DISCLAIMER :

- L'univers et les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer

- Les OC sont à moi

-Avertissements (si il y a) en bas de page

-Traduction en bas de page

- Ceci est une histoire de voyage dans le temps, il existe d'autres histoires avec la même idée de base. S'il vous plaît, ne lisez pas ceci si vous pensez être offensés par cette vérité. Je ne prétends à AUCUN MOMENT détenir le monopole de ce concept ou même de l'avoir inventé. D'ailleurs, je ne prétends pas non plus apporter quoi que ce soit de nouveau au concept de "voyage dans le temps". Voyez cette histoire comme un simple divertissement.

- Cette histoire se déroule en grande majorité au XVIIIe, et bien que je sois étudiante en Histoire, je ne suis pas historienne.


Bonnes fêtes de fin d'année


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Chapitre 3 :

Les Volturi

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« Tu ne manges pas Bella ? »

La brune leva lentement les yeux vers Rosetta qui venait juste de s'asseoir en face d'elle, un bol dans la main.

C'était lundi matin. L'auberge était déserte. Bella était assise à cette même table depuis bien une heure. La bouillie au fond de son bol paraissait encore moins appétissante que les jours précédents. Mais il n'y avait que ça à manger.

« Tu n'as pas très bonne mine » reprit Rosetta en commençant à manger.

Bella se contenta d'acquiescer brièvement. Elle n'avait presque pas dormi. Et quand enfin le sommeil était venu, des cauchemars l'avaient agressée toute la nuit.

Levant lentement son regard chocolat vers son amie, qu'elle observa un moment en silence, elle finit par demander d'une voix rauque.

« Tu as déjà entendu parler des Volturi, Rose ? »

La petite anglaise ne s'arrêta pas de manger « Les Volturi ? Non, jamais entendu parler. Pourquoi ? »

Bella se doutait bien que les humains n'étaient pas au courant. Ne souhaitant pas mettre en danger Rose, elle se tut.

Rabaissant son visage fatigué vers le bol de bouillie face à elle, elle finit par avouer « Je pense que...je vais quitter la ville. »

« Oh. » Rosetta s'arrêta de manger, « Tu comptes aller où ? »

« Florence ? »

La rousse hocha la tête, « Hum… il y a des diligences qui partent du relais de poste, direction Florence. »

« J'imagine que ça coûte une fortune... »

« Une lire »

Elle soupira, « Ça fait combien de sous ? »

« Vingt »

Bell avala sa salive « Vingt ? » s'étrangla-t-elle. « Je ne gagne que quatre sous par jour. Et je dépense la moitié pour ma chambre. »

Elle soupira, exaspérée, tout en fouillant dans la poche interne de sa jupe. Elle y extirpa ses maigres économies qu'elle étala brutalement sur la table. Rosetta se pencha légèrement en avant

« 1, 2, 3, 4 … 10. Il te manque dix sous. »

Bella secoua négativement la tête, mettant deux sous à l'écart « Je dois payer le pain aujourd'hui. Je n'ai plus que 8 sous, donc il m'en manque 12. »

Rosetta se rassit correctement, avant de terminer de manger « Eh bien, dans une semaine tu auras tes vingt sous, de toute manière. »

« Rose, je ne peux pas attendre la semaine prochaine. Je dois partir le plus tôt possible. Cette semaine »

Rosetta leva les mains devant elle, « D'accord, d'accord. Très bien. »

« Tu ne sais pas comment je peux gagner plus d'argent ? »

« Tu peux toujours te prostituer. » Bella lui offrit son regard le plus noir pour toute réponse. Rosetta pouffa de rire.

« Rose, ce n'est pas drôle...»

« Bon, je vais t'aider », elle fouilla à son tour dans sa poche et y extirpa quatre sous. « Ça te fait douze sous au total. En ajoutant ce que tu vas gagner aujourd'hui : quatorze. Je peux peut-être demander à Cécilia et à Matteo qu'ils t'avancent les six sous manquant... »

Le poids que Bella avait sur les épaules depuis hier s'envola tout d'un coup, « Rose... »

Ladite Rose leva la main pour la faire taire « Non, tais-toi. C'est décidé. Tu seras obligée de nous rembourser de toute façon. »

Un maigre sourire naquit sur les lèvre de la brune « Merci, Rose. Merci pour tout. »

Son amie ne fit qu'hocher la tête, « Alors, tu vas retourner chez toi ? D'où t'as dit que tu venais déjà ? »

« Je ne l'ai pas dit. »

A la vérité, Bella ne savait pas quoi faire. En revanche, elle devait absolument partir de Volterra. Elle devait s'éloigner des Volturi, et des vampires de manière plus générale.

Deux jours plus tard, elle était prête pour partir. Elle avait déjà remboursé Rose et payerait ses dettes aux deux autres plus tard. La priorité était de partir. Elle rassembla le peu d'effets personnels qu'elle avait, les fourrant dans un petit sac. Elle ajusta sa cape autour de ses épaules, avant de se s'immobiliser. Regardant autour d'elle, elle prit le temps d'admirer une dernière fois cette petite chambre minable qu'elle avait appris à aimer. Elle soupira. Ses pensées divaguèrent, comme souvent, jusqu'à Edward.

Edward…

Elle leva sa main gauche à son visage, s'extasiant quelques seconde devant son alliance. Puis, d'une douceur exagérée, enleva la bague et la fourra dans sa poche.

Se saisissant de son sac, elle quitta définitivement l'auberge accompagnée de Rosetta.

Elles se rendirent ensemble au relais de poste. La diligence en direction de Florence était déjà là. Bella alla trouver le cocher pour payer sa place. Elle revint quelques secondes plus tard près de l'anglaise.

« Bonne chance, Bella. »

Cette dernière hocha légèrement la tête, « Merci, Rose. A toi aussi. Essaie de ne pas empoisonner ta maîtresse. »

Rose pouffa légèrement, « Je ne te promets rien. Cette vieille tarée me rend folle. »

Bella n'avait jamais été très doué pour les marques d'affections néanmoins, elle serra Rose contre son cœur, lui promettant de lui donner des nouvelles.

Le cocher leur hurla qu'il était l'heure de partir, et elles durent se séparer. Après un dernier regard à son amie, Bella entra dans la calèche. D'autres voyageurs s'y trouvaient déjà. Ils ne prêtèrent pas attention à elle. Les diligences comme celle-ci étaient assez communes. Elles étaient, en quelque sorte, les ancêtres des taxis ou des bus, et transportaient des voyageurs d'un point A à un point B.

Ils étaient assez serrés dans la calèche. Mais Bella ne s'en soucia pas. Elle se pencha vers la fenêtre et salua une dernière fois Rose d'un geste de la main.

Les chevaux furent lancés au galop. L'intérieur de la diligence était étouffant mais personne ne se plaignait. Il y avait un homme et son fils en face de Bella. Le petit garçon la regardait de ses grands yeux noirs curieux, et lui souriait quelques fois. Bella lui rendit légèrement son sourire avant de tourner son attention vers la vitre. Elle s'autorisa à divaguer, tout en admirant les paysages italiens. Songeant à cette dernière semaine qui avait été, sans doute, la plus grande épreuve de toute sa vie, Bella ne put empêcher ses pensées de dériver vers les yeux rouges qu'elle avait croisé sur cette place, dimanche dernier. Après pure réflexion, ces yeux étaient la seule et unique chose qu'elle avait retenu de ce visage. Il lui était impossible de décrire la personne qui se trouvait dans le carrosse.

La calèche n'était pas en marche depuis vingt minutes que les chevaux ralentirent d'un coup après un bref « Hé ! » du cocher. Bella s'agrippa au siège et serra les dents. La calèche s'arrêta au milieu du chemin. Le cocher parla, mais Bella ne comprit pas ce qu'il dit. Puis soudain, le silence se fit. Ils restèrent tous interdits pendant quelques secondes. Les passagers commencèrent à s'agiter, et à parler entre eux pour la première fois du voyage.

« Chut ! » ordonna Bella tout d'un coup « Écoutez »

Ils firent tous silence. Quelque chose bouscula la diligence et la fit trembler. Le petit garçon commença à pleurer doucement. Bella se pencha vers lui, plaquant son index contre ses propres lèvres pour lui intimer le silence. Il se calma légèrement.

A l'extérieur, une chose lourde tomba du carrosse et fut traînée au sol, un peu plus loin. Bella réalisa avec horreur qu'il s'agissait du cocher. Il hurlait, suppliait. Ses prières prirent fin dans un cri déchirant qui résonna dans toute la vallée. Bella était tétanisée par la peur. Et elle n'était pas la seule. Les voyageurs commencèrent à s'agiter davantage. Un homme tenta même d'ouvrir la portière afin de s'enfuir, mais Bella l'en empêcha avec un « Non ! » à demi-étouffé.

Ils firent de nouveau silence… mais le calme était revenu.

Un calme trompeur, à n'en pas douter.

« Sono dei banditi? » souffla doucement le père du petit garçon.

Bella n'avait pas besoin de connaître l'italien pour comprendre. Non, assurément, ce n'étaient pas des bandits.

Elle se saisit de la poignée de la porte, lançant d'un ton catégorique « Restez ici »

Elle n'était pas sûre qu'ils aient compris. Mais ils restèrent silencieux et immobiles. Elle tourna la poignée de la portière et l'ouvrit.

Tout était si calme…

Mais Bella n'était pas dupe.

C'est moi qu'ils cherchent, réalisa-t-elle avec horreur.

Avec naïveté, elle pensait que si elle se rendait d'elle-même, les autres passagers seraient épargnés.

Mais tous les vampires de ce monde n'étaient pas aussi justes que les Cullen.

Elle sortit lentement de la calèche, refermant soigneusement la portière derrière elle. Le petit garçon avait le nez collé contre la vitre et la regardait d'un air horrifié. Elle lui offrit un maigre sourire, qu'elle espérait rassurant, avant de se tourner vers la route. Le cocher gisait au milieu du chemin, à quelques mètres de la calèche. Son cou, déchiqueté, pissait littéralement de sang. Ses yeux sans vie semblaient la fixer.

Elle déglutit difficilement.

Puis, c'est là qu'elle le remarqua, lui. Un géant, à quelques pieds du cadavre. Il faisait au moins deux mètres. Vêtu de noir des pieds à la tête, il essuyait sa bouche immaculée de sang avec un petit mouchoir blanc. Ses yeux rouges étaient sur elle. Il sourit méchamment en rangeant son mouchoir dans sa poche. C'est à ce moment qu'elle vit le collier d'or qui pendait doucement autour de son cou. Elle reconnut sans peine le blason des Volturi.

« C'est elle. » lança une voix derrière elle.

Bella se retourna à une vitesse impressionnante. Un autre vampire se tenait là. Plus petit, aux cheveux sablonneux, au regard perçant. Il était habillé de la même façon que son collègue. Il s'avança vers Bella et lui saisit brutalement le poignet. Elle grimaça de douleur, reculant légèrement. Mais la prise de fer du vampire l'empêcha d'aller bien loin.

« Que doit-on faire d'elle ? » reprit-il, l'air profondément ennuyé par la situation.

« Je crois qu'on doit la tuer. » répondit le colosse, derrière.

« Tu crois ? » siffla l'autre, « Félix, quels sont les ordres ? »

« Jane a dit qu'on devait la retrouver. »

« On l'a trouvée. Mais qu'est-ce qu'on en fait maintenant? »

Le géant haussa ouvertement des épaules, « On a qu'à la vider. Elle sent plutôt bon. »

Bella croisa le regard froid du vampire qui la retenait. Mais son attention dériva rapidement vers un carrosse qui s'approchait d'eux. Les espoirs de Bella moururent très vite en voyant l'emblème des Volturi gravé sur les portières. La calèche s'arrêta à quelques mètres de la diligence. A peine était-elle immobilisée qu'une fillette blonde en sorti. Comme les deux autres, elle était tout de noir vêtue. Elle avait, en plus, une cape autour de ses petites épaules, qui lui arrivait jusqu'aux chevilles et dont la capuche était rabattue sur sa tête.

« Qu'est-ce qui prend autant de temps ? » lança-t-elle froidement en arrivant à leur hauteur, « Les maîtres veulent lui parler. Demetri, fait-la monter dans la voiture. »

Demetri soupira ouvertement, fusillant Félix du regard « Tu vois, ce n'était pas si compliqué »

Il tira violemment Bella vers le carrosse. Elle tenta vainement de se débattre, ce qui ne sembla pas plaire au vampire qui lui asséna une gifle monumentale. Elle gémit de douleur.

La fillette leur lança un regard meurtrier « Ne l'abîme pas trop. Elle doit être en mesure de répondre aux questions d'Aro. »

Aro !

Ce simple nom lui glaça le sang.

C'était certain à présent, elle ne survivrait pas à cette journée.

Alors qu'elle se laissait entraîner par Demetri, elle entendit brièvement Félix demander à la blonde « On fait quoi des autres ? »

Il y eut un court silence avant que la petite voix légère de la fille ne s'élève à nouveau « Ils en savent trop... »

Le sang de Bella se glaça d'effroi. L'image du petit garçon lui revint immédiatement. Elle commença à s'agiter, à lutter de toutes ses forces, et à hurler.

« Non, ne faîtes pas ça ! Je vous en supplie. Ils n'ont rien vu ! Ils étaient à l'intérieur, pitié ! »

Demetri lui donna un coup dans le ventre. La douleur la fit taire. Et, avant qu'elle ne puisse ajouter quoi que ce soit, il la poussa dans le carrosse. Elle gémissait doucement en se tenant le ventre avant de remarquer l'adolescent aux cheveux bruns, sur la banquette en face d'elle. Il la fixait avec un dégoût non-dissimulé.

Après quelques secondes sans un mot, il rompit brièvement le silence, mais la phrase qui s'échappa de sa bouche ne lui était pas adressée, « Jane ! Les maîtres attendent ! »

Il avait à peine terminé que la blonde apparaissait à la portière, elle se retourna néanmoins vers les deux autres, « Occupez-vous des humains et faites disparaître les preuves. » ordonna-t-elle avant de monter dans la voiture.

Elle n'attendit pas de réponse de Félix et Demetri et ordonna au cocher de partir. La voiture s'éloigna au trot, tournant le dos aux meurtres qui avaient lieu derrière elle. Les cris des passagers leur parvint. Bella ne put retenir plus longtemps ses larmes.

Je suis vraiment désolée, tout est de ma faute.

Elle baissa la tête et ferma les yeux. Les larmes coulaient abondamment sur ses joues roses. Elle ne pouvait pas retenir ses sanglots.

« Arrête de faire ces bruits répugnants » cracha la blonde.

Ses yeux chocolat s'ouvrirent mais restèrent obstinément baissés. Ses petites mains blanches se resserrèrent douloureusement autour de la jupe de sa robe. Elle n'osait pas les regarder, ni même regarder par la fenêtre. Elle savait parfaitement que la calèche faisait le chemin inverse, direction Volterra.

Elle allait mourir aujourd'hui.

Ils ne la laisseraient jamais repartir.

Plus jamais elle ne reverrait Edward.

Cette pensée lui fit encore plus mal que le coup qu'elle avait reçu de Demetri.

Le visage de son mari naquit progressivement dans son esprit, et le sourire imaginaire qu'il lui offrit apaisa son âme pour un temps.

La trajet du retour lui parut bien plus rapide.

La calèche s'immobilisa brusquement devant l'immense château du Duc de Volterra. Là, Bella comprit tout ce mystère autour du Duc. Le Duc n'existait pas vraiment. C'était un leurre. Les Volturi se cachaient simplement derrière une figure d'autorité.

Jane sortit de la voiture, ordonnant à son frère de prendre la fille. Après avoir rabattu la capuche de sa cape sur son visage, Alec lui saisit brutalement le bras.

Ils la traînèrent jusqu'au château en silence.

L'air, à l'extérieur, était étouffant. La fraîcheur des couloirs fit du bien à Bella. Elle respirait de nouveau.

Elle était dans un état pitoyable. Ses cheveux noirs, détachés, encadraient son visage devenu rouge par les pleurs. Ses joues roses étaient encore mouillées et ses yeux, gonflés. Elle avait affreusement mal à la joue droite, au ventre ainsi qu'au bras que retenait Alec, qu'il broyait littéralement de sa petite main.

Jane ouvrait la marche. Elle avait retiré sa capuche. Sa chevelure blonde brillaient comme de l'or. Ses jupes noires volaient gracieusement autour d'elle, quand elle marchait. Elle semblait petite. Après pure réflexion, Bella remarqua qu'ils l'étaient tous les deux. Ils étaient frère et sœur, c'était certain. Voire même jumeaux. Elle leur donnait environ 15 ans.

Soudain, Jane s'arrêta devant une immense double porte, qu'elle ouvrit avec facilité. Elle pénétra dans cette nouvelle pièce en silence, suivie de près par son frère et Bella.

Bella resta sans voix à la beauté du lieu. Cette pièce était faite majoritairement de marbre blanc. Elle était très lumineuse. Cette lumière blanche, angélique, rendait le lieu mythique. C'est là qu'elle remarqua les trois trônes sur l'estrade. Mais elle les avait à peine remarqué qu'Alec la poussait violemment au centre de la pièce, avant de s'éloigner en ricanant. Bella tomba lourdement à genoux, avec si peu de grâce. Elle grimaça de douleur, plaquant immédiatement sa jolie main blanche contre son ventre.

Tentant de calmer sa respiration périlleuse, elle releva lentement la tête vers les trônes. Elle imaginait très bien le spectacle minable qu'elle offrait. Néanmoins, elle trouva la force et le courage de se mettre debout.

Sa fierté revint brusquement et il était hors de question qu'elle meurt à genoux.

Ses yeux glissèrent vers les jumeaux qui se tenaient vers l'extrémité droite de l'estrade, près des trônes.

Puis l'attention de Bella revint sur eux. Ceux qu'elle n'avait pas pris le temps de détailler, tant elle avait peur de croiser leurs regards.

Son regard tomba d'abord, et de manière naturelle, sur le blond, assis sur le trône tout à droite, non loin des jumeaux. Il la fixait comme si elle était la chose la plus dégoûtante qu'il n'ait jamais vu. Son regard froid et colérique lui glaça le sang.

Un

Caius.

Le trône à l'extrémité gauche était occupé par un grand homme aux cheveux bruns et longs. Son regard fatigué était sur elle, mais il n'était pas réellement hostile. Il ne semblait même pas la voir. Il paraissait juste totalement ennuyé.

Deux.

Marcus.

Bella inspira profondément. Ses yeux glissèrent très lentement vers le trône du milieu. Elle était tétanisée, clouée sur place. Seul son regard bougeait. C'est à peine si elle respirait. Quand ses yeux tombèrent enfin sur le trône du troisième roi, sa respiration se figea brutalement.

Non !, pleura-t-elle intérieurement.

Le trône du milieu était vide.

Elle regarda simultanément Caius et Marcus.

Un, deux...où est le troisième ?

Son cœur battait à se rompre. Sa peur était telle, que ses mains commencèrent à trembler.

Elle était comme un oiseau en cage. Un oiseau en cage entouré de chats prêts à la dévorer.

Puis soudain, du coin de l'œil, elle vit Jane faire un mouvement.

Un sourire ravi éclaira le visage de l'adolescente. Bella perdit toutes ses couleurs à cet instant.

Jane fixait quelque chose derrière elle.

Bella ferma une seconde les yeux, avant de les rouvrirent presque immédiatement.

Non, non, tout sauf ça.

« Maître » tonna doucement Jane, « Nous vous avons ramené l'humaine, comme vous nous l'aviez ordonné. »

L'issue de cette rencontre ne faisait à présent aucun doute. Elle ne sortirait jamais vivante de ce château.

Bella le comprit définitivement en entendant un soupir satisfait s'élever derrière elle.

Puis, la voix la plus douce qu'elle n'ait jamais entendue s'éleva dans l'air, comme une caresse.

« Ah...ma douce Jane, tu es d'un tel réconfort pour moi...»

Le sourire rayonnant de Jane ne présageait sans doute rien de bon pour Bella. Néanmoins, celle-ci trouva le courage de se retourner lentement vers lui.

Quand elle le vit pour la première fois, elle se dit que la mort ne pouvait avoir plus beau visage que celui-ci.

Il se tenait immobile à quelques pas d'elle. Un sourire bienveillant illuminait son visage. Ses yeux rouges vitreux étaient sur elle. Rien, chez lui, ne semblait menaçant sur l'instant. Elle resta sans voix.

Quand il parla de nouveau, sa voix était si douce qu'elle soulagea partiellement ses maux.

« Bonjour Mademoiselle Swan... »


AVERTISSEMENT(S) :

- Violence physique

- Meurtre sous-entendu


Merci à toutes les personnes qui m'ont laissé leur avis, cela signifie beaucoup pour moi.