Coucou tout le monde, bien le salut ! On approche de la fin du calendrier et c'est toujours un moment un peu bizarre, de mesurer tout le travail fourni ! J'ai toujours du mal à me rendre compte de l'avancé, entre le début où on a l'impression qu'on en verra jamais le bout, et la fin qui arrive vite. Mais bref, il reste encore celui de demain et même celui d'aujourd'hui, dont le thème est Méritocratie. J'ai directement pensé à un personnage et je vous laisse avec lui. Pas de spoil, c'est un petit moment pas du tout canon, avec l'Organisation en prime ! Belle lecture à tous !
C'était encore une rude journée pour Saïx. Il entrait à peine dans son bureau et il savait déjà qu'il n'aurait pas le temps de souffler, aujourd'hui comme hier, aujourd'hui comme demain. Le numéro VII était la fourmi de l'Organisation. Tout le monde lui refilait le travail, surtout cette feignasse de Demyx, et il devait se taper des rapports à rédiger, des comptes-rendus à faire à Xemnas. Ce dernier, à part fixer le ciel et jouer à cache-cache dans les sous-sols, il n'était pas des plus efficaces.
« Et tout ça pour quoi ? Pour rien du tout ! »
Pourtant, en toute honnêteté, il avait un sacré mérite. L'Organisation tenait debout uniquement grâce à lui, à peu de choses près. Il gérait les tâches à mener, les départs en mission de chaque membre, la collecte des informations et les conclusions à en tirer. Parfois, Xemnas donnait des ordres et il en tenait compte, mais c'était lui, contre vents et marées, qui tenait bon la barre de ce groupe de similis. Il n'avait pas de cœur, servir aurait dû être sa seule préoccupation. Pourtant, dans sa tête, une lassitude grandissait jour après jour, sans jamais s'éteindre.
« Parfois, j'aimerais vraiment changer de boulot. »
Au départ, il tenait, parce qu'il le fallait, pour lui-même et aussi pour Axel. Son meilleur ami méritait tous les efforts du monde, du moins, c'était ce qu'il croyait avant que Roxas ne rejoigne les rangs de l'Organisation. Désormais, aux yeux du numéro VIII, il n'existait même plus. La distance entre eux ne cessait de se creuser et cela le rendait infiniment triste. Qu'il n'ait pas de cœur, cela importait peu, il ressentait toute la saveur de cette trahison et en payait le prix fort.
« Je crois que je vais annuler la journée pour une fois. »
Saïx jeta à peine un regard à la montagne de paperasses, dont la moitié était composée de rapports de mission de Demyx qu'il n'arrivait pas déchiffrer. Il décida que ce serait un jour de repos aujourd'hui, il n'en avait pas eu depuis bien trop longtemps. Le numéro VII refoula Xigbar à l'entrée de son bureau, le prévenant qu'il faisait la grève, puis il se rendit dans sa chambre. En prenant son temps, il se glissa entre ses draps et plongea rapidement dans un profond sommeil.
« Je veux juste être reconnu pour mon travail, au moins une fois. »
Quand il ouvrit les yeux, il avait mal à la tête, comme quelqu'un qui a trop dormi, mais en même temps, il se sentait reposé, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Saïx réalisa qu'il faisait jour et jeta un œil sur son réveil, qui indiquait non seulement l'heure mais aussi la date. Il réalisa alors.
« J'ai dormi une journée et une nuit ? Entièrement ? »
C'était bien la première fois que ça lui arrivait et il n'en était pas très fier. Pire, c'était déjà l'heure de retourner au travail. Il n'avait pas l'impression d'avoir profité mais il se sentait d'attaque au moins. Bien décidé à abattre une quantité monstrueuse de travail, il se prépara puis sortit de sa chambre. Juste derrière la porte, il trouva Demyx, qui l'attendait. Quand le numéro IX souhaite vous parler, ce n'est généralement pas bon signe et Saïx soupirait d'avance. Qu'est-ce qu'il allait lui dire ?
« - Demyx, tu es levé de bonne heure aujourd'hui.
- Ah Saïx, bonjour, comment vas-tu ? Est-ce que tu veux un café ce matin ?
- … Pardon ? Depuis quand est-ce que tu me proposes un café le matin ?
- Mais enfin, tu le mérites voyons, en tant que membre le plus utile de l'Organisation.
- Quoi ? Oh, non, j'ai compris, je dois être encore en train de rêver.
- Pas du tout, Saïx. Maître Saïx, je veux dire. Bienvenue dans la réalité ! »
Le numéro VII ne savait pas trop comment réagir mais il se laissa servir un café. Demyx le réussit à la perfection, démontrant une aptitude bien utile du jeune homme. Peut-être que ce serait une bonne journée tout compte fait ? Saïx croisa Larxene sur le chemin de son bureau et elle le salua avec entrain et politesse, ce qui ne lui ressemblait absolument pas. Il n'aurait pas su dire si cela lui faisait plaisir ou peur. Sans doute un peu des deux. Préférant ne pas trop réfléchir, il ouvrit la porte de son bureau et réalisa qu'il y avait déjà du monde, à savoir Xigbar, Xaldin, Even, Lexaeus, Zexion et Luxord. Déjà tant de réclamations à cette heure ? Il soupira.
« - Qu'est-ce que vous faites tous là ? demanda-t-il, s'attendant d'avance à la pire des réponses.
- Eh bien, cela me parait évident, déclara Xigbar.
- Nous sommes en train de faire le ménage dans ton bureau, poursuivit Xaldin.
- Et de ranger les dossiers aussi, histoire de te faciliter la tâche, ajouta Even.
- On a également fait quelques comptes-rendus que tu pourras donner à Xemnas, nota Zexion.
- Il reste deux-trois dossiers en cours, mais rien de méchant, expliqua Luxord.
- C'est presque terminé, conclut Lexaeus.
- Mais pourquoi est-ce que vous êtes tous si gentils et si prévenants aujourd'hui ?
- Enfin, c'est évident, parce que tu le mérites ! déclarèrent les six autres.
- Je crois que je vais aller un peu dans le grand salon, je reviens tout à l'heure. »
Cela n'avait aucun sens, le monde devenait fou. Pourquoi tout le monde s'évertuait-il à lui faire plaisir de la sorte ? Peut-être était-il dans un monde parallèle ? Ou peut-être qu'enfin, Xemnas avait instauré une méritocratie ? L'idée lui plaisait bien dans le fond, même s'il trouvait toute cette mise en scène excessivement bizarre. Saïx avait peur que cela cache quelque chose. Ce n'était pas son anniversaire pourtant. Quand il arriva dans le grand salon, Marluxia était déjà là et s'en allait, sans doute pour une quelconque mission. Les deux similis se saluèrent.
« - Bonjour cher Saïx. Si tu veux, j'ai laissé de la tarte aux pommes pour toi sur la table.
- C'est trop aimable, Marluxia. En quel honneur ?
- Juste pour faire plaisir à l'homme le plus méritant de l'Organisation. »
En disant ces mots, il disparut dans un couloir obscur, laissant Saïx abasourdi. Non, ce n'était pas possible, un tel changement… Combien de temps avait-il dormi au juste ? La tête pleine de pensées qui tournaient dans tous les sens, il s'enfonça dans le canapé et réalisa que c'était la première fois qu'il le testait. Peut-être devrait-il profiter un peu plus de ce que le château avait à offrir ? L'idée faisait son chemin quand Axel et Roxas arrivèrent, avec l'air satisfait.
« - Eh, salut Saïx ! lança le rouquin comme il ne l'avait pas dit depuis bien longtemps.
- Bonjour, ajouta Roxas plus timidement.
- Bonjour, répondit le numéro VII un peu confus.
- Dis, est-ce que ça te dirait demain de passer du temps avec nous ? demanda Axel. Cela nous ferait bien plaisir. Tu en dis quoi, mon ami ?
- J'ai… J'ai besoin d'un peu de temps pour y réfléchir.
- Pas de problème, sourit le numéro VIII. On se voit plus tard, salut, poursuivit-il, tandis qu'il continuait son chemin avec Roxas, sortant de la pièce.
- J'aimerais bien » murmura Saïx quand ils ne purent l'entendre.
Il eut l'impression d'avoir un cœur à nouveau. Quelques secondes plus tard, Xemnas entra dans la pièce, l'air plus sérieux que jamais. Cela faisait presque peur. Saïx se leva rapidement mais son supérieur lui fit rapidement un geste pour qu'il se rassoit. Pire, le numéro un vint même s'installer sur le canapé. Depuis quand avait-il une relation de la sorte avec son chef ? Cela l'interrogeait et le mettait un peu mal à l'aise en même temps. Que voulait le leader ?
« - Tu as l'air de bonne humeur, Saïx. C'est parfait de voir le membre le plus méritant de cette Organisation ainsi, cela montre que tout va bien.
- Heureux que vous voyez les choses ainsi.
- Il est temps que tu reçoives une récompense, Saïx. Il est temps que tu… te réveilles. »
Alors, le pauvre numéro VII se réveilla dans son lit et découvrit qu'il avait simplement fait un rêve, beaucoup trop beau pour être vrai. Pendant les jours qui suivirent, les autres membres de l'Organisation l'entendirent râler et prononcer le mot méritocratie bien trop de fois, sans comprendre ce qu'il voulait dire par là. La vie suivait tout simplement son cours.
Pauvre Saïx, un jour, il aura une belle vie (après KH3 peut-être ?) et ses efforts seront reconnus à leur juste mesure !
Prochain thème (et dernier) : Les habits neufs du père noël. Dernière chance pour deviner ! A demain !
