Le clan Uchiha est un clan puissant du village de Konoha. Durant de longues années il a assuré la sécurité du village, faisant régner un sentiment de sécurité chez les habitants et de peur chez les ennemis potentiels.

Ce clan est également réputé pour ses techniques héréditaires dépassant l'entendement.

Je l'admire beaucoup en faisant partie. Malgré mon sérieux retard face aux attentes, je le crie haut et fort mon appartenance à ce clan.

Les gens me méprisent et refusent de me croire lorsque je leur annonce mon appartenance à ce groupe prestigieux. Il faut dire que du haut de mes 12 ans je n'ai toujours pas développé les fameux Sharingans alors que la plupart de mes semblables les éveillent vers l'âge de 7-8 ans.

Aujourd'hui, pas d'entraînement. Minato Namikaze, mon senseï, a décidé de nous laisser un jour de repos. En vérité, je sais que Sandaime, notre cher Hokage, a besoin de ses talents pour régler une histoire risquant de ternir l'image du village.

Rin propose que nous passions la journée ensemble tous les trois. Cependant, comme à son habitude, Kakashi joue les trouble-fêtes et décline l'invitation.

Kakashi Hatake. Bien qu'il ne soit pas un Uchiha, je dois admettre que son génie naturel se rapproche de celui d'un membre de mon clan. Genin à 6 ans, Chûnin à 7 ans. Que voulez-vous que je dise de plus ?

Pour couronner le tout, il me snobe tout le temps dès que nous ne sommes pas avec le senseï. A faire comme s'il ne me connaissait pas. Malgré cela, Rin n'a d'yeux que pour lui, si bien que je deviens invisible en sa présence.

C'est alors seul que je décide d'améliorer mes lancers de Shurikens. Un groupe de Chûnin de mon âge arrive en ma direction, en ricanant.

« Celui qui se prétend être un Uchiha … Je rêve. »

J'ignore ses paroles me concentrant sur ce que je dois faire. Il se met devant moi et me plaque contre un arbre violemment.

« Hé, le rejeté. Tu m'ignores pas comme ça !

— Lâ-Lâche moi …

— Sinon quoi ? Tu vas appeler ton clan à la rescousse ? »

Ils ricanent de nouveau et mon assaillant resserre sa prise autour de ma gorge. Je commence à étouffer, virant sûrement au bleu. Des Shurikens sont lancés depuis un arbre et ils lèvent les yeux, cherchant du regard leur attaquant.

« Qui va là ? », demandent-ils.

Aucune réponse. Ils commencent à paniquer et le Chûnin me relâche étant sur ses gardes. Je perçois quelqu'un se déplacer dans les arbres sans savoir de qui il s'agit.

« Je te parie que c'est un ennemi. Allez, les gars. C'est le moment d'honorer notre grade !

— Ouais !

— Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. »

Cinq kunaï sont lancés pour chacun des Chûnin, se plantant exactement au même endroit : l'épaule droite.

« Qu'est-ce que …

— Vous devriez avoir honte de vous attaquer à un jeune Genin sans défense. Un Chûnin se doit de respecter ses condisciples. »

Kakashi saute en bas de l'arbre, un air froid sur le visage.

« Kakashi …

— Viens, Obito. Ne perdons pas notre temps avec des imbéciles comme eux. Ils ne valent rien autant ne pas se rabaisser à leur bas niveau. »

J'écarquille les yeux et suis Kakashi.

« Kakashi, pourquoi tu …

— Nous sommes amis, non ?

— Amis … ?

— Enfin peut-être que je me suis trompé. Il faut dire que je ne suis pas doué niveau sentiments …

— Y'a mieux comme ami que moi …

— Tu sais, je m'ennuierais si j'avais des amis que de mon niveau. Je serais inutile mise à part partir en mission avec eux.

— Tu …

— J'ai un stock d'astuces pour les lancers de Shurikens. Je te les filerais si tu veux. »

J'affiche un grand sourire.

« Gaï est ennuyant avec ses défis stupides. Il se croit supérieur à moi et son obsession de me dépasser est maladive.

— J'ai le même but tu sais ?

— Ouais mais tu ne penses pas qu'à ça. »

Sans m'en rendre compte, nous passons l'après-midi à discuter. Le soir arrive et Kakashi me raccompagne à l'entrée du clan avant de s'éloigner, les mains dans les poches, dans la rue.

« Obito, bonsoir., me dit Fugkau.

— Bonsoir Fugaku-sama.

— Rien ne t'oblige à rentrer tous les soirs au clan.

— Je sais. »

Je suis Kakashi à bonne distance et le vois se rendre au cimetière. Je l'observe de loin, restant discret et silencieux. Gaï est dans l'arbre en face et atterrit derrière Kakashi.

« Allez un … »

Kakashi le frappe violemment au visage avant de s'en aller. Je vois quelque chose briller dans ses yeux et je continue à le suivre. Il se stoppe dans une ruelle et je le vois s'assoir au sol, ramenant ses genoux contre lui. J'hésite à m'approcher de lui et Gaï revient à la charge.

« Allez, juste un …

— Dégage !, crie-t-il, en partant en courant.

— Pourquoi tu t'enfuis comme ça ?

— Laisse-le, Gaï. Tu vois bien qu'il n'a pas envie., dit Asuma en arrivant, les bras croisés.

— Il est bizarre ces derniers temps. »

Ils ne savent pas … ?

Plus tôt dans la journée …

Nous nous sommes arrêtés dans le parc, nous asseyant sur le banc. Kakashi a levé la tête vers le ciel tout en émettant un léger soupir.

« En vérité, j'avais besoin de me changer les idées.

— Et un défi …

— Non. Je préfère parler avec toi. C'est plus calme.

— Tu sais, tout le monde trouve que tu es bizarre ces derniers temps …

— Mon père est mort il y a deux ans. Il s'est suicidé et je l'ai retrouvé inanimé en rentrant chez moi.

— Que … »

Kakashi a baissé la tête et je suis resté sans savoir quoi faire. C'est alors qu'instinctivement, je l'ai pris dans mes bras afin de le réconforter. Lui qui n'est pas trop câlin ne m'a pas repoussé.

« Obito …

— Oui ?

— Ne le dis à personne. Je ne veux pas que les autres ont pitié de moi. J'ai une réputation d'insensible à tenir.

— D'accord. »

Actuellement …

Je soupire. Je suis donc sûrement le seul avec le senseï à savoir pour la mort de son père.

Sakumo Hatake était un héros de notre village. Il inspirait respect et admiration chez tous les habitants. Sandaime lui-même craignait sa puissance. L'histoire dit aussi qu'il était même plus puissant que les trois légendaires Sanin. Un peu comme notre senseï en définitive.

Kakashi est son fils unique. Il était son premier admirateur et je me souviens qu'il était fier d'être le fils de ce héros. D'après ce que ce dernier m'a dit, son père s'est suicidé à cause des critiques et remarques qui pesaient sur lui.

Je continue de suivre Kakashi, sautant de toit en toit. Il court, essuyant ses larmes en même temps. Il se stoppe, se figeant sur place.

« Obito, je sais que tu me suis … Que veux-tu ?

— Euh … Bah … »

J'atterris maladroitement devant lui tout en pestant.

« Je me demandais si t'allais bien …

— Je pensais que tu étais rentré au clan …

— Je t'ai vu partir avec un air triste alors … »

Gaï arrive suivi de Asuma. Kakashi soupire tout en sortant son épée.

« On n'est pas obligés d'en arriver là, si ?

— Gaï. Dégage. »

Je frissonne. Gaï se fige net en voyant le regard sombre de Kakashi.

« Va-t'en avant que je m'énerve pour de bon !

— Pas la peine de t'énerver !, s'exclame ce dernier.

— Gaï, c'est bon. Il ne veut pas tu vois bien ?

— Je considère cela comme un abandon … »

Kakashi prend à deux mains son épée et s'apprête à attaquer Gaï. Un éclat blanc éclaire la rue et du sang perle sur le sol. Gaï n'est pas blessé : j'ai pris le coup à sa place.

« Obito … »