Je reviens avec un chapitre assez court. Je promets de me rattraper au chapitre 7 (qui est le plus long de l'histoire).
Je vous remercie de votre patience, et de votre soutien.
Snow'
DISCLAIMER :
- L'univers et les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer
- Les OC sont à moi
- Avertissements (si il y a) en bas de page
-Traduction en bas de page
- Je ne suis pas historienne.
" La modeste et douce bienveillance est une vertu qui donne plus d'amis que la richesse et plus de crédit que le pouvoir. "
- Comtesse de Ségur
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Chapitre 6 :
Un certain degré d'humanité
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Bella sursauta quand on frappa à la porte. Se retournant vers celle-ci à une vitesse surhumaine, le cœur battant à se rompre, elle passa une mèche rebelle derrière son oreille avant de se racler la gorge « Entrez. »
Sa respiration se figea quand il apparut alors dans la pièce, de sa perfection habituelle, refermant soigneusement la porte derrière lui.
Elle prit le temps de le détailler. Sa personne semblait toujours incroyablement soignée, impeccable. Pas une seule mèche de cheveux ne dépassait, pas une seule devant ses yeux. Son habit semblait être fait pour lui. Il l'était probablement en fait, et lui collait au corps comme une seconde peau. Bella avait reçu un petit cours sur la mode féminine, mais pas masculine. Elle ignorait donc que sous le règne de Louis XVI – car en effet, la mode venait de France - la silhouette masculine s'était affinée et que les habits étaient taillés dans des velours ou des taffetas unis ou à petits motifs animés de broderies florales raffinées. Les gilets portés étaient alors de couleurs claires et rehaussés de décors brodés pittoresques.
Chaque homme de l'aristocratie avait un justaucorps, une veste sans manches, une chemise blanche, une cravate, des culottes courtes et des bas de soie.
Les vestes, généralement de brocart, étaient très ajustées en haut, et s'évasaient en bas, laissant la place pour l'épée, pour finir par descendre jusqu'aux genoux. Les manches étaient ajustées et ornées de galons. Ces vestes étaient appelées couramment des justaucorps. Les justaucorps étaient taillés de telle façon à affiner le haut du buste, particulièrement les épaules et élargir les hanches. Car en effet, pour être défini comme « un bel homme » au XVIIIe siècle, il fallait être aussi raffiné et délicat qu'une jeune fille. Sous le justaucorps, se trouvait une chemise qui se portait avec un gilet sans manches, aussi long que la veste, à boutonnage serré et avec des poches basses. Les hommes mettaient, sous les culottes serrées juste en dessous des genoux, des bas de soie d'un blanc immaculé. Des chaussures plates et noires avec une boucle finissaient la tenue.
En réalité, Bella avait déjà vu ce genre de tenue, dans les films. Sur le moment, elle les avait trouvé d'un tel ridicule qu'elle en avait ri. Mais sur lui, cette tenue ne paraissait pas grotesque. Elle participait au mythe du personnage. Son élégance était celle d'un roi, qu'il était. Il n'y avait aucune raison de rire de lui, même dans une telle tenue.
Sa beauté était particulière. Mais il était beau. Il fallait être aveugle pour ne pas le reconnaître.
Sa veste était d'un bleu clair parfait, tout comme sa culotte. Le gilet, en dessous, était beige et finement brodé de motifs fleuris. Sa cravate de dentelle blanche cachait son cou. Il portait bien évidement le collier d'or en forme de « V ». De la dentelle sortait également des manches de sa veste. Ses bas de soie étaient blancs et ses chaussures, noires, possédaient des boucles décorées.
Bella se contenta de le fixer bêtement pendant quelques secondes.
Il était juste...parfait. Encore plus parfait que tous les vampires qu'elle avait rencontré. Encore plus parfait qu'Edward.
Bien sûr, si elle avait reçu un cours sur la mode masculine, elle aurait su qu'il n'était pas tout à fait à la mode. Son principal « défaut », pour ce siècle en tout cas, était qu'il n'était pas aussi délicat qu'une jeune fille. C'était sans doute une bonne nouvelle, car il était un homme, mais il ne correspondait donc pas aux critères de beauté masculine. Il était trop large d'épaules et trop grand, pour être à la mode.
Bella ignorait tout cela cependant, et même si elle l'avait su, son avis sur lui n'aurait sans doute pas changé. Elle n'avait jamais été « à la mode », malgré tous les efforts d'Alice.
Il s'était arrêté à l'entrée de la chambre. La pièce semblait plus petite avec sa silhouette imposante, et sa prestance royale. Bella n'était plus aussi courageuse. Pourtant, il n'était absolument pas menaçant. Il était parfaitement immobile à quelques mètres. Il ressemblait à une de ces statues gréco-romaines que l'on trouve dans les musées, une peau aussi blanche qu'elles, une beauté divine, inhumaine et inaccessible. Il irradiait toujours de cette puissance qui pouvait mettre à genoux n'importe qui, comme si il était la personnification même du pouvoir.
Bella était tragiquement consciente de son infériorité. Pourtant, elle n'avait aucune envie de se laisser marcher dessus. Plus maintenant. Ses bonnes résolutions s'envolèrent très vite cependant. Il ne suffit que d'un seul regard pour les faire disparaître. Leurs yeux se croisèrent pour la première fois, avec le même naturel que les fois précédentes. Comme s'ils étaient de vieilles connaissances se retrouvant pour parler du bon vieux temps autour d'un thé. Il y avait toujours, au fond de ses iris noirs fatigués, la même émotion que leur dernière rencontre dans la salle des trônes, juste avant qu'elle ne s'évanouisse. Et comme la fois précédente, elle ne put mettre de mot sur cette émotion qu'il s'appliquait toujours minutieusement à lui montrer. Certes, Bella ne le connaissait pas, mas elle avait eu un petit aperçu de son contrôle. Aro Volturi était le maître de la dissimulation. Cette émotion était visible parce qu'il le voulait. Il voulait qu'il la voit. Elle ignorait la raison de ce choix, ni l'émotion qu'il tentait de partager avec elle. Mais ce n'était rien d'hostile. C'était subtile, toujours dans la limite du respect de la bienséance. C'était un peu comme une énigme qu'elle résoudrait avec le temps, à force de le côtoyer.
Il inclina légèrement la tête pour seul salut.
Bella se demanda si elle devait faire une révérence. Elle savait que c'était une sorte de coutume. De plus, Aro était théoriquement un roi.
Oh mon dieu, je dois faire une révérence, réalisa-t-elle, horrifiée.
Elle ignorait comment faire. Elle était certaine de s'emmêler les pieds toute seule, et de tomber. En d'autres termes : s'humilier une fois de plus devant lui.
Heureusement, il la sauva à temps en parlant.
« Madame Cullen… vous semblez...aller mieux »
Il l'avait appelée Madame Cullen, pas Mademoiselle Swan, pas Isabella, Madame Cullen. Elle ne sut comment l'interpréter.
La seule pensée qui lui traversa l'esprit fut un sarcasme digne d'elle :
Tiens, songea-t-elle, il s'adoucit.
« En effet. » répondit-elle.
Leurs regards étaient toujours désespérément accrochés l'un à l'autre, même quand ils parlaient, comme s'ils avaient peur qu'en rompant le contact visuel, l'autre ne disparaisse.
« La chambre vous convient-elle ? » demanda-t-il gentiment.
« Elle est très belle. Merci. »
Il hocha la tête d'un air satisfait, faisant un pas en avant « J'aimerais vous parler. Ce ne sera pas long, je vous le promets. », elle acquiesça vaguement d'un signe de tête pour seule réponse. Il lui montra un divan de la main « Peut-être pourrions-nous nous asseoir ? »
C'est ce qu'ils firent. Elle s'assit tranquillement dans un divan pendant qu'il s'installait dans un fauteuil en face d'elle. Une table basse finement sculptée les séparait.
Pour la première fois, il rompit le contact visuel avec elle. Ses jolies petites lèvres se resserrèrent. Il semblait toujours sûr de lui, mais quelque chose semblait le gêner.
« Je ne peux pas m'excuser pour ce que j'ai fait. » commença-t-il d'une voix douce « J'ai fait ce que je pensais être juste pour préserver notre secret. Vous sembliez être un danger et j'ai agi en conséquence, comme je le fais toujours. Cependant...suite à votre...déclaration, je me dois de revoir mon jugement et mes priorités. Je regrette profondément d'avoir été si...radical. »
Bella comprit que cette chose qui le gênait tant était de reconnaître ses erreurs, lui qui avait toujours l'habitude d'avoir raison. Il devait vivre cela comme un échec personnel. Pire encore, reconnaître ses fautes devant une pauvre petite humaine devait être humiliant pour quelqu'un d'aussi puissant que lui.
Un mince sourire étira les lèvres rouges de Bella, « Cela ressemble beaucoup à des excuses... »
Ses yeux rouges balayèrent rapidement son visage et ses cheveux bruns « Vous pouvez interpréter mes paroles comme bon vous semble. »
« J'accepte vos excuses. Et je ne vous en veux absolument pas d'avoir fait votre devoir. »
Aro la regarda bizarrement, « Votre conscience n'est pas le problème, Madame Cullen. En revanche, ma propre conscience me tient pour responsable, à juste titre. Il semblerait que la seule chose que je puisse faire pour me racheter est de vous promettre que plus aucun mal ne vous sera fait. »
Alors c'était ça. Ce n'était pas l'échec en lui-même qui le gênait.
Il s'en voulait.
Elle lissa les plis de sa jupe « Avant de me donner votre parole peut-être pourriez-vous me dire si vous avez tenu votre précédente promesse ? »
« Conformément à votre souhait, votre amie a été libéré. »
« Puis-je lui rendre visite ? »
Elle savait qu'elle poussait sa chance un peu loin. Mais comme toujours, il arriva à la surprendre.
« Vous pouvez faire ce que bon vous semble. Vous n'êtes plus ma prisonnière. »
Elle releva la tête vers lui, l'observant. Ses yeux chocolats rencontrèrent immédiatement son regard rouge laiteux et ne le lâcha plus. « Est-ce vrai ? »
Il inclina la tête pour seule réponse.
« Alors, si je décidais de quitter Volterra... » commença-t-elle.
« Vous pourriez. » répondit le roi, « Bien sûr, vous seriez suivie par mes hommes. Vous restez une humaine connaissant notre secret. »
« Je vois. Alors, si je ne suis ni votre prisonnière, ni une condamnée à mort...que suis-je ? »
« Mon invitée. »
Elle le fixa intensément. Un rictus tordit ses lèvres « Je ne crois pas que je vais accepter vos excuses finalement. Tout ceci semble trop beau pour être vrai. Que cachez-vous ? »
Son ton léger ne semblait pas atteindre l'homme, en face d'elle. Il était toujours aussi sérieux, et solennel « Je dois vous parler. »
« Et de quoi voulez-vous parler ? »
Il fronça doucement les sourcils, « J'aimerais, Madame Cullen, que nous parlions de votre... voyage... dans le temps. » Il ne semblait pas vraiment réaliser ce qu'il disait. Elle ne lui en voulait pas : cela semblait fou, en effet.
Elle remarqua à peine l'hésitation dans sa voix.
« Alors, vous me croyez ? » demanda-t-elle, surprise.
Il ferma une seconde les yeux, soupirant lourdement, « Il semblerait… »
Bella avait l'impression qu'on lui ôtait un poids immense.
Il la croyait.
Il la croyait vraiment.
Elle peinait à y croire, mais elle était si heureuse qu'elle lâcha sans réfléchir un « Merci, mon Dieu. »
Aro la fixa un moment en silence, avant de reprendre, « Puis-je vous demander comment est-ce... arrivé ? »
Bella soupira lourdement, haussant les épaules « Si seulement je le savais. »
« Vous ne vous rappelez de rien ? »
« Je me suis évanouie »
« Et...avant ? Vous n'avez aucun souvenir ? »
Bella le regarda. Si, elle s'en souvenait. Elle souvenait de tout. Mais pouvait-elle lui faire confiance ? Elle se mordilla nerveusement la lèvre inférieure.
Il était la seule personne qu'elle avait à cet instant.
Il était potentiellement son seul espoir.
Elle soupira.
« Nous sommes partis en Europe, mon mari et moi, pour notre lune de miel. Nous sommes arrivés en Italie, tout était tellement parfait. Mais un...imprévu nous a contraint à reprendre la route. Pendant le voyage du retour nous avons eu un léger désaccord. J'ai un peu pété les plombs, pour dire vrai et je suis sortie de la voiture comme une enragée. Il y avait cette petite colline qui paraissait être l'endroit idéal pour me calmer. Mais il a commencé à pleuvoir et un éclair est tombé juste à côté de moi. Ensuite, je crois que j'ai glissé et je me suis évanouie. Je me suis réveillée sur la même colline...mais à une époque légèrement différente. »
Elle pouvait dire qu'il n'avait pas tout compris. Il avait légèrement plissé les yeux à l'expression « Péter les plombs » mais ne dit rien à ce sujet.
« Un éclair ? », demanda-t-il.
« Oui, un éclair. »
« Où est cette colline ? »
« Pas très loin de Volterra. On voit la ville quand on est dessus. »
« C'est inhabituel. »
« Vous me rassurez, je pensais que vous en hébergiez d'autres des comme moi »
Il ne répondit rien, se mettant à fixer la table en face de lui, en silence. Elle n'osa pas interrompre ses pensées. Elle savait que c'était une information assez difficile à digérer, après tout, elle était la mieux placée pour le savoir.
« Alors...vous venez du futur » dit-il doucement, comme si le dire à haute voix l'aiderait à réaliser cette folle vérité.
Elle hocha lentement, « Oui, je sais, c'est plutôt inquiétant. »
Aro leva lentement les yeux vers elle, « Vous savez donc...l'avenir»
« Pas vraiment, j'étais nulle en Histoire à l'école. »
Il fronça brusquement les sourcils « Comment ? »
Elle balaya l'affaire d'un revers de main « Ah oui, pardon, j'oubliais...la plupart des enfants de mon siècle vont à l'école. Du moins, ceux des pays développés. Les filles aussi vont à l'école, d'ailleurs. »
Aro cligna plusieurs fois des paupières, « Je vous demande pardon ? »
« Ah et, on a obtenu le droit de vote.»
« Quoi ? »
« Par contre...on gagne toujours moins que les hommes. »
« Parce que vous travaillez aussi ? » Bella lui sourit pour seule réponse « C'est...une blague… ? Comment pourriez-vous...» il ne finit pas sa phrase.
« C'est un peu misogyne. »
Il semblait confus, encore une fois « Qu'est-ce que cela signifie ? »
« Que vos propos sont dégradants vis-à-vis des femmes. »
« Ce mot n'existe pas ici.»
« Eh bien, vous n'avez qu'à l'inventer et le répandre partout dans le monde. »
Il la regarda bizarrement. Ses yeux de sang balayaient son visage d'un air songeur. « Vous ne pouvez pas rester ici. » C'était comme si il venait de la gifler. L'horreur la saisit dès qu'il eut fini sa phrase. Il la mettait dehors. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais il reprit « Vous devez rentrer chez vous...dans votre siècle. » précisa-t-il.
« Oui...mais je ne sais pas comment faire. »
Elle était certaine qu'il allait répondre quelque chose comme '' Ce n'est pas mon problème''. Mais il ne le fit pas. Non, sa réponse était bien plus surprenante...et inattendue.
« Je vais vous aider. » Bella tomba de haut à ses mots. Elle n'en revenait pas. Il lui proposait son aide. Le choc la laissa sans voix. « Il serait extrêmement dangereux que vous restiez ici, sachant que vous connaissez les événements futurs. Vous pourriez, de manière inconsciente, influencer les choses et changer l'avenir, ce qui n'est pas souhaitable. »
Bella hocha la tête, absolument d'accord avec tout ce qu'il venait de dire, « Mais...par où commencer ? »
« La bibliothèque de Volterra est l'une des plus grandes d'Italie. Vous pouvez commencer par là. Bien que, je dois l'admettre, j'ai lu la très grande majorité des ouvrages s'y trouvant et si l'un d'entre eux évoquait de près ou de loin les voyages dans le temps, je l'aurais remarqué. Mais partons du principe que ma mémoire me fait défaut. Je vais également contacter les bibliothèques de Florence et de Rome pour mettre toutes les chances de notre côté. J'ai peut-être quelqu'un qui pourrait nous renseigner à ce sujet...Malheureusement, elle est à Paris en ce moment. »
« Oubliez Paris immédiatement. »
« Pourquoi ? »
« Vous tenez vraiment à le savoir ? »
Il demeura silencieux un instant avant de sourire pour la première fois depuis qu'il avait passé la porte de cette chambre et Bella songea immédiatement que sa beauté était centuplée quand il souriait, « Non. Mais je suppose que je finirai par le savoir de toute façon... »
« C'est certain. » répondit brusquement Bella, « Peut-être devrais-je également retourner à la colline ? »
Aro hocha légèrement la tête, « Oui, vous vous y rendrez avec des gardes quand vous vous sentirez mieux. »
« Je vous remercie »
Ils se fixèrent un moment en silence. La bienveillance dont il faisait preuve était aussi soudaine qu'imprévue. Edward n'avait jamais mentionné une quelconque bonté, en parlant des Volturi. Non, il semblait juste les craindre. C'était cette crainte qui avait tant effrayé Bella, à son tour. La première fois qu'elle avait vu Aro, elle se souvint que sa gentillesse apparente avait été comme une claque. Puis elle avait compris qu'il portait un masque.
Mais aujourd'hui, quelque chose dans son comportement était différent. Il n'y avait plus de masque.
« Puis-je...vous demander- »
Elle le coupa, devinant ses pensées avant même qu'il n'achève sa phrase, « Vous êtes toujours au pouvoir à mon époque. »
Il esquissa un maigre sourire, « Bien...bien... », il se leva et elle fit de même par imitation, « Je vais prendre congé, si vous le voulez bien. »
Elle hocha bêtement la tête pour toute réponse.
En le voyant se détourner, elle ne put s'empêcher de poser la question qui lui brûlait les lèvres, depuis le début.
« Pourquoi...pourquoi faites-vous ça? Qu'avez-vous à gagner ? »
Il la regarda avec indulgence, comme si elle n'était qu'une enfant ignorante, « Je ne veux rien en échange. En revanche, » il accentua bien le dernier mot « j'aimerais que vous promettiez de convaincre votre gentil petit mari de vous transformer, à votre retour. Vous savez, je ne peux pas faire d'exception. Je vous donne déjà plus que je ne le devrais. Caius est fou de rage… pour changer », il rit doucement à sa propre blague.
« Je suis vraiment navrée de vous mettre dans une telle position » répondit-elle sans réfléchir.
Aro pencha doucement la tête sur le côté, ses yeux riaient d'elle, « Vous êtes une personne étrange, Madame Cullen. »
Elle haussa les épaules, « Je...je ne voudrais pas que vous vous disputiez avec votre frère par ma faute »
Il lui lança un sourire espiègle, « Bonne soirée, Madame Cullen. », il était sur le point de partir, mais se retourna brusquement vers elle en claquant une fois des doigts comme s'il venait d'oublier quelque chose, « Ah oui, j'oubliais. J'ai pris la liberté de demander à Renata de vous donner des cours particuliers. Vous risquez très probablement de côtoyer des personnes importantes pendant votre séjour parmi nous et nous ne voudrions pas que votre secret soit révélé par votre attitude ou votre...langage. »
Avant qu'elle n'enregistre ses derniers mots, il était parti.
Cet homme était incroyable.
Il avait tant de facettes, Bella ne savait jamais sur quel pied danser.
Un rire fou lui échappa.
Non, sérieusement, des cours ?
AVERTISSEMENT(S) : Aucun.
Réponses aux reviews anonymes :
- Nina : La plupart des gens pensent que Marcus a montré à Aro le lien qu'il partageait avec Bella et que c'est pour ça qu'elle a été épargné. Ce n'est pas la seule raison. Marcus a montré à Aro les liens entre les Cullen et Bella. Ainsi, ils ont pu voir qu'elle ne mentait pas. Merci pour ta review, c'est toujours un réel plaisir.
- Catbl2014 : Merci pour ta review. Je n'aime pas vraiment Edward non plus...J'essaie de ne pas être trop injuste à son égard cependant... enfin...pour l'instant. Merci encore pour ton message qui me va droit au cœur.
- Yuko : Merci beaucoup. Je fais beaucoup d'efforts pour rendre le XVIIIe siècle réaliste et accessible à tous. Merci de l'avoir remarqué...
