Fandom : Naruto

Ship : Kakashi x Obito


Chapitre 4 : Amitié fragilisée


Résumé : Obito en veut à Kakashi d'avoir tué Rin, même si ce n'était qu'un simple accident. A ses yeux, il a encore agi comme bon lui semblait, sans penser aux conséquences. Il en parle aux autres et monte tout le monde contre le jeune Jônin. Ce dernier se renferme de nouveau sur lui-même, lançant à Obito d'un air froid, qu'il vient de perdre un ami.


Obito lit le journal. Je dépose mon sac dans l'entrée et vais directement à la salle de bain. Il me suit du regard, les sourcils froncés.

- Kakashi ? La mission s'est mal passée ?

C'est le cas de le dire. Je ne réponds pas, cherchant la meilleure formulation pour lui avouer ce que j'ai fait. Par accident, certes, mais je l'ai quand même fait. J'ouvre le robinet et regarde mes mains encore tachées par le sang. Celui de Rin. L'image de la scène me revient en mémoire et je serre les dents, retenant de nouveau mes larmes. Obito arrive, faisant avancer son fauteuil.

- Kakashi, tu pourrais me répondre.

- Il y a eu un accident. Rin est morte, Obito.

L'expression sur le visage de mon ami m'est insupportable, car je sais que je suis entièrement responsable cette fois-ci. Ou quoique … Si Rin ne s'était pas interposée, elle serait encore en vie. Cependant, je ne pense pas que dire cela à Obito soit judicieux. Je ne ferais qu'attiser les flammes de sa colère grandissante.

- Quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qui l'a tuée ? J'espère que tu lui as fait la peau !

Cela reviendrait à me suicider donc non. Je fixe le miroir. Obito fronce les sourcils en voyant le sang dans le lavabo.

- Tu es blessé ?

- Non.

- D'où vient ce sang alors ?

- J'ai tué des ennemis et en ai blessé certains.

Beau mensonge. Obito soupire.

- Tu m'avais promis de me ramener Rin, saine et sauve. Pourquoi ne l'as-tu pas protégée ? Ne me dis pas que tu as encore agi comme lors de notre première mission !

- J'ai fait pire, Obito.

Je soupire, les larmes revenant.

- Comment ça ? Qu'as-tu fait ?

- C'était un accident … Elle s'est interposée. Je lui avais dit de rester avec Asuma et Gaï.

Je regarde Obito, qui a un air inquiet et méfiant sur le visage.

- Je l'ai tuée, Obito.

Un grand silence s'impose. Nous nous regardons sans ciller l'un et l'autre. Obito resserre sa prise sur les bras de son fauteuil, les dents serrées. Je reste avec un air inexpressif, les yeux brillants, remplis de larmes.

- Comment as-tu pu faire ça ?

Je ne bronche pas, fixant toujours Obito.

- Réponds, Baka !

- Je ne le voulais pas, Obito. Elle s'est mise sur ma trajectoire …

- Et tu vas me dire qu'avec le Sharingan tu n'as pu éviter cela ?

Je baisse la tête, des fines larmes gouttant au sol. Obito continue de m'hurler dessus, m'insultant de tous les noms. Je finis par sortir de la pièce. Je l'entends me suivre en balançant une ribambelle de mots blessants.

- En fait, tu es un monstre, Kakashi ! Voilà ce que tu es !

- Tu as fini ? J'ai juste envie d'aller me coucher et de sortir de ce mauvais rêve.

Obito grogne et retourne dans le salon. Je reste dans le couloir et craque, frappant dans le mur, fondant en larmes.

Le lendemain, je me réveille, des traces de larmes sur mes joues. Je les essuie et me lève. Obito est dans la cuisine, devant un bol de lait. Il fixe le mur en face de lui d'un air vide.

- Yo, Obito.

Comme je m'y attendais, il ne me répond pas, m'ignorant royalement. Je soupire et sors la bouteille de lait du frigo. Je me prépare mon bol de céréales, fixant le contenu d'un air absent. Obito me regarde, un air froid sur le visage. Je prend mon petit déjeuner en silence.

- T'es sérieux là ?

- Quoi ?

- Je n'arrives pas à y croire. Tu as tué notre coéquipière hier et tu agis comme si tout allait bien !

Je ne réponds pas, prenant une cuillérée de céréales mélangées avec du lait. Obito grogne et, de sa main valide, il envoie valser mon bol au sol. Je le regarde, le fusillant du regard.

- Qu'est-ce qui te prend ? Tu ne peux pas me laisser manger tranquille ?

- Non ! Parce que tu joues l'hypocrite !

- Tu crois que c'est simple pour moi ?

- Cela en a tout l'air vu comment tu agis ce matin !

- Baka …

Je baisse la tête, en soupirant d'un air triste. Je me lève et prend mon équipement.

- Tu vas où ? Tuer d'autres camarades ?

Je serre les dents et les poings et sors de la maison.

Plus tard dans la journée, je vois Obito discuter avec nos autres camarades. Je m'approche d'eux d'un pas nonchalant.

- Yo.

- Yo, Kakashi., me dit Gaï.

Obito me regarde d'un air mauvais. Je n'y prête pas attention mais remarque les expressions méfiantes de mes camarades. Je fronce les sourcils.

- Un soucis ?

- Non, non ! Aucun !, s'empresse de dire Asuma

Je regarde Obito.

- Qu'est-ce que tu leur as dit, toi ?

- La vérité. Que tu étais qu'un putain d'assassin.

Je soupire en baissant la tête et m'éloigne. Je marche dans les rues et les gens se reculent sur mon passage, apeurés en me voyant.

- Il paraît qu'il a tué une des coéquipières …

- Oui … Il est très dangereux apparemment.

- C'est Kakashi Hatake, ce n'est guère étonnant …

Les murmures continuent et je me stoppe, les poings serrés. Je sors mon épée et la pointe vers la foule. Ils affichent tous un air paniqué.

- Vous ne pouvez pas embêter quelqu'un d'autre ?

- Calme-toi, on ne t'a rien fait …

- Ouais on ne veut pas mourir nous !

Ils continuent à murmure entre eux.

- Oui, c'est Obito Uchiha qui l'a dit.

- Complètement barjo …

J'abaisse mon arme et la range, des fines larmes gouttant sur le sol. Ainsi donc, Obito a propagé des rumeurs à mon sujet. Des rumeurs … Comme pour mon père. Je reprends mon chemin. Je vois Obito au bord d'un lac, jetant des miettes de pain aux poissons.

- Obito. Tu viens de perdre un ami.

- A la bonne heure.

- Tu crois vraiment que j'ai besoin d'avoir des rumeurs sur mon passage ?

- T'avais qu'à réfléchir avant de tuer Rin. Je ne te le pardonnerais jamais.

- Tu crois que je voulais vraiment ?

- M'en fiche ! Tu l'as fait ! Tu l'as tuée !

Je baisse la tête, des larmes gouttant au sol. Obito garde son air fermé.

- T'es qu'un putain d'assassin ! Tu es dangereux !

- Obito …

Obito s'éloigne, en grognant. Je reste, seul, les larmes aux yeux.