NDA: ce chapitre contient un personnage agenre, j'ai donc essayer d'utiliser les pronoms adaptés ! Bonne lecture !


-Merde !

Le poing du Berserker s'écrasa sur le bord du puit, en brisant la pierre. Il serra les dents, retenant des larmes de couler, autant sous la rage que sous la tristesse. La deuxième fois. C'était la deuxième fois qu'il voyait son frère Kokalo mourir sous ses yeux. La troisième fois qu'il mourait contre des chevaliers d'Athéna. C'était un cycle qui ne s'arrêtait jamais, et ça commençait à sérieusement jouer sur ses nerfs.

-Voyons, ce n'est pas la peine de le prendre comme ça, Ema.

Le Berserker du Jamadhar sursauta en entendant la voix de son Seigneur. Il s'était tellement laissé absorbé par le combat qu'il avait complètement oublié qu'il était là. Pourtant, son cosmos était bien assez imposant pour que n'importe qui puisse sentir sa présence à des kilomètres.

-Je vous demande pardon, mon Seigneur. Je suis juste...

-Oh, ne t'excuse pas !

Amusé, le Dieu laissa un rire sincère s'échapper de sa gorge. Ses doigts vinrent doucement se promener sur la surface de l'eau, où se reflétait les images de la Terre. Et plus précisément, l'endroit exacte où s'était déroulé le combat opposant Kokalo et Sylphide contre les Chevaliers d'Or. Ils avaient suivit le combat depuis le début. En faite, ils suivaient leurs deux guerriers depuis qu'ils étaient arrivés sur Terre. Pandore, qui se tenait non loin, était celle à remercier pour avoir émit cette idée de regarder dans ce Puit, duquelle elle avait elle-même espionnée Queen et Gordon lors de la guerre du XVIIIème siècle.

-Au contraire, ce sont ces sentiments envers ton frère qui ont fait de toi ce que tu es aujourd'hui. Seulement... Tu semble oublier que nous ne sommes plus seuls pour cette guerre. La mort de ton frère n'est que passagère, tout comme celle de ce spectre.

Le jeune Berserker hocha la tête, il est vrai qu'avec Hadès à ses côtés, il n'avait pas à craindre de devoir se battre sans Kokalo. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne revienne à lui. Avec plus de délicatesse qu'on ne pourrait en attendre du Dieu de la Destruction, ce dernier retira ses doigts de l'eau et se leva du Puit.

-Leur travail n'est peut-être pas parfait, mais ils sont parvenus à détruire une bonne partie de Rodorio, et amochés deux Chevaliers d'Or qui sont en ce moment au bord de la Mort...

Les mains placés contre son dos, Arès commença à marcher, retenant difficilement un nouveau rire qui menaçait de s'échapper de ses lèvres. Il fut rapidement suivit par son fidèle guerrier, ainsi que la méfiante Pandore.

-Je suis impatient de les voir arriver ici.

Bien vite, le sourire du Berserker vint accompagné celui de son Dieu. Si le Gémeaux arrivait ici, il n'y avait aucun doute, il le ferait payer lui-même pour ses erreurs... et celles de ses prédécesseurs également.
La chef des armées d'Hadès n'aimait pas ce qui était en train de se passer, mais elle gardait sa bouche fermée. Son Seigneur semblait être plus que d'accord, non seulement avec les idéaux d'Arès, mais ses plans également. Pourtant, ce n'était pas dans son genre d'aimer la violence... Mais avec cet homme, il semblait être prêt à tout accepter. N'avait-il aucune limites lorsqu'il s'agissait du Dieu de la Destruction...? Elle avait peur de connaître la réponse.


L'obscurité, c'était tout ce que pouvait voir le Chevalier des Gémeaux. Il n'était quasiment plus conscient, sa démarche le faisait plus ressembler à un zombie qu'à un être humain. Ses forces continuaient de le quitter, et bientôt, il ne put plus faire le moindre pas. Malgré tout ses efforts, malgré sa conviction, il s'écroula lourdement sur le sol, accompagné par le corps de son compagnon des Poissons. Tout comme sa vue, son ouïe s'en alla peu à peu, étouffant le moindre son, jusqu'à ce que le silence devienne ce qui l'étouffait lui. Tout son corps le brûlait horriblement, autant de l'extérieur que de l'intérieur. Il ne sentit bientôt plus rien, que ce soit au niveau de l'odorat ou du reste de son corps. Même sa bouche devint désagréablement pâteuse. Etait-il encore dans son corps ? Ou peut-être ne l'était-il qu'à moitié ? C'était un cauchemar, et il ne parvenait pas à s'en sortir. Ses cinq sens l'avaient quittés, tout ce qui restait était cette douleur tenace qui le dévorait petit à petit. Et le spectacle n'était pas plus beau à voir qu'à vivre.

C'est bien heureusement à l'entrée du Sanctuaire qu'il s'était effondré, les personnes autour de lui étaient nombreuses, mais aucune d'entre elles n'osaient s'approcher. Et pour ceux ou celles qui tentaient, ils étaient aussitôt retenus par d'autres. Une marre de sang s'était vite répandue sous les deux corps inconscient, mélangeant celui du Gémeaux à celui du Poisson. Tout le monde le savait, une seule goutte du sang du douzième gardien suffirait à tuer n'importe lequel d'entre eux. Malgré tout, la majorité d'entre eux priait pour que le plus jeune gardien s'en sorte, autant qu'ils priaient pour le plus âgé. Bien vite, le Guérisseur du Sanctuaire, habillé d'une tenue simple et les épaules recouvertes d'une cape, arriva sur les lieux avec un sac en bandoulière, accompagnés des deux chevaliers d'argent qui l'avaient prévenu.

-Tout le monde, reculez ! Simplement respirer l'odeur du sang des Poissons pourrait vous être fatale, nous ne voulons prendre aucun risques !

Personne ne discuta les ordres, car ici, le Guérisseur avait un statut tout aussi important qu'un Chevalier d'Or. Celui-ci, en revanche, n'hésita pas à s'approcher des deux corps inconscients. Pendant des années, il s'était lui-même infligé la torture de s'empoisonner, à petites doses, cependant. Tout comme il s'était occupé lui-même de se soigner, se forgeant un système immunitaire capable de résister à n'importe quel poison. Du moins, en théorie. Il n'avait pas encore eut l'occasion de tenter l'expérience avec le sang maudit des Poissons. Et il n'allait pas avoir à le faire aujourd'hui non plus, visiblement. Le cosmos d'Athéna ne tarda pas à envelopper les corps de ses guerriers, offrant une protection contre le poison de Dio, en plus de les aider à tenir, lui et Raijin. Elle n'était pas encore en personne sur les lieux, mais dévalait les marches se situant entre les maisons du Cancer et celui des Gémeaux. Rémus n'avait pas tenté de l'arrêter, il savait que c'était inutile. Et de toute manière, chaque Chevalier d'Or qui l'avait vu passer l'avait aussitôt suivit, elle ne risquait rien, quoi qu'il arrive.

Sans attendre, le Guérisseur commença par séparer les deux corps en se saisissant de celui du Gémeaux. Des deux, il était de loin celui qui allait avoir le plus besoin de soins. Dio était certes très amochés et perdait de plus en plus de sang, mais Raijin, lui, avait en plus été en contact bien trop longtemps avec son poison. Sans hésitation, il mit le corps du jeune homme sur le dos, passa ses bras en dessous et le souleva. Il pouvait sentir le cosmos de la Déesse l'aider, rendant le corps du Chevalier bien plus léger. Sans ça, il n'aurait sûrement pas pu avoir assez de force pour le porter, l'armure n'aidait pas à réduire son poids.
Sans attendre, il s'éloigna du corps de Dio et déposa Raijin sur un banc de pierre. Ce n'était pas bien confortable, mais il n'avait pas le temps de le ramener dans sa cabane. Une fois le jeune homme placé, il déposa son sac et s'empressa d'en sortir une seringue ainsi qu'une fiole au contenu bleuté. Il était déjà en train de verser le contenu dans le corps du blessé lorsque la Déesse arriva enfin sur les lieux, accompagnés par tout les chevaliers d'or. Elle était essoufflé, elle n'avait encore jamais eu à descendre aussi vite les marches de son Sanctuaire. Son regard passa rapidement de Raijin à Dio, et c'est finalement envers celui-ci qu'elle décida de s'approcher en premier, tenant toujours son sceptre dans sa main droite.

-Restez à l'écart ! ordonna-t-elle à ses Chevaliers d'Or.

Malgré les réticences, ses hommes obéirent. Elle était une Déesse, elle pouvait autant se protégé que résister au poison du Poisson, mais ça ne les empêchait pas de s'inquiéter pour elle, autant que pour leurs compagnons. Et ils n'étaient pas les seuls, car, caché dans l'ombre d'un arbre, Fujin observait également la scène depuis l'arrivée de son frère. Une boule dans la gorge, une panique contenue lui prenant les tripes, et ce besoin de se rendre immédiatement aux côtés de son frère sans pouvoir le faire... C'était un vrai cauchemar.

La Déesse s'accroupit à côté du corps du Poisson, mit sa main au-dessus, et concentra son cosmos sur toutes les plaies qu'elle pouvait voir et sentir. Le doré déjà présent autour d'eux s'intensifia, apportant également une blancheur qui éblouît les personnes présentes. Athéna fronça les sourcils, visiblement concentré, alors que chacune des blessures du Chevalier se refermaient une à une. Après une quinzaine de secondes, son cosmos s'atténua petit à petit, mais ne disparut pas, servant toujours de protection contre le poison du sang qui avait déjà coulé. Elle se permit de souffler un peu, cependant, elle savait que le jeune homme n'était pas encore totalement tiré d'affaire. Il avait perdu beaucoup de sang, maintenant, sa survie ne dépendait plus que de lui.

Doucement, elle se releva.

-Matheus, s'il te plait.

-Oui.

Le Chevalier du Lion s'approcha, et, sans hésitation, souleva à son tour le corps du Poisson.

-Apporte-le à la cabane du Guérisseur. Il a besoin de repos.

-A vos ordres.

Alors que la Déesse se tournait vers son Guérisseur, Matheus, lui, prit la direction de la fameuse cabane.
Elle s'approcha de l'homme, qui s'acharnait toujours autant à soigner le pauvre garçon. Raijin grimaçait, gémissait et se tortillait, de plus en plus violemment. Comme des spasmes. Ca ne disait rien qui vaille. Doucement, la jeune femme vint poser sa main sur l'épaule du médecin.

-Est-ce que...?

-Je suis désolé, Athéna, soupira l'homme. Je ne pense pas qu'il survivra...

La poitrine de la déesse se compressa horriblement, alors que les Ors, toujours à proximités, se lancèrent chacun des regards inquiets. Excepté pour Arvydas, dont seul le cosmos exprimait son inquiétude et la peur de perdre leur camarade. Khaled, près de lui, posa sa main sur son épaule comme soutiens silencieux, sans quitter la triste scène du regard. Peu le savait, mais, même si ils ne se parlaient pas tous régulièrement, chacun des douze gardiens entrenaient une forte relation avec les autres. Leurs maîtres avaient tout fait, durant leurs entraînements, pour qu'ils comprennent chacun l'importance qu'avait les autres. Et Raijin se trouvait être le plus jeune. Il était vu comme le petit frère.

-Tu es sûr...?

C'était un miracle que la voix d'Athéna n'ai pas tremblé en posant sa question. Elle gardait la contenance habituelle, même dans cette situation. Comme seule réponse, le Guérisseur se tourna vers elle avec un air grave et désolé. Il n'avait pas besoin de mots, et, honnêtement, il aurait pu craquer si il en avait prononcer le moindre. Lui aussi entretenait une relation étroite avec les Chevaliers, en particulier les Ors. Il avait beau avoir tout fait pour se détacher un maximum des guerriers d'Athéna, il n'avait pas pu s'empêcher de s'attacher à eux, au final.
Le Cosmos de Raijin faiblissait, de plus en plus vite, tout le monde pouvait le sentir. Le Guérisseur avait déjà abandonné, il connaissait bien son métier, le Gémeaux avait été bien trop longtemps exposé au poison mortel du Poisson, son coeur était déjà infecté, et malgré son antidote quasi parfait, rien n'avait changé, il continuait de sombrer. Lentement, il commença à ranger ses affaires, sous les yeux effarés de sa Déesse. Celle-ci porta son pouce à sa bouche et en morda l'ongle, mauvaise manie qu'elle avait lorsqu'elle se sentait beaucoup trop stressée. Heureusement, elle s'en rendait vite compte et enleva son ongle de sa bouche aussitôt. Elle était une divinité, elle devait en tant que tel.

-Je suis désolé, se confonda le Guérisseur. J'aimerais pouvoir faire mieux, malheureusement...

-Non, interrompit la Déesse. Tu as fais de ton mieux, et je t'en remercie. C'est à mon tour d'agir, à présent.

-Dame Athéna, pour autant que je vous respecte et vous admire, même votre cosmos ne pourra pas le sauver à ce stade.

-Je sais. S'il te plais, laisse-moi la place.

Bien que confus, l'homme ne pouvait tout simplement pas s'opposé à sa Déesse. Il se poussa donc, la laissant s'avancer à son tour et s'agenouiller à côté du banc de pierre, regardant le visage de son fidèle guerrier dont la souffrance ne semblait pas s'atténuer, malgré la vie qui s'échappait un peu plus de son corps à chaque seconde. Le Grand Pope arriva au même moment, n'ayant pas pu tenir face à l'idée que son élève était en train de mourir au sein même du Sanctuaire. Il s'avança devant la chevalerie d'Or, la peur au ventre sans qu'il ne laisse même son cosmos le paraître. Il se mordit la lèvre inférieur, merci au masque, personne ne pouvait le voir.
Il commença à s'approcher de sa déesse, visiblement pensive et inquiète. Sa main s'approcha de son épaule, sa bouche s'ouvrit pour prononcer quelques mots qui refusaient de sortir de sa gorge, mais, avant même qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, Athéna se mordit soudainement le bout de l'index, avec une telle rapidité et violence que le Pope lui-même en resta bouche bée. Son sang ne tarda pas à couler, et c'est à ce moment précis que Rémus compris ce qu'elle était sur le point de faire.

-Reste en vie, Raijin !

S'écria-t-elle, avant de plaquer son doigt contre une plaie ouverte se trouvant sur la poitrine du chevalier. Aussitôt, la lumière de son cosmos doré explosa, le vent se leva d'un coup et secoua chacune des personnes présentes, les seuls épargnés se trouvant aux derniers rangs. Le dos de Raijin s'arqua alors que sa bouche s'ouvrait sur un cri silencieux, qui ne destabilisait pas la Déesse. Les sourcils froncés, une expression déterminée sur le visage, elle fit entrer son sang et son cosmos dans le corps meurtrie du Gémeau. Sous sa guidance, son serum vermeil se répandit rapidement dans les veines du jeune humain, éradiquant chaque impureté à l'aide de l'énergie divine qu'elle projetait sur lui. Elle y mettait toute son âme, et malgré ses bonnes intentions, elle ne pouvait rien faire contre la douleur qu'un tel cosmos pouvait provoquer sur un corps mortel. Cet acte n'était pas sans l'épuisé, cependant. Et lorsqu'après plusieurs longues secondes, qui semblèrent durer des heures pour tous et chacun, elle ne put tenir plus longtemps. Son cosmos se calma tout à coup, faisant retomber ses cheveux étaient jusque-là portés par le vent. Sa bouche s'ouvrit en grand alors qu'elle inspirait fortement, comme si elle avait oublié de respirer. Doucement, ses yeux se fermèrent, et son corps ne tarda pas à tomber sur le côté. Heureusement, elle n'eut pas le temps de heurter le sol, Rémus avait été très réactif et la rattrapa bien avant, tout en s'agenouillant près d'elle.

-Déesse Athéna ! Vous allez bien ?

Cherchant toujours à reprendre son souffle, la divinité hocha légèrement la tête en offrant un gentil sourire à son Pope. Sur le banc, le corps de Raijin se détendit soudainement, ce qui eut pour effet d'inquiéter tout le monde, à commencer par ceux qui étaient le plus près. Après toute cette agitation, le voir soudainement aussi calme était effrayant. Tout le monde le pensait mort, à cet instant, même Athéna. Malgré les protestations de Rémus, elle tenta de se redresser, voulant confirmer elle-même l'état de son chevalier, mais elle fût devancer par le Guérisseur qui vint poser son index et son majeur à la base du cou du chevalier. Son visage passa d'inquiétude et sérieux, à incroyablement détendu avec un grand sourire. Il leva son regard vers sa Déesse, les yeux pétillants.

-Il va vivre.

Les visages de tous, à commencer par la Déesse et le Pope, s'illuminèrent aussitôt. Nombreux furent les gardes, chevaliers et mêmes apprentis qui ne purent refréner des cris de joie et de victoire, même parmi les Ors. Khaled étant le premier à se jeter au cou du Verseau qui ne put se retenir de sourire. Le scorpion n'était pas le seul à se laisser aller, car le chevalier de la Balance n'avait pas pu résister non plus à l'envie d'attraper son ami du Taureau, bien plus petit que lui, et de le faire tournoyer en riant.
Des larmes pointèrent aux coins des yeux de Liu Yang, qui ne s'était même pas rendu compte de toute la pression qui était monté en lui. Car oui, le bougre, malgré sa fatigue et son mal de tête, avait insisté auprès de Naël pour que celui-ci le laisse venir constater par lui-même ce qu'il se passait avec leur cadet. Il avait eut besoin d'un peu d'aide pour marcher, mais ça n'avait déranger aucun des deux hommes.

Doucement, il vint essuyer les perles salés avec son index, sentant bientôt la main de son ami du Capricorne se poser sur son épaule. Tout les deux échangèrent un regard, et même un sourire, plus léger mais bien présent pour l'égyptien.
Matheus était vite revenu après avoir déposé Dio dans la cabane, il avait donc assisté à la fin de la scène de "guérison" d'Athéna. Etant le plus âgé de la fratrie doré, autant dire que lui aussi était soulagé et fou de joie. Mais il se contenait, au moins aussi bien que le Chevalier des Glaces. Malgré le fait qu'il avait transporter le Poisson, dont le corps était toujours tâché de son sang à peine séché, le cosmos de sa Déesse avait balayer chacune des gouttes de son corps. Lui au moins ne risquait pas de ressentir les effets du poison.

Avec l'aide du Guérisseur et du Grand Pope, Athéna parvint à se remettre sur ses jambes. Elle regardait sa chevalerie, ravie. Elle était fière de voir à quel point ils se sentaient tous concernés par leur camarade. Avec un tel esprit d'équipe, elle sentait qu'ils avaient toutes leurs chances dans cette Guerre.
Elle se tourna vers le Guérisseur, qui examinait le corps maintenant endormis de Raijin.

-Merci, dit-elle doucement, le faisant relever la tête avec surprise.

-Moi ?

L'homme ria légèrement.

-Déesse, vous êtes celle qui lui a sauvé la vie. Et même si son corps doit maintenant s'adapter à votre sang divin, il n'y a aucun doute qu'il s'adapteras et survivra. Je m'en assurerais moi-même.

Le sourire de la Déesse s'étira un peu plus.

-Je vous le confie. Tenez-moi au courant du moindre changement.

-Je le ferais.

-Merci, encore une fois.

Athéna s'inclina légèrement, imité par son Guérisseur et Rémus, avant de partir en compagnie de celui-ci, bien plus détendu. Sur son chemin, les Chevaliers d'Ors se poussèrent pour la laisser passer, s'inclinant également sur son passage. Elle ne s'arrêta que devant Akim, le plus proches des ors, et lui demanda plus qu'elle ne lui ordonna d'aider le médecin à transporter le corps de Raijin jusqu'à sa cabane. Après avoir eu la confirmation de son Chevalier, elle reprit la route, le coeur léger.


Le Guérisseur arriva à sa cabane rapidement, accompagné par le Chevalier du Bélier tenant son jeune camarade dans les bras. Il ouvrit la porte, laissant l'Or passer avant lui.

-Dépose-le sur le lit le plus proche.

Akim hocha la tête en entrant dans la petite maison en bois. L'intérieur était plutôt spacieux, il y avait toute la place pour trois lits, une longues tables où se trouvait tout le matériel bien organisé du Guérisseur, et quelques armoires. Et bien sûr, il y avait une seconde pièce qui lui servait de chambre.
Près du corps endormis du Poisson se trouvait un enfant, l'élève du Guérisseur depuis maintenant deux ans: Camille. Au départ, iel était venu pour suivre l'entraînement de chevalier, mais après un an, tout le monde, l'enfant compris, s'était bien rendu compte qu'iel n'était pas fait pour ça. Le Guérisseur avait cependant sentit du potentiel pour la médecine en iel, et avait donc décidé de lo recueillir et tout lui apprendre. Iel s'était vite adapté et apprenait à la vitesse de l'éclair, il ne regrettait donc pas sa décision.
Camille était en train de poser un tissu humide sur le front du Chevalier inconscient, qui souffrait d'une légère fièvre inoffensive, s'étant occupé de le nettoyer juste avant. Son armure l'avait quitté, et reposait maintenant sous sa forme totem aux pieds du lit. Iel se retourna ensuite vers le Bélier, qui était en train de déposer le corps de Raijin sur le lit à côté, et le salua poliment avec un léger sourire. Salutation que le plus âgé lui rendit, avant de se tourner vers le Guérisseur.

-Je vais vous laisser, si il n'y a rien d'autres que je puisse faire pour vous.

-Je t'en prie. Merci pour ton aide, Akim.

Le cuivré salua son aîné à son tour, puis quitta la cabane. Il n'était pas venu seul, puisque ses compagnons dorés n'avaient pas pu s'empêcher de suivre pour s'assurer que tout allait pour le mieux.

-Vous auriez vraiment dû retourner à vos postes, c'est à moi seul qu'Athéna a confier la tâche d'amener Raijin. soupira-t-il, non sans un léger sourire exaspéré.

-C'est bien ce que j'ai dis, se défendit le capricorne, qui tenait le Sagittaire dans ses bras. Mais personne ne m'as écouté.

-On tenait à voir comment le petit allait ! enchaîna Liu.

-Son état n'allait pas changer pendant le trajet du banc jusqu'ici, vous savez.

-Shhh, n'essaye pas de décrédibilisé notre excuse pour nous rassuré à propos des gosses, reprocha le Lion.

Akim roula des yeux, mais ne put s'empêcher de pouffer en même temps. Ses compagnons d'armes étaient irrécupérables.

-Ils vont bien, tout les deux. Retournez à vos postes, maintenant.

Naël marmonna un "avec plaisir", tout en s'éloignant avec le Sagittaire dans ses bras. Pas qu'il ne se sentait pas également concerné par l'état des deux blessés, mais il était également inquiet pour Liu, qui avait besoin de repos aussi. Il avait failli s'effondrer après le départ d'Athéna. Si le chinois n'avait pas encore insister pour accompagné les autres jusqu'ici, il l'aurait déjà refoutu dans son lit. Maintenant, c'était le moment d'y retourner.
Un à un, les Ors prirent la route vers leurs maisons respectives. Akim était le dernier à partir, en compagnie d'Ethan de la Vierge. Comme d'habitude, personne ne remarqua même l'ombre de Fujin, qui s'était faufilé jusque derrière la cabane, toujours inquiet pour son frère. Tout son corps tremblait sous l'émotion, il avait vraiment cru qu'il allait perdre, à peine quelques minutes plus tôt. Et il n'aurait même pas pu se tenir à ses côtés... Ca avait été comme si il perdait une partie de lui. Mais heureusement, elle lui était revenue. Un peu perturbé, mais quasi intacte.

Cosmos et corps dissimulés, il jeta un oeil à l'intérieur, et put vaguement voir le corps de son frère, allongé sur un lit. Le Guérisseur, assit sur une chaise à côté du lit, semblait prendre des notes, tandis que son apprentis s'occupait de le nettoyer à son tour. Une partie de lui avait beau être rassuré, l'autre ne se remettait toujours pas de cette expérience de mort imminente... si on pouvait l'appeler ainsi. Il allait avoir besoin d'un bon moment avant de se sentir calme de nouveau. D'autant plus qu'il pouvait sentir certaines choses dont d'autres sont incapables... notamment la douleur qui traversait le corps de son jumeau, en ce moment même. Tout ce qui le rassurait, c'est qu'elle était bien moindre comparée à celle que le poison avait provoqué. Car oui, à ce moment-là également, il avait pu sentir les mêmes douleurs et symptômes, presque comme si il les vivait lui-même, mais bien heureusement amoindries.

C'était le genre de lien qu'il partageait avec son frère. Un lien qui pouvait se montrer tout aussi positif que dangereux.