4.1
Le Guerrier du Désert jaillit de la forêt au triple galop, le village se dessina à l'horizon, la colline de la crypte se trouvait un peu plus loin à l'ouest. Oull descendit des cieux en piqué et se reposa sur l'épaule de son maître, le Djinn ne tarda pas à se matérialiser à son tour.
« Alors ? Demanda l'Épéiste à l'esprit.
Ils sont déjà dans la crypte.
Le Guerrier du Désert jura et talonna Braise, filant droit vers la colline du cimetière. Le cheval était fourbu, l'aventurier le savait, mais il l'encouragea à faire un dernier effort et ce fut à bout de souffle que Braise déposa son cavalier à l'entrée de la crypte. Le Guerrier du Désert envoya sa monture se cacher dans la forêt loin du danger.
Sans perdre une seconde, l'Épéiste s'équipa : arc et flèches, sachet d'arômes pour masquer son odeur, son cimeterre, son katar et son bouclier, tout était là. Il alluma sa lanterne, et entra dans la crypte au pas de course, épée au clair et bouclier au bras, Oull toujours perché sur son épaule.
Au début du dédale, le Guerrier du Désert n'eut aucun mal à remonter la piste du groupe. Mais lorsque les dépouilles de gobelins se firent rares, il dut envoyer Oull et Sable en éclaireurs afin de retrouver leur piste dans ce labyrinthe sépulcral. Il avait compté quinze gobelins morts depuis l'entrée du tombeau. C'était déjà un nombre suffisant pour constituer un danger sérieux pour les aventuriers.
Mais le Guerrier craignait fort que ces morts ne soient que l'avant-garde, et qu'en plus de la menace qu'il avait vu en rêve, il n'y ait une horde de peau vertes bien trop importante pour un groupe de débutants.
Le Djinn et le hibou ne mirent pas bien longtemps à revenir.
-On les a trouvés, s'exclama le spectre.
Le Guerrier du Désert accrocha son bouclier dans son dos, et se remit à courir à pleine vitesse. Suivant Sable avec Oull à ses côtés, le Guerrier du Désert traversa la crypte à toute allure. Il ne tarda pas à entendre les échos du combat, qui se déroulait à l'étage inférieur de la crypte. Le tournant suivant le fit déboucher sur un couloir menant droit sur une terrasse. À présent il distinguait clairement les cris bestiaux des gobelins des paroles du groupes d'aventuriers, apparemment ils n'étaient pas en position de force.
