Le Sanctuaire, treizième temple. Il était à peine huit heure du matin lorsque tout les chevaliers, confirmés comme apprentis, s'étaient rassemblés derrière le treizième temple à la demande d'Athéna et de Rémus. Tous étaient présents, sans exception. La Déesse se tenait droite devant ses chevalier, son sceptre dans sa main droite, ainsi que son bouclier dans la main gauche. Elle portait sa robe munit d'un plastron doré, ainsi que son casque de la même couleur. Face à toute ses personnes qui étaient prêtes à sacrifiés leurs vie pour elle, Athéna devait rassembler tout son courage afin d'annoncer les nouvelles terrifiantes dont elle avait connaissance.

-Mes chers chevaliers, si je vous ai rassembler ici aujourd'hui, c'est pour vous faire part d'importantes informations.

Son regard détailla rapidement les personnes présentes, à commencer part les chevaliers d'ors qui se trouvaient tous au premier rang. Chacun d'entre eux avaient leurs regard rivés sur elle, déterminé à faire tout ce qu'elle pouvait attendre d'eux.

-Ca fait plusieurs semaines que je ressens un cosmos malfaisant, prêt à frapper à tout moment. Plusieurs semaines que j'ai ce sentiment que quelque chose d'horrible va se produire, et que le Pope lui-même m'a confirmé, lors de son retour de la lecture de l'avenir dans les astres, au Mont Etoilé. C'est afin de confirmer nos craintes une bonne fois pour toute que nous avons envoyer Akim du Bélier consulter l'Oracle de Delphes. Rémus.

Comprenant l'ordre silencieux, le Grand Pope tendit devant lui le parchemin qu'il tenait dans sa main, tout en le dépliant. Il commença à parler, avec une voix forte qui pouvait être entendu par les chevaliers jusqu'au dernier rang.

-Voici les écrits qui nous ont été rapportés. Hadès, le Dieu des Enfers, a passer un accord vers un des anciens ennemis d'Athéna afin de la renverser. Cet homme n'est nul autre qu'Arès, le Dieu de la Destruction ! Et si les prédictions sont exactes, il est également accompagné de ses fils Phobos et Déimos !

Plusieurs chevaliers parmis les argents et les bronzes commencèrent à chuchoter entre eux, choqué par les nouvelles. Certains se mirent même à douter sur le résultat de cette guerre, alors qu'ils ne l'avaient même pas encore débuter. Les ors, eux, restaient silencieux et en alerte. Naël, le chevalier du Capricorne en particulier, qui tentait d'écouter attentivement des chevaliers qu'il avait entendu douter de leur déesse. Celle-ci, cependant, ramena rapidement son audience au silence en tapant le sol avec son sceptre.

-Silence ! Je vous demande le silence ! Je sais que vous êtes tous inquiet, et si certains d'entre vous décidaient de partir, je ne leur en voudrais pas. Mais je vais vous demander de rester, au moins jusqu'à ce que cette réunion soit terminée.

La Déesse poussa un long soupir. Maintenant qu'elle était sûre d'avoir de nouveau toute l'attention de ses chevaliers, elle put reprendre.

-La majorité d'entre vous le savent sûrement déjà... Mais mon frère, Arès, est le plus barbare, et le plus dangereux des ennemis que j'ai eu à affronter jusqu'ici. Il ne connait aucune règle et aucune limite, contrairement à Hadès, ou même Poséidon. Nous nous sommes autrefois battu dans une guerre des plus féroce. Par sa faute, j'ai dû renier mes convictions, et créer des armes pour l'armure de la balance, et bien d'autres encore, afin de pouvoir le vaincre. Cette guerre a été de loin la plus ravageuse que j'ai dû mener, mais je suis fière de tout ceux qui y ont participés. Tout comme je suis fière de vous tous, qui avez bravé tout les dangers, toute les épreuves qui vous ont été imposés, et les obstacles qui ont tentés de bloqués vos chemins. Vous êtes restés ici, au sanctuaire, vous vous êtes entraînés et battus pour vos armures, pour accomplir vos ambitions, pour devenir plus fort... Je ne pourrais être plus heureuse de voir autant de personnes prêtes à se battre pour moi, et pour la Terre.

Avec un sourire, Athéna fit un pas en avant. Tout chez elle semblait resplendire, elle ne laissait plus paraître aucun doute, seulement une confiance absolue, autant en elle qu'en ses chevaliers.

-C'est pourquoi je vous fais entièrement confiance. Vous me donnez le courage de faire face à cette guerre, et en tant que votre Déesse, je tiens à en faire de même. Cependant, j'aurais une importante requête à vous faire part.

Le moment tant redouter par la Déesse venait d'arriver. Ce fût léger, mais elle put sentir la présence du Pope s'intensifier derrière elle, comme pour la soutenir et l'encourager discrètement. Elle le remercia mentalement, car ce soutiens, aussi simple et subtile soit-elle, était très importante pour elle.

-Je veux que vous soyez prêts à toutes les éventualités. Toutes, même les pires. C'est pourquoi, mes chevaliers... Si jamais je venais à faillir, j'ai demander à Rémus de cacher le Sanctuaire jusqu'à mon retour.

Comme elle s'y attendait, cette annonce provoqua maintes protestations parmi les chevaliers, des bronzes aux ors. Parmis ceux-ci, le chevalier du Scorpion se leva pour montrer son mécontement, malgré son ami de la Balance qui tentait de le refaire s'agenouiller en tirant sur son poignet.

-Est-ce que vous êtes en train de nous suggérer de fuir ?! Nous cacher comme des lâches ?!

-Khaled, calme-toi, s'il te plais !

-Ne me dis pas que ça ne te fais rien, Sasha ! Notre devoir est de protégé notre Déesse, et c'est ce que nous allons faire ! Comment pouvez-vous nous demander de rester en retrait si quelque chose vous arrivait ?!

Voyant les voix s'élever de plus en plus et la situation dégénéré, Athéna leva son sceptre et frappa le sol, provoquant une onde de choc dorée qui traversa sa chevalerie comme une bourrasque. Cet acte, réaffirmant son autorité, suffît à taire chacun des protestants. Elle échangea un long regard avec son chevalier du Scorpion toujours énervé, avant que celui-ci ne s'agenouille de nouveau.

-Je comprends votre colère. Croyez-moi, vous demander de renoncer à ce qui fait de vous mes chevalier n'est pas chose facile... mais c'est une nécessité.

La déesse ferma les yeux et prit une grande inspiration. Elle pouvait sentir le cosmos de chaque personne présente, leur colère, leur respect, leur résignation... et bien plus.

-Je n'ai pas l'intention de perdre cette guerre, là n'est pas la question. Je vais me battre, avec la ferme intention de gagner. Malgré tout,je veux m'assuré de l'avenir du Sanctuaire et de ma chevalerie, c'est pourquoi les survivants devront se cacher. Et ce n'est pas négociable.

Son regard se posa sur le chevalier des gémeaux, le plus jeune des ors, âgé de 19 ans.

-Je compte sur toi, Raijin des Gémeaux, pour utiliser les compétences transmises par ton maître à bon escient. Il pourrait avoir besoin de ton aide pour dissimulé le sanctuaire... Si tu venais à survivre à cette guerre.

-Comptez sur moi, dame Athéna.

Le regard plein de détermination du jeune homme arracha un sourire à la Déesse. Avec de telles personnes à ses côtés, toute la pression qu'elle pouvait ressentir s'envolait aussitôt.

-Merci, à vous tous. Surtout, restez sur vos gardes, nous ignorons encore quand mon frère et mon oncle décideront d'attaquer. Vous pouvez disposer.

Un à un, chaque chevaliers s'en allèrent, en commençant par les apprentis et les bronzes. A regret, Khaled dû suivre le mouvement, toujours autant sur les nerfs. Sasha compatissait, même si il n'était pas en colère comme lui, il pouvait comprendre sa réaction. Après tout, il prenait son statut et son devoir très à coeur, plus que n'importe qui. A ses côtés, le chevalier du Sagittaire Liu Yang, voyant son jeune camarade fulminer, vint lui ébourriffer gentiment les cheveux, ce qui eût l'effet prévisible d'énerver encore plus le scorpion.

-Haut les coeurs, garçon ! Rien n'est joué, on peut encore gagner.

-Grmm ! Je sais, et j'y compte bien, personne ne blessera notre Déesse tant que je serais en vie ! Laisse mes cheveux tranquille, maintenant !

Malgré ses efforts, qui faisaient bien rire le plus vieux, Khaled ne parvint pas à enlever la main persistante de ses cheveux. C'est finalement Naël du Capricorne qui lui sauva la mise, en posant sa main sur l'épaule de son ami.

-Laisse-lui un peu d'espace, Liu. Il est assez sur les nerfs comme ça.

-Pardon, pardon.

Un sourire amusé aux lèvres, le Sagittaire enleva enfin sa main de la tête du Scorpion, qui s'empressa de s'éloigner de lui aussitôt. Il se cacha par réflexe derrière Sasha en surveillant méchamment ses deux aînés. Cependant, son humeur changea radicalement lorsqu'il aperçut son ami du Verseau au loin, qui continuait son chemin tranquillement vers les maisons zodiacales. Avec un grand sourire, il l'interpella:

-Arvydas !

Sasha poussa un soupir de soulagement en voyant son ami le quitter prestement pour aller rejoindre l'autre gardien. Celui-ci s'était arrêter en entendant son nom être appelé. Etant aveugle depuis sa naissance, il ne pouvait que percevoir le Scorpion et son cosmos. C'est pourquoi il ne fût pas surpris lorsque qu'il lui sauta au cou, comme si ils ne s'étaient plus revu depuis des années. Malgré ça, il ne bougea pas d'un pouce, comme si le poids du jeune homme ne signifiait rien pour lui.

-Ravi de me trouver en ta présence également, Khaled.

Affectueux comme il l'était, Khaled se mit à frotter sa joue contre celle de son camarade, qui ne semblait pas déranger le moins du monde. Il fallait dire qu'il était depuis longtemps habitué à ses excentricités.

-Comment te sens-tu ?

Même si il était bien capable de rester accrocher à lui toute la journée, le Scorpion fut bien obligé de le lâcher et remettre ses pieds sur le sol. Il poussa un soupir agacé et croisa les bras, la colère que lui avait provoqué le discours de leur Déesse et la possibilité qu'ils perdent commençait à remonter.

-Tu sais très bien comment je me sens.

-C'est la moindre des choses de demander.

Ensemble, ils descendirent les différentes maisons. La journée venait à peine de commencer, et personnes ne voulait perdre plus de temps d'entraînement, surtout en vu de la situation.

Une fois que chacun de ses chevalier eut quitté la place, Athéna poussa un discret soupir. Il y avait encore une chose qu'elle devait réglé.

-Tu peux sortir, Fujin.

De derrière la statue, devant laquelle elle et le Pope se trouvaient, un jeune homme se dévoila à la lumière. Sa tête était recouverte d'une capuche, et son visage caché par un masque. Seul ses yeux et quelques mèches de cheveux rouges étaient visibles.

-Je pense enfin comprendre ce que vous attendez moi.

-Vraiment ?

Doucement, la déesse se tourna en sa direction, de même que Rémus. Le jeune homme avança de quelques pas de plus.

-Vous voulez que je garde un oeil sur les chevaliers et le sanctuaire pour vous.

-Tu n'as pas perdu de ta perspicacité, à ce que je vois.

Athéna adressa un fier sourire à son chevalier secret. Elle avait une confiance totale en lui, de tous, il était sans doute la personne la plus apte à remplir la tâche qu'elle avait en tête.

-Je ne veux pas prendre le risque que la moindre perturbation ne m'échappe. Le moindre petit évènement, le moindre changement pourrait complètement changé l'issue de cette guerre. C'est pourquoi nous faison appel à toi.

-Te sens-tu capable d'accomplir cette mission, petit ? demanda Rémus, dissimulant l'inquiétude dans sa voix.

-Ne vous inquiétez pas, maître. Je remplirais ma mission comme il se doit.

En signe de salutation, Fujin se pencha en avant tout en posant une main contre sa poitrine. Il se redressa ensuite, puis contourna calmement ses deux aînés pour se mettre à descendre les marches. Mais après à peine quelques pas, la voix de sa Déesse retentit derrière lui.

-Soit extrêmement prudent. Je connais mon frère. La moindre petite faille est bonne à exploiter, à ses yeux.

Malheureusement, Fujin devinait parfaitement ce qu'elle sous-entendait. Et il ne trouvait rien à y redire. Tant qu'après plusieurs secondes à juste regarder droit devant lui sans exprimer le moindre mot, il finit par simplement s'en aller, sans une réponse pour la jeune femme.


Aux Enfers, tout se passait pour le mieux. Aux yeux d'Arès, tout du moins. Bien qu'encore incomplète, une partie de son armée avait déjà été ramenée à la vie par Hadès, et comme il s'y attendait, la cohabitation spectres-berserkers n'était pas des plus amicales, pour le moment. Aussi divertissant cela pouvait être, même lui avait conscience que les divisions internes pouvaient être dangereuses. Heureusement, il savait encore comment gérer ses hommes, tout comme son oncle.

Hadès s'était montré des plus accueillant envers lui. Il n'avait pas eut à attendre longtemps avant qu'une grande pièce soit spécialement aménagée pour lui servir de installé à la petite table qui se trouvait près de sa grande fenêtre, un verre d'alcool fort à la main, il observait l'extérieur. De là où il était, il pouvait observer à sa guise l'arène dans laquelle s'entraînaient les spectres, et maintenant, ses hommes également. Vraiment, son oncle le connaissait beaucoup trop bien.

-Nous sommes arrivés, père.

Le sourire du Dieu s'élargît un peu plus. Il prit une gorgée de son verre, tout en pensant que ses fils devenait vraiment de plus en plus discret au fur et à mesure des siècles. Bien qu'il avait sentit leur présence camouflée, il n'avait pas entendu la porte de sa chambre s'ouvrir ou se fermer.

-Bienvenu, mes garçons. Installez-vous, je vous en prie.

Sans un mot, les deux hommes vinrent prendre place sur les deux seuls chaises de libres autour de la table de leur père. Celui-ci avait même prévu les boissons, une tasse de thé pour son plus jeune fils, Déimos, ainsi qu'un verre du même alcool que lui pour le plus âgé.

-J'ose espérer que vous avez fait comme je vous ai demandé.

-J'ai envoyé deux de mes Berserkers au Sanctuaire d'Athéna avec l'Oeil en leur possession, comme vous me l'aviez convié, répondit Déimos.

-Trois de mes hommes sont actuellement en route pour le Mont Etoilé, enchaîna Phobos. Ce n'est qu'une question de temps avant que l'endroit ne soit complètement ravagé.

-Bien, bien... c'est parfait.

Après une dernière gorgée, Arès déposa son verre et tourna de nouveau son regard vers l'arène.

-J'ai prévenu mon oncle de mes intentions, il n'aura pas de mauvaises surprises. Athéna, en revanche...

Un petit rire lui échappa en pensant à tout les ravages qu'il allait causer. Bientôt, la Terre ne sera plus qu'une copie quasi conforme des Enfers. Il avait un très bon pressentiment sur l'avenir de l'Humanité.

-Je suis impatient de la revoir.

Si le plus jeune gardait le visage fermé, celui du fils aîné était orné du même sourire sadique que son père.


Note: Alors oui j'ai posté ce deuxième chapitre rapidement (impatience oblige, autant chez moi que chez d'autres personnes qui se reconnaîtront sûrement XD), mais je ne promet rien pour le troisième ni même les autres. Bisous XD