Titre : Tempête à l'horizon
Résumé : Derek et Stiles dans la même pièce ?! C'est la tempête assurée. Dans le ciel, dans la tête et dans le cœur...
Couple : Sterek of course ! Mais homophobe s'abstenir
Rating : T ça sera pas mal
Disclaimer : TW pas à moi ni ses personnages, snif... :'(
Beta correctrice : Neliia que je remercie énormément et que je maudis également puisque c'est à cause d'elle (entre autre) que j'ai écrit ce... truc.
Le pourquoi du comment : à cause des modos du Sterek's pack (groupe FB, cf mon recueil de drabble). En gros, leur idée était de faire un calendrier de l'Avent participatif. Avec pour obligations : du Sterek (en principal ou en secondaire dans le texte), 1000 mots mini, et sur le thème de Noyeul ! Je me retrouve donc à faire celle du 1er décembre mais également du 12 et du 22. Vous verrez donc fleurir, sur ce site, les écrits de mas compagnons de galère. Pour ma part, les 3 fics seront liées, même si elles devraient pouvoir se lire séparément.
Sur ce, place à la lecture !
Tempête à l'horizon
En ce mardi 1er décembre, le loft était plutôt calme. Ce qui, en soit, n'avait rien de remarquable, sauf si l'on considérait les deux personnes présentes en ces lieux.
Le fait était établi, par la meute et par ceux qui le connaissaient bien surtout, que Stiles, humain, ayant pour seule défense le sarcasme – et une batte de base-ball, hyperactif et bavard de surcroît, n'était pas connu pour son calme et son silencieux. Le propriétaire des lieux, en revanche, c'était tout autre chose : très avare avec les mots, ses seules communications s'exprimaient le plus souvent par les sourcils et les grognements. Les quelques fois où le loup formulait des mots cohérents et compréhensibles pour le commun des mortels, étaient quand on lui demandait gentiment ou, le plus souvent, quand on le chatouillait là où ça ne le grattait pas. Dans ce dernier cas, c'était souvent les deux mêmes personnes les responsables : Stiles et ses ennemis – et oui il considérait ses ennemis comme une seule et même entité, demandez à son oncle, il en faisait partie. Stiles était... un cas à part... et dans tous les sens du terme. En tout cas, il avait le don de savoir comment faire sortir le loup de ses gongs avec juste un mot ou un geste.
Et pourtant, à ce moment précis, ils étaient tous les deux trop concentrés dans leurs recherches pour perdre du temps à se disputer. S'ils devaient être honnêtes, leurs recherches intensives étaient, tout de même, la conséquence d'une énième prise de bec sur les derniers événements en date : les habitants de Beacon Hills subissaient depuis quelques jours une série de... « blagues ». C'était, au début, de petites farces inoffensives telles que des petites plaques de verglas par-ci, des congères de poudreuse qui vous tombaient dessus par-là. Mais cela avait monté graduellement en intensité. Les habitants de Beacon Hills avaient donc vu le lac entièrement gelé avec des températures extérieures habituelles de plus de 10°C et, dernièrement, des chutes de neiges violentes et localisées à plusieurs quartiers du comté. Toutes ces farces étaient donc liées au froid, l'hiver ou Noël qui approchait à grand pas. Derek et Stiles avaient fait, chacun de leur côté, une liste de propositions concernant l'identité du fauteur de trouble. L'une des listes comportait : sorcier, Peter, Nemeton, fées ou lutins farceurs, tandis que l'autre allait plus vers le Grinch, Peter, les lutins du Père-Noël en grève ou encore Jack Frost. Devinez qui avait proposé quoi... Comme chacun restait sur ses positions, Scott « l'Alpha » - pour une fois qu'il sortait le nez de la jupe de sa copine celui-là – leur avait ordonné de chercher ENSEMBLE qui avait raison. Avec les yeux rouges et autres menaces de rompre le bro-code et tout... Même s'il restait, de son côté, sur l'idée que Peter était sûrement responsable d'une manière ou d'une autre.
Et donc, on en arrivait là, avec les deux zigotos installés dans le silence du loft, seulement perturbé par le bruit de pages qui se tournent de temps à autre ainsi que de grognements/soupirs, selon la personne, lorsqu'une piste s'avérait erronée. Et pour éviter toute dispute, ils étaient tous les deux posés loin l'un de l'autre. Stiles, écouteurs enfoncés dans les oreilles, s'était fait un nid plus ou moins douillet sur l'unique canapé du loft. Le trio infernal, composé de Mason, Liam et Hayden, l'avait trouvé dans la rue et l'avait ramené au loft pendant que le loup était parti en visite de courtoisie dans une meute voisine. On sentait ses ressorts par certains endroits et il était rafistolé de partout mais il était comme la meute : hétéroclite et chaleureux. Derek, quant à lui, était installé à son endroit de prédilection, c'est-à-dire la grande table qui servait de bureau/table à manger/table d'opération près de la baie vitrée.
-sterek-
Ils étaient tellement dans leur bulle qu'ils n'avaient pas fait attention à la luminosité qui avait diminué et au monde extérieur. C'est pourquoi ils sursautèrent tous les deux lorsque le portable du plus jeune se mit à sonner. Après quelques secondes à regarder son téléphone sans comprendre pourquoi il faisait un tel bruit, Stiles se jeta dessus, le faisant presque tomber par-terre dans sa précipitation. Derek leva les yeux au ciel devant la maladresse de l'hyperactif avant de s'étirer, allumer la lumière et se diriger vers la cuisine pour prendre une bouteille d'eau et une canette de soda pour Stiles pendant que celui-ci répondait.
- Bureau des recherches, j'écoute ! Vous êtes sur haut-parleur ! Annonça Stiles, avant de joindre le geste à la parole puis de poser son téléphone à ses côtés.
- Stiles ?! Où es-tu ? Résonna la voix inquiète de papa Stilinski.
- Bah, tu sais que le mardi après-midi j'ai pas cours et comme Scott m'a demandé de faire des recherches sur les derniers désastres surnaturels et que Derek a ramené tous ces bouquins super-géniaux et qu'il les garde jalousement. Non mais t'y crois toi ? Ce loup grincheux est vraiment trop solitaire, il...
- STILES ! Cria le Shérif, interrompant le monologue de son fils. Tu es au loft ? Derek est avec toi ? »
Ledit Derek, qui s'était rapproché du canapé pendant le monologue de Stiles, prit la parole, sourcils froncés, en tendant la canette de soda au jeune homme.
- Un problème, Shérif ?
- Oui et non. A cause de la tempête, je suis coincé au poste et je ne pense pas pouvoir rentrer ce soir. Je serais plus rassuré si Stiles pouvait rester chez toi cette nuit. Les routes sont totalement bloquées, il y a pas mal de dégâts à cause de la neige. Connaissant mon fils, il serait capable de se casser une jambe juste en sortant de ton immeuble...
Au mot « tempête », Derek et Stiles s'étaient regardé bêtement avant de tourner leur tête d'un même ensemble vers la baie vitrée. Tempête ? Quelle tempête ?
Effectivement, à travers les carreaux, ils pouvaient voir de gros flocons blancs tomber violemment du ciel. Ce qui expliquait la pénombre de la pièce quand Derek était allé dans la cuisine. Stiles se leva du canapé et s'approcha de la baie afin de se faire une idée plus précise de la situation extérieure, laissant le téléphone là où il l'avait posé, sous le regard toujours surpris de Derek. Ce dernier fut sorti de ses pensées par la voix du Shérif.
- Derek ? Stiles ? Vous êtes toujours là ?
- On est toujours là, monsieur. On... s'interrompit Derek, toujours incrédule quant à la situation ...on ne savait pas ce qui se passait.
- Comment vous n'avez pas pu vous rendre compte de la tempête de neige ? Avec le vent qu'il y a ? Surtout toi avec tes super-sens ? Interrogea Noah d'un ton suspicieux.
- Stiles avait ses écouteurs sur les oreilles et moi je fais abstraction de tout le reste quand je suis concentré sur la lecture. Répondit honnêtement le loup-garou.
- Je vois... Conclut le Shérif avant de passer à autre chose. Et sinon, pour répondre à ma question initiale ?
Derek ne savait pas ce que le Shérif voyait mais tant pis, il allait laisser tomber sur ce coup-là. Par contre sa question ? Il voulait quoi déjà ?
- De ? Finit-il par demander.
- Pff. Soupira Noah. Est-ce que Stiles peut dormir au loft cette nuit ?
- De quoi ? Il en est hors de question ! Je peux très bien rentrer à la maison tout seul, merci bien ! S'insurgea l'hyperactif, bougeant ses bras dans tous les sens par-dessus sa tête pour appuyer ses dires.
- Fiston, ta Jeep est peut-être solide, vu tout ce qu'elle a vécu, mais elle est vieille et pas équipée pour la neige. Et, comme je l'ai déjà dit, les routes sont bloquées. Et pas question que tu rentres à pied, je tiens à ce que tu restes en vie. Je pourrais, à la rigueur accepter que Derek te ramène mais je ne pense pas que la Camaro soit beaucoup plus fiable que la Jeep dans ces conditions. Et dernier point : tu ne resteras pas tout seul à la maison alors qu'il y a une coupure de courant sur tout le quartier et que je sais par les pompiers que celui du loft n'est pas touché.
- Il n'y a pas de problème pour moi, monsieur. Répondit finalement le loup.
- Mais je dois rester combien de temps ? Et l'école demain ? Je n'ai pas mes affaires ! Continua de protester Stiles.
- Je peux te prêter des affaires de rechange. Et oui je n'ai pas pas qu'un t-shirt et un pantalon, Stiles. Dit Derek. Il commençait à bien le connaître.
- Et de toute façon l'école est fermée également pour le reste de la semaine. Il y a apparemment des dégâts de ce côté-là de la ville et le lycée est touché aussi. Ça va prendre du temps pour tout remettre en ordre.
- Ou mettre la main sur le responsable. Interrompit Stiles, boudeur.
- Sûrement Peter ! Répondirent Derek et Noah en même temps.
- Okay, d'accord. Je tiens tout de même à signaler que tu me jettes toi-même dans la gueule du loup-garou et que, si j'y passe cette nuit, tu auras ma mort sur la conscience. J'espère que tu t'en rends compte papa ?!
- J'ai totalement confiance en Derek à propos de ton bien-être. Rigola Noah. Je vous rappelle demain dans la matinée. Bonne nuit les garçons !
Derek resta perplexe quelques secondes après la dernière tirade du Shérif. C'était lui où la voix de Stilinski senior était pleine de sous-entendus ? Et c'était quoi cette histoire de bien-être ? Stiles, quant à lui, regardait son téléphone comme s'il avait été trahi par ce dernier.
-sterek-
MAIS C'ÉTAIT QUOI CE BORDEL ?! D'une, que Stiles ait un coup de cœur, gros comme l'iceberg qui avait coulé le Titanic, pour le loup-garou de naissance était un secret gardé de lui seul. De deux, jusqu'ici, il était arrivé à le cacher aux yeux, et aux autres sens de tous les être surnaturels de la meute, en passant le moins de temps possible seul à seul avec le principal intéressé. Cet après-midi était déjà un miracle en soit, même s'il avait pris plusieurs comprimés d'Adderall et ses écouteurs pour s'isoler de Derek et rester concentré sur ses recherches. Alors COMMENT SON PERE POUVAIT ÊTRE AU COURANT ? Et de quel droit il raccrochait en dénonçant les penchants amoureux de son propre fils ?
Il allait mourir. Sérieusement. C'était la tempête dehors et dans sa tête. Il n'allait pas y arriver... il allait se faire griller... pas moyen qu'il s'en sorte... et en plus l'Adderall ne faisait plus effet et il n'avait pas ses médicaments sur lui. Il n'arrivait plus à se concentrer sur autre chose que le fait qu'il allait se faire griller et que le loup allait le rejeter violemment, voire le tuer, quand il saurait. C'était une catastrophe. Et il sentait la crise de panique arriver. Bouche ouverte, les yeux toujours rivés sur son téléphone désormais en veille, Stiles était bloqué. Et sa respiration prenait le même chemin. Il était focalisé sur la même pensée qui tournait en boucle dans sa tête. À tel point qu'il ne se rendit pas compte qu'il marmonnait, ni que Derek l'appelait...
-sterek-
Derek, lui, après s'être posé la question sur ce que le Shérif avait voulu dire, avait haussé les épaules, demandé à Stiles de ranger son bazar, puis s'était de nouveau dirigé vers la cuisine, cette fois pour regarder dans le frigo ce qu'il allait pouvoir faire à manger. Après tout, il était déjà 19h15 et, avec les conditions météorologiques, il n'allait pas pouvoir se faire livrer. Après avoir jeté un rapide coup d'œil au contenu de son frigo et de son congélateur, Derek se redressa, la porte du frigo toujours ouverte par sa main droite tout en réfléchissant à sa recette, et interrogea son colocataire d'un soir.
- Des lasagnes ça te va pour ce soir ?
Ne percevant toujours pas de réponse du seul humain présent dans la pièce, Derek laissa la porte du frigo se refermer d'elle-même en se tournant vers le salon, les bras chargés des ingrédients dont il aurait besoin pour cuisiner. Il fixa quelques temps le dos de l'hyperactif, les sourcils froncés, sans comprendre pourquoi il n'avait pas l'air d'avoir bougé depuis la fin de l'appel téléphonique de son père et surtout pourquoi son cœur battait si vite. Il appela le plus jeune plusieurs fois mais sans obtenir de réponse. Alors qu'il allait se mettre à paniquer, l'illumination vint à lui. Il posa alors son chargement sur le comptoir de la cuisine avant de prendre la direction de sa chambre à l'étage, de fouiller dans sa penderie, y prendre un t-shirt et un pantalon de jogging. Puis il alla dans la salle de bain, déposa les vêtements sur le bord du lavabo avant d'ouvrir l'armoire à pharmacie et y prendre une boite de médicaments.
Quand il revint dans le salon, Stiles n'avait toujours pas bougé. Il paraissait tétanisé. Derek se rapprocha vivement avant que la crise de panique ne fauche le plus jeune. Quand il arriva à sa hauteur, il eut juste le temps de l'entendre marmonner des mots comme « mourir » « capté direct » et « mon dieu ». Décidé à couper court à l'état de panique dans lequel Stiles était plongé, Derek le secoua par l'épaule tout en l'appelant.
Finalement, Stiles sortit de son immobilisme et leva la tête vers lui, l'air d'un cerf pris par les phares d'une voiture.
- Je veux pas te faire de mal. Je me suis juste dis que tu pourrais avoir besoin de ça. Grogna Derek et tendant une boite d'Adderall à l'hyperactif. Puis il fourra les comprimés dans les mains de Stiles avant de faire demi-tour et retourner dans la cuisine faire ses lasagnes.
-sterek-
Stiles regarda alternativement ses médicaments puis Derek, ou son dos, à plusieurs reprises avant de se secouer et prendre une profonde inspiration. Puis, il se dépêcha de prendre sa drogue personnelle. Il en prit même un de plus histoire d'être sûr de se contrôler suffisamment jusqu'à l'heure du coucher. Il allait finalement peut-être survivre à cette nuit. Et il aurait en plus un sujet sur lequel se concentrer : comment se faisait-il que Derek avait une boite d'Adderall chez lui ?
Il rangea sommairement les livres et autres documents qu'il avait éparpillé partout autour de lui dans l'après-midi pour ses recherches, ainsi que les affaires du loup, pour dégager le canapé sur lequel il allait sûrement dormir cette nuit et un bout de table pour manger. D'ailleurs, ça commençait à sentir bon côté cuisine. Alors qu'il se dirigeait vers ce coin du loft, la voix du loup-garou l'interrompit.
- Ça va prendre encore un peu de temps avant que ça soit prêt. Je t'ai laissé des affaires de rechange dans la salle de bain. Si tu veux prendre une douche, tu sais où sont les serviettes.
Et en effet, pour s'en être servi plusieurs fois pour stopper les hémorragies jusqu'à ce qu'elles guérissent surnaturellement ou pour éponger le sang sur le sol du salon ou la table d'opération, il savait où se trouvaient les serviettes. Mais ce serait la première fois qu'il les utiliserait pour une bête raison comme prendre sa douche.
Quand Stiles ressortit de la salle de bain 15 minutes plus tard, il eut un temps d'arrêt en voyant Derek nettoyer ce qu'il avait utilisé pour préparer le repas. Il n'avait pas l'habitude de voir le loup faire des tâches si domestiques et ça lui fit un coup au cœur. La plupart du temps, lors des soirées meutes, un accord avait était passé entre ses membres, accordant le droit à celui qui recevait d'être exempt du ménage et de la cuisine. Et, comme toutes les soirées s'étaient déroulées au loft jusqu'ici, Derek restait donc gentiment assis sur son fauteuil – seul bien du salon en dehors de la table qu'il avait daigné acheter avec son argent.
Stiles sortit de sa contemplation quand le loup se tourna vers lui avec un haussement de sourcils. Et pour noyer le poisson (ou le loup), il l'interrogea.
- Ça sent bon ! Tu nous as fait quoi de bon ? Besoin d'aide ?
Sans laisser le temps à Derek de répondre, il se dirigea vers le four d'où s'échappait la délicieuse odeur. En voyant ce qui finissait d'y cuire, son ventre gargouilla.
- Hum, ça m'a l'air génial tout ça ! Je vais mettre la table.
Par la force de l'habitude, ou des soirées meutes, il savait, à l'instar des serviettes, où se trouvait le nécessaire pour mettre la table. Mais, alors qu'il se dirigeait vers le placard à verres, il rencontra un obstacle imprévu en la personne de Derek. Ce dernier avait les sourcils froncés, ce qui était normal concernant le personnage, mais, du point de vue de Stiles, il y avait quelque chose de différent qui le perturbait. Il le fut encore plus quand le loup se pencha vers lui et prit une profonde inspiration. C'était lui ou Derek le reniflait ? Puis le loup se recula, lui jeta un drôle de regard avant de prendre la fuite. Clairement. Le loup-garou avait dû sentir son attirance. Merde ! Son stress revint d'un coup. Il pouvait partir maintenant ? Un coup d'œil vers les fenêtres lui confirma que, non, aller dehors par ce temps n'était pas raisonnable.
Finalement, le bruit de la douche lui fit prendre sa décision : il se dirigea vers le canapé, attrapa la boite qu'il y avait laissé et reprit un comprimé d'Adderall on n'était jamais trop prudent. Puis il se dirigea de nouveau vers les placards pour accomplir sa tâche initiale soit mettre la table.
-sterek-
Pendant ce temps, Derek était plutôt perturbé. Il en avait de bonnes, le Shérif, à lui confier son fils pour la nuit. Qu'il lui faisait confiance et patin couffin... mais il aurait eu vent des sentiments secrets que le loup-garou tenait pour son rejeton, pas sûr qu'il aurait laissé « le bien-être de Stiles » entre ses griffes. Merde ! Il avait failli se faire griller. La faute à son loup intérieur. Depuis qu'il savait que Stiles et lui allaient passer la nuit ensemble, dans son loft, sans un autre membre quelconque de la meute, son « animal » était totalement surexcité et ravi.
À se demander qui était l'hyperactif entre Stiles et son loup. Et le voir débarquer avec ses vêtements et surtout recouvert de son odeur lui avait fait perdre le contrôle. Il n'avait pu s'empêcher de respirer plus profondément ce mélange olfactif pour s'en imprégner. Mais son loup avait voulu se jeter sur l'humain, trouvant l'odeur encore trop faible. Alors il s'était vite éloigné et précipité dans la salle de bain, histoire de prendre une douche. Froide, la douche. Et espérer que Stiles n'avait pas vu son érection. Pas qu'il aurait été contre prendre la vertu de l'humain. Mais il préférait surtout ne pas se prendre une veste, d'abord, et y mettre les formes, ensuite. Ne pas se comporter comme un animal en chaleur, merci bien. Avec un grognement, Derek mit sa tête sous l'eau froide quelques secondes, histoire de bien se remettre les idées en place sans savoir que l'objet de ses fantasmes avait des pensées similaires au siennes. Dieu que la nuit allait être longue.
-sterek-
Le dîner se passa relativement bien puisqu'ils étaient trop occupés à manger pour penser. Malgré tout, plus la fin de repas approchait et plus Stiles était agité. Ils avaient prévu de regarder un film et l'hyperactif redoutait ce moment : lors des soirées meutes, il arrivait à faire passer la tension due à l'immobilité et la proximité par des commentaires sur le film en cours, avec l'aide de son bro'. Mais, là, il n'aurait aucun pare-feu entre lui et Derek. Pire, et s'il prenait l'envie au loup de s'installer avec lui sur le canapé plutôt que sur son fauteuil ? Il en hyperventilerait presque.
Et, pendant que Stiles s'occupait de la vaisselle (« Tu as fait à manger – tes lasagnes étaient incroyablement bonnes, je savais pas que tu savais cuisiner – je fais la vaisselle » dixit le lycéen), le loup s'était dirigé vers sa chambre à l'étage afin de vérifier que son lit était bien fait puisqu'il comptait y faire dormir l'humain – et oui il espérait bien que ses draps s'imprégneraient de son odeur. Il voulait prendre également la couverture dans laquelle Stiles aimait se pelotonner lors des soirées meutes et que lui gardait précieusement dans sa chambre, lorsqu'il était seul, afin de se gorger du parfum qui s'en dégageait avant d'aller se coucher. Ce qu'il en faisait ensuite dans la solitude de sa chambre restait entre lui et la couverture. En tout cas, l'odeur commençait à s'estomper donc autant profiter de la présence de son humain préféré.
Malheureusement, le plan film finit aux oubliettes lorsque le loft fut entièrement plongé dans le noir suite à une coupure de courant. Voyant Stiles commencer à installer couvertures et oreillers sur le canapé afin d'y passer la nuit, Derek, paniqué à l'idée de voir ses plans tomber à l'eau, perdit contre son loup et fit la proposition la plus choquante de sa relation avec l'hyperactif.
- Il n'y a plus de chauffage avec la coupure de courant, Stiles. J'ai promis à ton père de te garder en sécurité. Il vaut mieux qu'on dorme ensemble, dans mon lit, afin de se garder au chaud. Comme tu l'as énoncé plusieurs fois, je suis un radiateur ambulant alors...
Derek s'arrêta là. Heureusement qu'ils étaient dans le noir, sinon Stiles aurait vu ses joues rougies par la proposition qui semblait si indécente à ses oreilles. Mais l'adolescent avait l'air totalement tétanisé.
- Promis, je ne t'attaquerais pas dans ton sommeil.
Rien n'était moins sûr. Derek, lui-même, doutait de ses propos et surtout de ce que la proximité avec son coup de cœur, durant toute une nuit, aurait comme conséquences sur lui et surtout son loup. Le plus jeune ne réagissant toujours pas, Derek se pencha vers le canapé, prit toutes les couvertures qui s'y trouvaient d'une main puis, de l'autre, attrapa Stiles par le coude afin de le guider vers sa chambre.
- Couche-toi. Je suis capable de voir et toi non. Je vais rajouter des couvertures pour qu'on reste au chaud cette nuit.
Pendant que Stiles se couchait dans le lit, Derek s'affairait à installer les couvertures principalement du côté où le plus jeune avait pris place. Ce qui permit à Derek de constater son état de tension et de nervosité. Pourtant, un léger reniflement lui confirma que Stiles avait bien pris son médicament. Peut-être même un peu plus que d'habitude. Mettant ça sur le compte du froid, Derek s'installa de l'autre côté. Mais alors, il ressentit les frissons du plus jeune. Il devait avoir vraiment froid. Le loup se rapprocha alors de l'autre avant de le prendre dans ses bras et s'installer en cuillère derrière lui. Sauf que Stiles eut alors une réaction à laquelle il ne s'attendait pas.
-sterek-
Stiles était dans un état second. Il n'arrivait pas à y croire. Derek, le loup grognon par excellence, ne pouvait pas lui avoir fait ce genre de proposition, pas vrai ? Plus de doute cette fois, il ne survivrait pas à cette nuit. Ce fut sur la pensée qu'il allait droit vers sa mort qu'il se laissa entraîner par le loup de naissance.
Toujours dans un état de semi conscience, il s'était couché dans le lit, à la demande du loup, mais se recroquevilla le plus possible dans son coin. S'il restait loin de Derek peut-être que... mais rien du tout. Quand Derek le prit dans ses bras et se colla à son dos, Stiles ne put retenir un gémissement de pure extase de sortir de sa bouche. Comment voulez-vous qu'il réagisse autrement alors que Derek collait son sexe contre ses fesses ?
Quand le loup le força à se retourner pour qu'il soit sur le dos et se positionna au-dessus de lui, Stiles était persuadé que sa dernière heure était arrivée. Les yeux fermement clos et répétant sans cesse un mélange de « Ne me tue pas » et de « Ne me mange pas », Stiles sentit le souffle de Derek sur sa joue. Puis il entendit les mots suivants, murmurés contre son oreille :
- Calme-toi, je vais bien te manger et te tuer... mais pas de la façon dont tu l'imagines.
Quand Stiles réalisa le sous-entendu, il ouvrit les yeux en grand, pour tomber dans ceux de Derek, spots bleus dans la pénombre de la chambre. Ces seules pensées et paroles furent « Oh, God(e) ! » avant que le loup ne se jette sur lui pour le dévorer... jusqu'à mourir de plaisir.
Et voilà pour ma première participation au calendrier de l'Avent ! J'espère que ça vous aura plu ! Dites-le moi avec une review ça fait toujours plaisir. Et si vous n'avez pas aimé, dites-le moi aussi tant que ça reste plus constructif que 'J'aime pas'...
Petit appel d'offre : concernant ma traduction "A travers toutes les épreuves", je ne l'ai pas abandonnée ! J'ai juste pris une très grande pause dessus (allez voir ma note sur l'épilogue de "Humain et plus..." et ajoutez-y le décès de mon dernier grand-parent quelques jours plus tard et vous comprendrez... peut-être) Par contre, entre-temps, Math'L a décidé de se consacrer à d'autres projets et je me retrouve plus qu'avec une seule beta correctrice/traductrice sur cette fic. J'aurais donc besoin de quelqu'un capable de lire, comprendre et traduire l'anglais afin d'être sûre que je ne fourvoie pas dans mon travail. Si vous avez lu mon blabla jusqu'ici et que vous êtes intéressé(e), envoyez-moi un MP.
