même avec lui, son partenaire de toujours.

« Et pour le plan, reprit Roy après quelques secondes. Que fait-on ?

- Hum... nous n'avons plus besoin de l'arrêter maintenant », nota la jeune femme, faisant sourire Roy.

Il la serra un peu plus contre lui et releva sa tête d'un main, plongeant son regard dans le sien.

« Oui, tu as raison. »

Elle frémit alors qu'il l'embrassait à nouveau. Leur baiser fut plus tendre et Riza se sentit soulevée dans ses bras. Elle s'accrocha à son cou, surprise, et il la porta délicatement jusqu'à son lit.

Elle croisa son regard et lui fit signe de la rejoindre. Il ne se fit par prier, comprenant ce qu'elle attendait, et enleva ses chaussures. Il n'avait pas pris d'affaires bien sûr et retira son pantalon et sa chemise, restant en tee-shirt et en caleçon. Puis, il s'allongea. Pendant qu'il se changeait et elle s'était débarrassée de son soutien gorge avec bonheur et avait enfilé un grand tee-shirt. Il l'observa retirer son pantalon avant qu'elle ne vienne se lover dans ses bras. Elle soupira de bien-être en se pelotonnant contre lui et il se dit qu'il s'était sur-estimé encore une fois. Avec la jeune femme à moitié nue dans ses bras, son esprit s'échauffait. Cependant, il entendit bientôt sa respiration s'apaiser. Elle s'était endormie, épuisée par sa journée. Attendri, il déposa un baiser sur son front et ferma les yeux à son tour.


Riza sentait une main caresser son dos doucement. C'était agréable. Elle percevait son torse musclé sous ses doigts et reconnaissait l'odeur de Roy. Elle finit par ouvrir les yeux. Il semblait toujours dormir, perdu entre deux mondes.

Elle releva la tête et soupira en voyant l'heure. Il était neuf heures et elle avait prévu de rejoindre Jane ce matin. Et Roy était déjà en retard bien sûr.

« Debout », fit-elle en joignant le geste à la parole.

Elle fila dans la cuisine démarrer la cafetière et passa à la salle de bain pour se préparer.

Lorsqu'elle revint dans la chambre, Roy n'avait pas bougé du tout, allongé de tout son long sur son lit.

« Roy ? » appela-t-elle en allant ouvrir les volets et la fenêtre.

Il grommela, portant une main à ses yeux. Riza leva les yeux au ciel et partit lui chercher une tasse de café. Elle s'assit sur le lit et déposa un baiser sur sa joue.

« Debout, il est déjà neuf heures vingt. »

Il marmonna et finit par ouvrir les yeux. Riza l'observa avec tendresse, un léger sourire sur ses lèvres rouges. Elle s'était maquillée et portait un élégant chemisier crème.

« Allez », fit-elle en se levant.

Il ne put s'empêcher de la détailler. Sa longue jupe noir proche du corps était très élégante. C'était plus une tenue qu'elle mettrait que celles qu'elle portait pour la mission sous couverture.

« Où vas-tu ? » demanda-t-il alors en comprenant qu'elle ne devait pas aller au cabaret comme ça.

Elle sourit.

« Je vais retrouver Jane. On a prévu de faire un peu de shopping toutes les deux », déclara-t-elle levant les yeux au ciel.

Il pouffa, voyant mal Riza faire du shopping.

« Je vais promener Black Hayate, essaye d'être prêt quand je reviens. »

Il opina, attrapant sa tasse de café.

Quand Riza revint, il était heureusement prêt. Enfin, aussi prêt qu'il pouvait l'être dans ses vêtements de la veille.

« Je vais passer chez moi me changer. Je te retrouve ce soir ? »

Elle opina et leurs regards se croisèrent. Comme des aimants, ils furent attirés l'un vers l'autre et s'embrassèrent avec passion. Ils se séparèrent à bout de souffle, les joues rougies.

« Bonne journée, souffla Roy.

- Bonne journée », répondit-elle sur le même ton.

Ils se sourirent et eurent besoin de quelques secondes de plus avant de s'éloigner.

Black Hayate les observait de ses grands yeux. Ils sortirent ensemble, laissant là le petit chien. Par mesure de sécurité, Roy sortit d'abord et Riza attendit un peu avant de filer à son tour.

Elle se dépêcha de rejoindre le lieu de rendez-vous avec Jane et celle-ci l'accueillit avec un grand sourire.

« Coucou Lizzy ! Bien dormi ?

- Hum... oui, répondit Riza en pensant à l'homme qui avait partagé son lit. Et toi ?

- Oui, pouffa sa collègue, pas dupe. Bon allez-y ! »

Leur matinée se passa agréablement et elles discutèrent joyeusement. Puis chacune rentra se préparer avant d'embaucher. Ils avaient des répétitions de prévues cet après-midi. Riza d'ailleurs devait enregistrer sa voix pour une des chansons du spectacle. Si elles étaient en play back pendant le show pour leur permettre de se concentrer sur leur danse, c'était vraiment elles qui chantaient et Élise lui avait confié une chanson.

Pour Roy la matinée fut autrement intéressante. En effet, Astrid, la jeune femme qui avait été agressée une semaine après le meurtre de Chelsea avait demandé à le voir. Elle avait démissionné à la suite de cela mais cela ne l'avait pas empêchée de se faire interroger et bien sûr, Roy lui avait reposé quelques questions en reprenant l'enquête. Il n'avait pas trop insisté, conscient qu'elle peinait à s'en remettre et que le Colonel Zad l'avait déjà interrogée plusieurs fois.

Roy la fit entrer dans son bureau et l'invita à s'asseoir.

« Est-ce que vous avez des informations en plus à me transmettre Astrid ? »

Elle paraissait gênée et baissait les yeux.

« Hum... en fait, j'ai dit que je ne me souvenais de rien concernant mon agression. Ce qui était vrai... jusqu'à il y a quelques jours. Quand vous m'avez ré-interrogée, j'ai vraiment essayé de me souvenir de quelque chose et j'ai fait le lien hier. Je suis allée passer un week-end prolongé chez mes parents à l'extérieur de Central et hier j'ai croisé mon voisin. C'est... c'est étrange mais son parfum m'a... enfin, je veux dire, je m'en suis souvenue. C'est l'odeur que j'ai senti lors de mon agression ce soir-là. »

Roy ouvrit de grands yeux.

« Et vous le soupçonnez, votre voisin ? »

Elle opina, relevant un regard larmoyant vers lui.

« J'ai paniqué en reconnaissant cette odeur et je suis partie. J'ai fait mes affaires et je suis rentrée à Central. Mon voisin a toujours été... il n'était pas méchant, mais insistant disons et j'ai toujours été ferme avec lui. C'était comme ça depuis notre adolescence donc ça faisait partie de mon quotidien. »

Elle releva vers lui un regard coupable.

« Et deux jours avant mon agression, j'étais sur les nerfs avec le meurtre de Chelsea et je suis retournée chez mes parents. Je l'ai croisé et peut-être que je l'ai repoussé un peu plus sèchement que d'habitude. Ça me semblait tellement habituel, presque normal, que je n'ai même pas pu imaginer que ça pouvait être lui. Je pensais être la victime d'un tueur en série. »

Elle se tut, essoufflée, bouleversée.

« Nous le pensions tous, la rassura Roy. Pouvez-vous nous transmettre l'adresse de vos parents, nous allons l'interroger sur le champ. »

Elle opina et Roy prit de quoi noter. Il lui servit ensuite une tasse thé, conscient qu'elle était très troublée. Puis, il donna ses ordres. Havoc et Falman filèrent sur place pour l'interroger. À partir de là, les choses se précipitèrent. Le village n'était pas loin et une heure plus tard, Havoc l'appelait.

« Général, nous avons arrêté Gustav Hosman. Il a avoué pour l'agression d'Astrid. »

Roy en resta perplexe. Il remercia Havoc et raccrocha. Astrid était partie entre temps et il se nota de la rappeler pour lui apprendre la nouvelle.

Puis dans un soupir, il réunit les membres de son équipe restants.

« Bon, voilà qui change tout le sens de cette enquête. Nous n'avons plus affaire à un potentiel tueur en série mais à un meurtrier qui a tué Chelsea Gov. Cela n'a peut-être même pas de lien avec le Burlesque. Reprenons le début de l'enquête, elle devait aller dans ce sens. »

Ils reprirent le dossier et passèrent l'heure suivante à l'éplucher. Quand Havoc et Falman revinrent avec le coupable, Roy discuta un instant avec eux et chargea son Sous-Lieutenant de l'interrogatoire en bonne et due forme avec Gustav.

Sûr des faits, Roy rappela Astrid et fit au mieux pour la réconforter, conscient du choc que cela devait être.

Lorsqu'il raccrocha, il revint à son équipe et envoya ses hommes interroger la famille de Chelsea. Lui-même se rendit avec Fuery chez le petit copain de Chelsea. Tout dans les interrogatoires de Zad semblait correctes, presque trop lisses même. La vie de la jeune femme paraissait parfaite.

Étonnamment, il se dit que cela ne devait pas l'être quand une jolie brune leur ouvrit la porte.

« Hum, Général Mustang, nous souhaiterions parler à Will Taker. »

Elle blêmit et opina, apparemment surprise de les voir.

« Will ?

- Qu'est-ce qu'il y a mon ange ? » interrogea-t-il en arrivant.

L'homme pâlit à son tour en croisant le regard dur du Général et Roy retint un soupir.

Il y avait trois motifs pour tuer dans ce bas monde : l'argent, le pouvoir ou l'amour. Le troisième était le bon dans ce cas.

Fort de son intuition, Roy fit pression et il obtint des aveux assez rapidement. Will ne s'attendait pas à être interrogé. Il pensait que l'enquête était close et c'était totalement laissé prendre au dépourvu.

Ils l'embarquèrent et Roy rappela le reste de son équipe. Il mena lui-même l'interrogatoire et à dix-huit heures, finissait de rédiger son rapport. Il s'agissait d'une sombre histoire de chantage. Chelsea faisait pression sur Will pour qu'il reste avec elle et visiblement, il avait craqué.

Roy compila ensuite les rapports de ses hommes et les félicita pour le travail accompli. Il ne leur avait rien dit au sujet de Riza et lui, se contentant de les rassurer, et il pressentait que cette enquête finie, ils pourraient rapidement les mettre dans la confidence.

Satisfait, il passa chez lui se changer et à vingt heures, franchissait les portes du Burlesque. Il était encore tôt et il n'y avait pas grand monde. Cependant, il fut surpris de voir Élise venir droit vers lui.

« Elisabeth n'est pas avec vous ?

- Non, répondit-il, sentant son inquiétude. Il y a un problème ?

- Elle était au studio d'enregistrement cet après-midi avec Jane et Malika. Elle m'a appelée il y a une demi-heure pour me dire qu'elles avaient fini et qu'elles arrivaient, mais...

- Elles ne sont toujours pas là, coupa-t-il avec un mauvais pressentiment. Où est-ce ? »

Élise lui donna l'adresse et sans qu'il ne sache trop comment, Élise et Diego se retrouvèrent dans la voiture avec lui. Il se dit alors que c'était peut-être le moment pour quelques révélations.


Une demi-heure plus tôt


Riza raccrocha et récupéra son sac. Elle fronça les sourcils en réalisant que Malika et Jane étaient parties aux toilettes depuis un moment maintenant. Intriguée, elle traversa le studio désert à cette heure-là et entra dans lesdites toilettes. L'endroit était vide. Elle ne fit pas de bruit, consciente que la situation n'était pas normale. Elle avait toujours fait confiance à son instinct et là, quelque chose n'allait pas.

Discrètement, elle longea le couloir, retournant dans la salle d'enregistrement. La pièce était plongée dans le noir. Elle l'alluma et fut surprise de retrouver Malika allongée au sol, inconsciente. Elle observa les alentours avant de se précipiter vers elle.

« Malika », appela-t-elle doucement en prenant son pouls.

Elle respirait et ne semblait pas blessée extérieurement. Une main dans ses cheveux lui confirma qu'elle avait dû se faire assommer.

Bien sûr, le téléphone était à la réception. Elle prit sur elle et décida d'y retourner pour appeler du renfort. À peine avait-elle fait un pas hors de la salle qu'un cri lui glaça le sang. Jane !

Elle était en danger. Pesant le pour et le contre, Riza se précipita vers l'origine du cri. Cela menait à la ruelle derrière le studio d'enregistrement. La porte était ouverte. C'était un piège bien sûr. Elle sortit son arme de son sac à main et franchit le seuil d'un mouvement vif. Elle évita une attaque de peu et se retourna violemment pour assener un coup de crosse à son adversaire. Il tituba, sonné et Riza évalua la situation. Ils étaient trois et les deux autres maintenaient une Jane apeurée dans leurs bras. Ils la regardaient avec un air mauvais tout en menaçant sa collègue d'un couteau. Puis l'un d'eux remarqua son arme et Riza réagit rapidement. Une balle vint se nicher dans une épaule et Jane en profita pour filer. Le premier homme se reprit alors et Riza esquiva un coup tout en poussant Jane dans le studio. Elle referma la porte, consciente que celle-ci ne s'ouvrait que de l'intérieur.

Puis, seule contre trois, elle se tourna vers ses assaillants. S'ils s'attendaient à devoir s'occuper de trois femmes sans défense, ils se trompaient lourdement au moins pour une d'entre elles. Riza chargea son arme et esquiva un coup. Elle para une attaque et de l'autre main, tira dans le genou du plus grand. Il s'écroula en criant et d'un coup de pied retourné un autre finit au tapis. Le troisième fut plus long à achever. Si elle avait affaibli les deux autres précédemment ce qui avait rendu sa tâche plus aisée, ce n'était pas le cas de celui-ci et il était même plutôt en colère.

Il grommelait d'ailleurs pour lui-même. Rodrigue les avait prévenus mais il ne leur avait pas dit qu'elle serait armée et encore moins qu'elle se battrait comme une lionne.

Il esquiva un coup, puis un autre et reconnut avec stupeur quelques techniques militaires. Se pourrait-il que... ?! Il réalisa au moment où elle l'envoyait voler contre un mur de briques.

Riza frissonna ensuite. Elle n'avait rien pour les ligoter. Elle frappa à la porte du studio tout en se doutant que Jane avait dû foncer prévenir des secours. Voilà, elle était bloquée dehors avec trois hommes assommés... c'était malin. Elle leur administra les premiers soins comme elle put et attendit.

Heureusement, les secours vinrent plus vite qu'elle ne l'aurait pensé et cinq minutes plus tard, la porte du studio s'ouvrait sur le Général Mustang en personne.

« Riza ?! appela-t-il en la rejoignant, soulagé de la voir.

- Roy ! Mais qu'est-ce que... »

Elle vit alors Élise et Diego arriver derrière lui et lui jeta un regard surpris.

« Je leur ai expliqué et nous avons attrapé le coupable au fait. »

Elle haussa un sourcil en désignant les trois hommes dans la ruelle.

« Je pense qu'il y a bien plus qu'un coupable en fait, expliqua-t-il avant de poser ses mains au sol, ligotant dans un crépitement bleu les trois gaillards. Tu vas bien ?

- Oui, assura-t-elle, mais Malika ?

- Une ambulance est en chemin, rassura Roy. Elle a repris connaissance et Jane est auprès d'elle. »

Riza soupira et se tourna vers Diego et Élise.

« Je suis désolée de vous avoir menti.

- Alors ça, fit Diego mains sur les hanches, tu peux l'être oui », ajouta-t-il avec un clin d'œil.

Il n'était jamais sérieux celui-là. Il rit et l'attira dans ses bras. Elle lui rendit son étreinte avec un sourire.

« Et mince, moi j'aimais bien nos duos, se plaignit-il.

- Mais rien ne m'empêche de passer au Burlesque de temps en temps, rétorqua Riza. Et puis je crois que Roy a bien besoin de cours de bachata.

- Hey ! » rétorqua le brun.

Ils rirent et Riza revint à Élise.

« C'est rare qu'on arrive à me duper ainsi », déclara son ancienne patronne.

Riza grimaça.

« Personne ne pouvait être au courant pour le bien de l'enquête. »

Élise opina. Oui, elle l'avait bien compris.

« Donc vous deux, ça faisait aussi parti de la couverture ? »

Roy et Riza se jetèrent un regard.

« Pas vraiment, déclara Roy. Disons plutôt qu'on a mis fin à la mission sous couverture justement », ajouta-t-il avec un clin d'œil à Riza.

Elle pouffa devant la justesse de ses propos. Oui, une très longue mission sous couverture alors...

« Bon, fit-elle. Il va falloir m'expliquer alors cette histoire de plusieurs coupables. »

Roy obtempéra aussitôt et ayant déjà eu les explications Élise et Diego retournèrent près de Jane et Malika qui devaient s'inquiéter. Les deux militaires attendirent les renforts dans la ruelle.

Ils lui raconta tout en détail, répondit à ses interrogations et puis posa enfin la question qui le démangeait.

« Mais alors, tu enregistres une chanson ? Je pourrais l'entendre ? »

Elle leva les yeux au ciel et le reste de l'équipe arriva à ce moment. Ils furent contents de les voir en bonne santé et embarquèrent les trois hommes.

Cela sonna la fin des réjouissances pour Roy. Ils devaient maintenant interroger ces trois là, même si il devinait bien qui était le commanditaire.

« Tu assures le show ce soir ? devina Roy.

- Sauf si tu as besoin de moi ?

- Je m'en sortirai, assura-t-il en sachant très bien qu'avec Malika et probablement Jane en moins ce serait déjà compliqué. »

Ils se lancèrent un long regard avant que Riza ne file rejoindre les autres. L'ambulance était arrivée entre temps et ils avaient emmené Malika.

« Bon, fit Riza en posant ses mains sur ses hanches. C'est pas tout ça mais on a un show à donner non ?

- Ils ont emmené Malika, fit remarquer Jane.

- Oui mais ils ont assuré qu'elle allait bien et le Général Mustang s'occupe du coupable. Je pense qu'il serait bien trop ravi de nous voir fermer pour ce soir. Ce serait jouer son jeu. »

Diego fut aussitôt d'accord et Jane approuva. Puis, ils se tournèrent vers Élise. Celle-ci ne put s'empêcher de leur sourire.

« C'est parti ! » s'écria Diego.

Ils rejoignirent le Burlesque et lorsque Roy arriva un peu avant la fin du show, il fut rassuré en constatant leur entrain.

Riza le repéra rapidement et elle vint le retrouver à leur table habituelle.

« Je devine à ton air victorieux que tout se passe comme prévu. »

Il sourit un peu plus et elle vint se glisser contre lui.

« Alors ?

- L'interrogatoire n'a pas été trop compliqué à mener. Enfin... déjà deux hommes sont toujours à l'hôpital donc nous n'en avions qu'un à faire. »

Elle grimaça.

« Et il a avoué tout de suite. Ils devaient vous faire peur apparemment. J'ai fait demander une enquête du fisc concernant le Night Fever et ils n'ont pas encore fini mais ce qu'ils m'ont dit est prometteur. »

Elle haussa les sourcils.

« Le Night Fever coule et Rodrigue avait besoin d'une rentrée d'argent rapidement. Il voulait racheter le Burlesque avec les économies qu'il lui restait pour se remettre à flot. Quand il a comprit que Élise ne céderait jamais, il a voulu faire fuir ses employés en se servant du tueur en série comme bouc émissaire. Enfin, c'est ce qu'il comptait faire. Il lui manquait quelques paramètres cependant », sourit le brun tout en caressant sa joue.

Elle lui rendit son sourire, soulagée que toute cette histoire soit terminée. Ça lui manquerait pourtant. Elle s'était habituée à la vie de danseuse de cabaret et au final, elle avait apprécié ces quelques semaines passées ici.

Roy qui devinait ses pensées déposa un baiser tendre sur son front.

« Comme tu l'as dit, rien ne nous empêche de venir passer des soirées ici et je suis sûre qu'Élise serait ravie que tu lui fasses des extras. »

Elle fronça les sourcils et nia en levant les yeux au ciel.

Il rit tout en s'avançant vers elle dans le but avoué de l'embrasser.

« Roy, coupa-t-elle alors, un doigt sur ses lèvres. Nous avons une dernière chose à faire avant ça. »

Il capta son regard sérieux et approuva. Oui en effet, ils leur restaient une dernière visite à rendre.


Et voilà pour moi ! Cette fanfiction se termine un peu sur les chapeaux de roue. Dur dur de bien ficeler cette enquête mais bon pour du Royai, je suis prête à tout ahahah ! J'ai posté ce chapitre rapidement comme vous pouvez le voir car j'ai une autre histoire en attente et je suis tellement pressée de vous la faire découvrir que je ne résiste pas. Le premier chapitre de The Dimensional Alchemist sortira donc samedi et là, on change totalement d'ambiance. J'espère que ça vous plaira. Je vous mets le résumé histoire que vous sachiez de quoi ça parle ;)

« Après le Jour promis, la vie s'écoule normalement pour l'équipe du Général Mustang, enfin jusqu'à l'arrivée d'une mystérieuse Reine venue d'une autre dimension. Ah ! Ai-je précisé qu'elle ressemble comme deux gouttes d'eau à notre Lieutenant et qu'elle s'appelle également Riza ? »

Voilà, voilà, vous voyez le genre ;) Bref, vivement samedi !

Encore une fois Joyeux Noël à vous ! Profitez bien et prenez soin de vous !