Et voici le second chapitre (qui m'a donné envie de continuer à lire un peu plus encore)

Bonne lecture

N'hésitez pas si vous avez des remarques.

M. Fox

Hermione ne savait pas ce qui avait pu mal tourner. Forcément, quelque chose avait dû se dérouler de la mauvaise manière. Les étagères n'avaient jamais paru si hautes. Elle tourna son regard vers la seconde fiole encore posé sur la table. Elle tenta de s'en emparer, mais pour une raison qu'elle ne comprenait pas, elle avait la sensation d'être accroupie, comme si elle se tenait sur les mains. Elle baissa alors le regard vers ses mains et étouffa une exclamation.

À la place de ses mains, face à elle se tenaient deux pattes. Des pattes de chat ! Elle leva les bras et les pattes effectuèrent le mouvement qu'elle tentait de faire avec ses bras. Elle tapota le haut de sa tête et sentit deux oreilles ainsi que des moustaches sur son visage.

– Oh non, pensa-t-elle dire, mais ce qui sortit de sa bouche était plutôt un faible « Miaou ».

— Oh non, non, non, non, non, non ! miaula-t-elle.

Elle s'était transformée en chaton, elle courut vers la porte du laboratoire qui était fermée et paniqua en tentant de l'ouvrir, criant à l'aide de sa petite voix de chaton.

Soudainement, les lumières s'éteignirent. Le couvre-feu était terminé et les lumières venaient de s'éteindre automatiquement. Elle paniqua un moment avant de s'apercevoir qu'elle voyait très bien dans le noir. Cela ne l'aidait pas plus, mais rendait la situation moins effrayante.

— Au secours ! miaula-t-elle et griffant à la porte.

Après un moment, elle se stoppa et écouta attentivement. Aucun bruit. Le silence avait rempli l'espace. Occasionnellement, un léger sifflement ainsi qu'un souffle d'air provenant de l'extérieur se faisait entendre, mais l'ensemble du château semblait silencieux.

Elle finit par se rouler sur le sol et ferma les yeux. Le sol dur et froid rendait le silence de la pièce particulièrement intimidant.

Soudain, elle entendit un bruit étouffé en provenance du corridor, de l'autre côté de la porte. Sautant sur ses pieds, elle commença à gratter contre la porte, des miaulements passant la barrière de sa bouche.

Les pas à l'extérieur se stoppèrent alors qu'ils avaient paru se rapprocher. Quelques secondes après, la porte s'entrouvrit et Hermione courut vers le chemin de lumière qui était apparu lorsque l'ouverture fut suffisante. Elle leva la tête pour voir qui l'avait découverte et pensa soudain qu'elle aurait presque préféré qu'on la laisse au laboratoire. Severus Rogue avait le visage tourné vers elle, le regard empli d'aversion.

— Qu'avons-nous là ? Dit-il en se penchant pour l'attraper.

Elle s'accroupit, tentant d'échapper à ses grandes mains, mais il s'empara d'elle facilement et la souleva face à son visage.

— Tient, tient, il semblerait que le chat d'un de ces idiots soit pris à rôder trop loin.

Elle inclina la tête de manière confuse, la réponse de Rogue à ce geste fut choquante. Le coin de sa bouche s'inclina en un (très, très, très) léger sourire.

— N'est-il pas mignon !

Le regard d'Hermione s'élargit. Depuis quand Severus Rogue qualifiait-il quelque chose de mignon ?

— Nous allons voir si tu appartiens à quelqu'un et s'il tient assez à toi pour venir te récupérer. Dit-il en abaissant la main afin de la déposer dans une poche large de sa cape.

— Hey ! miaula-t-elle en tombant de manière inconfortable dans le fond de sa poche.

Il lui fallut un moment pour se repérer, mais quand ce fut chose faite, elle resta parfaitement statique dans le fond de la poche. Il lui sembla être resté immobile durant un bon moment, écoutant le bruit des pas de Rogue faisant échos dans les couloirs du château. Finalement, elle entendit un son différent, le craquement d'une porte qui s'ouvrait. Au travers du tissu de la poche, elle pouvait juste apercevoir le vacillement de flammes de bougies.

Ensuite, une grande main partit à sa recherche et s'empara d'elle. Elle miaula une complainte quand il la posa sur une table et elle se tourna vers lui afin de le regarder, effrayée à l'idée de ce qui allait bien pouvoir se produire maintenant.

Rogue se tenait simplement face à elle, l'observant de son regard noir. Elle se sentit vraiment mal à l'aise d'être ainsi observée et prit alors le parti d'adopter le même comportement, vrillant ses yeux sur le visage du professeur Rogue avant de regarder autour d'elle.

Nous étions dans l'un des cachots, mais la pièce était spacieuse. Il y avait un lit dans une pièce et une garde-robe dans une autre. Il y avait aussi un bureau et une table sur laquelle elle était assise.

— Je dois être dans la chambre de Rogue, pensa-t-elle avant de frissonner.

Elle aurait détesté avoir une chambre comme celle-ci. L'air était froid et il n'y avait pas de fenêtre. Les seules sources de lumière provenaient de l'âtre du feu et des bougies éparses. Le lit était simple, orné d'une couverture et d'oreillers noir.

Son exploration fut interrompue par la sensation de quelque chose de lourd posé sur sa tête. Elle leva la tête et découvrit que c'était la main de Rogue caressant sa tête. Son regard s'agrandit.

Sa main était douce et amicale, il s'aventura plus loin dans sa fourrure et elle commença à ronronner inconsciemment.

C'était une sensation vraiment très étrange, ronronner. L'ensemble de ses côtes semblaient vibrer. Mais c'était une sensation vraiment très confortable. Sa main tapota le haut de son crâne et il vint la gratter derrière les oreilles quand elle pencha la tête.

Trop vite, d'après ce qu'il lui semblait, il retira sa main et s'en alla vers son bureau. Elle le suivit du regard. Il était vraiment déconcertant. Severus Rogue venait juste de la caresser. Elle frissonna.

Ça semblait tellement mal et hors de propos.