NDA: les chara design de Phobos et Déimos sont postés sur mon deviantart ! Le lien est toujours dans mon profil ! Bisous !


Le ciel était recouvert de nuages, cette nuit, plongeant le sanctuaire dans une obscurité que seul quelques torches pouvaient combattre. Malgré tout les gardes qui patrouillaient, personnes ne voyait la silhouette humaine qui passait parfois très près d'eux, telle une ombre. C'était la preuve qu'ils n'étaient pas infaillibles. Heureusement pour eux, ce n'était pas un ennemi, mais bien un allié qui parcourait tout le sanctuaire à minuit passé. Fujin.
Celui-ci se demandait parfois si être capable de se cacher de tous sans jamais être remarqué était une bonne ou une mauvaise chose. En ce qui le concernait, c'était sûrement une très bonne chose. Mais si jamais un ennemi avait les mêmes capacités que lui, et tentait de s'introduire dans le sanctuaire, c'était autre chose. Heureusement, c'est pour ça qu'il était là, pour être sûr qu'aucun être indésirable ne parvienne à traverser les failles de la garde.

En un bond, il se trouva perché sur un pilier. Malgré sa hauteur, il se trouvait assez loin des torches pour être caché par l'obscurité. Pour le moment. De là où il était, il avait une bonne vu sur les gardes qui se trouvaient dans le secteur, l'un en particulier qui s'approchait de plus en plus de lui. Il ne resta que quelques instants sur le pilier, avant d'en bondir à nouveau. A peine eut-il touché le sol qu'un cosmos inconnu éclata soudainement, à l'autre bout du sanctuaire. C'était un très, très léger éclat, qui passa visiblement inaperçu pour le jeune garde non loin de lui. Mais heureusement, il y était bien plus sensible.

Fujin se mit à courir, évitant chaque garde, sautant de roches en piliers et de piliers en roches, jusqu'à se trouver à l'endroit du délit. Derrière le Sanctuaire, à la limite de la protection qu'Athéna avait mise en place il y a plusieurs jours de cela, se trouvaient deux hommes, debout devant ce qui semblait être le corps sans vie d'un garde. Ils avaient réussi à passer la barrière, d'une façon ou d'une autre. Heureusement, ça signifiait que la Déesse doit s'être rendu compte de leur présence également. Et donc, qu'un ou plusieurs chevaliers n'allaient pas tarder à arriver.

N'ayant aucune raison de se battre pour le moment, Fujin se cacha derrière un pilier et observa attentivement les deux intrus. Ils ne ressemblaient pas à des spectres... Peut-être s'agissait-il de Berserkers. Ceux-ci n'avaient en tout cas pas le moindre respect pour leur victime, qu'ils n'hésitèrent pas à piétiné pour continuer d'avancer. De là où il était, il ne pouvait malheureusement pas comprendre ce qu'ils se disaient. En revanche, il remarqua bien vite un objet suspect dans la main d'un des berserkers. Ca ne ressemblait pas à une arme, c'était trop petit, à moins qu'il ne s'agisse d'une bombe. Dans tout les cas, ça ne pouvait être que mauvais.
Fujin n'eût pas à les suivre longtemps, un groupe de trois chevaliers d'argent arriva rapidement surplace pour s'occuper des deux intrus, sans le remarquer lui. Les cosmos commencèrent rapidement à exploser et s'entrechoqués. Malgré leur sous-nombre, les berserkers donnaient beaucoup de fil à retordre aux argents. En observant le combat, il remarqua bien vite que celui qui possédait l'étrange objet dans sa main restait autant en retrait que possible. Il fut bien obligé de se défendre, cependant, utilisant une arme consistant en une chaîne munie d'une grosse boule à piquants à son bout. En dépit de sa taille et son poids évident, le berserker n'avait aucun mal à s'en servir avec un seul bras. Et son camarade, armé de lames-griffes, était d'autant plus à l'aise qu'il n'avait rien pour le retenir, lui.

De la lave surgit soudainement du sol devant les deux ennemis et enseveli deux des chevaliers, qui poussèrent tout deux un cri de douleur pur. Horrifié, le troisième bondit en leur direction et fit exploser son cosmos, écartant toute la roche en fusion de ses camarades qui, bien heureusement, grâce à leurs armures et leur propre cosmos, s'en sortirent avec de graves brûlures uniquement. Et alors que le berserkers aux griffes leur sauta dessus, prêt à les déchiquetés, une flèche en or lui traversa soudainement la poitrine et se logea droit dans son coeur. Il s'écroula sur le sol et y rendit son dernier souffle, emportant avec lui la lave qui disparu dans le sol. Liu Yang, perché sur un rocher, banda de nouveau son arc et visa cette fois-ci le berserker restant. Voyant le coup venir, celui-ci fit rapidement tournoyer sa boule au-dessus de sa tête, avant de la jeter sur le rocher où se trouvait le Sagittaire. Heureusement, il n'était pas chevalier d'or pour rien. Avant même que la roche ne soit détruite, Liu Yang en avait déjà bondit. C'est dans les airs qu'il prit une nouvelle flèche et banda de nouveau son arc, à une telle vitesse qu'un humain normal ne pouvait pas le distinguer. Son ennemi eut à peine le temps de lever la tête que sa gorge fût transpercé par le projectile d'or. Son souffle se coupa instantanément, son corps tomba en arrière et il heurta le sol dans un boom, lâchant par la même occasion le curieux objet qu'il tenait et qui roula à quelques centimètres de lui.

Le chevalier d'or atterrit de manière contrôlée sur le sol. Il se redressa élégamment et, de sa main, fit voler sa tresse gênante. Son regard passa des berserkers vaincus à ses camarades d'argents, bien heureusement encore vivant. Le moins blessé aidait les deux autres à se lever, tout en regardant avec admiration le Sagittaire qui s'avançait vers eux.

-Vous avez fait du bon travail, maintenant, je m'occupe du reste. Allez soigner vos blessures et reposez-vous, mais restez sur vos gardes. Ils n'étaient peut-être pas seuls.

-Merci, Sire Liu Yang.

Les trois argents n'eurent pas à marcher seul longtemps après être partit, plusieurs gardes et autres chevaliers vinrent les aider, en particulier pour les deux qui étaient gravement brûlés. Tout ce remue-ménage avait bien évidemment réveillé tout le Sanctuaire, ce qui rendait difficile pour Fujin de se cacher plus longtemps. Il fut bien vite obligé de s'eclipser, sans être vu par quiconque, à peine perçu par d'autres. Mais juste avant de partir, il avait put voir Liu Yang ramassé l'étrange objet sur le sol. Un très désagréable sentiment l'avait traversé, lui provoquant un frisson maplaisant le long de son échine. Malheureusement, il n'y avait rien qu'il pouvait faire, pour le moment. Il ne devait pas s'exposer.


Alors que ses camarades se retiraient, un objet bizarre attira l'oeil du Sagittaire. Il avait la forme d'une fleur de lotus dont le centre était composé d'un oeil fermé. Du moins, c'est ce qui lui avait semblé lorsqu'il l'avait ramassé. Cette apparence le surprenait, ce n'est pas le genre d'objet qu'il s'attendait à voir en possession d'Arès ou d'un de ses guerriers. Et pour autant, son instinct lui criait de faire attention. Le Dieu de la Destruction ne pouvait pas avoir envoyer deux de ses hommes avec un tel objet sans aucune raison, elle avait forcément une importance, un effet quelconque et surtout indésirable pour pour eux.
Pourtant, son regard ne parvenait pas à se détacher de ce mystérieux objet. Il était comme hypnotisé, plongé dans ses pensées qui prenaient de plus en plus le pas sur lui, tant que les mouvements, les sons et même les odeurs extérieurs semblaient s'effacer de plus en plus à sa perception. Bientôt, le monde autour de l'objet se mit à s'assombrir,de plus en plus, cachant progressivement jusqu'à ses mains alors qu'un bourdonnement grave naquît dans ses oreilles, d'abord léger, puis, progressivement, plus fort. Tant que tout son corps sembla être soumit à des vibrations. Et alors que l'oeil commençait à s'ouvrir lentement, l'objet lui fut arraché des mains et tout s'arrêta. Les sons, les images, tout ses sens revenaient à la normal, et il releva la tête, incrédule. Celui qui venait tout juste de lui enlever la chose des mains n'était autre que Naël du Capricorne. Son regard était dur, mais Liu Yang y lut également de l'inquiétude. Ses pensées étaient encore brouillés par ce qu'il venait de se passer, et d'ailleurs, qu'est-ce qui venait de se passer ?

-Naël...?

Une migraine prit soudainement la tête du Sagittaire, qui posa une main sur son front. Il se mit à chanceler, mais ne se rendit compte qu'il tombait que lorsque l'égyptien le rattrapa à l'aide d'un de ses bras. Son corps devenait de plus en plus faible, il avait l'impression d'être au bord de l'évanouissement, sans jamais être capable d'y sombrer.

-Tiens bon, Liu Yang.

Comme toute réponse, le chinois hocha faiblement la tête. Avec l'aide de son ami, il se remit sur pieds, malheureusement, il ne pouvait pas tenir debout tout seul. Il passa un de ses bras sur l'épaule du plus âgé, qui le soutenait toujours avec le même bras. Dans son autre main se trouvait l'objet, qu'il dissimulait par précaution sous sa cape.
Les deux hommes n'étaient pas seuls, et ça, le Sagittaire s'en rendit finalement compte. Ils étaient entourés par hommes et femmes chevaliers, qui restaient éloignés d'eux pour leur permettre d'avancer sans encombres.

-Débarrassez -vous des corps des berserkers, mais surtout ne les laissez pas hors de la barrière d'Athéna.

Ordonna Naël à un groupe de chevaliers de bronzes. Ceux-ci exécutèrent les ordres aussitôt, sans poser de questions. Depuis le treisième temple, Athéna regardait en direction de l'endroit où s'était passé le combat. Elle s'était réveillée lorsque sa barrière avait été brisée, et avait suivit de loin le conflit qui avait suivit. Elle avait sentit la vie d'un de ses hommes s'envoler, ce qui l'attristait fortement. Cependant, elle ressentait une certaine forme de soulagement en remarquant qu'il n'y avait pas eut plus de décès. Elle pouvait maintenant plus sereinement se concentré à réparer sa barrière, et puisque la faille était relativement petite, il ne lui fallut que quelques minutes. Mais le fait que des humains avaient réussit à passer aussi facilement l'inquiétait. Ils avaient forcément eut besoin d'aide, que ce soit d'Arès... ou d'Hadès. Pendant plusieurs minutes, elle resta ainsi, ignorant la fatigue pour se concentrer sur un futur plan, lorsque des pas résonnèrent derrière elle.

-Dame Athéna.

La déesse poussa un discret soupir.

-Je sais, Rémus. Je retourne me coucher.

Sans même un regard pour son Pope, Athéna tourna les talons et se dirigea vers sa chambre. Elle était visiblement très préoccupée, et fatiguée, Rémus ne lui en tint donc pas rigueur. Il était également inquiété par cet évènement, être attaqué en pleine nuit n'était jamais bon signe. Il ne tarda pas à rejoindre ses quartiers à son tour, quelques minutes plus tard.

Le lendemain matin, Naël arriva très tôt au treizième temple, où l'attendaient déjà sa Déesse et son Grand Pope. Après les évènements d'hier, il avait passé la nuit aux côtés de Liu Yang, au neuvième temple. L'état de ce dernier s'était graduellement dégradé pendant la première heure, il avait même vomit plus d'une fois, mais bien heureusement, ça n'avait pas duré et il s'était petit à petit calmé. Assez pour que le Capricorne soit assez confiant pour pouvoir le laisser ce matin et venir faire son rapport.
Naël s'agenouilla devant les marches menant au trône d'Athéna, et baissa respectueusement la tête.

-Dame Athéna, moi, Naël du Capricorne, suit venu vous faire mon rapport quant aux évènements de la nuit dernière.

-Je t'écoute.

Malgré ses efforts, la jeune femme ne put cacher la nervosité dans sa voix. Personne n'en fit la remarquer, cependant, et le chevalier d'or enchaîna rapidement.

-Deux berserkers se sont introduits dans le sanctuaire, ils ont tué un des gardes, Jean-Gilles, blessé gravement Matthew de l'Aigle et Arthur du Corbeau, et plus légèrement Gabriel de la Lyre. Liu Yang du Sagittaire a tué les deux intrus avant de tomber sur cet objet.

Naël releva la tête et tendit alors l'objet qu'il avait ramassé, emmitouflé dans du tissu par précaution. Athéna et le Grand Pope s'échangèrent un regard dubitatif.

-Ca ressemble à une fleur de lotus avec un oeil fermé en son centre. J'ignore les effets exactes qu'il a eut sur lui. Tout ce que je peux vous dire, c'est que lorsqu'il se tenait près des cadavres des berserkers, il fixait cet objet et personne n'arrivait à attirer son attention. J'ai été obligé de le lui arraché des mains moi-même, et ce n'est qu'à ce moment-là qu'il est enfin revenu à lui.

Doucement, Rémus s'approcha et vint récupérer l'objet. A cause du masque qu'il portait, personne ne pouvait voir ses sourcils froncés.

-Relève-toi. Mon bureau sera un endroit bien plus approprié pour cette discussion.

Naël était un peu surprit, mais il ne discuta pas. Après un hochement de tête, il se leva, et commença à suivre son supérieur, accompagné d'Athéna également.


Dans les couloirs du château, des bruits de pas accompagnés d'une respiration rapide résonnèrent. Le Spectre qui courait ne tarda pas à arriver au jardin d'Hadès, où se trouvaient son seigneur ainsi que son neveu. Les deux dieux buvaient autour d'une petite table ronde, en compagnie des jumeaux ainsi que des fils du Dieu de la Destruction. Il y avait une tension très palpable entre les enfants d'Arès et les Dieux de la Mort et du Sommeil, ce qui contrastait parfaitement avec le calme et la complicité que semblaient échangé les deux autres. Intimidé par les cosmos divin qui régnaient, le Spectre vint tout de même s'agenouiller à quelques mètres d'eux, attirant leur attention aussitôt.

-Mes Seigneurs, je vous rapporte des nouvelles du Sanctuaire.

Arès fût le premier à réagir, avec un large sourire. Il attendait ces informations avec impatience depuis qu'il y avait envoyé deux de ses berserkers. Hadès déposa sur la table la tasse maintenant vide.

-Nous t'écoutons.

-Les deux berserkers ont été éliminés par le chevalier d'or du Sagittaire après avoir traversé la barrière d'Athéna. Ils ont parvenu à tuer un garde, blessé trois chevaliers d'argent dont deux plus gravement que le troisième.

-Passe les détails, veux-tu. Qu'en est-il de l'Oeil ? s'impatienta Arès.

-Le Sagittaire l'avait ramassé après le combat, il a presque succombé à son pouvoir, mais le chevalier du Capricorne est parvenu à le lui enlever des mains avant. Je ne saurais pas vous dire ce qu'ils en ont fait ensuite, malheureusement, tout ce que je peux affirmé est que le Sagittaire ne pouvait plus marché sans l'aide de l'autre Or ensuite.

-Parfait.

C'est avec confusion que les dieux et le Spectre regardèrent Arès, alors que celui-ci buvait le reste de son thé aux fruits rouges avec l'air le plus insouciant du monde. Il ne sursauta même pas lorsque son fils Phobos, visiblement énervé, abattit sa main sur la table, juste devant lui.

-Qu'est-ce que tu veux dire, "parfait" !? Tu as entendu ce qu'il a dit au moins ?

-J'ai entendu que le Sanctuaire a maintenant l'Oeil en sa possession, et qu'il n'en connait pas sa fonction. J'ai également entendu qu'un des chevalier d'Or avait déjà expérimenté une partie de ses pouvoirs, ce qui l'y rends plus vulnérable... Donc oui, tout est parfait.

Après avoir déposé sa tasse à son tour, Arès croisa les bras et s'appuya au dossier de sa chaise. Le sourire malicieux qu'il affichait arracha un sourire au simple mortel toujours présent.

-C'est une nouvelle arme dont Athéna ignore absolument tout. Que penses-tu qu'ils vont faire ? L'étudier, chercher à en deviner l'utilité, évidemment. Je connais ma soeur, et je connais les humains. Tôt ou tard, un de ses chevaliers craquera sous le pouvoir de l'Oeil. Je n'ai pas passé des millénaires à me tourner les pouces, figures-toi.

Lorsque Phobos se redressa enfin, le regard de son père s'ancra dans celui plus froid d'Hadès. Le sourire de son neveu contamina bientôt le siens, étirant ses lèvres à leur tour. Arès n'était pas le seul à être certain de sa victoire.

-Et dire que les autres Dieux te pensaient incapable de réfléchir...

-Je suis capable de tout quand je suis motivé.

-De tout, mais surtout du pire. C'est tout à fait ce dont j'ai besoin en ce moment. Athéna n'a aucune chance contre nous.

Doucement, le Seigneur des Enfers se leva, bientôt imité par son neveu. Son regard se dirigea sur l'horizon. De son jardin, il pouvait voir une bonne partie des Enfers, qui se trouvaient bien âgités depuis l'arrivée des Berserkers.

-Nous avons déjà gagné.