DISCLAIMER :
- L'univers et les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer
- Les OC sont à moi
-Avertissements (si il y a) en bas de page
-Traduction en bas de page
- Ceci est une histoire de voyage dans le temps, il existe d'autres histoires avec la même idée de base. S'il vous plaît, ne lisez pas ceci si vous pensez être offensés par cette vérité. Je ne prétends à AUCUN MOMENT détenir le monopole de ce concept ou même de l'avoir inventé. D'ailleurs, je ne prétends pas non plus apporter quoi que ce soit de nouveau au concept de "voyage dans le temps". Voyez cette histoire comme un simple divertissement.
- Je ne suis pas historienne
- Malheureusement, je ne parle pas italien.
Je reprends les cours à partir de lundi. J'ignore vraiment si je pourrai être constante dans les mises à jour. Je l'espère, mais je ne promets rien.
Bonne année 2019
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Chapitre 4 :
Le roi des rois
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Le temps était comme suspendu à ses lèvres.
Elle le fixait depuis si longtemps.
Son ventre ne lui faisait plus mal.
Ses joues n'étaient plus mouillées.
Et elle n'avait plus peur.
Pourtant, il allait la tuer. C'était certain. Au fond de son cœur, elle savait qu'il n'y avait qu'une seule issue possible. Mais pour une raison idiote et inexplicable, elle ne pouvait pas le craindre.
Elle avait détaillé chaque parcelle de sa personne. Elle nota absolument tous les minuscules détails de son apparence, les enregistrant dans sa mémoire pour l'éternité. Son visage était somptueux. Il était somptueux. Sa peau était si blanche, bien plus blanche que celle de tous les autres vampires qu'elle avait rencontré, presque translucide, comme la peau d'un oignon et tout aussi délicate que celle-ci. Cette blancheur parfaite tranchait brutalement avec sa chevelure brune, qui encadrait son visage délicat. Le sourire était toujours sur ses lèvres, il ne l'avait jamais quitté. Sa mâchoire était assez forte, mais les traits de son visage demeuraient fins, réguliers et harmonieux. Ses yeux étaient, comme ceux de ses compagnons, d'un rouge sang effrayant. Cependant, leur couleur était voilée, ils étaient vitreux. Bella se demanda une seconde si sa vue était altérée. Physiquement, il semblait avoir la quarantaine, plus ou moins quelques années. Il aurait pu être défini comme un homme de taille moyenne, au XXIe siècle. Mais Bella n'était pas sans savoir que les hommes avaient gagné en taille au fil de l'Histoire. En réalité, pour l'époque, il devait être considéré comme grand. Bella se rappelait d'un cours d'Histoire qu'elle avait eu à l'école, son professeur leur avait dit que Napoléon, longtemps considéré comme un nain, mesurait 1m69 ce qui était une taille tout à fait normale pour un homme à l'époque. Aro devait faire un peu moins de 1m80. Il n'était certainement pas un géant, comme Marcus ou Felix, mais il n'était pas petit non plus et la dépassait largement. Ses vêtements étaient le raffinement même. Les broderies de sa veste étaient d'une finesse et d'une beauté incroyable.
Il se tenait parfaitement droit, à quelques pas d'elle, les mains dans le dos.
Bella recroisa son regard laiteux et elle sut.
C'était lui qu'elle avait vu dans la calèche, dimanche. C'était ses yeux qui l'avaient fixée à travers la foule.
Il était resté silencieux et immobile depuis si longtemps que quand il s'avança enfin, elle sursauta et recula immédiatement, paniquée de nouveau. Elle eut tout juste le temps de noter la grâce immense avec laquelle il se déplaçait, qu'il l'avait dépassée et disparaissait de son champ de vision. Elle se retourna rapidement pour le voir gravir les marches de l'estrade et s'asseoir sur son trône d'un air serein.
Il ne souriait plus à présent.
« Mademoiselle Swan... » reprit-il en joignant ses mains en prière, sa voix était toujours d'une telle délicatesse, « Il paraît que vous voulez nous quitter. J'ai pourtant tant de choses à vous demander... »
« Où avez-vous entendu parler des Volturi, misérable créature immonde ? »
C'était Caius qui avait parlé. Le soupir exaspéré d'Aro s'éleva brièvement dans l'air alors qu'il jetait un coup d'œil fatigué à son jeune frère. Il reporta son attention sur Bella, paralysée d'effroi au milieu de la salle.
« Savez-vous qui nous sommes, ma chérie? » demanda Aro, d'un ton plus doux que son frère.
« Et savez-vous ce que nous sommes ? » tonna de nouveau la voix de Caius
D'accord, ils sont absolument effrayants, songea-t-elle avec horreur.
Le cerveau de Bella bouillonnait littéralement. Elle cherchait vainement une pirouette qui pourrait la sortir de ce mauvais pas. Elle voyait très bien que Caius était hors de lui, et que Aro commençait déjà à s'agacer de son silence, quant à Marcus, il semblait toujours s'ennuyer à mourir.
Aro tourna la tête vers les jumeaux « Est-elle muette ? »
« Non, Maître. Elle a mendié pour la vie des autres passagers. C'est la seule fois où elle a parlé. »
« Comme c'est noble. » répondit le brun dans un soupir.
« Pathétique. » reprit Caius.
Tous ces regards sur elle la déstabilisaient. Elle ouvrit la bouche, pour parler, mais les mots moururent dans sa gorge.
« La fille est terrifiée, Aro. Je le vois dans ses yeux. »
Marcus avait parlé pour la première fois. Sa voix était rauque et fatiguée. Il était le seul à ne pas la regarder fixement.
Aro pencha doucement la tête sur le côté. Le regard de Bella fut immédiatement attiré par le mouvement de ses cheveux, qui glissèrent lentement contre son épaule « Eh bien, nous allons commencer par des choses simples. » reprit-il faiblement, « Votre nom ? »
Bien sûr, il savait déjà la réponse. Il cherchait juste à établir un premier contact.
Les lèvres de Bella étaient extrêmement sèches, tout d'un coup. Elle les mouilla légèrement. Quand elle ouvrit la bouche pour parler, sa voix était sans doute la chose la plus horrible jamais entendue alors. Elle sonnait comme un croassement immonde.
« Bella...Bella Swan. », elle se racla légèrement la gorge dans l'espoir d'améliorer le son de sa voix.
« Votre âge, Mademoiselle Swan ? »
« J'ai 18 ans. »
« Ah...si jeune… Dites-moi, ma chérie, d'où venez-vous ? »
Son cœur manqua un battement de panique. Bien sûr, elle ne pouvait pas dire la vérité. Déjà parce qu'elle ne voulait pas qu'ils remontent jusqu'aux Cullen et ensuite, parce que situation de l'Amérique au XVIIIe était totalement différente de celle du XXIe.
« Je viens...de Londres. »
C'était la première chose qui lui était venue à l'esprit. Et cela ne semblait convaincre personne.
Aro secoua tristement la tête, « C'est très mauvais de mentir. »
« Je ne mens pas. » répondit-elle vivement.
« Votre cœur bas à se rompre, comme un petit oiseau en cage. Mais cela importe peu.» sa voix était désormais plus froide et distante. Il marqua une pause. Son expression se durcissait de plus en plus, « Mademoiselle Swan...Savez-vous qui nous sommes ? »
Elle ferma les yeux une seconde, inspirant profondément pour se donner du courage. Ne parle pas, ne parle pas, ne parle pas, se répétait-elle. Quand elle ouvrit les yeux de nouveau, elle se contenta de le fixer sans un mot.
Caius commença à tapoter son doigt contre le bras de son trône, pour faire savoir son impatience.
« Je vois... » répondit brièvement le roi du milieu, déçu de son silence. Il soupira, avant de faire un signe de tête vers un garde, qu'elle ne sut interpréter.
Soudain, les portes s'ouvrirent derrière elle. Elle fit immédiatement demi-tour et ses yeux s'écarquillèrent d'effroi.
Demetri était revenu. Il tenait une jeune femme à la chevelure de feu, par le bras. Il la poussa violemment en avant. Elle atterrit à genoux en gémissant.
Non, Rose !
Bella voulut immédiatement effacer la distance entre elles. Mais elle savait que le garde ne la laisserait jamais approcher son amie. Rosetta était volontairement tenue à l'écart de l'échange. A chaque fois que la petite anglaise voulait se relever, Demetri la poussait de nouveau. Elle était maintenue à genoux, comme une esclave. Bella était clouée sur place, cherchant désespérément une solution et n'en trouvant aucune.
« Mademoiselle Swan... » la voix calme d'Aro s'éleva de nouveau, « Connaissez-vous cette personne ? »
Bella commença à ventiler. Le corset comprimait sa poitrine et limitait les entrées d'air. Son impuissance la fit paniquer.
Rosetta releva la tête vers elle.
« Bella ? » demanda-t-elle, les larmes aux yeux, « Qui sont-ils ? »
Bella était toujours une statue humaine. Elle fixait son amie avec un désespoir à peine dissimulé.
« Ah...il semblerait qu'elle vous connaisse. » reprit doucement Aro. « C'est fort bien...alors, je vais répéter ma question... Savez-vous ce que nous sommes ? »
Les yeux de Bella revinrent sur lui. Elle voulait mourir. Cette situation était intenable. Elle mettait dans tous les cas les personnes qu'elle aimait en danger. Son silence provoquerait la perte de Rosetta. Et sa parole mettrait en péril les Cullen et ses parents.
Elle le fixait toujours en silence.
Et il dut prendre ce silence pour une résistance. Son visage n'exprimait plus aucune sympathie. Ses mains étaient toujours en prière. Il souffla par le nez, agacé de son mutisme.
« Demetri. Tue la fille. »
Le garde saisit immédiatement Rose par les cheveux. Son cri de douleur et de peur déchira l'air. Bella se retourna vers eux. Elle tendit la main dans leur direction en criant :
« Non ! Attendez ! » Demetri s'arrêta, levant la tête vers ses maîtres, attendant les ordres. Une larme perla sur la joue rose de la brune, puis une seconde. C'était davantage des larmes de rage et d'impuissance, que de peur à présent. Son attention revint sur les rois, toujours assis et majestueux sur leurs trônes, elle céda dans un murmure meurtri « Je sais. Je sais tout. »
Aro retrouva immédiatement le sourire bienveillant qu'il avait perdu, écartant brièvement les mains.
« Nous y voilà, enfin. Eh bien, ce n'était pas si compliqué, n'est-ce pas Mademoiselle Swan ? » il marqua une pause « Maintenant, je ne peux pas me contenter de cette réponse...Vous avez très bien pu céder, et me dire ce que je voulais entendre pour sauver votre amie. Alors, dites-moi, piccolo fiore, que savez-vous ? »
Elle lui offrit son regard le plus noir.
« Dites les mots ! » cracha Caius.
« Maître ? » demanda Demetri, tenant toujours les cheveux de la petite rousse.
Bella réagit immédiatement. Elle fit un pas vers les trônes.
« Je sais que vous êtes des vampires. » répondit-t-elle doucement, espérant sincèrement que Rose n'entende pas ou elle était perdue à jamais, « Je sais que vous êtes les Volturi et que vous êtes considérés comme la famille royale des vampires. S'il vous plaît, relâchez-la. Elle ne sait rien de tout ça. »
« Mendiant une fois de plus pour la vie de quelqu'un d'autre... » reprit Caius en levant les yeux au ciel.
Aro semblait ravi « Quelle belle d'âme... » souffla-t-il doucement, admiratif « Malheureusement, je ne puis accéder à votre requête, piccola. »
« Je vous ai dit ce que vous vouliez entendre! » s'exclama-t-elle.
« Tenez votre langue, humaine ! » cracha Caius.
Aro apaisa son frère avec un regard, avant de reporter son attention sur la jeune femme, face à lui. « Vous avez raison. Cependant, des détails ont été sciemment omis, n'est-ce pas, ma chère ? Comme, par exemple, l'identité de la personne qui vous a révélé notre existence, hum ? » il pencha doucement la tête sur le côté, souriant toujours. Mais elle savait à présent que ce sourire n'était qu'une façade. Il était faussement poli, faussement aimable. Faussement civilisé. « Alors, n'avez-vous rien à dire à ce sujet ? »
« Personne ne m'a rien dit » répondit-elle immédiatement, « Je l'ai découvert par moi-même. »
Bella savait qu'ils sentaient le mensonge à des lieues d'ici. Mais elle ne pouvait pas répondre. Elle préférait mourir que de mettre en danger les Cullen. La seule chose qui la motivait à parler était Rosetta. Elle ne pouvait pas l'abandonner aux mains de ces monstres.
Cependant, elle déchanta très vite. Le sourire d'Aro mourrait doucement. Elle sut immédiatement que sa réponse ne lui plaisait pas. Et en plus de ne pas la croire, il semblait s'énerver de ses mensonges.
Quelque chose changea dans son attitude. Son expression bienveillante laissa place à autre chose...de tout à fait effrayant. « Voyez-vous, ma chérie, je vais obtenir des réponses avec ou sans votre consentement. Ensuite, quand j'aurai enfin eu ce que je veux, je demanderai à un de mes gardes d'arracher votre jolie petite tête et de jeter votre corps dans une fosse commune. »
Il se leva, et fut brusquement en face d'elle. Bella recula légèrement à cette soudaine proximité. Ses yeux froids étaient sur elle. Il prit le temps de détailler son visage, se délectant de la peur qui naissait dans les yeux de l'humaine. Avant qu'elle ne le comprenne, il prit sa main dans les siennes et ferma les yeux. Bella était trop terrifiée pour bouger. Elle respirait à peine. Elle regardait fixement l'homme en face d'elle, partagée entre la peur et la fascination. Sa peau était aussi froide que de la neige. Sa prise était un mélange surprenant de fermeté et de douceur. Son visage était tout à fait serein.
Et pourtant, Bella vit avant tout le monde cette sérénité, cette assurance mourir et laisser place au choc. Il ouvrit les yeux, la regardant avec surprise.
« Mon frère ? » lança rageusement Caius, « Eh bien, que sait-elle ? »
Aro continuait de la fixer et elle soutenait son regard avec courage.
« C'est impossible... » souffla-t-il, incertain. Il tenait toujours sa petite main chaude dans les siennes. « Qui... êtes-vous ? »
« Je ne suis personne. » répondit-elle avec douceur, « Je ne suis rien. Alors, si vous avez l'intention de me tuer faites-le à présent, parce que je ne vous dirai plus rien. »
Un rire fou s'échappa des lèvres du roi. Il lâcha sa main. Ce n'était certainement pas la réaction à laquelle Bella s'attendait. Elle avait songé qu'il aurait été furieux au point de vouloir la décapiter sur place. Mais il se contentait juste de rire.
La jeune femme regarda autour d'elle. Personne ne réagissait vraiment au changement d'humeur d'Aro. Seul Caius semblait bouillonner sur son siège.
« Aro ! » Cracha-t-il, « Que se passe-t-il ? »
Le brun leva une main pour le faire taire, « Un instant, un instant, mon frère. Jane, ma chérie, veux-tu ? »
La petite blonde hocha la tête, « Oui, maître. »
Elle se retourna vers Bella. Son sourire d'ange la paralysa. Bella ne savait pas à quoi s'attendre. Elle savait juste que cet entretien allait se terminer par sa mort. Jane allait donc la tuer sous l'ordre d'Aro.
Bella attendit la douleur.
Mais la douleur ne vint jamais.
Jane se contentait de la fixer, sans faire un seul mouvement.
Son sourire était mort et la haine déformait ses traits juvéniles à présent.
Aro éclata de rire, « Magnifico ! Non posso crederci, che tesoro !» s'exclama-il joyeusement en frappant dans ses mains.
Énervé d'être tenu à l'écart, Caius exigea une fois de plus « Aro, que se passe-t-il ? »
« Elle nous confond tous. » répondit son frère, sur un ton euphorique « Elle est immunisée...contre nos pouvoirs ! »
« C'est impossible ! » siffla le blond.
Aro jeta un coup d'œil meurtrier à son frère et Caius s'enfonça dans son siège.
Bella était un peu perdue. Elle n'avait pas tout compris, mais elle avait très bien deviné qu'Aro et Jane avaient tenté d'utiliser leurs pouvoirs sur elle, et qu'ils avaient échoué. Bien sûr, c'était seulement une demi-surprise pour elle. Edward n'arrivait pas à lire dans ses pensées.
Bella regarda Aro s'approcher d'elle à nouveau. Tandis qu'il semblait fasciné, la regardant comme si elle était une pure merveille, elle le fixait avec une horreur à peine dissimulée. Il leva sa main pâle à son visage pour caresser doucement sa joue, « Isabella...que vais-je bien pouvoir faire de vous, petite fleur ? », son toucher était de glace mais laissa, paradoxalement, sa peau en feu. Elle en resta muette de stupéfaction. C'était un geste douloureusement doux, et intime. Et la façon dont il avait dit son nom la troubla profondément.
« Tu sais ce qu'il faut faire, Aro » déclara froidement Caius, « Elle en sait trop.»
Bella fixait attentivement l'homme en face d'elle. Elle vit une multitude d'émotions passer sur son visage d'ange. Sa belle main blanche était toujours contre sa joue, elle dévia lentement jusqu'à sa mâchoire. Il secoua négativement la tête, de dépit. Pendant un instant, il semblait sincèrement triste. « Quel gâchis...un tel potentiel... » soupira-t-il doucement.
Sa main froide disparut aussi rapidement qu'elle était venue, cette perte soudaine la fit haleter doucement. Aro fit quelques pas en arrière, tout en continuant de la fixer de cet air abattu. Il ouvrit la bouche pour parler, non, pour ordonner sa mise à mort, pensa-t-elle. Mais Marcus se leva brusquement de son siège.
« Non, tu ne peux pas faire ça. »
Les deux autres se retournèrent vers leur frère. Bella n'en revenait pas.
« Je te demande pardon ? » cracha Caius.
Marcus regardait Bella. Pendant une seconde il plissa les yeux, regardant simultanément le roi et l'humaine, au milieu de la salle. Puis ses pensées dérivèrent vers autre chose l'instant plus tard « Nous savons donc, à présent, que la fille connaissait notre existence avant même de passer les portes de ce château » expliqua-t-il d'une voix étrangement forte, « Elle savait notre existence bien avant de voir Félix et Demetri sur cette route. Ce qui veut dire, en effet, que quelqu'un a trahi notre secret en lui révélant notre existence. Comme tu ne peux pas lire dans ses pensées pour extraire cette information, Aro, il va falloir trouver un autre moyen de la faire parler. Ce crime ne peut pas rester impuni. »
Caius regardait Marcus comme s'il était fou. Il l'était probablement. La détermination, certes inattendue, du vieux roi était assez évidente. Pour la première fois en trois milles ans, Aro resta sans voix. Il finit par se reprendre rapidement, jetant un regard curieux à Marcus qui se contenta de se rasseoir.
Aro soupira doucement en se retournant vers Bella, « Il semblerait que mon frère ait raison, petit oiseau. Pourriez-vous, alors, nous éviter une perte de temps inutile et nous dire qui vous a révélé notre existence ? »
Plutôt mourir, pensa-t-elle
Bella se contenta de le fixer, laissant son silence lui répondre.
Il soupira de son entêtement, mais ne semblait pas surpris « Oui, le contraire m'aurait étonné. »
Il s'approcha de nouveau d'elle, levant un main à son visage, il toucha sa joue avec le même abandon que la première fois « Ne m'obligez pas à être cruel, petite fleur. » souffla-t-il faiblement.
Sa voix avait été si basse qu'elle doutait sincèrement que quiconque à part elle ait entendu. Bella lui jeta un regard surpris. Elle n'arrivait pas à suivre ses changements d'humeur.
Il semblait songeur. « Soit...» sa main quitta sa joue « Demetri ? »
Le vampire au cheveux sablonneux arriva aux côtés de son maître en une seconde « Maître ? »
« Conduis ces dames en bas, veux-tu ? Fais en sorte que Mademoiselle Swan parle. » Il continuait de la fixer d'un air profondément navré « Ne touche pas à son visage. Il me plaît. »
La réalisation la frappa après ces derniers mots. Avec horreur, elle regarda Demetri s'approcher d'elle, et Aro s'éloigner en soupirant.
Elle aurait préféré mourir.
AVERTISSEMENT(S) : Aucun.
Traduction :
- Piccolo fiore : petite fleur
-Piccola : Petite
- Magnifico : Magnifique
- Non posso crederci, che tesoro : Je ne peux pas le croire, quel trésor.
Blabla d'après chapitre :
- Le comportement changeant d'Aro a sans doute paru déroutant… J'ai voulu montrer, par ses changements d'humeur, le côté instable du personnage, qui passe de la douceur à la colère en une seconde. C'est toute la dangerosité d'Aro Volturi : son caractère imprévisible (et sa folie). Et c'est sans doute ce qui rend le personnage intéressant.
- J'ai essayé d'être fidèle à la description physique des livres. Aro est censé faire 1m77 dans l'œuvre originale mais je vais lui rajouter un petit centimètre pour qu'il soit toujours plus grand que Bella. Sachez qu'il est né vers 1 300 av JC et mort vers 1 260 av JC (d'après S. Meyer), il a donc bien [en théorie] le physique d'un homme de quarante ans [amélioré par le vampirisme...j'imagine]. Voilà voilà.
Merci pour les follows, les favs et les commentaires que vous me laissez. Ils me donnent le sourire et me font plaisir !
