Gabriel

Chapitre 2 : Nouveau départ

Autrice: Lilomanga

Chapitre : 3/24

Harry était sorti major de sa promo avec le titre d'obstétrimage et une spécialisation en grossesse masculine. Il avait eu son diplôme avec les félicitations du jury. Le brun avait dans un premier temps été employé à Saint-Mangouste et 10 ans plus tard, avec l'argent de ses parents, il avait créé la clinique obstétrique privée Jamily. Après des années à laisser dormir cet argent sans y toucher, il avait décidé que cet argent l'aiderait à faire du bien.

Il avait déménagé dans une petite maison non loin de sa clinique avec un petit jardin à l'arrière dans lequel, Châtaigne, le spitz-loup qu'il avait adopté un an auparavant adorait courir en toute liberté.

Allongé sur son canapé, son chien sur les genoux, Harry profitait à sa juste valeur d'un moment de calme après une journée chargée à la clinique. Il lisait un roman policier qu'il avait acheté la semaine précédente lorsqu'il avait été à la librairie du chemin de traverse avec Hermione et Ron. Et parce qu'il n'attendait personne, la sonnerie retentissant le prit par surprise et il sursauta, lâchant son livre. Châtaigne s'agita et descendit en courant jusqu'à la porte suivie de près par Harry, enroulé dans un plaid.

Il ouvrit la porte sans même prendre la peine de regarder à travers l'œilleton de sa porte, de toute manière seuls ses amis et la famille Weasley connaissaient son adresse personnelle. Lorsqu'il ouvra la porte, le brun se figea, les yeux écarquillés face à l'individu devant lui qui avait un air un peu gêné semblant se demander s'il avait le droit d'être là. Sa respiration se bloqua dans sa poitrine et il laissa son plaid glisser sur le sol lorsqu'il leva les bras pour enlacer l'adolescent face à lui. Un adolescent dont il reconnut parfaitement les traits du visage.

-Gabriel…souffla Harry alors que des larmes roulaient sur ses joues. Gabriel.

Il serra son fils dans ses bras se demandant s'il rêvait. Comment l'avait-il retrouvé ? Est-ce qu'il avait voulu le voir, le rencontrer, lui parler ? Des centaines de questions se bousculèrent dans sa tête alors qu'il se sentit bien et complet pour la première fois depuis des années.

Quand il le relâcha, il recula d'un pas et le regarda de haut en bas. Il était magnifique bien qu'il semblât fatigué et le regardait un peu mal à l'aise.

-Tu m'as reconnu…

-Bien sûr que oui, je t'ai reconnu, tu es mon fils et tu as la même tête de bébé que sur les photos même si tu as déjà 16 ans… Tu tiens ça de moi, je suis désolé. Est-ce que…est-ce que tu voulais me voir ? demanda Harry anxieux.

-Oui, je voulais te rencontrer. Et mes parents ont accepté. Donc me voilà. Est-ce que je peux rester là quelques jours ?

-Gabriel, tu es chez toi. Tu restes autant que tu veux. Entre.

Gabriel avait un sac à dos avec lui et Harry le laissa entrer avec l'impression que toute la scène était surréaliste. Rien ne faisait sens. Son fils était chez lui. Il installa son fils dans la chambre d'ami et lui dit que le repas serait près dans une petite demi-heure.

Harry se dirigea dans la cuisine et commença à préparer des pâtes carbonara seul plat qu'il pouvait se faire avec les restes de son frigo. Gabriel sortit de sa chambre cinq minutes plus tard et s'installa sur une des chaises hautes du bar de la cuisine.

Cela faisait des années qu'il voulait le rencontrer. Ses parents ne lui avaient jamais caché qu'il avait été adopté et bien qu'il adorait sa famille adoptive, Gabriel s'était toujours demandé si ses parents biologiques ne l'aimaient pas. Entendre une vérité, qui semblait édulcorée, de la part de ses parents n'était pas assez. Il avait découvert le nom de son père biologique à la fin des vacances d'été en trouvant des papiers dans le bureau de ses parents avec l'adresse de son père biologique. Il avait éprouvé le besoin de lui parler, alors il avait trouvé un sortilège de traçage et avait prétendu passer les deux semaines de vacances à Poudlard.

-Tu…Est-ce que tu m'aimais ? demanda Gabriel se surprenant lui-même.

Cette question, il se l'était posée toute son enfance. Parfois il était en colère contre ses parents biologiques, parfois il était triste à en pleurer. Mais il se demandait toujours si sa naissance avait été une souffrance, son adoption une libération, son existence un poison…

-Non, Gabriel, je ne t'aimais pas. Je t'aime. Au passé, au futur et au présent. Je veux que tu le saches.

-Et… ma mère ?

Harry le regarda surpris.

-Tes parents ne t'ont pas dit ? C'est moi, qui t'ai porté Gabriel. Tu n'as pas de maman, tu as deux papas.

-Ah, et mon deuxième papa ? demanda Gabriel surpris.

-Il ne sait pas que tu existes. Il ne voulait pas…On avait dix-sept ans et il m'avait fait comprendre que je n'étais pas… L'homme de sa vie et qu'avoir un enfant ne l'intéressait pas.

-Et même s'il ne voulait pas de l'enfant, tu n'as pas pensé à avorter ?

Gabriel regardait son père biologique avec un air qui serra le cœur d'Harry. Il avait l'air de s'être posé toutes ses questions un milliard de fois. Harry voulait répondre le mieux possible à ses questions et apaiser son esprit si c'était possible.

-Pas une seule seconde, affirma Harry. Je ne pouvais pas te faire ça, je voulais juste que tu sois heureux, même si je n'étais pas en mesure de prendre soin de toi. Mais si tu veux que je fasse partie de ta vie Gabriel, je te promets d'être toujours là pour toi.

-Et comment s'appelait mon deuxième père ?

Harry cessa de remuer sa sauce et baissa les yeux.

-Je ne pense pas que…Est-ce que je peux te dire ça plus tard ?

-Tu ne veux pas me le dire ? Tu ne penses pas qu'il avait le droit de savoir ? demanda Gabriel en se levant.

Harry garda le silence quelques minutes, sa tête repassant toutes les conversations qu'il avait eu avec Hermione et sa psy à ce sujet. Il poussa un soupir et éteignit le feu sous sa casserole. Il avait l'impression de marcher en terrain miné. Pourtant il sentait son fils vraiment curieux et il ne voulait pas lui mentir.

-Si, il avait le droit. Mais ça n'aurait rien changé. Je lui ai dit que j'étais enceint et il m'a dit qu'il ne voulait pas d'enfant avec moi. J'ai eu un accident et j'ai failli te perdre. Alors c'était plus facile de lui dire que tu n'étais plus là.

-Donc il ne m'aimait pas.

-Non, c'est moi qu'il n'aimait pas, répondit Harry douloureusement. J'ai été élevé dans une famille moldue loin de la magie jusqu'à mes onze ans avant d'apprendre que j'avais des pouvoirs. Je ne savais même pas qu'un homme pouvait avoir un bébé quand j'ai appris que tu étais dans mon ventre. Mais quand je l'ai accepté, ton bonheur est devenu la priorité absolue de ma vie, au détriment du mien. Je suis vraiment désolé. Je sais que ça fait beaucoup d'informations à digérer.

-Mais ça me fait du bien de les entendre, affirma le petit brun.

Ses parents ne lui avaient jamais caché le fait qu'il était adopté mais il n'avait jamais osé poser des questions à ses parents. Et au fond de lui, il avait peur d'apprendre que ses parents étaient des personnes horribles qui ne l'aimaient pas. Jusqu'à l'an dernier. Lors d'une discussion avec ses parents, sa mère laissa échapper qu'elle était étonnée qu'il porte encore sa gourmette. Il la portait depuis tout bébé et même si elle était enchantée pour s'agrandir en même temps que son porteur, elle pensait qu'elle finirait par ne plus être à son goût. En regardant son poignet, il avoua à mi-mot qu'il avait un attachement profond au bijou et qu'il se sentait protégé par elle. Après un petit silence, sa mère lui avoua que c'était son père biologique qui lui avait acheté. Et qu'il était bardé de sorts de protection.

Ils l'avaient compris lors d'une chute de balais de Gabriel où ses genoux éraflés s'étaient soignés tous seuls. Gabriel avait commencé à regarder autrement ce bijou qu'il ne regardait pourtant presque plus.

Harry et Gabriel furent interrompus par un bruit provenant de la cheminée dans le salon. Leur attention se dirigea vers l'âtre duquel sortit une des deux seules personnes qui avait l'autorisation d'accès. Hermione secoua sa chevelure avant de lever les yeux vers la cuisine et de se figer en voyant les deux hommes la regarder.

-Oh, je dérange ? demanda Hermione en s'approchant néanmoins.

Elle n'avait jamais vu le jeune homme devant Harry tout en étant sûre de reconnaitre son visage.

-Euh, non. Enfin…

Gabriel regarda la nouvelle venue en levant ses yeux gris vers elle. Ses yeux là, elle les connaissait…

-Bonjour je m'appelle…

…c'était les yeux des Malfoy. Et le seul qu'elle connaissait en plus de Draco, elle l'avait vu en photo.

-Gabriel. Le fils d'Harry.

Gabriel la regarda surprise avant de regarder Harry avec un air interrogatif.

-Elle est au courant. C'est une des seules au courant en fait.

-Mais Harry, tu… ?

-C'est lui qui m'a retrouvé.

La brune fronça les sourcils et se tourna vers son meilleur ami les mains sur les hanches.

-Légalement…

-Je sais Hermione, je n'ai aucun droit de l'héberger. Mais dans les faits c'est mon fils et ma maison, c'est sa maison aussi. Je compte tirer tout ça au clair mais pour l'instant il reste avec moi.

Les deux amis se défièrent du regard avant que la brune ne soupire en baissant les yeux.

-Je suis ravie de faire ta connaissance, Gabriel. Je suis Hermione.

Elle était sincèrement ravie de le rencontrer bien qu'elle ait peur de la suite des évènements. C'était le fils de son meilleur ami, de son frère, ce qui en faisait selon elle son neveu. Harry cacha un sourire derrière sa main quand elle serra un Gabriel crispé et légèrement mal à l'aise contre elle.

-Bon, tu étais venue pour quelque chose de particulier ? Tu restes manger avec nous ?

-Ah ! oui, non je ne reste pas, je voulais être sûre que tu te nourris parce que ça fait deux semaines qu'on ne t'a pas vu !

Harry se gratta la tête gênée de se voir materner devant son fils. Il était vrai que pris dans son travail, il lui arrivait souvent par pur négligence de sauter un repas ou deux. Si l'adrénaline lui permettait de tenir la journée voire la nuit entière, une fois rentré chez lui il avait des baisses d'énergie qui inquiétait parfois Hermione. Quand il ne venait pas pendant deux semaines, la jolie brune avait pris l'habitude de vérifier qu'il était correctement nourri et reposé ce qui était rarement le cas. Harry ne pouvait que baisser la tête aux remontrances de sa meilleure amie lorsqu'il avait une mine lamentable et qu'il avait perdu du poids sur une courte période.

-Oui, Hermione je mange !

-Tous les jours ? trois fois par jour ?

-A peu près…

-Bon. Je laisse passer pour cette fois, je pense, que tu as besoin de temps seul avec Gabriel mais je t'ai à l'œil.

-Oui, oui.

-Parfait, je te vois donc samedi prochain. Avec Gabriel évidemment.

Et juste comme ça, elle reprit la cheminée.

Harry commença à sortir le couvert et à mettre la table tandis que Gabriel lui posait des questions sur Hermione ce qui l'amena à raconter toutes les bêtises qu'il faisait à Poudlard avec Ron.

-Et voilà, les pâtes carbonara du chef !

Gabriel commença à dévorer son plat comme s'il n'avait pas mangé depuis des jours sous le regard bienveillant d'Harry.

Il en avait rêvé des retrouvailles avec son fils. Il avait imaginé de la colère, du ressentiment et de la tristesse. Il n'avait pas imaginé que son fils serait assez raisonné pour lui poser des questions et chercher à comprendre le comment du pourquoi sans le culpabiliser. Il était content de la démarche de son fils.

Il le regarda par-dessus ses lunettes rondes. Objectivement son fils était beau. Ses cheveux étaient aussi noir ébène que les siens, ses yeux orageux comme ceux de Draco. Il avait le nez en trompette de Draco également. Harry aurait aimé connaître son fils lorsqu'il était enfant. Même si une part de lui savait pertinemment qu'à cette époque, jamais il n'aurait pu être capable d'élever correctement son fils. Harry soupira tristement et commença à manger à son tour.

-Comment tu m'as retrouvé ?

La question s'était échappée de ses lèvres sans vraiment y penser et Gabriel le regarda avant de relever légèrement la manche de son t-shirt à manche longue, dévoilant sa gourmette. Harry passa mécaniquement sa main dessus et rencontra des résidus de sa propre magie circulant dans le métal bien que plus faiblement que le jour où il lui avait donné.

-J'ai retracé ta magie à l'aide d'un sortilège.

-Tout seul ? Mais tu n'as que seize ans ?

-J'en ai bientôt 17 ans, répondit Gabriel avec un air un peu supérieur qui fit presque sourire Harry, décidemment la pomme n'était pas tombée loin de l'arbre.

-Certes, n'empêche que tu dois avoir des pouvoirs puissants pour avoir réussi un tel sort tout seul avec le peu de magie qu'il restait dans le bracelet.

Harry reposa sa main sur le bijou et le rechargea lentement pour restaurer les sorts de protections. Il sentit sa magie entrer en communication avec celle de Gabriel comme si elles se reconnaissaient, se retrouvaient après des années, le bracelet s'illumina légèrement et Harry fronça les sourcils lorsqu'une source de magie différente, brûlante, presque inhumaine, le caressa avec douceur. Gabriel dut sentir également le changement car il retira doucement sa main. Harry était sûr d'avoir senti la magie d'un être de feu dans celle de Gabriel mais il s'abstint de tout commentaire.

-J'ai restauré la magie du bracelet et les sorts de protection. Et je t'en ai rajouté un autre pour que tu puisses transplaner directement dans la maison quand tu apprendras à le faire. Enfin, sauf si tu sais déjà le faire ajouta-t-il en voyant le sourire en coin du petit brun.

-Merci, euh...

-Tu peux m'appeler Harry si tu veux. Je sais que c'est un peu tôt pour m'appeler papa, ou autre. Peut-être même que tu ne le veux pas du tout. Tu m'appelles de la façon qui te met le plus à l'aise vis-à-vis de toi ou de ta famille.

-Harry, alors. Tu es genre…psy ou un truc du genre. Tu as l'air de t'y connaître.

-Non, en fait je suis…je suis obstétrimage. Spécialisé en grossesse masculine.

Le petit brun se figea légèrement surpris par l'information.

-Oh. A cause de …

-Oui, pour toi et pour tous les gosses perdus qui ont besoin de quelqu'un pour les guider. La solitude n'est bonne conseillère pour personne. Je reviens, je vais chercher le dessert. J'ai fait de la tarte à la mélasse !

Les yeux de Gabriel brillèrent comme un sapin de noël.

-Avec de la confiture de rhubarbe et des pépites colorées ?

Harry qui débarrassait les assiettes manqua de les faire tomber au sol.

-Euh, oui j'en ai aussi. Si tu veux.

-Trop cool ! J'adore ça c'est trop bon.

-Je te ramène ça alors !

Après les desserts les deux hommes se quittèrent sur un « bonne nuit », tous les deux ayant besoin de repos. La journée semblait avoir été surréelle pour les deux et un temps de calme et de repos s'imposait.

oOoOo

Allongé dans son lit Harry se retournait dans son lit, il avait peur de fermer les yeux et de retrouver sa maison vide. Sa chienne entra dans sa chambre, monta sur le lit de son maître et commença à lécher ses doigts. Les chatouillis firent rire Harry qui se demanda où elle était passée. Il l'avait vue filer dans le couloir à l'arrivée d'Hermione.

-Alors ma Châtaigne, on avait disparu ?

Harry glissa sa main dans le pelage et grimaça quand elle bailla devant son nez libérant les délicieuses effluves de son haleine de canidé près de son nez sensible. Il repoussa le visage de sa chienne en rigolant qui descendit de son ventre, vexée.

-Ah en plus de ça madame est vexée !

Il se retourna pour se retrouver allongé sur le côté et sa main caressa machinalement le bas de son ventre sur lequel se trouvait la petite cicatrice de sa césarienne. Cette cicatrice qui lui rappelait au quotidien, ce choix qu'il avait fait lorsqu'il avait dix-huit ans. Parce qu'il voulait que son fils soit heureux comme lui ne l'avait pas été. Il laissa enfin couler des larmes de soulagement et de joie qu'il avait ressenti quand son fils avait débarqué devant sa porte. Il sanglota comme un bébé, la main crispée sur son ventre, parce que son bébé était devenu un homme. Il avait grandi loin de lui et il était devenu beau comme un cœur. Et surtout il ne le détestait pas. Cette idée qui avait parfois tourmenté des nuits entières l'empêchant de s'endormir. Et si son fils le détestait ?

Il pensa ensuite à Draco qu'il n'avait pas vu depuis une dizaine d'année mais qui au même titre que Gabriel faisait toujours parti de ses pensées. Les deux hommes étaient absents de sa vie pourtant, leurs absences étaient si lourdes qu'elles en devenaient des présences. Harry n'avait eu presqu'aucune relation de plus de 6 mois depuis ses dix-huit ans. Une part de lui-même se refusait de vivre complètement. Parfois la culpabilité qu'il éprouvait pour ce secret le rendait physiquement malade. La dépression était une maladie, il le savait, et il faisait parfois des épisodes dépressifs qui le rendait apathique, triste ou colérique.

La plupart du temps, il allait voir sa psy qui l'aidait à faire du tri dans sa tête. Parfois c'était Hermione qui venait le sortir de chez lui et lui remettre les idées en place. C'était la seule qu'il écoutait dans ses périodes. Ron ne comprenait pas ses épisodes, il savait que son ami devait voir un psy mais quand il lui posait la question, le brun restait toujours silencieux ou baissait les yeux. Harry n'arrivait pas à lui dire.

Comment lui expliquer que ce mois de janvier, 16 ans plus tôt, il avait donné une partie de lui-même pour qu'il ne le ternisse pas comme lui. Harry savait qu'il devrait lui dire un jour, mais les mots ne sortaient jamais. Le dire à voix haute serait trop douloureux, il le savait. Ils ne pourraient pas rattraper le temps perdu, mais si Gabriel voulait qu'il fasse parti de sa vie, il le ferait, parce que lui n'avait jamais cessé de faire partie de la sienne.

A suivre…

Voilà, le chapitre des retrouvailles. Il introduit la nouvelle vie d'Harry, son parcours et sa reconstruction qui ne fut pas sans heurt. J'espère qu'il vous a plu :D

N'hésitez pas à me laisser votre avis en review!