Titre : Une fin, un début

Auteur : oOoPlumeStilinskioOo

Rating : T

Fandom : Buffy


« La liste des défis » :

Mot du 06/09/2020 : cœur.

Titre du 09/09/2020 "Une fin, un début."

Prompt du 07/06/2020 : "Tu étais où !?" "Pas là de toute évidence"

Quarante deuxième baiser : Un baiser passionné


― Tu me reconnais ? fit la voix masculine derrière sa silhouette fine.
― Riley ? C'est vraiment toi ? Je n'en crois pas mes yeux et ….

Surprise, elle ne put se tenir sur ses jambes et Graham la tint délicatement sous les bras :

―On va t'expliquer la raison de notre venue, en fait. commença son ex, souriant.
―Oui, on est sur une piste. On cherche une créature et on a besoin de d'aide. Dit Riley.
―Allez, vous faire foutre, les garçons. Je ne vais pas vous aidez cette fois-ci. Et toi, Graham ! hurla Betty en se pivotant dans sa direction, forcenée.

Le concerné se redressa en entendant le ton de la jeune humaine énervée :

―Tu m'as brisée le cœur en quittant Sunnydale comme un voleur !
―Je voulais te protéger ! te préserver ! se justifia Graham en gardant son calme.
―Tu mérites une baffe Miller ! Franchement, et toi, Riley ? Tu n'es pas mieux !

La voix de Betty s'éteignit au fils des hurlements. À cause des garçons, elle se sentit en pleine détresse et ne voyait plus rien :

― Nous sommes désolés, nous sommes partis précipitamment Summers.
―Toujours aussi crétin Riley. Que va dire Buffy ? En soi, ce n'est pas mon problème.
―Qu'est-ce que tu veux dire ? commenta Riley Finn en étant intrigué par sa réaction.

Betty souffla énergiquement :

―Buffy et moi, nous traversons une passe. Je dois faire la ronde.
―Vous êtes toujours en compétitions ? Toutes les deux ?
―Plus ou moins. Puis, en quoi cela vous regarde ? les gars ?
―Je crois qu'une discussion entre nous s'impose Bet… marmonna Graham en s'approchant d'elle, d'un mouvement léger, je peux Riley ? C'est important pour moi, s'il te plaît….
―Okey, cinq minutes, alors ? autorisa le leader de l'équipe en tenant son arme entre les mains pour jouer les éclaireurs de sécurité.

Le soldat Graham Miller tira Betty vers lui et lui caressa délicatement le front de celle-ci, soigneusement. Le regard dans le sien, l'homme se sentait un peu perdu dans son devoir envers le gouvernement. La revoir n'était pas prévu dans le plan. Ça faisait si longtemps qu'il ne l'avait plus vu en vrai. Face à face. L'adolescente resta perplexe. Tout en évitant de croiser son regard, la jeune Summers le repoussa avec ses deux mains vers l'avant, la tête baissée vers le sol :

―Tu ne me regardes plus ! Bet…Regarde-moi ! accentua Graham en la suppliant du regard.

Le ton commença à monter entre les deux antagonistes :

―Non, je ne peux pas ! Graham tu m'as poignardé en plein cœur quand tu as disparu subitement et Oz était revenu pour moi. Mais je lui ai dit, que j'étais toujours amoureuse de toi. Je t'attendais comme une idiote dans l'ombre ! Tu ne comprends donc pas que j'ai souffert à cause de tes conneries de militaire ? Non, évidement ! S'il te plaît, ne me dit pas que tu es là pour Spike, lui il ne m'a jamais abandonné, contrairement à toi ! dit-elle, dans un regard noir.

Graham avala sa salive et lui dit :

―J'étais au courant de votre relation secrète. Riley me l'a dit… avoua-t-il, d'une voix foudroyante.
―Quoi ? Spike a été juste une consolation quand je t'ai cru mort…Bref, ça n'a plus d'importance, fait ce que tu as faire en ville. Lui dit-elle, le dos tourné vers les buissons du parc, exaltée.
―Très bien, je repars dans vingt quatre heures, si tu veux changer d'avis sur moi. C'est ton devoir, mais sache que je t'aimerais toujours mademoiselle Summers. Tu es encore exceptionnelle et tu le seras toujours à mes yeux. Désolé, si je t'ai blessé. Je te demande pardon.
―Il est un peu tard pour tes excuses Graham, j'ai tourné la page depuis longtemps.
―Bien comme, tu voudras. Sache qu'il y a une place pour toi en cette partie de chasse nocturne.

Dans l'obscurité, les garçons s'en allèrent et Betty se sentit frustrée face à cette discussion qui tournait autour de Spike, son amant secret depuis toujours. Ce ne fut pas qu'une simple histoire de tranquillité c'était plus que ça. Pour elle. Lorsque la brise du vent venait lui caresser l'arrière de sa nuque, l'adolescente aux yeux écarlates, serra son poing gauche, rempli de colère. Une larme coula discrètement sous le gradin de la ville. Elle avait presque envie d'hurler tellement elle avait mal à l'intérieur de son cœur.

Le trio observa la scène et Jonathan se sentit mal pour elle. Il ne l'avait jamais vu comme ça autrefois et c'était si rare de la voir pleurer en public. Warren. Lui il en était presque heureux de la voir aussi déstabilisée depuis le retour de son ex. était-ce un plan pour l'avoir si facilement. Fouillant dans sa poche, le leader du trio sortit de la poudre magique. Sous la fuite de Jonathan, Warren souffla en direction de Betty. De la cendre rose se dirigea vers elle. Betty se frotta les yeux ;

―Tu es un grand malade Warren ! Elle a dit qu'elle viendrait avec nous !
―Juste par défiance. Elle n'est pas encore fiable notre Betty Summers.
―Tu es cinglé ! protesta Jonathan en même temps qu'Andrew, elle était d'accord !
―On verra bien. Hey, Betty ! appela ce dernier en lui faisant signe de main, souriant.

Se frottant les yeux, la concernée eut une drôle d'appréhension à l'intérieur de son corps. C'était comme si, on lui avait jeté un sort. Écoutant la voix de son interlocuteur elle se retourna vers lui et resta neutre malgré l'effet de la poudre rose. Au loin, une ombre les observa :

―Tu ne vas pas bien ? Tout s'est bien passé ? questionna Warren en jouant le jeu.
―Je vais bien. Pourquoi ça n'irait pas ? répliqua-t-elle en douceur.
―Tu n'avais pas l'air bien. On dirait presque tu aillais faire une bêtise.

Prenant une bonne bouffée d'air frais, elle continua dans sa lancer :

―De quoi…tu…enfin, peu importe Je dois rentrer chez moi pour me changer. Ça fait des jours que je suis avec vous. Promis, je ne dirai rien à Buffy de vos plans. Piégez-là, attaquez-là, peu importe, je m'en fiche, après tout. Si vous me suivez jusqu'à la maison, cela m'est égale. Surtout toi Warren, je te connais, tu es tellement obsédé par Buffy que tu seras capable de me suivre en laissant tomber tes camarades, je me trompe ? Puis, si vous avez des choses à me proposer je suis preneuse, mais on le fera légalement…Enfin, si tu es toujours intéressée par moi…

Là, Warren eut un léger sourire sadique, mais satisfait de son plan :

―Pas de problème, on aura notre conversation. J'ai gagné, les nuls !
―Betty va se réveiller. accentua Jonathan, tu ignores qu'elle pratique la magie ?
―Si, je le savais. Ce sort est justement pour révéler sa vraie nature. Sa vraie identité.
―Tu es un sale con, quand tu t'y mets ! Betty est innocente !
―Peu importe, elle est tellement belle, plus belle que mes ex. À vrai dire.
―Tu es un con. C'est tout ! protesta Jonathan, le plus petit en s'éloignant du groupe.

Andrew s'approcha discrètement de Warren tout en croisant les bras contre son torse :

―Tu comptes le garder longtemps ? demanda doucement Andrew à voix basse.
―Il nous est utile pour nos plans. Cependant, j'ai envie de m'amuser un peu.
―Tu es certain que le sort a fonctionné ? La dernière fois, ça n'avait pas marché pour elle.
―On verra bien. Je suis un grand tombeur de ses dames. À vrai dire, j'adore ça !
―Hey, c'est moi le tombeur ! protesta Andrew en faisant la grimace, hey Betty !
―Oui ? Andrew ? lui répondit-elle d'une voix presque mielleuse et enfantine.
―Tu me trouves comment physiquement ? lui questionna le concerné intriguer.

Betty pensa :

―Mignon et adorable.
―Tu as entendu ? Ah, c'est moi qu'elle préfère ! se venta le blond avec sa coupe de hérisson.
―Et, moi ? reprit à son tour, l'humain le plus méchant de la bande.
―Mignon et surtout sexy. Enfin, qu'est-ce qui me prends de dire ça ? bafouilla-t-elle, bêtement.
―Merci, pour ce compliment, ma belle. le remercia Warren en lui souriant fièrement.
―Bon, j'y vais. On se retrouve pour quelle heure ? Les garçons ?
―Vers vingt-et-une heure trente. Ça te dit ? proposa le brun en souriant.
―Ok, je file. répondit l'humaine aux cheveux rouge éclatantes.

Quelques heures plus tard chez les Summers, Buffy préparait le repas comme tous les soirs. Inquiète à propos de sa sœur Dawn et de sa chère cousine Betty. L'élue ne savait plus où donner de la tête depuis quelques semaines. Les choses étaient bien plus compliquées que prévu. Effrayée, troublée, curieuse, elle n'entendait même pas la voix de son tuteur Giles qui se trouvait à l'intérieur de la cuisine. A quelques pas de la table. Elle comptait de longues minutes, il tentait de sa rappeler. Autant ne plus y pensait et elle essuya encore la vaisselle tout en esquivant les questions qui fâchent.

Dehors, Betty arriva vers la gouttière de sa maison sans se faire prendre. Le trio fut à quelques pas d'elle, mais ne fit rien pour la déranger. Ils l'observèrent seulement. Une fois arrivée dans sa chambre, elle marcha sur la pointe des pieds et ne fit pas un bruit sur le parquet de bois ancien. Dedans, elle fit quelques recherches sur son sac de voyage et le trouva sous son lit. Il était de couleur sombre comme le manteau de Spike, à vrai dire. En ouvrant son sac de rangement, l'humaine de la famille mit énergiquement ses affaires à l'intérieur. Cela étant, elle balança son sac à l'extérieur de sa chambre par la fenêtre. Seulement, elle se fit surprendre par la voix de Dawn, sa petite cousine :

― Pourquoi tu es partie de la maison ? cousine ? Je ne comprends pas !
―Chut, parle-moins fort Dawn ! Buffy ne t'a rien dit ?
―Non. Est-ce qu'il s'agit de Spike ? Encore ? souffla-t-elle en roulant des yeux.
― Il n'y a pas que ça. Buffy t'expliquera. Je n'abandonne pas mes amis pour autant Dawn et sache que je t'aime. À vrai dire, il faut juste que je m'éloigne de Buffy pour quelques temps. Je loge chez des amis. Je passerai à la maison pour reprendre des affaires et…
― Tu t'enfuis comme une voleuse !
― Dawn, Buffy m'a…Enfin, elle te le dira.
―Qu'est-ce que tu me caches ! dis-moi ! Bet's !
― Je regrette, ma puce. Il faut vraiment que j'y aille avant qu'elle n'arrive…

Dwan se jeta dans les bras fins de Betty et pleura silencieusement contre son torse.