L'acier de l'arme fendit l'air à toute allure avant de s'écraser au sol. La Paladin s'était écartée d'un pas de côté de la trajectoire de l'attaque et d'un puissant mouvement abattit violemment sa masse d'acier sur le crâne du Hobgobelin qui se brisa comme une coquille d'œuf. Les morceaux d'os et de chair giclèrent sur le sol dallé de la crypte.

Le Hob suivant, n'ayant pas vu ses deux camarades trépasser, fonça sur le Mage et ses deux camarades. La Forestière et le Berserker ne lui laissèrent aucune chance, l'Elfe faucha son bras armé d'un coup de hallebarde bien placée avant que le Nain ne lui fende le crâne d'un grand coup de son sabre.
De son côté, le Guerrier du Désert s'employait à briser l'encerclement des gobelins.

Ramassé sur lui-même, il frappait de tous les côtés, donnait des coups courts et vifs, à tel point qu'on aurait pu le prendre pour une tornade ! L'un des gobelins fonça sur lui, son javelot en avant. Le Guerrier du Désert plaqua la lance au sol d'un puissant coup de pied sur la hampe, la brisa comme une brindille à l'aide de son bouclier avant de trancher la jugulaire de son ennemi. Le monstre se vida de son sang en quelques secondes.

Les gobelins tentaient à nouveau de l'encercler, mais l'Épéiste bougeait trop vite brisant sans arrêt leur formation et lardant la masse de peau-verte à coup de taille et d'estoc, les monstres finissant le crâne percé, égorgés ou encore éventrés.
Face à ce spectacle, le dernier Hob encore debout se mit à bouillir de rage.

« GRAAAOORRGH ! »

Le colosse, armé d'un sabre courbé fonça sur le guerrier et abattit sa lame de toute sa force afin de le couper en deux.

Le Guerrier du Désert bloqua le coup à l'aide de sa rondache, le tranchoir frappa le bouclier dans un violent choc métallique. Mais la force du monstre fit reculer l'Épéiste de plusieurs mètres et il ne conserva son équilibre qu'au prix d'une roulade maladroite.

Un rapide coup d'œil sur son adversaire suffit à faire comprendre au Guerrier du Désert, que son bouclier ne lui servirait à rien face à la force brute du Hobgobelin. Alors que le peau-verte s'approchait de lui pour l'achever, l'Épéiste rangea sa rondache et fonça sur son ennemi à la vitesse de l'éclair tenant fermement son sabre à deux mains. Cette nouvelle posture de combat permettait au Guerrier du Désert d'employer toute sa vitesse et sa force. Le Hob tenta de le faucher, l'Épéiste fit un pas de côté, tournoyant sur lui-même, il passa juste sous le tranchoir de son adversaire.

Son cimeterre pivota et d'une simple poussée, il enfonça la lame dans le genou du Hob. L'articulation se brisa alors qu'un flot de sang giclait de l'estafilade. Privé de l'un de ses points d'appui, le peau-verte tomba à genoux, immobilisé. Dans un élan de désespoir et de rage, le Hob tenta une ultime attaque et abattit son tranchoir d'un puissant coup de haut en bas. Mais une fois de plus, le Guerrier du Désert esquiva et le tranchoir ne fendit que du vent.

Sans perdre une seconde de plus, le Guerrier du Désert prit appui sur l'arme puis le bras du Hob, avant de lui enfoncer son cimeterre dans la gorge d'un coup d'estoc bien placé. Il retira sa lame si vite qu'un simple filet de sang la macula. Tout s'était déroulé si vite que le Hob ne réalisa qu'il était mort que lorsqu'il s'écroula sur le sol glacé de la crypte.